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 L'air du vent | Ailis

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Grounder ; Trikru
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MessageSujet: L'air du vent | Ailis   Sam 16 Déc - 22:55

Lexa était introuvable, une bonne raison pour Galaad d’être particulièrement furieux en ce milieu de journée. Ce sentiment d’être impuissant lui compressait la poitrine, bon nombre de personnes lui disaient d’aller souffler un coup que sa patronne allait revenir bientôt, au moins avant la fin de la nuit. Les options n’étaient pas diverses alors il se contenta de prévenir ses collègues de sa petite sortie.

Il resserra sa fourrure autour de son buste et rangea sa hache dans le fourreau à sa ceinture. Ses cheveux étaient réunis en un chignon guerrier qu’il portait habituellement pour l’entraînement, de la terre maculait encore ses joues, il n’avait pas eu le temps de se laver depuis les exercices du matin. Il s’en fichait bien après tout il ne croiserait personne de sa tribu dans la forêt.

Les murmures de la ville se faisaient de moins en moins présents dans son esprit jusqu’ils ne finissent par mourir dans un silence absolu. Un sourire satisfait étira ses lèvres pour une poignée de secondes mais ne dura pas pour autant. Il observa un cerf se perdre entre les arbres et crut entendre comme un rire.

Ses sourcils se froncèrent et ses sens s’éveillèrent d’un seul coup, de quoi paniquer son cœur qui se réveilla de sa sieste. Les rires fusèrent de nouveau, ricochèrent contre les troncs pour faire échos à ses oreilles attentives. Il se rongea l’ongle du pouce et pensa délirer le temps d’une simple réflexion, mais il n’était pas dans ses cauchemars habituels où sa sœur le hantait, non.

Il poursuivit donc sa marche et se mit à la recherche des rires enfantins. Ils se faisaient de plus en plus proches, mais aucun indice visuel n’était à sa portée. Galaad souffla fortement par le nez et accéléra son allure, regrettant d’avoir pris un vêtement aussi encombrant que sa veste bordée de fourrure.

Il passa par-dessus un tronc et s’accroupit tout de suite après. Il se pencha légèrement en avant, le bout de ses doigts s’appuyèrent sur la terre meuble et son regard traqua la moindre silhouette humaine possiblement identifiable.

Il n’avait pas rêvé, il y avait bien une petite fille au sein de la forêt, elle admirait les écureuils qui la fuyaient en grimpant aux arbres. Les battements concentrés du garde du corps se calmèrent et ses sens de chasseur furent mis de côté. Mais quelque chose le dérangeait, elle n’était pas habillée comme les gamins de Polis et surtout, elle était seule.

Perdu dans ses pensées, Galaad ne remarqua pas les mouvements hostiles à sa gauche. Ce fut le cri strident de l’enfant qui lui fit comprendre son erreur. Il sursauta presque et jura fortement. Il se redressa et écarquilla les yeux en voyant l’ours se dresser sur ses deux pattes arrière. Il la menaçait.

Galaad ne prit pas le temps de réfléchir et se lança, tête baissée dans un combat contre l’animal. Sa hache dans la main, il poussa un cri de guerre pour désorienter l’animal. Il lui balança sa hache à quelques mètres de sa gueule. L’ours, surpris, préféra prendre la fuite. Le père de Galaad lui avait expliqué qu’il ne servait à rien d’affronter pareil animal, il suffisait de lui faire peur.

« Eh petite… » Il s’accroupit devant elle et essuya ses propres joues couvertes de terre. « Tu… » Il cherchait ses mots, il avait toujours eu du mal à s’exprimer en anglais. « Tu n’as rien ? »


Dernière édition par Galaad le Dim 17 Déc - 12:25, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: L'air du vent | Ailis   Sam 16 Déc - 23:41

