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 I don't fear death. [Terminée]

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MessageSujet: I don't fear death. [Terminée]   Dim 28 Juin - 1:00


Canjun

I don't fear death

Age du personnage: 20 ansAllégeance : Lui-mêmeMetier : GuerrierCamps: Walkers

Descriptions

Lorsqu'on le voit, nous pourrions croire qu'il s'agit d'un homme associable. Ces yeux ébènes vous transperçant l'esprit comme pour chercher à le dévorer. Une froideur émanant de son corps d'athlète, c'est tout ce que vous pourriez croire de lui. Et pourtant, la réalité est toute autre.


En effet, malgré  les traces de son passé qui sont encore ancrées dans son esprit et qui font de lui un être portant une carapace très difficile à percer, ayant une grande méfiance envers ceux qu'il ne connaît pas, lorsqu'il s'ouvre à quelqu'un, Canjun est une personne très gentille. En plus d'offrir sa sympathie, il devient quelqu'un de loyal, prêt à aider en cas de danger, et n'hésiterait pas à mettre sa vie en péril pour protéger ceux qui lui sont chers. C'est quelqu'un de tolérant et d'intelligent, qui ne porte pas de jugement hâtif. Seulement, étant très rattaché au principe de la confiance, s'il y a une quelconque trahison envers lui, Canjun ne permettra pas le fait de s'être fait marcher sur les pieds, et son calme ne mettra pas longtemps à disparaître pour laisser place à la colère. En effet, certains principes comme la confiance ou la loyauté sont très important aux yeux du Solitaire et son calme presque infaillible partirait en fumée.



Mais encore plus profond dans son âme se cache une grande sensibilité. De part les faits qui se sont produits dans sa vie, Canjun n'est pas du genre à renfermer ses émotions. Malgré le fait qu'il ait du mal à exprimer ce qu'il ressent, que ce soit tristesse, joie, ou autre, le Solitaire ne cache pas ce que les gens appellent « faiblesses ». Car pour lui, les faiblesses sont aussi une force, et ces failles ne l'empêchent pas d'avoir une grande force mentale.


Face aux personnes hauts placées ou celles qui ont fait de grandes choses à ses yeux, le survivant éprouve un grand respect à leur égard et ne se montre pas insolent. Pour lui, le respect est quelque chose d'important qu'il ne faut pas prendre à la légère. Concernant les moments où il est amené à se battre, force, courage et détermination sont les adjectifs qui définissent Canjun au combat. Si son adversaire paraîtrait plus fort, il ne baisserait jamais les bras, même si la Mort se trouverait au bout du chemin. Enfin, sa connaissance de la nature en fait de lui quelqu'un de très proche de celle-ci, et il n'hésite pas à l'utiliser comme arme contre ceux qui lui voudraient du mal.


Parle moi de toi -  


Son histoire commença un soir, dans une clairière entourée d'immenses arbres verdoyants et touffus. Des gémissement de douleur retentissaient dans une des maisons de terres aux toits de paille. Dans cet habitat, un homme au teint hâlé et aux cheveux longs noirs se tenait aux côtés de sa femme en train d'accoucher et lui tenait la main. Cet homme nommé Paw était le chef du Clan Osgiliath, et en ce soir étoilé, son fils venait de voir le jour. « Mon fils... » dit-il, prenant dans ses bras le bébé enroulé dans un drap. « Nous l'appellerons Canjun. » dit sa femme d'une voix douce, la respiration haletante après tout ses efforts.





***



Ses pas se mêlaient à ceux des enfants de son âge : 10 ans. Les cheveux aux vents, Canjun courait dans la clairière sablonneuse aux côtés de ses amis. Le sourire aux lèvres, il était heureux. Toute son enfance se passait à merveille. Son père et sa mère étaient fiers de lui, et Paw pensait déjà à l'entraîner au combat et à la chasse. Il voulait aussi lui apprendre l'art du camouflage et lui transmettre ses connaissances sur la nature, sur l'environnement qui les entourait chaque jours, mais sa femme n'était pas d'accord. Pour elle, il était encore bien trop jeune pour commencer à s'entraîner. Alors, Paw respecta son choix et attendit que Canjun atteigne l'âge de ses 12 ans.



