AccueilAccueil  FAQFAQ  RechercherRechercher  MembresMembres  GroupesGroupes  S'enregistrerS'enregistrer  ConnexionConnexion  

Poster un nouveau sujet   Ce sujet est verrouillé, vous ne pouvez pas éditer les messages ou faire de réponses.Partagez | 
 

 clarke | what's tomorow without you

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Aller en bas 
Aller à la page : Précédent  1, 2, 3, 4  Suivant
AuteurMessage
Mon avatar c'est :
Eliza Taylor
Bravoure :
1863
avatar
100
100
MessageSujet: Re: clarke | what's tomorow without you    Dim 1 Mai - 23:01

Il y avait toujours quelque chose de terriblement amusant et d’excitant (dans le sens pur du terme) de briser la loi. Même s’il ne devait pas y avoir un couvre-feu comme il y en avait eu quand l’Arche était dans l’espace. Et le statut de Lexa devait être le plus grand laissez-passer que Clarke puisse posséder. Soit. Les gardes n’étaient pas l’élément que la blonde craignait – elle ne les avait jamais craint. Même s’il sembla que sa niron ne soit pas du même avis. « Personne ne nous enfermera de toutes les manières. » Peut-être y avait-il autre chose dans les paroles du commandant, dans la manière dont elle serra un peu plus la main de Clarke. Une promesse cachée derrière cette assurance. La fille du Ciel choisit de l’ignorer, de ne même pas la prendre en considération. Elle n’avait pas besoin de cette surprotection. Elle vivait avec les démons de son passé, continuerait de les trainer jusque sa mort. Ce n’était pas des choses qu’elle pouvait oublier. « Bien entendu. » Le ton était léger, presque un murmure, alors qu’elles se rapprochaient des zones résidentielles. « Qui oserait ? » Ca avait le ton d’une blague, mais ça n’en était pas vraiment une. Réellement, qui oserait ?

Et elles marchaient à pas de loup, alors qu’elles dépassaient un des quartiers où une partie des skaikru dormaient. Ils n’avaient fait que récupérer une des zones résidentielles, qui était encore en bon état, comparé à d’autres qui faisaient partie des stations les plus défavorisées. La vie était bien mieux sur terre, en tous points. « C’était donc par ici que vous dormiez, tous ? » Clarke garda le silence, tout en passant son doigt sur ses lèvres, pour indiquer qu’elle n’allait pas parler tout de suite. Elle savait à quel point le métal portait le son, que le moindre tremblement de voix trop fort se ferait entendre. Ce n’était pas le moment de se faire prendre. Comment Clarke expliquerait-elle qu’elle se baladait dans les couloirs, main dans la main avec Lexa ?

Soit. Plusieurs dizaines de mètres plus tard et un nouveau tournant, une autre porte automatique franchie, et Clarke s’autorisa à pousser un mince soupire, acceptant de, finalement, répondre. « Une partie, oui. L’Arche, dans sa descente, s’est scindée en plusieurs blocs qui se sont écrasés un peu partout. » Elle plissa un peu les lèvres, en songeant à ceux qui n’avaient pas survécu et les rares qui étaient portés disparus. Ils étaient probablement morts, comme la navette qui avait amené Diana sur terre avait fini en un éparpillement de pièces de métal et de corps. « Ce n’était qu’une partie, le reste en encore en arrangement, il me semble. » Puis, la réflexion laissa place au jeu, alors qu’elle se rapprochait sensiblement de Lexa, leurs épaules se touchant. « Je te montrerai une des chambres, si tu le veux. » Et sur le rire clair qui lui échappa, Clarke reprit sa marche.

_________________
I remain
Do not fear for me, I have no fear myself. If my soul is lost to me, something yet remains. I remain. • sheepirl.
   

   
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Mon avatar c'est :
Alycia Debnam-Carey
Bravoure :
2074
avatar
Grounder ; Heda
Grounder ; Heda
MessageSujet: Re: clarke | what's tomorow without you    Lun 2 Mai - 22:02

« Bien entendu, qui oserait ? »  Ca avait le ton d’une plaisanterie, et si Lexa sourit, cette fois le sourire n’atteint pas ses yeux. Tant de personnes désiraient les heurter l’une ou l’autre, il y’avait tellement de choses à prendre à considérations. Mais voila, elles étaient le commandeur des douze clans – qui deviendraient peut être treize un jour – et l’une des leader skaikru – celle que les jeunes reconnaissaient comme telle en tout cas – ainsi que la conseillere du commandeur. Qui irait les arreter ? Ce n’était même pas une plaisanterie qu’il était envisageable de penser réelle. Fin. Le serieux revint peu à peu sur le visage de Lexa, et la route continua. Elle ne craignait pas les gardes skaikru, pas pour elle en tout cas. Elle ne craignait que les rumeurs qu’ils pourraient ramener, sur la manière dont ils avaient trouvés les deux jeunes femmes errant main dans la main, à la poursuite de chimères. Oh, elle ne les craignait pas pour elle, mais il y’avait des rémanences d’une vieille phrase qui lui avait apprit à vivre, et la conscience que leur relation ne pouvait être au Grand Jour. Les pensées se chassèrent vite, tandis qu’elles continuaient à chasser le vide.

Et passant dans la zone des habitations, Lexa ne put s’empecher la curiosité. Ses lèvres lacherent quelques mots, et devant le silence de Clarke, elle garda ses questions pour plus tard et passa elle aussi en silence au milieu du couloir métalique. C’était étrange, autant de métal au même endroit. Elle qui avait grandi des maisons de bois, et parfois de pierre, et qui vivait désormais dans l’une des rares tours de pierres encore erigée, rappelant l’ancien monde d’une forme inimitable. C’était étrange oui. Toutes ces habitations collées les unes aux autres. Et peut être que ce n’était pas si different des étages de la tour de Polis, où dormaient les ambassadeurs et les autres. Et peut être qu’il y’avait plus de similitudes entre leurs deux maisons étendues, qu’elle ne l’aurait pensée à la base. Ou peut être quq’lle se fourvoyait.

Elles sortirent finalement, quelques mètres plus tard de ce couloir silencieux, et Clarke s’expliqua. Il n’y’avait la qu’une partie des habitations, il y’avait des blocs qui avaient échoués partout et… Lexa hocha la tête. «  Il y’avait effectivement plusieurs morceaux quand ils sont arrivés, dans cette pluie de feu. »  Et elle eut la sensation qu’il n’y’avait pas que ça. Que des morceaux n’avaient jamais été retrouvés. Elle le supposa, et finalement elle posa la question. «  Certains n’ont pas survécus, d’après ce que j’ai compris ? »   Elle avait cru comprendre ça oui. Enfin, ce n’était peut être pas le sujet dont Clarke voulait parler, et Lexa garda quelques instants le silence, alors que la jeune blonde se rapprochait d’elle, joueuse.  «  Je te montrerais une des chambres, si tu le veux. »  Il y’eut un mouvement,  quelques secondes pendant les quelles Lexa eut la respiration coupée, et le désir si fort de poser ses lèvres sur celles de la blonde. Il y’eut ces quelques secondes, et elle allait répondre, quand Clarke reprit sa marche, entrainant un commandeur presque frustrée derrière elle. «  Sha. J’adorerais ça. »  Et c’était dit, avec un autre sourire, tandis qu’elle tirait sur la main de la blonde pour l’attirer vers elle, et déposer un baiser sur ses lèvres, plus fugace que sensuel, juste pour se venger, joliement se venger.   « Continuons notre errance ! »

_________________
life is more than just surviving
If my soul could revive from my carnal remains what does it matter to me. If it all fades to black i I’m born once again then no-one really is free