La proposition avait été lancée comme ça.
« Vous savez, on pourrait apprendre beaucoup des cueilleurs du Trikru. »
Au début, Ailis pensait que sa proposition serait refusée. Après tout, pourquoi ce clan qui leur avait déjà tant donné accepterait de partager avec eux les secrets de leur forêt ? La femme comprendrait parfaitement la logique de la chose : parfois il fallait aussi penser aux siens avant tout. Et pourtant, cette phrase lancée comme ça était tombée dans les bonnes oreilles et finalement on leur accordait trois jours pour apprendre l’essentiel parmi le Trikru.
Une petite équipe s’était ainsi réunie, composée d’un linguiste qui traduirait les échanges et de certains des meilleurs survivalistes du Camp. Dont Ailis. Et par conséquent, Iris aussi. Il était hors de question qu’elle quitte sa fille du regard. Et puis ça lui permettrait d’en apprendre plus sur leurs alliés et de forger ainsi une coalition plus durable. Les enfants étaient toujours les plus à même de surmonter les différends.

Le départ se fit rapidement. Le trajet entre Polis et le camp n’était pas long, et ils auraient facilement pu arriver un midi. Toutefois afin de tirer le meilleur parti des trois jours, ils avaient décidé de partir en milieu de journée, de passer une nuit sur place puis de faire les trois jours là-bas avant de repartir le lendemain matin. Ainsi ils auraient véritablement trois jours entiers pour en apprendre le plus possible.
Le trajet s’était passé sans accro, et ils décidèrent de s’arrêter non loin de Polis, à une petite heure, afin de pouvoir se rafraîchir avant leur arrivée. Ils s’arrêtèrent aux abords d’un cours d’eau où ils purent se rafraîchir. Iris en profita pour aller se soulager et Ailis lui dit de faire vite.
Mais évidemment, à cet âge, on a pas exactement la même notion du temps que tout le monde. Surtout quand un joli lapin blanc passe à nos pieds.

Ailis était occupée avec un de ses collègues quand elle se rendit compte que ça faisait un peu moins de dix minutes que sa fille avait disparue. Dix minutes ce n’était rien en soi, mais dans un environnement potentiellement hostile c’était l’infini.
Elle se détacha du petit camp et leur dit qu’elle revenait vite, trouvant les traces de sa fille sans problème. La terre était meuble et ses pieds s’enfonçaient pour laisser des traces nettes. Elle suivit également les branchages brisés jusqu’à remarquer les traces d’un animal sauvage de grande taille. Un ours.
Sans perdre son calme, mais le cœur tambourinant d’inquiétude, elle se précipita pour la retrouver. Elle finit par entendre des cris, ceux de sa fille puis d’autres plus rauque et aperçut entre les arbres ce qu’il se passait.
Elle ne ralentit pas pour autant.

De son côté, Iris hochait la tête en observant l’immense monsieur qui venait de la sauver.
« Oui… merci monsieur. » Puis elle l’observe un peu plus de ses grands yeux bleus. « Vous êtes grands. Vous êtes un Grounder ? Je pense que vous êtes des géants parce que vous grandissez avec plus d’espace et plus d’air. »
Iris avait pu voir certains des guerriers Grounders et tous paraissaient si grands. Ou en tout cas la plupart. Alors elle avait réfléchi à ses propres théories. Ils avaient beaucoup de place et beaucoup d’oxygène, comme les dinosaures, donc c’était sans doute pour ça qu’ils étaient plus grands.
Peut-être qu’il pourrait confirmer cette théorie. Enfin, il n’allait pas avoir le temps pour ça.
« Iris ! »
La gamine se retourna et courut dans les bras de sa mère qui la rattrapa. Elle vérifia rapidement qu’elle n’avait rien et la serra fort contre elle avant de vraiment regarder l’homme impressionnant qui se trouvait là.
Elle hésita un instant puis murmura quelque chose à Iris qui hocha la tête. Elle leva de nouveau les yeux vers l’homme, et si elle semblait toujours méfiante, elle n’était pas fermée non plus. Peut-être était-ce en partie grâce au couteau qui pendait à sa ceinture.
« Merci. Pour Iris, pour l’avoir sauvée. »
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MessageSujet: Re: L'air du vent | Ailis   Dim 17 Déc - 12:46

Galaad restait impressionné par le courage des enfants et surtout leur ignorance de la peur. La petite n’avait eu aucun geste de recul à le voir approcher comme ça, ni même une grimace lorsqu’il lui adressa la parole. Les mômes étaient bien plus solides que n’importe quel soldat endurci par les entraînements d’Indra. Il lui offrit un léger sourire qui ressemblait largement plus à un rictus. Ses doigts pendaient mollement dans le vide entre ses genoux, il se sentait bien trop léger sans le poids de sa hache qui traînait dans le coin.