Arrivé à cet âge là, les premiers jours furent très éprouvants pour l'enfant. En effet, c'est sous la chaleur et sous un soleil éclatant qu'il s'entraînait au combat. Son père était stricte avec lui et ne lui laissait aucun moment de répit. Mais le corps encore faible de Canjun ne suivait pas le rythme, et à plusieurs reprises, le garçon vacillait et tombait à genoux, la respiration haletante, son regard ébène suppliant son père d'en arrêter là. Mais Paw ne voulait rien entendre. « Aller, Canjun. Relève-toi ! Je ne veux pas d'un fils aussi mou que toi. Bats-toi encore une fois ! » disait-il d'une voix autoritaire, le prenant vivement par le bras pour le relever. Alors, contre son gré, l'entraînement continua. Mais plus le temps s'écoulait, et plus son corps s'habituait aux efforts demandés. Canjun devenait de plus en plus fort, et son père commença alors à améliorer son endurance en lui faisant faire des courses, de longueurs plus longues au fur et à mesure des mois.
Les années passèrent, et l'entraînement devint de plus en plus intensif. Il fallait du temps à l'adolescent âgé maintenant de 16 ans pour s'habituer aux exigences de son père. Mais il ne voulait pas baisser les bras. La force mentale et la détermination étaient les clés de la réussite. Alors, se forgeant une résistance d'acier, le jeune homme continuait ses efforts de plus belle. Puis, un jour, alors que Canjun s'entraînait seul dans un coin un peu reculé du camp, son père vint à lui et lui dit ces quelques mots. « Canjun, mon fils. L'heure est venue de t'apprendre de nouvelles choses. Tu es fais pour être un Guerrier, et il te faut connaître la nature, ainsi que l'art du camouflage. Si quelque chose t'arriverait et que tu n'aurais pas d'échappatoire, il faudra que tu t'allies à la nature. » dit-il, tout en continuant un discours dans lequel il lui expliqua les différents pièges qu'il pouvait faire, et finit par lui parler du camouflage. Cette technique était une sorte de « caractéristique » du Clan Osgiliath. Tout les membres qui en faisaient partie connaissaient toutes les choses capables de les fondre dans l'environnement. Alors, après toutes ses paroles, Paw et Canjun partirent s'aventurer chaque jour pendant quelques temps dans les forêts boiseuses.



Puis la fin de ses 16 ans approcha, et son entraînement se termina. C'était à présent un Guerrier fort, résistant et endurant, qui était prêt à protéger son peuple de toute menace extérieure. A un point près. Pour être considéré comme un Guerrier, la tradition de son Clan souhaitait que l'on perce les deux oreilles de l'homme, ainsi qu'un piercing à un endroit du visage. Alors, lors d'un soir où les étoiles étaient cachées par les nuages gris déversant une pluie fine sur le Camp, tout les membres du Clan Osgiliath se réunirent autour de Canjun et de son père. Des tambours commencèrent à gronder parmi la foule, et les yeux ébènes de l'adolescent se fixèrent sur une personne. Une personne à la silhouette féminine, aux longs cheveux noirs, aux formes généreuses et qui semblait le regarder aussi, le sourire aux lèvres. Cette fille du même âge que lui portait le nom d'Adsila. Cela faisait quelques temps qu'il l'avait remarqué, mais son entraînement ne lui avait pas permis de lui parler jusqu'à présent ; et c'est donc après que l'on lui perça les deux oreilles et que l'on lui posa un piercing sur la lèvre inférieure que le jeune homme se dirigea vers l'adolescente, et tout deux se parlèrent durant la fête qui honorait son rang de Guerrier. Mais les jours heureux firent bientôt place à des jours plus sombres...



