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 clarke | what's tomorow without you

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MessageSujet: Re: clarke | what's tomorow without you    Sam 28 Mai - 11:59

Il y’avait dans le regard de Clarke une lueur perdue que Lexa détestait. Elle aurait voulu la prendre dans ses bras et la ramener dans leur tente – car c’était bien LEUR Tente n’est ce pas ? Ce n’était pas simplement la sienne, c’était le havre où elles s’échouaient l’une et l’autre, car elles étaient la nuit, inséparables - elle aurait voulu la secouer, et sortir une arme pour la débarrasser de fantômes intangibles. Elle ne le pouvait pas. Mais elle pouvait tout de meme être une présence rassurante. Elle pouvait tout de même être la et serrer la main de Clarke comme une amare avec la réalité. Elle parla. Brisant le silence pesant. S’inquietant. Curieuse. Il y’eut un silence encore après sa question, et elle regarda à la lumière de la torche de Clarke, les cellules, les portes, les morceaux de débris. C’était étrange oui, mais elle comprenait sans mal qu’elle se trouvait dans une prison. Clarke le clarifia. « C’était la prison des délinquants. » Elle fronça les sourcils, et la réalisation glissa sur son visage, à travers ses yeux gris. « Là où les Cent étaient, avant d’être envoyé sur Terre. » Elle hocha la tête. Serra d’avantage la main et garda le silence.

« Les jeunes se retrouvaient la. » Et Lexa regarda le « La » en question. Il y’avait des choses cassées, qu’elle mourrait d’envie de toucher pour en savoir plus. Elle ne bougeait cependant pas. Elle demeurait, la, aux cotés de Clarke, comme une statue rassurante qui caressait ses doigts du bout des siens. « J’aurais pensé que la skybox serait restée dans l’espace. » Ses yeux se plissèrent, l’espace de quelques secondes, et elle fixa longuement sa niron après ça. « C’est un peu peut être, comme si leurs regrets poursuivaient les dirigeants de l’Arche jusqu'à leur chute ici. » Et elle essayait peut être de trouver du bon, pour que l’air de Clarke redevienne un sourire. Elle préférait ses sourires. Elle l’aimait entière, dans ses joies et ses peines, mais les sourires de Clarke faisaient battre son cœur d’avantage. Parce que la joie de Clarke était vitale un peu. Elle tendit sa main libre, caressa la joue. « Veux tu que nous partions d’ici ? » Et vraiment, malgré son envie de visiter, d’en savoir plus, elle ne voulait pas en voir d’avantage si Clarke était dans cet état. Elle voulait partir. Elle voulait l’emmener ailleurs où elle serait mieux. Et une fois de plus elle se plierait à ce que désirait sa Niron. « Il nous reste beaucoup de choses à voir, d’autres endroits où errer. Nous ne sommes pas obligés de nous attarder ici. »

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MessageSujet: Re: clarke | what's tomorow without you    Sam 28 Mai - 17:06

« C’est un peu peut être, comme si leurs regrets poursuivaient les dirigeants de l’Arche jusqu'à leur chute ici. »  Le sourire de Clarke avait un éclat brisé, alors qu’elle secouait la tête devant la poésie dont Lexa était capable. « Ils sont doués pour oublier ce genre d’endroit. » Et l’état de la grande prison était un bel exemple : abandonné. Certes, il y avait plus urgent que de s’intéresser à un compartiment vide. L’image était là, intemporelle. Peut-être resterait-elle à jamais graver dans la mémoire de Clarke. Une nouvelle vision qui se supposerait à ces souvenirs de ce lieu terrible où elle n’avait fait que subir l’isolement et la dépression pendant plus de trois-cents jours. Néanmoins, malgré la couleur de ses propos, elle sera un peu plus la main de Lexa qui était dans la sienne, comme un remerciement silencieux. C’était fini, maintenant. Clarke n’était plus seule, et elle espérait qu’il en serait ainsi jusque la fin.

Il y eut des doigts frais sur sa joue et la lueur dans son regard s’adoucit – même s’il y avait cette tristesse, cette fêlure qui ne la quitterait pas si facilement. « Veux tu que nous partions d’ici ? » Elle fronça un peu les sourcils, Clarke. Si elle n’avait pas apprécié la surprise, elle n’avait pas envisagé partir : elle avait perdu l’habitude de revenir sur ses pas. « Il nous reste beaucoup de choses à voir, d’autres endroits où errer. Nous ne sommes pas obligés de nous attarder ici. » Lexa, définitivement, était une fille trop douce pour ce monde. La fille du Ciel secoua un peu la tête, alors qu’elle se rapprochait de sa niron. Elle déposa un baiser sur la joue de Lexa, avant d’appuyer sa tête contre l’épaule de celle-ci. « Parfois je me demande par quel miracle tu existes. » Ce ne fut qu’un murmure, alors qu’elle resta là, cherchant dans la présence de son amante le courage dont elle manquait actuellement. Son bras tomba et la lumière de la lampe torche n’éclaira presque rien. L’obscurité était là, quasi-totale.

Elle ne sut dire les minutes, mais après un moment, elle se redressa, les ombres dansant un peu plus sur les murs. « J’ai arrêté de fuir mes fantômes depuis longtemps. » Et il y avait cette détermination qui s’imposait à nouveau dans sa voix. Elle vola un baiser à Lexa, prit cette douceur dont elle avait besoin. Puis, elle s’écarta un peu, abandonnant la main de sa niron, éclairant à nouveau le large espace. « Et je sais que tu meurs d’envie d’en voir un peu plus. » S’il n’y eut aucun sourire sur ses lèvres, il n’y eut pas d’apitoiement non plus. Son regard balayait les environs, subtilisant à sa mémoire l’agencement des lieux qu’elle n’avait pu qu’imaginer. « Tu aurais été amenée à venir ici, éventuellement. » Elle haussa un peu les épaules. « Je préfère que tu le fasses avec moi, qu’avec n’importe qui d’autres. » Oui, elle restait une fille possessive, Clarke. Si elle pouvait tout avoir de Lexa, alors elle prendrait tout. Surtout, sans sa niron, elle était incapable de dire si elle aurait osé revenir ici.