Il fut amusé par les remarques de la gamine et se gratta la barbe, cherchant désespérément les corrects mots pour lui répondre. Mais il n’eut pas la chance de le faire. Elle partait déjà en courant en direction d’une nouvelle venue qui venait de crier son prénom. Iris, quel étrange prénom, il était sûr de l’avoir déjà entendu parmi les gens de son peuple.

Galaad se redressa lentement et retira quelques feuilles de ses vêtements avant de faire face à la mère de l’enfant. Elle avait une démarche digne de celle d’un guerrier prêt à terrasser une armée entière, de quoi surprendre le garde qui n’avait vu que des faibles chez les skaikru, excepté boucles d’or. La petite se réfugia dans les bras de la femme du ciel et Galaad en profita -suite à la vue du couteau à ses côtés- pour récupérer sa hache.

Il la rangea aussitôt dans son fourreau pour ensuite s’approcher des deux silhouettes. « Notre alliance marche pour tout. » répondit-il en croisant les bras. « Qu’est-ce que vous faîtes là ? Je pensais que les skaikru ne quittaient pas le camp Jaha ? » Son ton n’était en rien méfiant ou même méchant, il était seulement curieux de connaître la raison de leur escapade dans la forêt. Les gens du ciel étaient bien trop prudents depuis les récents évènements, il était rare de les croiser par pur hasard.

Galaad les trouvait quelque peu poules mouillées, mais une partie de lui pouvait comprendre cette retraite brutale. Il continua donc d’observer la jeune femme au masque si bien sculpté qui ne laissait presque rien paraître. Intrigué, il l’était.
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Arc
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MessageSujet: Re: L'air du vent | Ailis   Lun 18 Déc - 11:05

Ailis n’appréciait pas vraiment de voir l’homme aller chercher sa hache comme ça, toutefois elle ne pouvait pas vraiment le blâmer non plus. Personne ici n’avait envie de se retrouver désarmé en face d’inconnus d’une faction qu’on ne connaissait pas encore si bien que ça. Même s’il y avait une gamine au milieu. Au moins il rangea son arme et ne semblait pas vouloir les menacer. Ca avait ça de rassurant.
Elle prit la main d’Iris qui regardait toujours l’homme avec curiosité pour sa part. À ses paroles Ailis hocha doucement la tête. Définitivement leur alliance était pour le meilleur.

Sa question fit hausser un sourcil à Ailis. Elle était justifiée, mais en même temps elle ne s’y attendait pas. D’après ce qu’elle avait compris, la plupart des Grounders se fichaient pas mal de ce qu’il arrivait au Skaikru, ou en tout cas ne s’en préoccupaient pas vraiment. Tant qu’ils ne les dérangeaient pas ou ne les menaçaient pas comme ça avait déjà pu arriver du moins. Maintenant qu’une certaine paix était établie, tout le monde pouvait retourner à sa vie d’avant.
Ca ne l’empêcha toutefois pas de répondre à la question.
« Nous nous rendons à Polis pour pouvoir apprendre de vos cueilleurs sur la flore de la région. Pour améliorer nos compétences de survie. »
Il suffisait de voir ce qu’il s’était passé avec les 100 et les baies qu’ils avaient ramassés.
« On en sait beaucoup, mais durant nos années passées dans le ciel les plantes ont évoluées et on a besoin de savoir dans quelle mesure. Ce serait dommage qu’on s’empoisonne par mégarde. »
Dommage était un faible mot, mais c’était l’idée.