***



Des années s'étaient écoulées depuis son admission officielle en tant que Guerrier de son Clan, et Canjun était maintenant présent dans ce monde depuis 19 années. Et depuis déjà 2 ans, le jeune homme était amoureux d'Adsila. Il la portait dans son cœur et souhaitait la protéger pour le restant de sa vie, mais le sort en décida autrement. Une nouvelle aube se levait sur le Camp. Canjun, réveillé quelques minutes avant de voir le Soleil se lever, observait de ses yeux le paysage qui se dévoilait face à lui. Une aube rouge présageant une mauvaise nouvelle lui faisait face. Les signes de la nature était pour lui très important par rapport aux événements qui pourraient se produire prochainement, et cette horizon de feu ne semblait pas être une bonne nouvelle. Alors, pour prévenir son Clan en cas d'attaque, tout ses sens étaient aux aguets. Ses yeux scrutaient chaque recoin des bois environnant, ses oreilles prêtant attention au moindre bruit suspect. Puis, quelques instants plus tard, son cœur se mit à battre rapidement. Là, à quelques mètres de lui, des flambeaux allumés passaient silencieusement à travers les feuillages. Les yeux sombres du jeune homme fixèrent ensuite le torse tatoué de ces hommes, et comprit bien vite qu'il s'agissait des plus anciens ennemis de son Clan. Son peuple était en danger. Son peuple était prêt à mourir s'il ne prévenait personne. Alors, sortant discrètement de son habitat, empoignant assurément ses 2 dagues, il se dirigea vers la « maison » où résidaient son père et sa mère. Mais lorsqu'il posa un pied trop près de ses parents, un cri de rage retentit derrière lui. Canjun eut à peine le temps de se retourner que l'ennemi fonça sur lui et le plaqua violemment au sol, son corps vacillant en arrière, provoquant sa chute sur  la  terre sablonneuse. Ses armes tombèrent avec lui et sa tête se cogna subitement contre le sol. Canjun était déboussolé et sa tête tournait. Mais il voyait bien que son adversaire n'allait pas vouloir le laisser vivant, alors il serra les dents et grogna, empoignant avec force le poignet de l'homme qui tenait un poignard. « Oso don ge jomp op ! » cria-t-il d'une voix portante pour que tout le monde réagisse à l'attaque.


Son alerte ne mit pas longtemps à être entendu par son peuple qui se rua sur le Clan adverse, dégainant leurs armes. La bataille faisait rage. Beaucoup du peuple de Canjun moururent ce jour-là, mais beaucoup des ennemis y laissèrent la vie aussi. Le sang venait tâcher le sol sablonneux, les cris de douleurs se faisaient entendre, et Canjun se trouvait parmi eux à se débattre face à son ennemi. Empoignant toujours son poignet, Canjun lui asséna un coup de pied dans le ventre et récupéra ses armes qui étaient à quelques centimètres de lui, se relevant ensuite pour lui trancher la gorge. Puis son regard trahissant sa colère resta fixé sur celle qu'il aimait. Là, devant lui, Adsila se faisait plaquer à terre par deux envahisseurs. Un souffle s'échappa lentement de sa bouche, et le fils de Paw s'élança à vive allure vers ses 2 cibles avant de sentir son corps retomber, le mettant à terre une nouvelle fois. Un des ennemis venait de lui faire un croche-patte et le tenait fermement par les cheveux, prêt à le tuer au moindre geste rebelle. Sa tête se tournant lentement vers les autres membres de son Clan, il vit que tout le monde était maîtrisé par les envahisseurs. Mais son regard rempli de peur se posa sur sa mère, puis à nouveau sur Adsila. Il la regardait droit dans les yeux, plongeant son regard dans le sien. Et la terreur qui émanait de sa bien-aimée se faisait sentir, encore plus lorsque l'un des deux hommes qui la tenait à terre sortit un couteau de sa poche et l'approcha doucement de son cou. Et là, le massacre débuta. Lentement, le couteau glissa sur la peau de la jeune femme, du sang s'échappant peu à peu de sa gorge. Canjun voulut baisser la tête pour ne pas voir cette horrible scène, mais celui qui le tenait lui fit garder la tête haute et le menaça de mettre fin à ses jours s'il fermait les yeux. Un liquide vint se faufiler le long des joues du jeune homme. Il pleurait en silence, son cœur criant de douleur à l'intérieur de lui. Et sa souffrance grandit lorsque tout les autres ennemis qui tenaient des femmes, des enfants et des bébés les égorgèrent tous, un par un, sans aucun scrupule. Il voyait sa mère, la personne la plus chère au monde pour lui, étendue, là,  sur le sol, inerte, les yeux exorbités par la terreur. Celle qu'il aimait encore plus qu'Adsila venait aussi de mourir. Son peuple périssait petit à petit sans que les hommes du Clan ne puisse faire quoique ce soit. Le Clan Osgiliath était impuissant. Seuls les cris de tristesse, de haine et les pleurs montraient l'insoutenable douleur dans leur cœur fragilisé par cet acte barbare.