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MessageSujet: Re: clarke | what's tomorow without you    Lun 30 Mai - 14:56

« Ils sont doués pour oublier ce genre d’endroit. »  Et Lexa réprima un soupir, l’envie de secouer le chancelier, Kane aussi, et tous les pontes de l’arche pour qu’ils détruisent enfin cet endroit, qu’ils s’excusent aux délinquants, qu’ils s’excusent à Clarke. Elle ne le ferait pas. La part raisonnable d’elle savait que les punitions méritaient d’être executés, et que même si elles n’étaient pas justes, il en était ainsi. Le passé ne serait jamais changé.  Elle pouvait faire autre chose. Elle pouvait changer les idées de Clarke, et au terme d’un petit silence, elle caressa sa joue, elle la ramena à la réalité, à leur réalité.  Elle parla, brisant ce silence la, proposant la retraite.  C’était important pour elle de savoir que Clarke était bien dans sa peau et sa tête quand elles étaient toutes les deux – même quand elles ne l’étaient pas -. Clarke était importante. C’était tout ce qui comptait finalement.  Et si Clarke voulait partir, elles partiraient.  Elle gagna un baiser, tendre, sur la joue, qui fit bruler celle ci. « Parfois je me demande par quel miracle tu existes. »  Et le murmura fit bruler son cœur tandis qu’elle serrait son bras autour du corps de Clarke qui ne lui avait jamais semblé si frêle.  Elle serait sa force, elle ne la brusquait pas, la laissait puiser ce dont elle avait besoin. Et si elle avait besoin d’elle, toujours elle serait la. Ses lèvres déposèrent un baiser sur la tempe qui s’offrait à son visage. «  Je ne suis pas un miracle Clarke. »  Ce n’était qu’un murmure aussi, mais d’une voix assurée.  Elle n’avait rien d’un miracle, elle était la, et des deux, c’était Clarke qui était pour elle la révélation, un don presque du ciel, - littéralement parlant -  et tout commandeur qu’elle était, elle n’était qu’une femme quand elle était ici contre elle.

Les minutes passèrent, sa main dessinant des formes dans le dos de Clarke qui ne reprensentaient rien d’autre qu’un signe d’affection qu’elle ne pouvait retenir. Sa niron se releva. « J’ai arreté de fuir mes fantômes depuis longtemps. »  La fierté se mit à luire dans les yeux de Lexa.  Pour cette femme forte qui était dans ses bras, qui était dans son cœur. Il y’eut un baiser dans le quel Lexa ne put que sourire, offrant tendresse et réconfort, offrant force et douceur.  La lumière éclaira les murs, les cellules, les yeux de Lexa coururent partout où ils le pouvaient comme si elle essayait de tracer cet endroit dans sa tête.  « Et je sais que tu meurs d’envie d’en voir plus. »  Lexa souri cette fois, sans qu’ellen e puisse s’en empecher. «  Tu ne me connais que trop. » C’était dit, presque amusé, plus légèrement du moins, et le commandeur fixa une à une les cellules qu’elle parvenait à discerner. Clarke parlait à nouveau, évoquant une possessivité qui insinua une chaleur sourde en Lexa. «  Je n’aurais pas voulu le faire avec quelqu’un d’autre tu sais. »  Elle voulait l’embrasser la, sur le moment, et se tournant vers elle, elle le fit. C’était doux. C’était tendre. C’était un remerciement.

«  Alors affrontons tes fantômes ensemble, si tu me le permets ? »   Et elle saisit à nouveau la main de sa niron, celle qui ne tenait pas la lampe torche.  Si il fallait tuer les fantômes du passé, et affronter ce présent dans le quel Clarke n’était plus derrière ces cellules, Lexa serait avec elle à chaque moment de son avancée. «  Par où commençons nous ? »

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MessageSujet: Re: clarke | what's tomorow without you    Lun 30 Mai - 17:46

« Je ne suis pas un miracle Clarke. »  Elles auraient pu en débattre, mais là, dans les bras de sa niron, la fille du Ciel n’en avait pas la foi, ni l’envie. Elle se réfugiait, oui, comme une enfant capricieuse qui ne voulait pas affronter ce qui était là, tout autour d’elle. Et elle profita, sans aucune honte, de l’étreinte de Lexa, s’enfonçant un peu plus dans le câlin, si c’était possible (elle fit en sorte que ça le soit). La présence de son amante la rassurant un minimum et une fois qu’elle tomba dans le confort des caresses tendres, détendue, elle trouva ce semblant de courage qui lui manquait. Ainsi, la lumière chasse à nouveau les formes de la pièces. Clarke suivit un instant les rayons de sa lampe torche, entendant la voix de la Fille Sage. « Tu ne me connais que trop. » Il y eut ce même sourire sur les lèvres de la blonde, qui ne laissa pas l’occasion filée. « Puisque tu n’es pas un miracle, je peux assurément te connaitre, oui. » Ce fut joueur, sans que ça ne le soit trop. L’ambiance ne s’y prêtait pas vraiment, Clarke ressentait toujours cette lourdeur en son sein. Celle-ci ne disparaitrait que dans elle serait partie de cette pièce. Non, ce n’était pas parce qu’elle avait accepté de rester ici que tout le ressentiment qu’elle avait pour la skybox disparaitrait.

« Je n’aurais pas voulu le faire avec quelqu’un d’autre tu sais. » Elle n’eut pas l’occasion de répondre, Clarke, qu’un baiser se posait sur ses lèvres. Elle ferma les yeux, l’espace de quelques secondes, profitant de l’échange dans toute sa simplicité. Et quand elle les rouvrit, il y avait cette détermination féroce dans son regard. Il y eut une main qui retrouva la sienne et une invitation à reprendre. Ce à quoi Clarke hocha la tête, prenant la première marche, le premier pas. « Par où commençons-nous ? » Il y eut une moue ennuyée, sur les lèvres de la conseillère, alors qu’elle considérait l’environnement, balayant lentement la structure détruite par l’atterrissage. « Je ne sais pas. » Il y eut un instant de silence, celui qui fut nécessaire, pour dépasser la réticence de parler de cette époque de sa vie. « J’étais en isolement, confiné dans ma cellule. Je ne suis pas familière avec cette partie. » Bien, il n’était jamais trop tard pour découvrir. Elles marchèrent un peu, évitant les décombres qui jonchaient leur errance reprise, le clapotis de l’eau faisant écho dans l’espace vide.