 
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Mon avatar c'est :
Eliza Taylor
Bravoure :
1863
avatar
100
100
MessageSujet: Re: clarke | what's tomorow without you    Mar 3 Mai - 13:07

« Cette pluie de feu. » Il y avait cette poésie si particulière, propre à Lexa. Cette manière de voir le monde, un mysticisme qui échappait totalement à l’esprit rationnel de Clarke. Elle pouvait décrire, oui, pourquoi la chute des morceaux de l’Arche ressemblaient à de feu qui tombait sur Terre. Et elle comprenait, oui, que bon nombreux du trigedakru se soient inquiété de ce que le Ciel apportait. Mais elle, elle ne voyait que la science pure, la triste réalité de ce monde, des enfants prodigues qui revenaient sur terre. Et que certains n’y avaient pas survécu. Alors, oui, Clarke aurait pu sourire à cette poésie. Ce n’était pas possible. Car les mots portaient un autre sens, que Lexa avait bien compris. « Certains n’ont pas survécus, d’après ce que j’ai compris ? » Elle hocha un peu la tête, Clarke, dans la faible obscurité des couloirs, protégée par ces ténèbres que les faibles lampes n’arrivaient pas à vaincre. Elle avait le nombre précis, des pertes que l’Arche avait connues. Celui-ci était faramineux. Des familles entières étaient perdues, d’autre partiellement détruite. « Parfois je me dis que c’est mieux ainsi. » Ce ne fut qu’un murmure, qu’une confession difficile à avouer. C’était un de ces mensonges dont elle se berçait, pour ne pas regretter ceux qui étaient disparus, ceux qui n’auraient jamais la chance de connaitre la Terre.

Clarke était heureuse, malgré les épreuves, les échecs, les difficultés. Tout aurait pu être pire. Ca n’avait rien d’un miracle. Elle avait combattu, pour en arriver là. Et il aurait été bête de ne pas en profiter. Alors oui, il y eut une invitation à peine camouflée, tandis que Clarke profita de la vision d’un commandant pris de court. Avant qu’elle ne se remettre en route, et qu’elle ne soit retenue. « Sha. J’adorerais ça. » Elle fut attirée et elle retint son rire, Clarke, qui resta discret, alors qu’elle était accueillie par les lèvres de Lexa, dans un contact doux et bref. « Continuons notre errance ! » La blonde ne lui laissa pas vraiment l’occasion de partir, car déjà sa main libre attrapait son amante par le bas de son vêtement, lui empêchant de fuir. « Ne pense pas t’en tirer ainsi. » Et le ton était profond, son regard d’ombre, acceptant de sauter à pied joint dans ce que sa niron avait initié. Elle combla la distance, Clarke, embrassant Lexa avait toute la tendresse qui existait en elle. De longues secondes. Puis, il y eut un filet d’air qui fut reprit, brièvement, et elle mordilla la lèvre inférieure de Lexa, dans une approche qui fut moins sage, plus possessive. Sa main libre (celle qui ne tenait pas l’homologue de la brune), se fit baladeuse, arpentant le corps de Lexa, avant de saisir la poitrine, le temps d’un souffle bref.

La lueur était toujours là, dans le fond de son regard, dangereuse, tentatrice, alors qu’elle se reculait définitivement, déjà satisfaite de son effet. « Je mettrai définitivement une chambre sur notre errance alors. »

_________________
I remain
Do not fear for me, I have no fear myself. If my soul is lost to me, something yet remains. I remain. • sheepirl.
   

   
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Mon avatar c'est :
Alycia Debnam-Carey
Bravoure :
2074
avatar
Grounder ; Heda
Grounder ; Heda
MessageSujet: Re: clarke | what's tomorow without you    Jeu 5 Mai - 11:36

« Parfois je me dis que c’est mieux ainsi. » Et Lexa entendit le murmure, c’était toujours cette histoire de mort, et le commandeur hocha la tete. C’était presque une confession, et elle supposait qu’il y’avait probablement de la culpabilité chez la blonde, quant à ces morts qui n’avaient été evités. C’était toujours ainsi. Les populations mourraient, certains survivaient, le tout était de continuer à avancer sans les laisser encombrer leurs mouvements. Ces cadavres. « Tu sais ce que mon peuple dirait. » Il y’eut une lueur alors qu’elle se rappelait la première fois qu’elle avait prononcé ces mots à Clarke. Les morts sont partis, et les vivants demeurent affamés. Elle ne le repeterait pas. Ce n’était pas nécessaire. Mais la vie continuait, c’était ce que Clarke devait comprendre, et qu’elle avait probablement déjà comprit n’est ce pas ? Elle n’était plus l’enfant qu’elle devait être quand elle était arrivée. Si tant est qu’elle ait été un enfant, Lexa n’avait vu qu’une femme farouche venue remettre en cause tous ses principes pour obtenir une paix, une alliance. Sha. La vie continuait. Evoluait.

Et leur route continuait elle aussi, sur une note plus joueuse, sur une invitation, que Lexa ne déclina pas, se jouant de la blonde en lui arrachant un baiser avant de se remettre à marcher. Ou de tenter de le faire peut être. Car Clarke ne l’entendait visiblement pas ainsi. « Ne pense pas t’en tirer ainsi. » Et le ton et le regard voulant tout dire, Lexa laissant Clarke se rapprocher, et glissa sa main libre dans le dos de sa compagne, profitant de ce baiser tendre et amoureux qu’elles partageaient dans cette clandestinité nocturne. Il y’eut le besoin d’air. Il y’eut une morsure, moins sage, emplie de désir peut être, et les yeux de Lexa luirent de l’ardeur du désir, tandis que ses lèvres allaient chercher à nouveau celles de la blonde. Elle aurait pu l’embrasser toute la nuit, et laisser leurs corps s’embraser. Elle aurait pu oui. Et sa main dans le dos de Clarke la tenait de maniere possessive, à la maniere d’une amante qui n’aurait jamais voulu la laisser partir. « Je n’avais pas envie de m’en tirer. » Un sourire léger, un souffle au bord des lèvres, leurs têtes étaient proches si proches.

Mais déjà Clarke reculait. « Je mettrai définitivement une chambre sur notre errance. » La lueur n’avait pas disparue, Lexa sourit doucement. « Je n’aurais pas esperé le contraire. » Et il valait mieux peut être oui, que Clarke insère une chambre dans leur viste, dans leur errance. Être surprise à laisser les pulsions qu’eveillait Clarke en elle, alors qu’elles étaient dans les couloirs de l’Arche – même abandonnés – aurait été une mauvaise idée. Elle n’était pas sure que le Chancelier Griffin apprécie. Non pas vraiment. Enfin, ce n’était pas comme si elle avait peur, elle était le commandeur des douze clans quand même. Et elle eut un sourire amusé sur son visage quelques instants, avant de continuer à marcher vers une porte. « Qu’est ce qui se trouve par ici ? »

_________________
life is more than just surviving
If my soul could revive from my carnal remains what does it matter to me. If it all fades to black i I’m born once again then no-one really is free

 
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Mon avatar c'est :
Eliza Taylor
Bravoure :
1863
avatar
100
100
MessageSujet: Re: clarke | what's tomorow without you    Dim 15 Mai - 21:36

Il y aurait donc des plans, il y aurait donc des détours. Un but qui clôturerait leur errance. Mais celle-ci commençait tout juste, alors que diverses excitations battaient le sang de Clarke, tandis que sa main serrait celle de Lexa et qu’elles reprenaient leur route, de l’espièglerie entre elle. Et d’autres sentiments moins sages qui attendraient leur heure. « Qu’est ce qui se trouve par ici ? » Les yeux bleus de la skaikru se posèrent sur la porte en question, et elle fronça les sourcils. « Avant, cela menait aux quartiers des gardes… » Maintenant, ça devait être une toute autre chose. Clarke savait que les constructions se faisaient sans cesse depuis la chute de la montagne. Les lieux devaient certainement avoir changé. Et il n’y avait qu’un moyen de le savoir. Ainsi, elle activa la porte qui s’ouvrit, laissant place à un couloir, toujours plongé dans une faible obscurité. Il y eut un mince sourire sur ses lèvres, retrouvant cette sensation familière, qui avait été oubliée si longtemps : celle de découvrir l’Arche. « Viens. » Ce fut à la limite du murmure, à la limite de l’enfant que Clarke ne pouvait plus être, alors qu’elle avançait, sans se séparer des doigts de son amante.