Cependant, le massacre des femmes, des enfants et des nouveaux-nés n'était qu'un avant-goût de ce qui allait se passer pour les derniers survivants. Pour les hommes comme Canjun.



Marchant d'un pas las à travers le Camp dévasté de cadavres baignant dans leur propre sang, Canjun observait les corps inertes. A l'intérieur de lui, tristesse et colère étaient les seuls sentiments qu'il ressentait à ce moment précis. S'il le pouvait, il se serait jeté sur tout ces envahisseurs et les auraient tués, tous, un par un. Mais ils étaient bien trop nombreux, et la mort serait la seule chose qu'il obtiendrait de cette bagarre désespérée. De plus, ses mains avaient été ligotées autour d'une branche de bambou, lui empêchant toute tentative de vengeance. Alors, pour tenter de redonner un peu de courage et de force à son peuple, il regarda d'abord son père, puis les autres d'un regard possédant une petite lueur d'espoir.




***




Après quelques heures de marches dans la forêt, ils arrivèrent dans un territoire pauvre en verdure, exposé au Soleil, où le sol était fait de pavé, lui-même légèrement recouvert par du sable doré. Canjun, son père et ses hommes se faisaient traînés comme des bêtes de foire à travers la foule qui se faisait de plus en plus importante au fur et à mesure qu'ils entraient dans le territoire. D'immenses bâtiments magnifiquement bien sculptés formaient la ville dans laquelle ils entraient. Et petit à petit, des regards de plus en plus hostiles se posaient sur les survivants. Canjun, lui, était terrifié. Sa peur se lisait dans ses yeux sombres comme la nuit, mais il observait tout de même les lieux. Ses membres étaient à deux doigts de le lâcher. Ses pieds se posant sur le sol dur lui faisait ressentir encore plus de douleur physique. Il avait soif, il était fatigué, triste. En à peine une journée, la majorité de son Clan avait disparu. Et le massacre allait encore continuer. Plus il s'avançait dans la ville, plus la foule réclamait sa mort et celle du reste de son peuple. Comme réponse, les ennemis ricanaient et lançaient des regards mauvais au groupe de survivant, criant à leur peuple qu'ils allaient jouer un peu avec Canjun et les autres.