Elle observa un peu plus en détail l’homme devant elle et fronça les sourcils.
« Vous êtes un guerrier non ? J’ai entendu dire que seuls les guerriers parlaient l’anglais. Pourquoi êtes-vous seul ici ? »
À l’heure actuelle on en savait assez peu sur le système de fonctionnement des clans, s’ils avaient des castes et si celles-ci se mélangeaient, comment étaient formés les différents habitants, de quel système éducatif ils disposaient. Bien des questions restaient sans réponse et c’était délicat d’en discuter comme ça en prônant la simple curiosité ethnologique.
Pas tant que l’alliance était si jeune, même si d’un autre côté c’était dans ces moments là qu’on devait l’apprendre. Après c’était trop tard.

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MessageSujet: Re: L'air du vent | Ailis   Mar 26 Déc - 16:33

Le garde du corps n’avait jamais réellement pris le temps de parler aux skaikrus, faute au manque de temps causés par les batailles incessantes, mais depuis que la tempête semblait s’être levée, il pouvait prendre le temps de connaître ce nouveau peuple s’il le souhaitait. Il était presque ridicule d’en savoir si peu sur eux alors qu’ils avaient combattu côte à côte lors de la bataille contre les barbares ou bien même contre la montagne. Il ne pouvait en dire autant pour les grottes, il s’occupait de mater la rébellion avec Heda. Le sang n’avait cessé de couler ce jour-là, sa hache portée encore les tâches des vies qu’il avait ôtées.

Galaad était surpris de voir à quel point l’enfant était absorbée par sa présence, elle ne cessait de le fixer depuis qu’il l’avait tiré des griffes de l’ours, il ne savait pas comment réagir face à une telle fascination, l’ignorer ou faire une remarque ? Il se contentait de la première option pour l’instant, il avait engagé une conversation avec la mère, il se devait d’être attentif à ses réponses. Ses bras se décroisèrent pour finalement qu’une main se pose sur le haut de sa hache alors que l’autre pendait négligemment le long de sa hanche. Il n’avait pas besoin de prendre un air menaçant lorsqu’il se trouvait loin de sa protégée, il pouvait agir comme tout homme normal du Trikru.

Un cueilleur, quelle drôle de recherche, mais elle était bien maligne cette femme du ciel. Il avait eu vent de la petite épidémie qui avait frappé le premier camp du ciel. Les ignorants s’étaient nourris de baies toxiques pour l’homme, il en avait ri pendant des heures. « Sage décision, vous êtes moins bêtes que vos premiers arrivants. A cueillir au hasard, on finit par s’étouffer. » Il tourna la tête pour embrasser la nature de son regard de chasseur puis reposa ce dernier sur la petite famille qui se tenait devant lui, il se risqua enfin à sourire à la gamine. Clignait-elle au moins des yeux ?

Il fut surpris par la connaissance qu’elle avait sur son peuple et ne put se sentir idiot d’être aussi ignorant au sujet du skaikru, de leur organisation et même de leur technologie. Il ne cessait de comparer leurs armes à des bêtes dangereuses crachant le feu pour semer la zizanie. « Guerrier, non sauf si vous prenez ce rôle au sens large. J’ai appris l’anglais assez tard je dois l’admettre, j’ai du mal à me faire comprendre par moment. » Beaucoup de gens du ciel lui avaient demandé de répéter, de quoi l’énerver. « Je suis étonné que vous en sachiez autant sur notre peuple, êtes-vous déjà venu à la capitale ? Je peux d’ailleurs vous escorter. »

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MessageSujet: Re: L'air du vent | Ailis   Mar 26 Déc - 22:10