Elles firent quelques pas, Clarke détaillant les travaux évidents, les altérations que le métal avait subi, dans sa rencontre avec le sol et le travail des hommes. « Il y avait un couvre-feu. » Avant, quand le monde était si simple, et si peu cruel, dans cet espace aux lois si strictes. « Mais personne ne le respectait. » Ce fut dit, avec cette aisance des jours passés. Et Clarke se revoyait se faufiler hors de chez elle pour se rendre jusqu’aux soirées organisées par Jude. Elle n’avait jamais été une fille très sociable, Clarke. Trop intellectuelle pour son âge, trop occupée à suivre les pas de sa mère. Ce genre de soirée, c’était son exutoire. Une manière d’oublier qu’ils auraient vécu toutes leurs vies dans l’espace. « Et quand tu plaquais ton oreille contre la paroi de ta chambre, parfois, tu entendais les bruits de pas de ceux qui se baladaient la nuit. » Et elle mima, donne le rythme d’un bruit de pas pressé. Quelques coups, tout juste. Et ses lèvres se fermèrent en un maigre sourire. C’étaient de bons souvenirs. Ceux volés, et qu’elle avait partagé avec si peu.

Finalement, elles s’arrêtèrent devant une porte et Clarke l’ouvrit. Tombant sur ce qui avait été la salle de repos des gardes. Si les lieux avaient été rangés, il restait des traces évidentes de ce que la chute sur terre avait provoqué. Il y avait des coups sur les portières en métal et la pièce était vidée. Elle haussa les épaules. « Il n’y a plus grand-chose à voir. » Puis, elle jeta un coup d’œil tout aussi espiègle vers Lexa. « On aura plus de chance la prochaine fois. »

_________________
I remain
Do not fear for me, I have no fear myself. If my soul is lost to me, something yet remains. I remain. • sheepirl.
   

   
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Mon avatar c'est :
Alycia Debnam-Carey
Bravoure :
2074
avatar
Grounder ; Heda
Grounder ; Heda
MessageSujet: Re: clarke | what's tomorow without you    Lun 16 Mai - 10:25

« Avant, cela menait aux quartiers des gardes… »  et L’hesitation de Clarke à la fin de sa phrase suffisait à Lexa pour qu’elle comprenne que maintenant tout avait changé. Pour elle, ça ne changea rien, et pour elles deux l’errance continuait. Alors Lexa hocha la tête, et s’engouffra dans le couloir quasi obscur que Clarke avait ouvert.  « Viens. »  C’était une demande, un murmure, et Lexa n’avait pas besoin de mots pour rythmer ses actions. Sa main serra plus fort les doigts de sa niron, et la route continua dans ce petit couloir.    C’était… en vrac, même si on voyait que des gens avaient tentés de ranger, il y’avait des morceaux de métal abimés, il y’avait des travaux, elle pouvait le voir Lexa, même si toute cette structure métallique était nouvelle pour elle, même si cet endroit  était different de tout ce qu’elle connaissait. Elle pouvait comprendre qu’elle était dans une zone en vrac, elle n’aurait su trouver d’autres mots. Et c’était fascinant. Sa main libre glissa sur un impact dans le mur, où probablement quelqu’un ou quelque chose de lourd s’était cogné pendant la chute sur le sol. Elle pouvait presque imaginer des gens – ils étaient flous, ils ressemblaient tous aux skaikru qu’elle connaissait déjà – s’accrocher contre les murs, contre les objets du décor, alors que ce gros morceau de métal démarrait une descente vers cette Terre qui leur faisait peur. Elle essayait du moins d’imaginer tout ça, ça ne marchait pas trop bien. Il y’avait trop de choses qu’elle ne comprenait pas dans cette technologie, dans cette modernité. Et elle se demandait encore comment quelque chose d’aussi énorme avait pu flotter. Et comment des gens avaient pu vivre la dedans, dans ce morceau de métal, sans jamais respirer de l’air vrai.  C’était si étrange peut être. Pour elle. Oui, pour elle qui était née sur cette Terre dévastée. Mais elle comprenait, ou du moins, elle essayait de comprendre. Et elle savait que pour les gens de l’arche, c’était tout aussi étrange que des gens comme elle, soient nés sur la Terre qu’ils pensaient irrespirables, qu’ils aient evolués ici, et qu’ils aient continués  à survivre. C’était ce qui était fascinant un peu, dans la rencontre de leurs deux peuples.

Clarke reprit la parole, Lexa se concentra pour l’ecouter. Il était question d’un couvre feu, de pas que l’on pouvait entendre, et Clarke mima ceux ci, le rythme pressé des gens libres qui échappaient à la normalité et aux règles. Le visage de Lexa s’egaya. Il s’egayait toujours quand elle voyait un sourire, aussi faible soit il sur les lèvres de Clarke, et elle était fascinée a nouveau, par tout ce que lui racontait la blonde à ses cotés. Elle imaginait déjà, une Clarke plus jeune tentant d’échapper à la surveillance d’Abby Griffin. Ou une Clarke trop sage qui écoutait au mur. La question glissa comme un murmure. «  Le respectais tu toi ? »  Elle imaginait Clarke un brin trop sage, avec cette envie parfois de briser les règles.  Elle ne devait pas spécialement se tromper. Elle la voyait un peu comme une enfant révoltée qui savait quand même quelles lois valaient la peine d’être respectées. Comme maintenant peut être, avec beaucoup plus d’insouciance.

Une porte s’ouvrit. Toujours ce même métal marqué des impacts de la chute, et Lexa regarda autour d’elle. Il n’y’avait plus rien. C’étiat une pièce vide, qui n’avait d’interet que ce qu’elle eut pu être. « Il n’y a plus grand-chose à voir»  Et il y’eut un sourire sur les lèvres de Lexa, qui glissait curieusement encore un doigt contre un trou dans le mur. «  Qu’est ce qui a causé ça à ton avis ? »   La question demeurait, elle tourna son regard curieux vers Clarke, attendant une réponse. « On aura plus de chance la prochaine fois. »  Les doigts se serrèrent à nouveau, et Lexa hocha la tête. «  Et cette fois je te laisse choisir la porte. »  Elle se sentait si jeune. Dénuée de responsabilités qui le matin reviendraient à la charge.