Des applaudissements et des cris se faisaient de moins en moins entendre, jusqu'à ce que Canjun foule à nouveau le sable de ses pieds meurtris. Devant lui, une immense piste sablonneuse délimitée par une sorte de mur se finissait ensuite par un petit champ, lui même se finissant par la forêt. Le fils de Paw était concentré sur le lieu, tentant de trouver une sortie avant la forêt, pour pouvoir s'enfuir et regagner sa liberté, tout comme le reste de son peuple. Mais en entendant les mots que prononça son père, son sang se figea, et son regard concentré se retourna alors vers son père. Paw dit « Non ! Ne me tuez pas, je veux vous rejoindre ! Demandez moi tout ce que vous voudrez, et je le ferais ! ». Un rire s'échappa de la bouche du chef des envahisseurs qui venait d'arriver. De façon imposante, il s'approcha du père de Canjun et le regarda un instant. « Si tel est ton choix. » dit-il, sachant pertinemment que le Chef du Clan Osgiliath ne voulait tout simplement pas mourir. Puis, ses pas se dirigèrent vers le reste du groupe, abasourdi par les mots de Paw, qui venait de trahir son propre peuple, ainsi que son fils, sa propre chair. « Allez-y. Partez. Partez si vous le pouvez. » prononça doucement le chef des envahisseurs, un sourire machiavélique s'esquissant sur ses lèvres.


Sans attendre qu'ils les tuent, quatre des hommes du Clan Osgiliath se mirent à courir, voulant regagner leur liberté. Mais c'était un rêve complètement improbable. En effet, dès qu'ils commencèrent à fuir, les ennemis prirent leur arc en main, placèrent leur flèche et les décochèrent, d'autres envoyant des lances. Le but de leur jeu était de les abattre avant même qu'ils aient pu poser un pied dans le champ. Les yeux ébènes de Canjun regardait la scène avec horreur, mais aussi avec colère. Un par un, il les voyait tomber sur le sol, inerte, se faisant embrocher par les flèches et les lances. Et maintenant que son père l'avait trahie, Canjun se retrouvait seul. Seul face à cette situation des plus dangereuses. Seul face à tout un peuple prêt à le tuer. Seul face à la trahison de son père. Mais malheureusement pour Paw, tout ce qu'il lui avait appris, Canjun n'en avait rien oublié. Les stratégies, le camouflage, le combat. Canjun était un Guerrier, et il était bien décidé à rester en vie et retrouver sa liberté.


Alors, se mettant à courir le plus vite possible, il se mit à zigzaguer lors de sa course afin de troubler les archers. En effet, lorsque ceux-ci tentèrent de l'abattre, ni une flèche ni une lance ne parvint à le mettre à mort. Canjun avait le regard fixé vers la forêt. Ses pieds semblaient avoir repris toute la force nécessaire pour le sortir d'ici et plongeaient dans le sable chaud. Il continuait de courir. Il courait. Encore et encore. Aussi vite qu'il le pouvait. Puis du sang gicla. Canjun poussa un gémissement de douleur et tomba à genoux. Une flèche venait de transpercer sa hanche du côté droit. Une douleur indescriptible le saisit, et il tomba à terre. Tentant de se relever, il fut surpris lorsque l'un des barbares vint à lui en courant pour lui asséner un coup violent avec une arme où au bout se trouvait une pierre. Mais alors qu'il allait être touché par le coup, une main attrapa la jambe de l'adversaire et le tira hors d'atteinte de Canjun qui réussit à se relever péniblement. Il retira rapidement la flèche en serrant les dents, puis lança un regard à l'un des membres de son clan à moitié mort, mais qui venait de l'aider. Pour se venger,  le fils de Paw réussit à s'emparer de l'arme de l'ennemi et le frappa à plusieurs reprises au visage, lâchant ensuite l'arme et tentant de reprendre son souffle. Il était épuisé par la course, mais aussi par la blessure, et par les événements qui s'étaient produits un peu plus tôt. Mais en voyant les silhouettes de ses ennemis à ses trousses, ainsi que la silhouette de son père, Canjun était obligé de continuer à courir. D'un pas précipité, il trottina rapidement puis se mit à courir, encore et encore, foulant maintenant le sol épais du champ, les cheveux aux vents, une de ses mains placée sur sa hanche droite.