Entre le mobilier effondré, il y avait des objets de la vie de tous les jours. Principalement des tasses et quelques objets utilisés pour passer le temps. Sous les décombres, elle rata une tôle pliée, à la forme d’animal, trouva des pièces d’échec faites avec quelques boulons. Clarke douta qu’elle fut utilisée par les plus savants des Cent, mais c’était déroutant. Cette familiarité qu’elle avait, devant des objets dont elle devinait sans mal une partie de ses possesseurs. « Une partie de ceux qui étaient ici n’en avaient rien à faire. Parce qu’ils savaient que, à leurs 18 ans, ça serait terminé. » Elle ramassa une sorte de médiator, fait de métal très fin, devinant sans mal à qui il devait appartenir. « Alors ils profitaient du mieux qu’ils pouvaient. » Elle releva la torche, illuminant un graffiti gravé dans le mur de métal. Fuck Jaha. « Ou du pire. » Soudainement, elle fut très soulagée d’avoir été placée en isolement.

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MessageSujet: Re: clarke | what's tomorow without you    Mer 1 Juin - 20:16

« Puisque tu n’es pas un miracle, je peux assurément te connaître, oui. » Il était toujours la le Jeu. Toujours la sans vraiment trop yêtre. Toujours présent entre elles deux, meme quand le moment était plus terrible. Parce qu’elles tissaient leurs dialogues dans une espèce de bulle qui n’appartenait qu’a elles. Et c’est dans cette bulle que Lexa faisait don – à Clarke – de quelques sourires. Rassurants. Chaleureux. Curieux aussi. Et également joueurs. Ca, c’était quelque chose qui venait naturellement. Et toute cette bonté, tous ces sentiments positifs venaient naturellement au commandeur quand il s’agissait de sa niron. Elle lui sourit alors sans néanmoins répondre. Le Jeu ne nécessitait pas qu’elle vocalise ce qu’elle pouvait penser. Elles étaient bien comme ça, dans un léger silence.

Et Lexa le brisa finalement. Une affirmation. Une question. Un baiser. Elle fixa Clarke longuement tandis que celle ci, avec une moue étrange sur le visage semblait réfléchir un peu. « Je ne sais pas. J’étais en isolement, confiné dans ma cellule. Je ne suis pas familière avec cette partie. » Elle fronça les yeux à cette révélation, et elle regarda longuement autour d’elle. « Etait-ce parce que tu étais la fille de ta mère ? Ou parce qu’ils les jugeaient trop dangereux pour toi ? » Et quand bien même aurait elle voulu se censurer, la curiosité était telle qu’elle ne l’avait pas fait. La question était la. Lexa voulait savoir, il y’avait tellement de choses sur l’Arche qu’elle voulait découvrir, tant d’histoires de la vie de Clarke qu’elle voulait apprendre. Elle posait les questions, attendait des réponses. Elle n’insisterait pas.

Et déjà elles marchaient au milieu des décombres, tandis que des objets s’affirmaient autour d’elle. Des jeux d’enfants, d’adolescents, des morceaux de leurs vies qu’ils avaient laissé la et que certains ne retrouveraient jamais. Il y’avait une mélancolie propre à ce lieu, il y’avait la tristesse du passé peut être. Et des choses que Lexa qui n’avait jamais connu l’Arche, qui n’avait jamais connu ce que les délinquants avait pu connaître n’arrivait pas tout à fait comprendre. Il y’avait du métal, beaucoup, comme si ça avait été leur ressource primaire, et des endroits cassés. Clarke parlait encore, et Lexa écoutait, buvant ses paroles comme elle le faisait toujours quand Clarke expliquait. « Parce qu’ils savaient que, à leurs 18 ans, ça serait terminé. » Elle savait ça. Elle avait comprit cette regle de l’arche, et elle hocha la tête, toujours très silencieuse. « Alors ils profitaient du mieux qu’ils pouvaient. » Elle allait répliquer, puis fixa le graffiti gravé dans le métal que la lumière venait de révéler. « N’avaient ils pas conscience que le chancelier ne faisait qu’appliquer une loi qu’ils avaient brisés eux même ? » La question, ne nécessitait pas vraiment une réponse, et Lexa le savait, elle n’était pas stupide, elle comprenait la colère que pouvaient avoir certains, qui n’arrivaient pas à voir la justice telle qu’elle devait être. Elle continua à errer, glissa ses doigts pour ramasser une espèce de jouet qui ressemblait à une boule relié à un fil. Elle fronça les sourcils, le secoua un peu pour comprendre comment cela fonctionnait il, et elle grimaça quand elle s’emmela les doigts dans le fil en question. « Ces objets sont étranges. Et fascinants. » Elle gardait néanmoins la bonne humeur lattente qui ne la quittait plus depuis que la nuit avait commencée, et elle continuait un peu à tout fixer du regard. « Peut on marcher vers les cellules ? »

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MessageSujet: Re: clarke | what's tomorow without you    Mer 1 Juin - 21:52

Voilà, Clarke y avait mis les pieds. De manière littérale et de manière imagée. Maintenant qu’elles se trouvaient dans ce qui avait un jour été la skybox, elle ne pouvait plus se permettre de fuir cette période de sa vie, profiter des tendances de Lexa de ne pas s’immiscer dans le passé de Clarke si elle ne le désirait pas, pour changer de sujet et oublié le sujet sensible que cela était. Elle avait accepté le fait que ce soir, beaucoup serait révéler à son sujet, sur cette partie de sa vie qu’elle aurait voulu oublié, effacé. Mais c’était un élément fondateur et elle ne savait pas la fille qu’elle serait, si ça n’avait pas été pour tout ce qui était lié à ces cellules. Et elle comprenait, vraiment, l’intérêt de Lexa. Il n’empêchait qu’à chaque fois que le sujet revenait vers elle, une part de Clarke souffrait. Inévitablement. Ainsi, elle inspira, la blonde, retenant le souffle dans le creux de ses poumons, comme si ça suffirait à faire barrage à la peine qu’elle ressentait. Puis, tout s’échappa en une explication. « Non, ce n’est pas ça. » Il y eut même un petit rire, un peu coincé, mais un rire tout de même. « Ils n’avaient rien de dangereux. » Clarke, assurément, restait la plus dangereuse de tous. « J’étais au courant du problème de pénurie d’air, à l’origine de notre arrivée sur terre. Mais à l’époque, c’était un secret connu par peu. J’ai tenté de le révéler à l’entièreté de l’Arche. C’est comme ça que je me suis retrouvée ici. » Sans qu’elle ne puisse s’en empêcher, sans qu’elle ne le remarque vraiment, son regard chercha sa cellule. Elle connaissait son numéro et ses iris s’arrêtèrent sur un point qui n’était pas visible, où derrière la colonne de métal, deux étages plus haut, se trouvait ce qui avait été son lieu de captivité.