_________________
life is more than just surviving
If my soul could revive from my carnal remains what does it matter to me. If it all fades to black i I’m born once again then no-one really is free

 
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Mon avatar c'est :
Eliza Taylor
Bravoure :
1863
avatar
100
100
MessageSujet: Re: clarke | what's tomorow without you    Lun 16 Mai - 21:25

Elles étaient loin, ainsi enfoncée dans la nuit, comme si elles avançaient à la dérobée du monde, à la dérobée de ces obligations. Il n’y avait plus de conseiller, ni d’Heda. Il n’y avait plus de Clarke, ni de Lexa. Il n’y avait que des jeunes femmes, deux amantes, deux attachées, qui (re)découvraient un univers comme des personnes de leur âge l’auraient fait, dans un monde qui n’avait pas été détruit par la guerre. C’était plaisant, oui. Clarke évoluait, sans cette morosité qu’elle avait évoquée lors de sa conversation au sortir du conseil de guerre. Elle appréciait, simplement, cette errance avec Lexa, alors que les souvenirs s’évoquaient, si forts, qu’elle aurait cru les voir prendre vie sous ses yeux. Mais il n’y avait que la pâle clarté des couloirs et la voix de sa niron qui s’éleva. « Le respectais tu toi ? » & il eut un sourire si doux, sur les lèvres de Clarke, qui secoua un peu la tête. « Pas toujours. » Elle en aurait été incapable. Dans l’espace, elle avait été cette fille intelligente qui avait besoin que son intellect tourne en permanence, au risque de se lamenter sur l’enfermement de l’espace. Alors, quand elle n’étudiait pas en compagnie de sa mère ou discutait avec Wells, elle approfondissait un autre genre de savoir…

Puis tout était arrivé. Et maintenant, elle était là, tenant la main dans chef de guerre qu’elle aimait la nuit (ouvertement) et qu’elle aimait le jour (secrètement). La salle des gardes était là, presque détruite et elle observa la fascination silencieuse de Lexa, alors qu’elle alluma sa lampe torche pour mieux voir l’état de la pièce, similaire à tout le reste du couloir. « Qu’est ce qui a causé ça à ton avis ? » Elle pinça les lèvres en cette moue caractéristique. Elle ne savait pas, Clarke. Mais elle savait que beaucoup étaient morts et que d’autres ne seraient jamais retrouvés. Tristement. « Surement une boite de métal. La chute est… brutale. » Eux, les cent, ça leur avait couté deux vies, et si elle se concentrait, Clarke, elle pouvait encore sentir les tremblements de ses os durant l’entrée dans l’atmosphère.

« Et cette fois je te laisse choisir la porte. » Elle échappa un faible rire, alors qu’elle secoua un peu la tête. « Tu sais, je connais…sais bien cet endroit. Il n’y a rien que je n’ai jamais vu. » Et il y eut une expression un rien plus joueuse, alors qu’elles quittaient la pièce et que leur déambulation reprenaient, continuant sur leur lancée, ne retournant pas sur leurs pas. Clarke n’avait pas envie de ça, de revenir en arrière. Puis, dans l’Arche, il y avait toujours un moyen de revenir sur son lieu de départ sans prendre deux fois le même chemin. « Mais il y a des choses que j’apprécie toujours de voir et revoir. » Il y avait cette expression, cette chaleur, dans le fond de sa voix, qui laissait deviner qu’elle ne parlait plus nécessairement d’une porte. Et elles avancèrent, s’éloignant de leur point de départ et s’enfonçant toujours plus dans les boyaux de métal, Clarke glissant parfois une anecdote sur ce qui lui passait par la tête. « Ils avaient tous une routine, tu sais. Les gardes et ceux qui passaient entre les mailles du filet. L’homme est rassuré de la récurrence. Surtout dans l’espace. » Elles s’arrêtèrent devant une nouvelle jonction et Clarke prit sur la gauche longeant les anciens laboratoires. « Ce qui faisait que très vite, on remarquait ce qui n’allait pas. » C’était tellement facile. Là-haut, tout le monde avait sa place, son rôle. Ici, il n’y avait rien de tel, et pour la fille qui avait été enfermée pendant un an, c’était salvateur.

_________________
I remain
Do not fear for me, I have no fear myself. If my soul is lost to me, something yet remains. I remain. • sheepirl.
   

   
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Mon avatar c'est :
Alycia Debnam-Carey
Bravoure :
2074
avatar
Grounder ; Heda
Grounder ; Heda
MessageSujet: Re: clarke | what's tomorow without you    Mar 17 Mai - 18:45

Il y’eut un sourire sur les lèvres d’une Lexa plus jeune que jamais, qui fixait Clarke avec l’attendrissement d’une amante, et la candeur d’une innocente. Il y’eut un mouvement dans son cœur, et de la chaleur au bout de ses doigts, il y’eut le scintillement dans ses iris d’acier. Il y’eut l’émotion. La tendresse. L’amour. « Pas toujours. » Et sur l’heure elles n’étaient rien de plus que des filles de leurs âges, ou même plus jeunes encore, qui partageaient un temps précieux – qu’elles volaient au temps, bien mal lui en prenne peut être -. Pas toujours, c’était dans la tête de Lexa, imaginer une jeune Clarke qui s’échappait la nuit, et qui rejoignait peut être des fêtes clandestines, c’était songer à Clarke quittant le cocon, l’enfermement familial pour retrouver des amis, que Lexa n’arrivait pas à figurer avec des visages. « Vraiment ? » Et ce n’était pas la recherche d’une affirmation. C’était une question. L’interet que Lexa pouvait avoir pour sa compagne. C’était une question. C’était une hypothèsse qui se frayait un chemin, alors que Lexa cherchait comment la clarifier dans sa tête. Elel voulait en savoir plus sur la blonde dont elle tenait la main. Pas seulement le conseiller, le leader, la médecin. Mais la jeune femme, l’adolescente un peu. L’enfant qu’elle pu être. Et elle saurait peut être, mais elle ne forcerait jamais.

Non, au lieu de ça elle s’interessait à autre chose. A la chute. Aux marques. Elle glissait ses doigts sur un hématome du mur, s’en enquerit. Et sourit presque à la moue quasi boudeuse de Clarke face a un point inconnu. « Surement une boite de métal. La chute est… brutale. » Les doigts se resserrèrent, et Lexa attira sa niron vers elle, d’un simple mouvement de poignet, avant de déposer un baiser sur sa joue, à la commissure des lèvres. « Je pense qu’avec la meilleure des volontés je ne pourrais jamais imaginer ce que ça fait. Cette chute. Cette descente infernale. » Et elle était sincère. L pluie de météores, ce qu’ils avaient pris pour ça, avait été rapide. Et les étoiles qui n’en étaient pas étaient tombées trop vite. Alors elle était heureuse un peu, que Clarke ait survécu. Elle ne savait pas si elle avait perdu des gens, à l’atterissage, avant. Elle savait pour ce qui comptait. Les morts qui stigmatisaient la blonde. Elle ne poserait pas de questions. Car une fois de plus Lexa n’insistait pas. Ce que Clarke voulait lui dire, elle le prenait, et le chérissait, les silences ? Elle les prenait aussi. Et rien ne la pousserait jamais à forcer sa niron, à cracher des paroles qu’elle pourrait regretter. Le passé était sien sans que le commandeur n’y ait son mot à dire.