Sa course folle continuait, mais il ne tenait plus debout. A plusieurs reprises ses jambes avaient cédées sous l'épuisement. Il était temps pour lui de trouver un arbre assez haut où il pourrait se reposer un peu. Alors, continuant encore un peu de courir, il aperçut rapidement un arbre très haut et s'agrippa aux branches, montant à chaque enjambement un peu plus haut dans le végétaux. Puis, discrètement, il s'allongea sur une des branches et tenta de réguler sa respiration. Il avait envie de pleurer pour la trahison de son père, il avait envie de crier de rage. Mais pour le moment, rien de tout ça n'était possible. Les envahisseurs étaient sûrement encore derrière lui. Alors, fermant petit à petit ses paupières sans pour autant se laisser emporter dans les bras de Morphée, Canjun laissait un peu de répit pour ses membres fatigués. Son souffle était plus lent, et son cœur commençait à battre moins vite. Mais la chasse à l'homme n'était pas finie, et le fils de Paw fut bien vite tiré de son repos. En effet, le sang qui coulait de sa hanche blessée avait dégouliné sur l'arbre, et une goutte venait de tomber sur l'épaule d'un des envahisseurs qui passait par ici pour tenter de le retrouver. Le regard de l'ennemi se dirigea vers l'arbre et il reconnut Canjun. Des injures s'échappèrent de la bouche du Chef barbare qui prit son arc en main, prêt à décocher une flèche. Alors, pour éviter de se faire embrocher, le survivant se releva rapidement et se faufila jusqu'au bout de la branche avant de sauter agilement pour retomber sur le sol mou et feuillus de la forêt sauvage. Il commença alors à courir vers un endroit qu'il connaissait par cœur. Et cet endroit n'était autre que le terrain de chasse de son peuple. A un endroit précis se trouvait un os d'animal qui retenait un fil relié à un piège, lui-même constitué de petits pieux acérés.



Elancé dans sa course, le Chef ennemi à sa poursuite, Canjun arriva rapidement au piège et enjamba discrètement le fil pour que l'homme qui était derrière lui ne se doute de rien. Puis le solitaire commença à trottiner et entendit le bruit des pieux transperçant le corps de l'ennemi. Se retournant et se stoppant, le Guerrier observa de ses yeux ébènes l'homme à moitié mort en face de lui. Il s'approcha ensuite du corps piégé, sans pour autant se mettre à la porter du couteau que le barbare tenait dans l'une de ses mains, et lui dit ces quelques mots d'une voix qui trahissait sa haine. « Yu gonplei ste odon. ». Dans un dernier souffle, l'ennemi voulut lui dire quelque chose, mais la mort s'empara de lui avant qu'un seul mot ne puisse sortir de ses lèvres. Le Ciel commença alors à s'assombrir et une pluie de plus en plus abondante vint se poser sur le sol et le survivant.


Soudain, Canjun entendit des pas précipité vers sa direction et se mit en position de combat, prenant en main ses 2 dagues. D'un coup, une silhouette masculine à l'allure imposante sortit des hautes herbes et lui sauta au cou, le faisant rouler par terre. Un combat commença. Son adversaire le priva d'abord de ses armes en lui plaquant les mains au sol d'une main, balançant les dagues à quelques mètres de lui. Puis, prenant son arme au bout de pierre, il tenta de lui donner un coup violent au niveau de la tempe, mais Canjun fut plus rapide que lui et, après avoir retiré une de ses mains de l'emprise adcerse, il la plaça sur celle du barbare, repoussant l'arme vers celui-ci pour se dégager. Tout deux avaient une grande force, mais le Guerrier du Clan Osgiliath était déterminé à le faire tomber. Alors, serrant les dents et mettant encore un peu plus de pression sur la main adverse, il réussit à se dégager et lui donna un coup de poing dans la mâchoire avant de se relever pour ensuite se précipiter vers ses deux couteaux de combat.