Elle poussa un soupir inconfortable, avant de continuer. « Ils ne pouvaient pas prendre le risque que j’aille en parler avec les délinquants. Parce qu’ils avaient droit à des visites, ils avaient un minimum de contact avec l’extérieur. » Elle s’arrêta là, rendue austère par son récit, pliant les lèvres, le regard retomba sur le sol. Il y avait des jours, où l’isolement était trop grand, qu’elle regrettait ne pas avoir dix-huit ans. Tout aurait été beaucoup plus rapide, si elle avait eu sa majorité. Tout aurait connu un fin précoce, oui. Soit, l’exploration était en cours, un médiator dans la poche, elle servait de guide à Lexa, alors qu’elle découvrait elle aussi ce lieu pour la première fois. A nouveau, la sagesse s’exprima, et Clarke secoua la tête. « Ils étaient des enfants, souvent venus de milieux défavorisés de l’Arche, qui connaissaient des difficultés au quotidien. La figure du chancelier n’était que la représentation de tout ce qui n’allait pas à leurs yeux. C’est plus facile d’en vouloir à une figure, qu’à tout le système. La personne est remplaçable. L’Arche, nous avions besoin d’elle pour survivre. » Mais le problème de base était qu’ils restaient des enfants, les 100. Désireux de confronter la vie, mais choisissant les mauvaises armes.

Les fils du yoyo emmêlés dans une main, Clarke poussa un petit soupir amusé. « Tiens moi ça. » Lui dit-elle, alors qu’elle tendait la lampe de poche à Lexa, lui indiquant d’éclairer leurs mains. Et lentement, Clarke démêla le vieux jouet, enroula le fil autour de l’axe central. « Je ne le ferais qu’une fois. » Fidèle à ses paroles, elle montra comment se servir du yoyo, avant de le rendre à sa niron, récupérant la lampe. « Peut on marcher vers les cellules ? » Elle eut cette moue, avant de hocher la tête. « Tu peux y aller tu sais, je ne te retiendrais pas. » C’était léger, c’était pourtant vrai. Trop, peut-être. En tout cas, ici, elle suivrait Lexa où bon elle désirait se rendre. « C’est une errance qui se fait à deux. » Un peu plus légère, elle passa ses doigts frais sur la joue plus chaude de son amante, caresse affective.

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MessageSujet: Re: clarke | what's tomorow without you    Dim 5 Juin - 11:00

Clarke était différente. Ça la heurtait d’être ici, et Lexa pouvait le comprendre. Bien entendu elle n’était pas – son peuple entier également – du genre à penser que se morfondre sur le passé soit la meilleure façon d’agir. Il fallait avancer. Elles avaient leurs fantômes. Cette skybox, l’Arche, les Azgeda, Costia, le sang noir, le Conclave, l’arrivée sur Terre… L’une et l’autre étaient hantées par des images qui ne disparaitraient pas. Et si Lexa n’avait pas eu d’enfance, celle de Clarke avait touchée sa fin dans cet endroit, où non seulement avait elle été enfermée, mais où le monde entier avait été privé de la voir. La solitude. L’enfermement. Lexa fronça les sourcils et écouta les paroles de sa niron. La révélation de ce qu’elle aurait su aurait changée les choses. Elle était rude maintenant alors qu’elle continuée de parler. Lexa hocha la tête mais garda le silence. Ses mots n’apaiseraient pas ce qui avait été. Ce n’était pas son rôle. Clarke avait guéri. Elle guerrirait d’autant plus que passerait le temps, mais ces moments ici, continueraient de cimenter la femme qu’elle était. C’était ainsi. Toutes les blessures n’étaient pas que physiques, et machinalement le commandeur effleura la main de sa compagne.

Passant à autre chose. Les graffitis, les questions. L’explication aussi. « C’est plus facile d’en vouloir à une figure, qu’à tout le système. La personne est remplaçable. L’Arche, nous avions besoin d’elle pour survivre. » Et Lexa comprenait. Oui, la personne était remplaçable. Comment aurait il pu en être autrement, il en était de même dans toutes les cultures. Elle esquissa ce qui se voulait un sourire, léger. Il y’avait tant de questions qu’elle voulait poser, tant de choses qu’elle voulait savoir. Comment avaient ils reagit la première fois qu’ils avaient mit le pieds sur terre, qu’avaient ils pensés du chancelier, mais aussi, comment s’étaient passées les choses sur l’Arche, une fois que les enfants avaient été ejectés ? Elle ne savait pas cependant, elle ne pensait pas qu’il soit judicieux de tout demander à Clarke, et il restait cette amertume des premières attaques. Les trikru, et les clans proches s’étaient sentis attaqués par ces hommes venus du ciel. Ils avaient cru au début à une attaque de la montagne, ils avaient vu des personnes différentes, sautillant dans leurs zones protégées, se rapprochant de Mount Weather sans combinaisons. Ils avaient eu peur. La lance avait été lâchée, l’attaque avait été donnée, la guerre déclarée. Et les choses ne pouvaient plus être changées maintenant. Mais elles avaient changées, elles avaient évoluées.

Elle ne posa pas de questions. Pas à ce sujet. Et au contraire tenta de se dépêtrer d’un objet qui avait attiré son regard. Honteuse, elle regarda Clarke lui tendre la lampe de poche qu’elle dirigea vers leurs mains, et la sauver. Car elle la sauva de ces fils qui s’aggripaient à ses doigts. Puis elle lui montra. C’était un artefact étrange qui s’enroulait autour du fil remontant et redescendant le long de celui ci. « Mochof. » le sourire resta, et Lexa essaya de se servir une fois de l’objet, esquissant un sourire quand la boule de métal remonta vers sa main. Elle avait réussi. « Puis-je le conserver ? » Ce n’était qu’un objet. Un morceau d’une civilisation qu’elle cherchait à comprendre. Et il demeurait toujours en Lexa cette curiosité qui ne la lâchait pas. Elle le poserait dans sa tour à Polis, aux cotés du stick brillant que lui avait donné Wick. Le prochain commandeur aurait des traces lui aussi, de cette civilisation qu’ils avaient retrouvés sous son regne. C’était plus léger maintenant.