Moins bêtes que les premiers arrivant, ce n’était pas dur. Quoique ce qu’il s’était passé n’était pas entièrement leur faute, mais aussi celle de l’autre imbécile qui n’avait pensé qu’à lui. Et à cause de qui son mari était mort. Fort heureusement pour le jeune écervelé, Ailis n’était pas belliqueuse.
Toutefois pour les baies, en effet, la bêtise venait du groupe en général. Au moins après ça ils s’étaient montrés plus prudents.
Enfin, Ailis n’était pas là pour juger, et elle doutait qu’à leur âge elle s’en serait mieux sorti qu’eux. Et c’était là une des différences fondamentales entre le Trikru et le Skaikru : pour les premiers le groupe des 100 était composé d’adultes à où pour eux ils étaient encore des adolescents écervelés.
Il aurait été facile de dire que c’était la différence entre une société primitive et une société avancé, mais ce serait oublié que la différence se situait surtout dans le facteur survie. Enfin, c’était un débat pour un autre jour et Ailis doutait que l’homme face à elle – qui avait posé sa main sur sa hache ce que la femme appréciait moyennement malgré sa posture décontractée – voulait discuter anthropologie.

« C’est ce qui arrive quand on s’installe sur un territoire qu’on ne connaît pas. »
Elle haussa comme si c’était le seul facteur.
Finalement il clarifia le fait que non, il n’était pas un guerrier et Ailis ne put s’empêcher de froncer les sourcils. La femme passa une main dans les cheveux de sa fille qui détourna brièvement le regard vers sa mère avant de revenir à l’homme imposant.
Il expliqua d’ailleurs qu’il ne parlait pas si bien anglais que ça et elle pencha la tête sur le côté.
Elle ne l’interrompit pas et continua d’écouter ses réponses, intéressée d’entendre ce qu’il avait à dire. Il proposa au final de les escorter.
Ailis hésita un instant.
Ce serait toujours mieux d’être accompagné d’un Trikru pour accéder à la ville, on les regarderait peut-être moins bizarrement. Bon d’accord, Ailis ne se faisait pas d’illusion, mais ça rassurerait peut-être ses coéquipiers.
« Ce serait un honneur que vous nous accompagniez. »
Elle n’ajouta pas de politesse en plus, ne lui dit pas qu’elle ne voudrait pas le déranger dans sa balade solitaire. Après tout s’il le proposait, c’était qu’il le voulait. Autrement il se serait simplement contenté de partir sans demander son reste.
« Rejoignons le reste du groupe. »

Ailis lâcha la main d’Iris et la poussa gentiment dans le dos pour la diriger vers le groupe qui devait commencer à s’inquiéter de leur trop longue absence. Elle tourna la tête vers lui.
« Je pense qu’il serait aussi bénéfique que nous apprenions tous votre langue, vous savez. Comme ça nous aussi aurions du mal à nous faire comprendre nous aussi. » Chacun son tour après tout. Les difficultés allaient forcément aller dans les deux sens. « J’aimerai bien qu’Iris puisse l’apprendre. Je pense qu’un jour ça pourra faciliter notre cohabitation. »
Elle n’ajouta pas que pour ça il fallait bien sûr que l’alliance se poursuive. C’était assez évident. Mais elle était persuadé que pour que ça puisse prospérer, il fallait que le skaikru effectue une assimilation culturelle en un sens.

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MessageSujet: Re: L'air du vent | Ailis   Lun 15 Jan - 16:48

Galaad avait du mal à se reconnaître sur l’instant, surpris de l’aisance qu’il avait pour ainsi entretenir la conversation. D’ordinaire, il se contentait de réponses brèves. Son rôle de garde du corps lui avait donné cette impression, cette exigence de se méfier de chaque individu qu’il croisait. Mais cette femme semblait en faveur de l’alliance, alors pourquoi donc montrer les crocs et l’envoyer sur les roses ? D’autres guerriers de son clan en auraient sûrement profité pour soulager leurs envies bestiales et l’ombre d’Heda les aurait décapités sur le champ. Il détestait ces méthodes barbares et inhumaines. Il la regarda pencher la tête sur le côté comme un hibou curieux et dut retenir un sourire amusé à cette comparaison puis il glissa un coup d’œil en direction de la petite fille qui le fixait toujours. Inquiétant, vraiment.