Se penchant lentement vers les dagues, il les prit en main et se releva doucement pour faire face à son adversaire qui était un peu déboussolé par le coup de poing, mais qui tenait lui aussi sur ses deux jambes, son arme en main.
Les deux s'élancèrent l'un vers l'autre, mêlant force et rapidité. Arrivés à quelque mètres de l'adversaire, il vit que celui-ci lui préparait un coup de massue mortel, et commença alors à glisser sur le sol mou et liquide de la terre, passant en dessous de son ennemi qui réussit à l'effleurer de son arme, donnant tout de même un coup au niveau de la tempe de Canjun. Mais malgré ça, le Guerrier se releva rapidement et fonça sur le barbare, lui balançant férocement l'un de ses couteau dans son cou, et l'autre dans sa tempe. Du sang gicla sur le sol et le corps maintenant mort de l'envahisseur tomba dans la boue. Un autre combat était terminé pour le jeune homme qui était essoufflé. Sa blessure à la tempe et à sa hanche lui faisaient mal, mais il savait que ce n'était pas fini. Son père était encore à sa recherche. Alors, marchant en titubant légèrement, Canjun reprit ses dagues et se baissa lentement pour s'accroupir et observer les mouvements des herbes hautes.



Mais son père se trouvait déjà derrière lui. « Mon fils... » dit-il, sortant doucement du feuillage qui l'avait caché lors du combat entre Canjun et le barbare. D'un coup, le Guerrier se releva et fit face à son père, reculant lentement de quelques pas, baissant les armes. Il le regardait de ses yeux ébènes mais ne disait rien. Aucun mot ne voulait sortir de sa bouche. Mais dans son esprit, une grande colère était présente. La trahison était quelque chose que Canjun détestait, et il n'avait plus confiance en celui qui lui avait tout appris. « Père... Tu es allé avec ceux qui ont abattu ma mère de sang froid. Tu es allé avec eux pour vivre. Tu nous as abandonné. Ton peuple. Moi. » dit-il, la voix sanglotante, avant de reprendre la parole en serrant un peu plus son emprise sur ses dagues. « Je suis désolé... ». Et c'est sur ces derniers mots que Canjun fonça sur son père. Un combat commençait entre père et fils. Un combat entre Trahison et Vengeance. Les deux s'élancèrent l'un vers l'autre comme des lions. L'un voulait simplement se défendre, l'autre voulait venger son peuple de la lâcheté de leur Chef. Des coups de poings au visage, des coups de couteaux au ventre : les deux se battaient sans lâcher prise, jusqu'à un certain moment où Canjun réussit à lui trancher la gorge. Le corps de Paw tomba lourdement sur le sol, et son cœur s'arrêta soudainement de battre. Le Guerrier avait réussis ses combats, mais il avait aussi tout perdu. Sa famille, son peuple.


Des larmes commencèrent alors à couler le long de son visage amoché. Des larmes chaudes de tristesse. Il s'approcha doucement de son père, sa main droite posée sur son bras gauche qui était blessé assez profondément, et se laissa tomber à genoux aux côtés du corps sans vie. Canjun continuait de pleurer et se pencha pour poser son front sur le torse du défunt. « Ai hod you in... » dit-il avant de crier pour libérer toute la colère et la souffrance qui étaient en lui.



***


Des jours étaient passés après la destruction de son peuple et la mort de son père. Canjun avait décidé de ne pas rester dans cette forêt abondante où il avait passé les plus beaux moments de sa vie, mais aussi les pires. Il voulait aller sur un territoire où les traces de son passé tragique ne feraient pas toujours surface. Alors il était parti. Le jeune homme avait marcher des jours et des jours, portant autour de son cou le collier de sa mère, et un petit couteau de son père. Ces deux êtres qu'il avait tant aimé n'étaient plus là. Il devait recommencer une nouvelle vie. Et sa nouvelle vie débuta lorsqu'il posa ses pieds sur le sol Est de l'Amérique. Là, de nombreux Clans vivaient au sein d'une culture différente de la sienne. Il aurait voulu reconstruire son propre Clan, mais les traditions de son peuple qui avait vécu dans l'Ouest n'étaient pas pareilles que les peuples d'ici. Alors, il décida de rester seul à travers ces terres moins verdoyantes que la sienne. Mais qui sait, peut-être trouvera t-il une place dans l'un de ces clans ?