Mais elle brisa le moment. Demanda d’aller aux cellules. Clarke sembla étrange quelques instants, mais elle hocha la tête. « Tu peux y aller tu sais, je te retiendrais pas. » Elle fronça les sourcils néanmoins, et attendis quelques instants. « C’est une errance qui se fait à deux. » La caresse sur sa joue lui fit pencher la tête pour profiter quelques instants du toucher, et de la douceur. Elle garda néanmoins cette mâchoire serrée. « Je n’irais qu’aux endroits que tu consent à me montrer, et nulle part sans toi. Cette nuit est la notre. » Et doucement, elle déposa un fugace baiser sur ses lèvres.


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MessageSujet: Re: clarke | what's tomorow without you    Sam 11 Juin - 16:35

Lexa écoutait, écoutait toujours, pendue aux lèvres de Clarke, qui dévoilait cette partie de son passé qu’elle aurait préféré oublié. Mais il les avait suivi jusque sur terre et elle ne pouvait pas fermer les yeux là-dessus, pas quand elle était dans les entrailles de la bête elle-même. Et Clarke était soulagée de ce silence que gardait sa niron, car toute interruption aurait pu la braquer, lui donner envie de faire marche arrière. Non, il n’y avait que l’écoute religieuse, d’une histoire qui ne serait racontée qu’une fois. Comme le geste du yoyo qu’elle ne montra qu’une fois. Lexa était intelligente, attentive. Ce n’était pas que le yoyo qu’elle réussissait à faire fonctionne dès le premier essai. C’était la preuve par excellence qu’elle comprenait Clarke. « Puis-je le conserver ? » La réponse vint en trois temps, sans qu’aucun mot ne soit nécessaire. Il y eut un bref sourire qui apparut l’espace de quelques secondes sur les lèvres de la blonde. Ensuite, elle haussa les épaules, avant de hocher tranquillement de la tête. Les objets ici n’appartenaient à plus personne. Rares étaient les braves qui étaient prêts à occire leurs démons.

Des démons qui étaient nombreux, jamais bien loin. Alors il y eut une autre tentation. Une que Clarke n’aurait pas été capable d’éviter. Elle le savait, c’était indéniable. Ils n’avaient vu que la partie immergée de l’iceberg. « Je n’irais qu’aux endroits que tu consent à me montrer, et nulle part sans toi. Cette nuit est la nôtre. » Lexa s’approcha, envahit tout l’espace de Clarke, tandis que son parfait, lui, envahissait les poumons de la fille du Ciel. Elle retint son souffle, des lèvres sur les siennes. Clarke laissa son amante se reculer, sans tenter de la retenir. « Tu ne devrais pas te contenter de ces limites. » Un jour, elle ne serait plus que ça, Clarke. Une limite qu’il reviendrait à Lexa de dépasser. Mais il était hors de question que, lors de cette nuit, elle ne se laisse mettre de côté.

Clarke attrapa la main de Lexa et après une dernière inspiration et un adieu aux souvenirs qui jonchaient le sol qui baignait dans cette eau de pluie, elles s’approchèrent des cellules. « Mais je t’aime ainsi, tellement douce. » Elle serra un peu plus les doigts qui étaient liés aux siens. Ici, il n’y aurait aucune douceur, Lexa serait la seule incarnation. Elles trouvèrent le chemin des escaliers, qui menèrent aux diverses cellules. Quelques objets bloquaient parfois le passage, rien de suffisant pour les arrêter.

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MessageSujet: Re: clarke | what's tomorow without you    Ven 17 Juin - 9:06

Alors elle garderait l’objet comme un souvenir de cette escapade avec Clarke, comme un extrait du passé, d’un passé qu’elle, elle n’avait pas connu. Elle garderait cette petite boule, et l’installerait dans sa chambre à Polis. Elle le regarderait probablement parfois en se rappelant de ce moment, et alors, elle sentirait à nouveau le contact des doigts de Clarke contre sa main, elle aurait des flashs de ce moment, des souvenirs. Elle esquissa un sourire, et glissa l’objet dans une des poches de son manteau.

La visite ne cessait pas.  Il y’avait tant d’endroits qu’elle voulait, tant de questions sur ce lieu qu’elle voulait poser. Elle ne les posait pas. Elle voulait, comme elle l’avait toujours voulu, le consentement de Clarke. Cette barriere qu’elle se mettait pour ne jamais heurter Clarke volontairement, elle la respectait à chaque moment. Elle la respectait encore maintenant. Il y’eut un baiser. « Tu ne devrais pas te contenter de ces limites. »   Et peut être qu’un jour elle les dépasserait, mais pour l’heure, ce n’était pas la question. Elle esquissa un sourire un rien distant peut être, et glissa son regard sur Clarke.  «  Tu n’es pas une limite. »  Son ton se fit doux - si il était possible qu’il le soit d’avantage - et elle laissa Clarke attraper sa main et l’entrainer vers les cellules.    « Mais je t’aime ainsi, tellement douce. » et comme toujours, une fugace poussée de chaleur brula en son sein. Les doigts se serrent d’avantage, et Lexa attira Clarke vers elle quelques instants, juste le temps de deposer sur sa joue, au coin de ses lèvres, un doux baiser.  « Sha. Je ne sais si je pourrais être autrement. »  Il n’y’aurait pas de vain « je t’aime aussi », il n’y’aurait pas non plus de grande déclaration. Ce n’était pas leur genre, les déclaration avaient déja été faites. Mais Lexa appréciait, ces petites dévotions qui s’echapaient parfois. Elle sourit, dans le silence froid du metal.

Elles marchèrent, montant vers les cellules, se rapprochant de ces cellules, de ces endroits où les portes parfois semblaient détruites. Personne n’avait prit soin ici de venir soigner le metal. Personne n’avait prit soin de venir ramasser des décombres. Le commandeur fronca les sourcils.    « Vous viviez dans cet petits endroits…? » Et ça lui semblait encore   un rien etrange. Mais elle voulait savoir. Elle voulait comprendre. Elle aurait voulu savoir comment s’était passée le temps dans les cellules. Comment ils avaient vécu. Elle aurait voulu savoir mieux.  « La quelle était la tienne ? »

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MessageSujet: Re: clarke | what's tomorow without you    Ven 17 Juin - 9:48

« Tu n’es pas une limite. » Clarke eut ce sourire un peu coupable, un peu fatigué et elle garda le silence, n’osant pas briser le moment, briser ces promesses qui ne cessaient de s’échanger entre les deux femmes. Combien Clarke aimait sa niron, il y aurait toujours des mots qui ne seraient pas prononcer, des opinions que Clarke garderait. C’était une précaution, un besoin de se rappeler à la réalité. La fille du Ciel serait une limite, oui, un jour. Et ce lien, si fort, qui les unissait, alors, ne deviendrait qu’un fardeau, une ligne qui les tirerait vers le bas. Surtout, ce n’était pas le moment. C’était la nuit et s’il y avait bien une chose qui leur donnerait l’illusion de leur appartenir, c’étaient ces moments volés où il n’y avait aucun rôle. Juste Lexa près d’elle, remontant ces escaliers alors qu’elles se rendaient jusqu’aux cellules.