Et à vrai dire, elle aimait bien, laisser Clarke mener la danse des révélations, et des actes aussi. Alors elle sourit, proposa à sa compagne de choisir la porte, la route vers la nouvelle exploration. Et encore une fois elle la suivi, souriant à son rire, se sentant cette nuit comme allégée d’un poids. « Il y’a des choses que j’apprécie toujours de voir et revoir. » elle pencha la tête quelques instants Lexa, regarda tendrement. « Montre les moi. » Et toujours elle voudrait savoir ce qui faisait battre le cœur de celle qui possédait le sien. Toujours. Elle voudrait en savoir autant que possible. Alors elles marchèrent un peu, encore, au milieu de ces couleurs froids et métalliques, et Lexa écoutait Clarke parler des tours de garde, des routines. « Nos gardes ont des routines eux aussi, à Polis. Quand ils patrouillent dans la Tour. Je pense que c’est inhérent à chaque peuple, à chaque ordre que de chercher la régularité d’une routine. » Mais ce n’était peut être ça, que Clarke avait voulu dire. Et la Terre était bien plus vaste, bien plus emplie de libertés. Même si Lexa elle, était prise dans les chaines de son destin. « Mais c’est different. C’est une échelle plus grande, nous ne pouvons réguler la vie sur Terre, comme les tiens régulaient leur vie la haut. » Et elle était songeuse quelques instants, « Est ce que ça te manque, cet ordre bien établi ? Cette routine ? »



_________________
life is more than just surviving
If my soul could revive from my carnal remains what does it matter to me. If it all fades to black i I’m born once again then no-one really is free

 
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Mon avatar c'est :
Eliza Taylor
Bravoure :
1863
avatar
100
100
MessageSujet: Re: clarke | what's tomorow without you    Dim 22 Mai - 9:49

Elles déambulaient ainsi, sans but défini. Clarke attendait de voir où elles se rendraient, quand rien ne les attendait (rien pour quelques heures. À leur échelle, cela revenait d’avoir le monde à leurs pieds). Les confessions, elles, commençaient, alors que la blonde se faisait conteuse d’une vie qui n’existait plus depuis quelques mois et dont seuls les archéens seraient les garants de cette mémoire. La vie sur l’Arche, celle que Clarke, tantôt désirait oublier, tantôt chérissait d’une affection si particulière. Cette nuit serait l’occasion pour de multiples réminiscences, attendues par sa niron qui ne la quittait pas. Lexa était là, à ses côtés, main dans la main, unies dans cette errance. Et l’intérêt était là, pour l’enfant qu’elle avait été, l’adolescence qui s’enfuyait au milieu de la nuit. Clarke, alors, sourit, adressant un coup d’œil à son amante. « Vraiment. » Ca n’aurait pas été honnête, de laisser Lexa sur sa faim. Son sourire s’agrandit, et ses doigts se serrèrent un peu plus sur celui de la Fille Sage, fille curieuse. « J’aime comment tu me vois, Lexa. » Oh et elle aimait tant d’autres choses chez sa niron. « Mais je n’étais pas une sainte. » Elle eut un petit rire, doux, tranquille. « Et je restais une enfant qui rêvait parfois de l’impossible. »

Maintenant, Clarke ne rêvait plus, ni n’anticipait un avenir radieux. Depuis cette chute sur terre, elle s’était habituée, à la désillusion, au danger de mort, aux inattendus. Rêver était une faiblesse, qui empêchait de voir les autres solutions à porter de main. Rêver restait un impossible, et Clarke ne laisserait rien se mettre en travers de sa route quand elle l’avait décidé. Ca avait été le cas lors de la bataille contre le trigedakru (aujourd’hui, elle partageait plus qu’une simple discussion avec leur commandant), ça avait été le cas lors de la guerre contre la montagne (aujourd’hui, elle y comptait de rares amis et de nouvelles possibilités pour leurs peuples). C’était le cas avec les invasions de ces barbares (demain, qu’en serait-il ? Tous éradiqués de la surface de la terre comme le souhaitait Neith, ou bien ?). Demain ne comptait pas, demain n’était pas encore là. Tout ce qui comptait, pour l’heure, était Lexa qui tirait Clarke jusqu’à elle. Clarke qui se laissa faire, laissant sa main libre courir sur le torse de sa niron, avant de recevoir le plus furtif des baisers. « Je ne pourrais jamais imaginer ce que ça fait. » Il y aurait mille mots pour le décrire, mille visions qui pourraient être racontées. « Cette descente infernale. » C’en était bien une. La chute en elle-même était terrible. Le contexte de cette réincarnation sur terre, encore pire.

Elle tairait la peur, Clarke, l’incompréhension que tous avaient ressentie, alors qu’ils avaient été persuadés qu’ils mourraient tous une fois sur Terre. Clarke, entourée de ces délinquants qu’elle considérait à peine, et de Wells qu’elle avait tant haï, à ce moment-là. Elle s’interdit d’y songer trop longtemps. Ma la moue était là, sur ses lèvres pliées. Et sa main se posa, lourdement, sur le sommet de la poitrine de Lexa. Elle appuya avec force. « C’est comme s’il y avait des mains, sur chacun de tes os qui te poussent vers la terre. Et tu as du mal à respirer, parce que les harnais te tiennent et que tu as l’impression qu’ils vont te couper la peau. » D’un geste précis, elle dessina la course des sangles de sécurités sur le corps de Lexa. « Certains s’évanouissent. » A cause de l’afflux sanguin. « Et tout tremble. Vibre presque. Pendant des minutes qui ne semblent jamais s’arrêter. » Elle ne voyait plus vraiment Lexa, qui était pourtant contre elle. L’espace d’un instant, Clarke était à nouveau là, secouée de toute part, les mains fermement accrochée aux sangles, dans une position qu’elle espérait de sécurité. Elle entendait le grondement de la coque, puis revit le corps de ceux qui s’étaient détachés heurter la pièce, détruire le système de communication.

Et soudainement, elle était à nouveau là, dans cette salle des gardes, alors qu’elle clignait des yeux à plusieurs reprises, avant de secouer la tête. Il y eut le fragment d’un sourire et puis, elle sortit de la pièce, comme si elle abandonnait la souvenir là. Il ne partirait jamais. Rien ne partait jamais. Cela restait assoupi dans sa mémoire et parfois s’éveillait. En attendant, leur errance continuait et la conversation en fit de même. « Montre les moi. » Elle se mordit la lèvre, Clarke, par jeu, réalisant que Lexa n’avait pas saisit la nuance. Du coup, elle s’arrêta brièvement, et après s’être approchée de son amante, ses dents quittèrent ses lèvres, pour en trouver d’autres, qu’elle mordilla à peine, avant de se reculer, lueur profonde dans ses yeux bleus. « Tu verras. » Et ce ne fut plus qu’un murmure, la balade reprenant, discutant sur les routines de chacun, tandis que Clarke opina brièvement de la tête. « Est ce que ça te manque, cet ordre bien établi ? Cette routine ? » Elle considéra la question, tandis qu’elles continuaient d’avancer dans les couloirs, détaillant les lieux distraitement. « C’est facile. » Ca l’était, extrêmement, oui, pour des individus comme Clarke. Eux qui avaient la capacité de perfectionner ce qui se répétait sans cesse. « Tout le monde avait sa place, son rôle. » Tout le monde avait son utilité, dans un univers où celui qui n’en avait pas mourrait. « Et il y avait si peu de surprise. » Son ton indiquait déjà sa réponse. Non. Ca ne lui manquait pas. Clarke, surtout, regrettait les personnes qu’elle associait à ses 17 années de sa vie (plus une année d’isolement).

« Mais je n’aurais pas rencontré tous ceux que je connais maintenant. » Sa bouche se pinça, sa main ne lâcha pas celle de Lexa. Il y eut un nouvel embranchement que Clarke prit, sans réellement y prendre conscience. « Le cloisonnement est ce qui a causé notre perte. La vie sur terre est difficile. Mais au moins nous ne faisons pas que survivre. » Et cette fois-ci, il y eut une expression un peu plus espiègle sur ses lèvres, alors qu’elle se souvenait de mots presque identiques qu’elle avait échangé avec son amante, quand elles ne l’étaient pas encore.

_________________
I remain
Do not fear for me, I have no fear myself. If my soul is lost to me, something yet remains. I remain. • sheepirl.
   