ARMES - CAPACITES - SIGNES PARTICULIERS

Canjun possède deux dagues, aiguisées comme des rasoirs. De plus, grâce à ses connaissances poussées sur la nature, le solitaire est un maître dans l'art du camouflage, lui permettant d'échapper à ses ennemis sans se faire voir. Cependant, s'il fait face au combat, Canjun est un adversaire redoutable. C'est un très bon guerrier qui sait manier ses armes et qui est précis dans ses gestes. Physiquement, il possède un piercing au niveau de la lèvre inférieure, ainsi que des boucles d'oreilles plutôt imposantes, couleur ardoise, et ayant la forme ondulée du bout d'une lance.


Et sinon moi c'est Paloma ; j'ai 16 ans et j'ai connu le forum par les top-sites (mais je m'y suis inscrit sous l'influence de Kane) . C'que j'en penses c'est que vous êtes très accueillants et puis le code d'activation est le suivant Bellamy aime faire des tartes aux pommes !


Dernière édition par Canjun le Mer 1 Juil - 3:10, édité 7 fois
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MessageSujet: Re: I don't fear death. [Terminée]   Dim 28 Juin - 1:02

Bienvenue officiellement a toi ! Calin10

Hésite pas si tu as des questions !

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Here I am  alone again
How'd I wind up here again ? It's like I'm always getting blood on my hands, all it takes is one and I'm gone and a thousand 'til the end.Tell me why! Does everything that I love get taken away from me ?!
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MessageSujet: Re: I don't fear death. [Terminée]   Dim 28 Juin - 1:04

& Officiellement bienvenue \o/*

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life is more than just surviving
If my soul could revive from my carnal remains what does it matter to me. If it all fades to black i I’m born once again then no-one really is free

 
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MessageSujet: Re: I don't fear death. [Terminée]   Dim 28 Juin - 1:32

Merci à vous deux :3
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MessageSujet: Re: I don't fear death. [Terminée]   Dim 28 Juin - 2:58

Bienvenue o/

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MessageSujet: Re: I don't fear death. [Terminée]   Dim 28 Juin - 8:25

Merci !
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MessageSujet: Re: I don't fear death. [Terminée]   Dim 28 Juin - 10:24

BIENVENUE JEUNE PADAWAN ! **

Bon courage pour ta fichette. Bellamy
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MessageSujet: Re: I don't fear death. [Terminée]   Dim 28 Juin - 11:12

Ooh~ Apocalypto ! Very Happy

Bienvenue ! Smile
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MessageSujet: Re: I don't fear death. [Terminée]   Dim 28 Juin - 11:59

KYAAAAH Un Walker !
Bienvenue !
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MessageSujet: Re: I don't fear death. [Terminée]   Dim 28 Juin - 12:03

Merci à vous !
Athena > Oui *u*
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MessageSujet: Re: I don't fear death. [Terminée]   Dim 28 Juin - 17:49

Bienvenue officiellement Amoureux
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MessageSujet: Re: I don't fear death. [Terminée]   Dim 28 Juin - 18:26

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MessageSujet: Re: I don't fear death. [Terminée]   Dim 28 Juin - 18:43

Merci !
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MessageSujet: Re: I don't fear death. [Terminée]   Dim 28 Juin - 19:12

Bienvenue, bon courage pour ta fiche.
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MessageSujet: Re: I don't fear death. [Terminée]   Dim 28 Juin - 20:22

Merci à toi !
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MessageSujet: Re: I don't fear death. [Terminée]   

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I don't fear death. [Terminée]
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