Ce fut perceptible, la tension qui gagna Clarke alors qu’elles se rapprochaient de l’étage où se trouvait la pièce où la blonde avait vécu pendant presque une année. Pièce qu’elle évita volontairement dans un premier temps, laissant Lexa satisfaire sa curiosité sur une part de l’histoire Skaikru que sa mère désapprouverait surement, si elle apprenait les visites dont s’adonnaient les deux amantes. Elle n’en avait cure, car à cet instant, rien ne comptait, rien n’avait de saveur face aux souvenirs qui affluaient. « Vous viviez dans cet petits endroits…? » Elle pinça les lèvres, Clarke, dans cette moue caractéristique, luttant contre le besoin de refermer ses bras sur elle-même, ou de tirer sur la main de Lexa pour qu’elles partent. Elle ne le ferait pas. Elle n’avait plus le droit de fuir ses fantômes. Leurs poids étaient sur ses épaules et elle assumerait tout de sa vie. Tout. « Oui. » Elle inspira brièvement. « C’était du confinement. Quand tu es dans une pièce comme ça, tu ne peux pas éviter de penser à tes actes. Tout te ramène à toi. » Comme si les réflexions ricochaient sur les parois de métal, revenant, indéniablement vers soi.

« La quelle était la tienne ? » La fêlure fut là, visible et béante. Clarke ferma sa main en un poing et l’autre, unie aux doigts de Lexa, se serrèrent un peu plus. Elle tourna la tête, désignant une cellule du menton. Sans mal, elle voyait les chiffres qui décoraient la porte, un 319 abimé par le temps et encore plus par l’atterrissage. « Celle-là. » Et elle inspira, le dilemme visible sur ses traits. Puis, il y eut une résolution douloureuse, mais qui n’en était pas moins déterminée. « Allons-y. »

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MessageSujet: Re: clarke | what's tomorow without you    Ven 17 Juin - 10:05

Il y’avait le silence qui n’était brisé que par le bruit de leurs pas sur le metal fatigué. Il y’avait le silence et les doutes qui pouvaient assaillir le commandant. Les questions également. Elle voulait savoir. Elle voulait apprendre. Elle se retiendrait de demander ce qu’il fallait garder pour elle. Mais certaines questions fusaient quand même. Elle voulait savoir ce que ça faisait de vivre dans l’espace, encore plus confiné. Elle voulait savoir comment ils avaient fait pour survivre entre ces quatre espèces de mur. La question fusa oui, plus vite qu’elle ne l’aurait voulu, un rien sceptique.    « Oui. »  La réponse vint. Lexa fixa les plaques métalliques, les portes brisées, les numéros éffacés.  « C’était du confinement. Quand tu es dans une pièce comme ça, tu ne peux pas éviter de penser à tes actes. Tout te ramène à toi. »  Elle serra la main d’avantage comme pour rassurer Clarke, qui n’en avait probablement pas besoin. Elle était force à ses yeux. Determinée et courageuse. Mais elle savait, Lexa, que même les plus forts n’étaient pas à l’abri des cauchemars, des angoisses, des hantises aussi. Elle était bien placée pour le savoir. Sa main se serra un peu plus oui, et son regard se fit plus doux.  « Je comprends. »  Elle hocha la tête. Comme si poser d’avantage de questions aurait pu briser Clarke. Comme si elle n’osait pas.  Et elle comprenait oui, elle comprenait pourquoi les gens de l’arche avaient fait ça. ils avaient des cellules aussi à Polis, ils avaient des endroits où ils gardaient les prisonniers. Jamais aussi longtemps. Pas aussi petits peut être ?

Une autre question s’echappa de ses lèvres. Encore plus maladroite. Encore plus directe. Et elle la regretta aussitot celle ci résonna t’elle dans l’antre d’acier. Clarke serra sa main, serra le poing aussi, et Lexa fronca les sourcils. Genée. Un peu coupable. Elle suivi néanmoins le regard de sa niron vers une porte où le numéro 319 était indiqué, souillé par les traces du temps.  « Allons-y. »  il y’eut un mouvement. Lexa n’avanca néanmoins pas, solide statue au milieu de la désolation du lieu.  « Nous ne sommes pas obligées. »  Il y’eut un moment. Elle attira Clarke vers elle, la serra dans ses bras.  « Repartons. »  Et finalement devant le regard de Clarke, malgré la determination que celle ci semblait avoir, Lexa était résolue aussi. Elle ne voulait plus voir la cellulle, elle ne voulait plus en savoir d’avantage. Elle voulait juste partir, et continuer à visiter des morceaux de l’arche qui n’étaient pas aussi emplis de douleur pour sa compagne. Elle voulait juste être dévouée à son bonheur un peu. Autant qu’elle le puisse en une nuit d’errance.

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MessageSujet: Re: clarke | what's tomorow without you    Sam 18 Juin - 9:01

Clarke aurait tout fait pour Lexa, allant au-delà des considérations logiques et ce que la raison aurait dû lui imposer. Ce n’était pas que c’était plus fort qu’elle. Avec assez de motivation, il lui aurait été possible de devenir cette limite dont elles venaient de parler. C’était justement cette motivation qui lui permettait de prendre cette décision, de repousser tout le reste, tout ce qui comptait d’une certaine manière, tout ce que Clarke avait de plus précieux (elle-même, son peuple), pour répondre aux attentes de sa niron. Et la violence des souvenirs était là, douloureuse dans son être, alors que la cellule n’était qu’à quelques mètres, qui seraient si aisément comblé, s’il n’y avait pas le poids du passé qui se trainait tel un boulet attaché à la cheville de la blonde. Lexa le comprit, Lexa le sentit, et sans qu’elle ne puisse réagir, elle se retrouva dans les bras de son amante, enserrée par l’étau protecteur de la brune.