   
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Mon avatar c'est :
Alycia Debnam-Carey
Bravoure :
2074
avatar
Grounder ; Heda
Grounder ; Heda
MessageSujet: Re: clarke | what's tomorow without you    Dim 22 Mai - 22:36

Lexa aurait voulu tout savoir. Elle aurait aimé pouvoir avoir vu la vie de Clarke sur l’arche. Elle voulait savoir. Mais elle ne savait pas toujours si elle avait le droit de demander. Si elle pouvait. Et comment le faire. Alors il n’y’avait qu’une question qui quitta ses lèvres. L’etonnement audible. « J’aime comment tu me vois, Lexa. » Le rire de Clarke la fit sourire. Chaud dans son cœur et son esprit. «  Mais je n’étais pas une sainte. Et je restais une enfant qui rêvait parfois de l’impossible. » Ça toucha une corde peut être, dans le cœur du commandeur, qui n’avait jamais pu être l’enfant qu’elle aurait été si son sang n’avait pas été noir, si elle n’avait pas été destinée à cet avenir comme ça. Ca toucha une corde en Lexa oui, qui ferma les yeux quelques instants, en hochant la tête. Clarke savait. Elles avaient évoqués cette enfance que Lexa n’avait pas eu. Ce n’était pas une histoire à raconter. C’était ainsi. Elle avait rejoint les nightblood, elle avait été entrainée par Anya, qui avait été le meilleur mentor dont elle ait pu rêver, et elle… Non, ce n’était pas la peine de penser à tout ça n’est ce pas. Elle fixa ses pupilles vers Clarke. «  N’est ce pas ce que font tous les enfants quand ils ont occasion d’avoir une enfance ? » Et elle supposait bien sur, que ça n’avait pas été facile, que ce n’était pas parce que Clarke était privilégiée sur l’Arche qu’elle avait eu une belle vie. Mais elle se doutait que ce n’était pas si mal que ça.

Et la conversation filait, vers l’Arche, vers la Chute et le vaisseau qui s’effondrait, tandis que Lexa attirait Clarke vers elle. Rassurante. Comme une amare au milieu des tempêtes, qu’elle voudrait toujours être. La blonde semblait revivre ce moment, le racontant à sa niron avec les mots qui lui venaient. C’était précis. Lexa ne lâchait pas les mains de la blonde du regard. Et celle ci semblait se perdre, alors rassurante comme elle voulait toujours l’être, le commandeur serra plus fort, plus tendrement, et glissa ses lèvres sur une des mains qu’elle releva à ses lèvres. «  Elles se sont arrêtées maintenant. Il y’aura d’autres épreuves que nous affronterons. » Et elle ne trouvait peut être pas les mots qu’il fallait. Parce qu’elles n’avaient pas le même passif. Et qu’elles n’avaient pourtant de cesse d’essayer de se comprendre.

Clarke sortit. Lexa lui emboita le pas, et continua à chercher à comprendre. Il y’eut un baiser presque, la morsure sur ses lèvres, un simple « Tu verras. » murmuré dans les couloirs, et Lexa continua à suivre comme elle le faisait si bien, posant les questions qui lui traversaient la tête, au vue des découvertes qu’elle faisait, au vue de ce que Clarke lui disait. « C’est facile. [..] Et il y’avait si peu de surprises. » Le ton le laissait pas de doute. Ça ne lui manquait pas. Lexa hocha la tête. Il y’avait un ordre ici aussi. Mais c’était different. Tellement different finalement. L’etait-ce ? Les sourcils du commandeur se froncèrent, et Clarke continua, tandis que la route n’avait jamais de fin - Lexa espérait que cette nuit non plus n’en ait jamais. «  Mais au moins nous ne faisons pas que survivre. » Et peut être que Clarke lisait dans ses pensées. Peut être qu’elle la connaissait assez pour savoir où ses pensées la menaient. Lexa sourit de la formulation, de l’espièglerie sur le visage de la blonde. C’était l’écho à des mots echangés ce qui semblait tellement plus lointain. C’était l’écho d’un passé, d’un jour qui s’était déroulé à la fois il y’avait si peu de temps, et à la fois en un temps par chance révolu. «  Peut être que nous ne faisons pas que ça oui. » Et Lexa devint soudainement trop sérieuse, plantant son regard dans celui de Clarke. «  Pendant longtemps mes semblables ont pensés ça pourtant. Je le pensais aussi. » Elle serra la main. «  Avant toi. » Et c’était une déclaration volée au milieu de la nuit, d’une fragilité telle que Lexa avait l’impression qu’un seul bruit aurait brisé le moment avec violence.

_________________
life is more than just surviving
If my soul could revive from my carnal remains what does it matter to me. If it all fades to black i I’m born once again then no-one really is free

 
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Mon avatar c'est :
Eliza Taylor
Bravoure :
1863
avatar
100
100
MessageSujet: Re: clarke | what's tomorow without you    Lun 23 Mai - 18:30

Quelque chose avait vibré chez Lexa, Clarke le vit. Comme une corde qui était tirée, puis relâchée claquant contre la surface des souvenirs et alors que le son se propageait, suivait la mémoire lourde. Elle fronça un peu les sourcils, la fille du Ciel, tandis que ses doigts se posèrent sur la joue de Lexa, la cherchant du regard, cherchant ces yeux de loups, yeux sauvages. Mais la femme était Sage, oui, le son finalement, disparut, avalé par la nuit. « N’est ce pas ce que font tous les enfants quand ils ont occasion d’avoir une enfance ? » Elle sourit un peu, Clarke, emplie de cette expression si douce. Canjun disait que ce sourire redonnait foi en l’humanité. Clarke n’en avait que faire, de cette humanité. Tout ce qui comptait, là, présentement, c’était Lexa. Ainsi, elle se pencha jusqu’aux lèvres de sa niron, qu’elle effleura à peine, tout juste, comme un chaste baiser. « C’est ce qu’ils font oui. Des bêtises qui personne n’est amené à connaitre ; ils ne se font pas prendre. » Et le fantôme de ses lèvres trainait son ombre sur la bouche de Lexa, avant d’embrasser la joue qui était là. « C’est ce qu’on fait ce soir. » Un goût d’enfance offert sur un plateau d’argent, tenu par des mains abimés par la survie et la médecine anciennement pratiqué. Puis, viendrait des jeux d’adultes. Mais chaque chose venait en son temps et les enfants n’avaient pas encore grandis.

Il y eut une notion d’un autre passé, de cet atterrissage forcé qui avait signé la fin d’une vie chez Clarke, le commencement d’une nouvelle, tout aussi forte. & oui, Lexa avait raison – comme souvent – d’autres épreuves se présenteraient. Déjà, l’ouest se dressait. Mais, comme toute terre sur le continent américain, celles-ci étaient plongées dans l’obscurité et le sommeil. Il ne restait qu’elle et leurs conversations qui se poursuivaient. Il y eut un sourire, enfin, chez Lexa et Clarke expira, soulagée. « Peut être que nous ne faisons pas que ça oui. » Elle allait répondre, oui, elle était sur le point de le faire. Une remarque tout aussi espiègle et légèrement tendancieuse, comme elle aimait les faire miroiter à son amante. Mais à nouveau, très rapidement, revint le sérieux et peut-être tomba-t-elle un peu plus amoureuse de Lexa. « Je le pensais aussi. » Elle s’arrêta, Clarke, la main toujours serrée dans celle de la brune, dans une attache qui se fit plus forte encore. Il y eut un battement. « Avant toi. » Un deuxième, alors que son cœur se fendit, pour laisser plus de place à l’amour qu’elle ressentait pour Lexa. Et puis, tout fut terriblement rapide, terriblement clair pour Clarke, qui attrapa sa niron par le col de son manteau, l’attirant jusqu’à elle, volant ses lèvres et son souffle. « Ai hod yu in. » Lâcha-t-elle, des dizaines de secondes plus tard, « Ai hod yun keryon. » Tout, chez Lexa, en réalité. « Ai gaf kigon laik yun uf. » Elle chercha à nouveau ses lèvres, qu’elle embrassa avec la même ferveur. « Ai na du. »

tritri:
 

_________________
I remain
Do not fear for me, I have no fear myself. If my soul is lost to me, something yet remains. I remain. • sheepirl.
   