Un honneur ? Elle exagérait, il n’était qu’un simple Trikru et non Heda. Il se demandait si cette dernière était toujours en présence de boucles d’or, il grogna à cette possibilité. Elles passaient trop de temps ensemble à son goût et ce n’était clairement pas pour parler de politique, il n’était pas aussi idiot que les gardes des couloirs. Ces derniers devaient être sourds. « N’exagérez pas, je suis un simple Trikru irn de plus. » lâcha-t-il enfin avant de les rejoindre en quelques enjambées. Il aurait pensé qu’elles seules souhaitaient se rendre à Polis et non tout le groupe, mais il ne broncha pas. Galaad ne revenait jamais sur sa parole. Il avait promis de les escorter alors il le ferait. « Ne perdons pas de temps. »

On ne savait jamais ce qui rôdait réellement dans les bois. La mauvaise compagnie pouvait s’y faire facilement. Il posa une main sur le manche de sa hache alors qu’ils marchaient côte à côte désormais, la petite toujours là à le fixer. « Vous êtes bien une simple poignée à vouloir l’apprendre. » Il posa une main sur la petite tête d’Iris pour la forcer à regarder la route. Il ne voulait pas qu’elle se torde la cheville à cause d’une racine. « Il faut l’apprendre dès le plus jeune âge pour faciliter l’apprentissage, mais nos professeurs sont rares. Souvent ce sont de simples habitants qui se proposent. »

Il dressa un regard surpris dans sa direction. Une pro-alliance voilà quelque chose de rassurant pour les cœurs, même s’il se positionnait neutre concernant celle-ci. « La langue a longtemps était un obstacle. »

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MessageSujet: Re: L'air du vent | Ailis   Mar 6 Fév - 19:35

L’esquisse d’un sourire se dessina sur les lèvres d’Ailis quand il affirma n’être qu’un simple Trikru. Ça ne changeait absolument rien au fait que c’était un honneur qu’il les accompagne : qu’il prenne le temps de s’occuper de Skaikru en disait suffisamment long sur lui pour qu’Ailis le voit sous cet angle en tout cas.
Finalement ils prirent la direction de l’endroit où était resté le groupe. Ailis avançait en tenant Iris par la main, peu décidée à la lâcher complètement après sa brève disparition. L’enfant fit une moue quand on l’incita à regarder en avant. Visiblement elle aurait préféré poursuivre sa contemplation.

Ailis hocha la tête à l’affirmation de l’homme : il valait mieux apprendre des langues dans l’enfance, c’était toujours le plus simple. Elle-même avait pu le voir à l’œuvre au sein de l’Arche grâce aux nombreuses cultures qu’elle réunissait. Tous ne parlaient pas anglais au moment de l’union, et de ce fait certaines familles multigénérationnelles avaient dû faire avec ces différences de langue.
« Souvent l’immersion est une école bien plus efficace – tant pour communiquer que pour lever les barrières. C’est souvent comme ça pour les langues. Et puis… ce n’est pas à l’école qu’on apprend à jurer. » Elle haussa les épaules et Iris releva la tête vers elle, soudainement intéressée.
« Ca veut dire que je vais apprendre à jurer en trige… trigad… trigdasleng ? »
« Non, » répondit simplement Ailis, ignorant l’air déçu de sa fille. « On va tous apprendre le trigdasleng, les adultes vont apprendre à jurer, et toi tu nous espionnera avec tes oreilles innocentes pour apprendre à ton tour. C’est plutôt comme ça que ça marche. »
Iris éclata de rire et Ailis lâcha un sourire plus visible en regardant sa fille déjà bien éveillée. La petite comprenait parfaitement l’humour de sa mère, aussi étrange puisse-t-il être pour un œil extérieur.

Finalement le regard d’Ailis se porta de nouveau sur l’homme.
« D’ailleurs, j’imagine que les noms sont une chose commune dans toutes les langues. Comment devrais-je vous présenter à mes collègues ? »
Une façon subtile de demander comment il s’appelait. Iris leva la main bien haut.
« Moi c’est Iris ! Mais maman l’a déjà dit. »
Apparemment, elle aurait aimé pouvoir se présenter elle-même.

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