Lexa était tout autour d’elle, alors que, instinctivement, comme si c’était sa première nature, Clarke se lova un peu plus contre elle, enfuyant sa tête dans le creux du cou de Lexa, s’emplissant les poumons de l’odeur de sa partenaire. Elle ferma le yeux, ressentant toute la tension qui habitait son être et qui résonnait d’une manière particulière avec la Skybox. « Nous ne sommes pas obligées. Repartons. » Si ces mots avaient pour but de soulager Clarke, de la rassurer, elle se figea encore plus, à un tel niveau qu’elle se sentit comme ce métal qui l’avait abrité toute sa vie, avant de la rejeté sur Terre, sacrifice qui n’en était pas devenu un. Alors, malgré l’étreinte plus que rassurante, cette étreinte qui au goût de Clarke n’était pas assez (ne serait jamais assez, car elle voulait tout de Lexa, entière et pleine), elle secoua la tête, effleurant du bout de son nez la peau qui était là. Puis, s’aidant de ses mains, qu’elle appuya contre le torse de Lexa, elle se recula, déposant son attention bleutée sur sa niron. Il y eut un soupire qui filtra à travers ses lèvres, décrivant les traits de sa Fille Sage, Fille trop douce. « Non. Nous y allons. » Ce fut comme aux premiers jours, quand elles n’étaient que déterminations qui s’opposaient l’une à l’autre, et qu’il n’y avait rien d’autre qui comptait que cette occasion de défendre ce pour quoi elles étaient là.

La familiarité de la situation libéra un frisson qui remonta tout le long du dos de Clarke, qui frémit un peu, et si elle enfonça son nez dans l’écharpe de fortune qu’elle avait autour du cou, ses yeux, eux, ne restaient que fixés sur sa niron. « Tu ne pourras pas me protéger toute ta vie. » Il y avait cette dureté infaillible. Et en l'espace d’un clin d’œil, il n’y eut plus que de la douceur chez Clarke. « Et tu ne peux certainement pas me protéger de mon passé. » Ca non, les fantômes de Clarke étaient les siens et elle les avait acceptés pleinement, des semaines déjà. Elle ne reculerait pas alors qu’ils étaient juste devant elle. Elle tendit alors la main, effleurant à nouveau la joue de Lexa, glissant ses doigts sur la ligne de la mâchoire de son amante, prenant son envol à la pointe du menton. Et quand son touché quitta le visage de Lexa, ce fut un chaste baiser qui le remplaça.

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MessageSujet: Re: clarke | what's tomorow without you    Sam 18 Juin - 9:40

Elle aurait voulu la protéger de tout. Elle aurait voulu la proteger de la vie même. Mais elle savait dans le fond que ce n’était pas quelque chose qu’elle pouvait faire. Pour sa protection physique elle lui avait offert Teksas - et meme si il avait échoué la premiere fois, elle savait qu’il était le plus apte à pallier aux besoins de Clarke en ce domaine -, pour la protection mentale en revanche, elle ne pouvait qu’offrir un support, un reconfort qui ne venait pas  toujours en armure. Et pourtant les dieux en étaient témoins, elle n’aspirait qu’a l’être. Mais voila, elle était le commandeur, elle n’était ps qu’une simple femme, qu’un simple soldat qui aurait pu se mettre aux ordres de Clarke pour la proteger de tout. Elle était le commandeur, et il y’avait des attentes, des devoirs, qui finiraient par rentrer en conflit avec la bulle de protection qu’elle voulait dresser. C’était ainsi. Elle le savait. il fallait juste qu’elle l’accepte, et ce n’était pas aisé.

Ce n’était pas aisé non plus d’accepter la determination dont Clarke faisait preuve. Elle voulait la proteger oui. mais elle ne savait que trop, qu’elle ne pourrait pas proteger Clarke d’elle même, et determinée qu’elle était, la skaikru insistait. Clarke se recula, s’échappa de l’etreinte rassurante dans la quelle Lexa aurait aimé la maintenir.    « Non. Nous y allons. »  Et malgré la situation, malgré le caractère obstiné de sa niron, le coeur de Lexa s’emplit de cette amour qu’elle découvrait chaque jour un peu plus fort.  L’aurait elle tant aimé si elle avait été faible, et avait accepté le voile protecteur de sa presence ?  elle ne savait pas. Elle savait en tout cas que sur le moment elle la trouvait belle, forte, elle était emplie pour elle d’une fierté sans nom.  Elles iraient. La tête de Lexa se pencha imperceptiblement.    « Sha. »  Ce n’était qu’un murmure.

Et les yeux fixés dans ceux de Clarke, elle attendait d’avantage. ELle ne fut pas décue, les mots quitterent les lèvres de sa niron.  « Tu ne pourras pas me protéger toute ta vie. »  Et ce n’était peut être que ce qu’elle pouvait se dire, elle devait l’accepter finalement, elle devait l’accepter. C’était un travail sur elle même, c’était cette sensation peut être de ne pas pouvoir tout proteger, et pourtant, les responsabilités sur ses épaules, tendaient à la faire penser que proteger le monde était dans ses devoirs. Elle mordit l’interieur de sa lèvre. « Et tu ne peux certainement pas me proteger de mon passé. »  La voix était plus douce maintenant. Elle pencha la tête sur le coté profitant de la tendre caresse de quelques doigts, se perdant quelque peu aprés ça dans le baiser.   « Je le sais bien. »  Elle plissa les yeux, et puis se fendit d’un leger - tres léger - sourire.  « Mais ça ne m’empêche pas d’essayer de rendre ton affrontement de celui ci plus supportable à défaut d’être agréable. »  Et sa main alla machinalement chercher celle de Clarke.

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MessageSujet: Re: clarke | what's tomorow without you    Sam 18 Juin - 10:45

C’était une sorte de rythme, un rituel presque. L’opposition d’idées, la confrontation de leurs résolutions. Jusqu’à ce que l’une cède et suive la demande de l’autre. Clarke savait, oui, qu’elle serait écoutée. Il n’y avait pas de raison, Lexa n’aurait pas apprécié la lâcheté et la fille du Ciel était loin de l’être. Elle ne pouvait pas se le permettre, même pour la plus petite des choses. Certainement, sa niron ne lui en aurait pas tenu rigueur, puisque ce n’était pas la première fois qu’elle proposait à Clarke de faire demi-tour, de continuer leur errance sur une note plus légère. Il était trop tard pour ça, surtout que la blonde ne faisait qu’avancer, elle ne s’autorisait rien d’autre. « Mais ça ne m’empêche pas d’essayer de rendre ton affrontement de celui ci plus supportable à défaut d’être agréable. » La douceur ne quitta pas les traits de Clarke, alors qu’elle surveillait, presque apaisée, Lexa. Un sourire doux se perdit sur ses lèvres, alors qu’elle hocha la tête, marquant son approbation.