   
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Mon avatar c'est :
Alycia Debnam-Carey
Bravoure :
2074
avatar
Grounder ; Heda
Grounder ; Heda
MessageSujet: Re: clarke | what's tomorow without you    Mar 24 Mai - 19:02

Il y’eut une expression sur le visage de Clarke. Une espece de sourire qui illumina le couloir, une espèce de sourire qui fit trembler le coeur de Lexa. Mais il tremblait toujours quand la blonde était concernée, et les lèvres frolerent les siennes en un chaste baiser. Fugace.  Elle aurait voulu le prolonger. Elle aurait voulu que les levres de sa niron et les siennes ne se quittent jamais. C’était insensé. C’était stupide. C’était une pensée qui se rangea avec maintes autres, qui resteraient à jamais dans les méandres de l’oubli.  Elle revint à la réalité du moment, au tactile de leur proximité, à la dureté des murs et de la terre. « C’est ce qu’ils font oui. Des bétises que personne n’est amené à connaître ; ils ne sont pas prendre.  C’est ce qu’on fait ce soir. »  Elle sourit un peu Lexa, et il y’eut dans ses yeux l’exaltation d’une enfant à qui l’on autorise un jeu. «  C’est une première fois pour moi. »  Et c’était dit, sans vraiment d’humour, mais sans que ça ne soit non plus d’un sérieux aggravant. Elle ne gâcherait pas la nuit, et la soirée avec quelques considérations sur son passé de respect des lois et des regles. Le respect du devoir.

La conversation ne cessa pas. Entre elles, ça ne cessait jamais, et elles parlèrent de la chute de l’Arche, elles parlèrent du passé.  Elles parlèrent de ce qu’elles avaient toujours connu peut être. Survivre. Et Lexa s’exprima peut être avec une certaine tendresse dans le regard et dans la voix. Il y’eut une déclaration, que Lexa ne put pas réprimer finalement.  C’était plus fort que tout peut être, ce que Clarke réveillait à l’interieur même de son corps et de son esprit. C’était plus fort qu’elle oui.  Les mains se serrèrent un peu plus. Il y’eut un baiser fort, qui vola la suite des pensées du commandeur, qui instinctivement resserra un bras dans le dos de sa niron. « Ai hod yu in. »  Les secondes passaient, les yeux de Lexa brillèrent à nouveau.  « Ai hod yun keryon. »  son cœur vibrait un peu plus. Toujours plus quand Clarke était concernée.  « Ai gaf kigon laik yun uf. »  C’était terrible cette déclaration. Terrible, parce qu’elle était comme une armure qui s’entourait autour du cœur du commandeur pour le protéger de tout. Terrible, parce que l’emploi du Trigedasleng provoquait toujours cette montée de désir chez Lexa. Terrible, parce qu’elle se rendait compte une fois de plus que Clarke pouvait provoquer chez elle des réactions instinctives. Leurs lèvres se croisèrent. Elles rentrèrent en collision, l’une et l’autre.  Lexa sourit. « Ai na du. »   Et le sourire resta illuminant presque l’obscur couloir. «  Tu es ma force. Tu le seras toujours. »  Et c’était aussi proche de la déclaration que ça pouvait l’être pour Lexa. Et c’était la déclaration de tout ce que Lexa ressentait pour Clarke. Elle l’aimait. Bien sur qu’elle l’aimait. Et qu’elle soit sa force était la plus belle des choses que Clarke pouvait être pour elle.  Il y’eut un moment, la rencontre à nouveau de leurs lèvres avides l’une de l’autre, et Lexa reposa son front contre celui de Clarke profitant d’un silence qu’elle ne voulait pas briser.

_________________
life is more than just surviving
If my soul could revive from my carnal remains what does it matter to me. If it all fades to black i I’m born once again then no-one really is free

 
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Mon avatar c'est :
Eliza Taylor
Bravoure :
1863
avatar
100
100
MessageSujet: Re: clarke | what's tomorow without you    Mar 24 Mai - 21:39

C’était un moment sans temps. Un suspens. Dans ce lieu où aucun bruit n’existait, ou aucune présence ne se faisait sentir. Il n’y avait pas de garde qui attendait derrière la porte, il n’y avait pas de rencontre où se rendre. Dans leur errance, elles s’étaient trouvées l’une l’autre et maintenant Clarke respirait le souffle de Lexa, tandis que le feu était partout, irradiant de son corps brisé (brisé pour Lexa), et de ce point sous son diaphragme, qui motivait sa respiration, motivait ce sentiment qui insufflait tout son être. Ce n’était pas que de l’amour. C’était beaucoup plus complexe que ça. Mais sur le moment, c’était certainement le mot qui convenait. Le trigedasleng transposait ça avec tellement d’aise. Niron. L’amante et l’amoureuse. Le secret qui ne pouvait être divulgué (mais qui jour après jour était de moins en moins bien gardé. Ce n’était pas grave, car bientôt, ce ne serait plus un secret et Clarke n’aurait plus à se contenter des ombres et des moments volés). Elle était là, contre Lexa, savourant la proximité et les sentiments que la guerrière si douce lui faisait ressentir. Fille Sage, Sauvage. Elle l’aimait, oui, mais ce n’était pas que la personne, pas que le corps, pas que le statut. C’était cette imbrication compliquée, rigide, adulte trop vite, que Clarke aimait.

« Tu es ma force. Tu le seras toujours. » Un autre baiser fut échangé, dans la foulée des autres. Passionné, affamé, désireux. Clarke ferma les yeux sur la faible obscurité, profitant de l’éveil de ses sens pour capter encore plus de Lexa : son parfum, la chaleur de sa peau, se bras dans son dos, le rythme de sa respiration un peu plus élevé que la normale. Clarke fut incapable de dire combien de temps elle resta ainsi, enlacée contre Lexa, leurs fronts collés, tandis que la proximité de leurs visages rassurait Clarke, lui apportait un confort dont elle avait désespérément besoin chaque jour. « Sha. Ste Yuj. » Ca serait leur secret aussi. Hodnes laik uf. L’amour avait définitivement appelé Clarke jusqu’à Lexa. Ses doigts coururent sur la joue de sa niron et elle déposa un baiser un peu plus retenue sur les lèvres qui étaient à portées. Et il y eut à nouveau un instant de paix, une accalmie tranquille. Puis, Clarke reprit. « Est-ce que nous continuons ? » Ce n’était qu’un murmure. « J’aime me balader avec toi. » Surtout si ça amenait à ce genre de déclaration. Il y eut une affirmation, un bref mouvement de tête.

Clarke offrit un dernier baiser, parce qu’elle le pouvait, parce qu’elle en avait envie. Et la marche repris, plus légère peut-être. Ca n’allait pas durer, alors qu’elle reconnaissait le lieu jusqu’où leurs pas les avaient menés : elle n’aurait pu le savoir, car ce chemin, elle ne l’avait fait qu’une fois, dans un état d’agitation particulière. Mais une fois que la porte fut ouverte. Clarke se figea totalement. De la large ouverture du toit défilait la maigre lueur de la nuit. Pourtant, il faisait trop sombre pour voir l’alignement des cellules sur plusieurs étages, le lieu terriblement vide, tout aussi détruit que le reste : la skybox.

_________________
I remain
Do not fear for me, I have no fear myself. If my soul is lost to me, something yet remains. I remain. • sheepirl.
   