Ses doigts se refermèrent sur ceux de son amante et elle hocha la tête. Elle prit une brève inspiration, qui glissa le long de sa gorge, finissant par se nouer en une nouvelle pointe d’anxiété dans son estomac. Elle savait ce qui se trouverait dans cette cellule 319, il n’y avait rien. Quatre proies de métal, quelques dessins gribouillés. Et le vide. Ce vide qui avait manqué de la rendre folle, lors des jours les plus difficiles. Clarke n’était plus seule, elle n’était plus confrontée à cette idée que tous mourraient (parce qu’une grande partie était morte, l’autre survivait ici sur terre). Surtout, elle avait Lexa qui l’accompagnait.

Alors les derniers morceaux d’hésitations s’envolèrent de son regard et elles s’approchèrent de la fameuse cellule. La porte avait été détruite par l’atterrissage, entre ouverte. Le faisceau de lumière de la lampe torche éclairant les lieux, avant qu’elles n’y pénètrent, Clarke poussant la porte, franchissant le petit pas en métal. Le sentiment était là, celui de se retrouver dans un lieu familier, ou tout du moins qui l’avait été. Son regard trouva le dernier dessin qu’elle avait fait sur le sol, une mélancolie fleurissant de ce point sous son diaphragme et s’enroulant tout autour d’elle. Elle prit une nouvelle inspiration, sans que le courage ne lui vienne et il n’y eut aucun mot, incapable de trouver quoi dire. Et ce fut comme une rupture, sans qu’elle ne sente les quelques larmes qui coulèrent de ses yeux. Clarke se revoyait là, fulminante, parfois désespérée, attendant avec anxiété chaque visite des gardes, comme s’ils allaient être porteurs d’une mauvaise nouvelle. Les jours s’étaient ressemblés et succédés. Puis, ils étaient arrivés sur terre, tant s’était passé. Mais dans cette pièce avait été enterrée la dernière part de son innocence.

Du revers de la main, elle essuya ses joues. « Pardon, je. » Elle n’avait pas d’explication. Peut-être était-ce la résonnance avec celle qu’elle avait été, quelques mois auparavant (cela semblait s’être déroulé plusieurs vies par le passé). Clarke tenta une blague, mais dès que les premiers mots sortirent, elle sut qu’il n’en sortirait rien. « C’était si petit. » Sa voix était brisée, un peu et elle secoua la tête, réalisant qu’elle n’aurait plus jamais la force de se retrouver dans pareille endroit.

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MessageSujet: Re: clarke | what's tomorow without you    Sam 18 Juin - 15:13

C’était ainsi, il y’avait en Lexa cette retenue qui la pousserait à mettre de coté ses désirs personnels pour le bien de Clarke. C’était ainsi, elle ne changerait pas, elle ne changerait plus, en eut elle eut l’occasion et la possibilité elle aurait offert le monde à Clarke, et en un sens c’était peut être bien ce qu’elle avait fait. Elle lui avait offert une alliance, avec des promesses de paix, elle lui avait offert la libre circulation dans un territoire qui était le sien, et sa compagnie. En retour, Clarke lui offrait tellement sans même s’en rendre compte. Alors oui, elle pouvait bien prendre sur elle, et elle continuerait à faire ainsi. Et si elle devait réprimer ses envies elle le ferait sans sourciller. C’était ainsi. Elle offrait tout ce qu’elle avait à offrir, toute sa retenue, tout son contrôle d’elle même. Elle offrait, et offrait encore, et dans ses yeux quand elle les posait sur Clarke il n’y’avait que de l’amour, et cette débordante affection qui ne cessait jamais.

Elle admirait la determination avec la quelle la blonde marchait désormais vers la cellule 319, cette démarche décidée, cette volonté à affronter même les cauchemars. Lexa ne pouvait qu’admirer oui, et elle n’avait pas de mal à comprendre pourquoi les délinquants l’avaient suivi, pourquoi elle avait réussi à convaincre les peuples. Non, en voyant Clarke marcher ainsi, elle ne pouvait que voir le leader avec qui elle avait décidé de s’allier, cette fille audacieuse qui était rentrée dans sa tente lui demandant une alliance alors que tout semblait perdu. Elle eut un sourire à ce souvenir, léger, fugace, un sourire tout de même.  La porte était la, détruite, offrant un trou béant dans le quel la lumière de la torche perça. Lexa suivit du regard les rayons  qui perçaient dans l’ombre, et elle observa avec attention tout ce que la lumière dévoilait. Des dessins sur les murs, sur le sol, des murs sales ternes à l’exception de ceux ci. Et puis le regard de Clarke qui essuya ses joues.

C’en fut trop. En un mouvement rapide Lexa franchissait les derniers centimètres qui la séparaient de sa niron, et l’amertume et le regret au fond de sa gorge, elle attendit quelques instants. « Pardon, je. »   Quelques instants durant il n’y’eut que le silence.  « C’était si petit. »  Et les larmes qui coulaient devinrent ses ennemies, tandis que du plus doux mouvement qu’elle ait pu faire, le commandeur glissa ses doigts sur celles ci, pour les chasser du visage de sa niron.  « Plus jamais un carcan métallique ne te contiendra, Clarke. »  Il y’avait cette religiosité quand elle prononçait le prénom de sa compagne, cette dévotion dans ses mots, témoignant de sa tendresse.  « Je détruirais ces murs si cela pouvait t’apaiser. »  Et ce n’était peut être qu’une parole qu’elle professait sur le moment, mais si Clarke le voulait, elle trouverait le moyen de le faire. De lui faire oublier cette prison et son existence.  Ses yeux brillerent un peu, et avec tout l’amour qu’elle avait en elle, elle glissa sa main libre jusqu’a la nuque de sa niron, sans cesser de caresser sa joue avec son pouce, chassant les dernières larmes, ou ce qu’elle espérait être les dernières.

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