   
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Mon avatar c'est :
Alycia Debnam-Carey
Bravoure :
2074
avatar
Grounder ; Heda
Grounder ; Heda
MessageSujet: Re: clarke | what's tomorow without you    Jeu 26 Mai - 21:25


Elle aimait Clarke. C’était quelque chose qui désormais la qualifierait, et forgerait ses os plus durs, son esprit plus alerte. C’était quelque chose désormais qui faisait partie de Lexa, comme son sang noir, comme son statut de commandeur, comme ce qu’elle avait subi. Elle aimait Clarke. Et Clarke serait sa force dans le monde à venir qu’elles affronteraient toutes les deux.  Elle aimait Clarke dans le secret – c’était de plus en plus dur de le garder, elle esperait qu’on ne lui pose pas la question, certains le savaient déjà de toute façon – mais elle aurait tout aussi pu le crier au monde. Parce que jour après jour, la blonde lui montrait que l’amour n’était pas une faiblesse comme Anya et Titus se faisaient pourtant le plaisir de le lui rappeler, et jour après jour elle avait cette fierté peut être de leur prouver qu’ils avaient tort.  Et peut être que sa force au fond, était d’être ce commandeur visionnaire, qui acceptait ses faiblesses pour en faire des forces, qui apprenait de ses erreurs. Et dieux qu’elle était forte Lexa.  Et dieux qu’elle serait forte encore avec et pour la femme contre elle, cette blonde dans ses bras. Et des baisers s’echangeaient, le confort de la proximité et des mots qu’elles s’echangeaient. «  Ste Yuj. »  Et elle resterait forte. Toujours. Parce qu’il était impossible d’envisager le cas contraire.  Elle resta silencieuse aussi, profitant de ce rapprochement, profitant du souffle non loin du sien, profitant de la tendresse et de la chaleur que laissait émaner le corps de sa niron.


« Est-ce que nous continuons ? J’aime me balader avec toi. »  Ce fut Clarke qui cassa le silence. Ce fut Clarke qui brisa le moment sans le briser vraiment, et Lexa toujours dans la complétude du moment hocha simplement la tête.  Il y’eut un baiser. Un remerciement peut être ? Ou juste la spontanéïté de ces sentiments tressés entre elles. Indefectibles.  Il y’eut un dernier baiser et la marche continua. Lexa gardait sur ses lèvres un presque sourire,  que les gens auraient eu du mal à voir peut être, un sourire qui aurait surprit les skaikrus qu’elles auraient pu croiser. Oui. Lexa gardait sur ses lèvres un presque sourire, et elle marchait gaiment à la suite de sa niron. Comme si le monde ici, ce soir, ne pouvait les atteindre. Elle se le repeter. C’était important pour elle.

Une porte s’ouvrit. Clarke eut un moment d’arret, et Lexa la fixa avant de fixer l’endroit où elles étaient. Le toit était ouvert, comme eventré peut être, et elle distinguait des etages peut être, et encore du métal, mais elle ne voyait pas grand-chose, et la pale clarté de la nuit n’était pas tant une aide. «  Où sommes nous ? »  Et où etaient elles que l’endroit puisse provoquer cet arret chez la blonde qui allait si bien quelques secondes plus tot. Protectrice comme toujours, incapable de s’arreter, Lexa caressa doucement la main de Clarke, du bout de quelques doigts.

_________________
life is more than just surviving
If my soul could revive from my carnal remains what does it matter to me. If it all fades to black i I’m born once again then no-one really is free

 
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Mon avatar c'est :
Eliza Taylor
Bravoure :
1863
avatar
100
100
MessageSujet: Re: clarke | what's tomorow without you    Ven 27 Mai - 19:37

Elle se revoyait être trainée de force vers la prison de délinquants juvéniles. Elle se souvenait à peine, Clarke, des figures des curieux qui la dévisageaient, se demandant bien ce que la fille de la conseillère avait pu faire, pour prendre le même chemin que tout ce que les fauteurs de troubles prenaient. Avant leur libération, où leur mort. Ses muscles avaient gardé le souvenir de la lutte et tout son corps était contracté, figé. Elle revoyait le défilement des portes, puis être jetée dans la cellule qu’elle ne quitterait plus pendant une année. Sa respiration restait bloquée dans ses poumons, l’air était comme vicié. De toutes les parties de l’Arche, il avait fallu que la skybox se retrouve au Camp Jaha. Elle… « Où sommes nous ? » Clarke eut un faible sursaut. Elle n’y était plus vraiment, dans l’espace, dans sa cellule d’isolement. Non. Il y avait Lexa qui lui jetait un coup d’œil inquiet, alors que des doigts se posaient sur sa main. Alors, elle expira, força le déblocage de son diaphragme. Oui. Elle était sur Terre et si cet endroit ne lui rappelait que des mauvais souvenirs, ceux-ci n’étaient plus. Clarke était libre, et plus personne ne l’enfermerait ainsi. Elle tentait de trouver sa place, dans ce monde où elle était utile, en compagnie de Lexa et de bien d’autres.

Elle garda le silence encore de longues secondes, alors qu’elle cherchait à calmer son rythme cardiaque qui s’était accéléré sous la surprise. Elle récupéra dans sa poche la lampe-torche, illuminant l’environnement, détruisant les fantômes du passé, alors qu’elle en créait de nouveau en projetant leurs ombres sur les parois de métal. Mais elle n’avait pas peur, des ombres. Et bientôt, tout revint avec un sentiment d’étrange familiarité, comme un goût dans l’air, ou l’impression de l’environnement. « C’était la prison des délinquants. » Et après un dernier coup d’œil vers sa niron, elle franchit finalement le premier pas, dépassant ce frisson malsain et ce poids dans son estomac. « Là où les Cent étaient, avant d’être envoyé sur Terre. » L’explication aurait probablement tout son sens. Elles avancèrent un peu, évitant les débris qui provenaient du toit, le clapotis de leurs pas dans l’eau qui était restée piégée suite à la dernière pluie. Le frisson était toujours là, lourd dans l’air et Clarke enfonça un peu plus son nez dans son écharpe improvisée.

« Les jeunes se retrouvaient là. » Elle pointa un endroit avec sa torche, où il restait quelques équipements qui avaient eux aussi subis l’atterrissage. Clarke ne parlait pas d’elle, bien entendu. Parce qu’elle n’avait jamais échangé avec les autres. Elle était l’outsider, la bannie. Mais elle savait que nombre des Cents s’étaient rencontrés auparavant ici. Whisky lui avait même parlé de sa tentative d’évasion avec quelques-uns, qui s’était mal terminé. « J’aurais pensé que la skybox serait restée dans l’espace. » Ce fut plus faible, distant, un peu blessé. Il y avait des choses qui auraient mieux fait de rester là-haut, que de suivre la population ici bas.

_________________
I remain
Do not fear for me, I have no fear myself. If my soul is lost to me, something yet remains. I remain. • sheepirl.
   

   
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Contenu sponsorisé

MessageSujet: Re: clarke | what's tomorow without you    

Revenir en haut Aller en bas
 
clarke | what's tomorow without you
Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Revenir en haut 
Page 2 sur 4Aller à la page : Précédent  1, 2, 3, 4  Suivant
 Sujets similaires
-
» PANDORA H. FAUST ► Emilia Clarke
» ELENA H. A-L ✗ Emilia Clarke.
» Eliot Kit Madden ► Emilia Clarke
» SILVER ALOYSIA HAMPTON ► Emilia Clarke
» ELLY HEMINGWAY ► Emilia Clarke

Permission de ce forum:Vous pouvez répondre aux sujets dans ce forum
Red Sands :: ZONE RP  :: L'Est :: Camp Jaha-
Poster un nouveau sujet   Ce sujet est verrouillé, vous ne pouvez pas éditer les messages ou faire de réponses.Sauter vers: