AccueilAccueil  FAQFAQ  RechercherRechercher  MembresMembres  GroupesGroupes  S'enregistrerS'enregistrer  ConnexionConnexion  

Partagez | 
 

 tame the animal, tame the pain ▬ Lexa [flash-back]

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Aller en bas 
Aller à la page : Précédent  1, 2, 3
AuteurMessage
Mon avatar c'est :
Eliza Taylor
Bravoure :
2255
avatar
100
100
MessageSujet: Re: tame the animal, tame the pain ▬ Lexa [flash-back]    Jeu 21 Mai - 18:02

Elles étaient en train d’effleurer ce qu’elles n’avaient pas dû, mais rien ne faisait plus vraiment sens, sur ce moment et Clarke se retrouva à sourire simplement quand Lexa accepta de continuer leur balade, malgré la chute récente de la fille du ciel. Alors comprenant plus ou moins comment Archéon devait fonctionner, elle lui indiqua de suivre le commandant, qui reprenait la balade, le silence durant quelques secondes, tandis que Clarke reprenait son observation des environs, surveillant d’un œil la sensation qui restait dans sa cuisse.  « Tu verras, c’est un endroit paisible. » Elle hocha distraitement la tête, son regard se posant sur le ruisseau qu’elles étaient occupées à suivre. « Je te fais confiance. » Sur ce qu’elle disait & de manière générale. Les deux jeunes femmes n’avaient aucun intérêt à se poignarder dans le dos. Oh, elle se ferait très certainement sermonner par sa mère pour avoir accepté de faire une balade sans escorte, avec le commandant des grounders. Mais elle n’était pas morte et le seul trouble qui était arrivé était à cause d’un animal un peu trop peureux. Rien de bien consistant pour relancer une guerre. Déjà, la forêt était beaucoup plus paisible que l’agitation latente qui régnait aux environs de TonDC. Elle ne sentait plus la fumée, mais bien l’odeur des pins et autre conifères qui l’entouraient, agrémenté de la musique de l’eau qui s’écoulait, interrompu par les sabots qui s’enfonçaient sur le chemin peu pratiqué.

« Si tu as mal à cause de ta chute n’hésite pas à me le dire. » C’en était presque amusant de voir que la Fille Sauvage était aussi avenante auprès de Clarke. Elle ne put empêcher la parole de filtrer. « Ne t’inquiètes pas, le médecin de nous deux, c’est moi. » C’était léger dans sa voix et elle flatta l’encolure d’Archéon qui avançait, encore un peu agité de son sursaut d’il y a quelques minutes. Mais vraisemblablement, il semblait familier avec les environs, puisqu’il ne se laissant prendre par aucune aspérité du sol. Tant mieux, car elle n’aurait pas apprécié une deuxième chute. Une était suffisante pour qu’elle retienne la leçon – qu’importe fut-elle. La marche dura encore quelques minutes, silencieuses, ou Clarke tomba dans une tranquillité d’esprit qui lui manquait ses derniers jours. S’éloigner du tumulte du village, du tumulte de cette guerre en suspens, qui attendait son heure pour frapper n’avait pas été une mauvaise idée et elle remerciait intérieurement Lexa de lui avoir permis de vaquer ainsi, loin des obligations et des soucis que celles-ci entrainaient.

C’est ainsi qu’apaisée – toujours un peu sur ses gardes, la Terre ne lui enlèverait pas ça -  les deux cavalières arrivèrent à la plaine, où Clarke laissa courir son regard, embrassant la vue de ce coin qui semblait avoir été épargné par le danger qui pouvait habiter dans ces bois. Elle échappa un « wow » appréciatif, observant les fleurs et les basses herbes qui emplissaient la clairière. Archéon décida de s’arrêter à un moment, mangeant l’herbe qui se trouvait là, nourrissant son appétit. Elle haussa un sourcil vers le cheval. « Et gourmand avec tout ça. Tu ne m’étonnes plus. » Il battit les oreilles, comme pour chasser le commentaire. Et Clarke se tourna vers Lexa, ignorant si elle devait mettre pied à terre – sa seule décente s’étant faite de manière très brutale, elle n’était pas sure qu’il y ait une bonne marche à suivre. « Tu amènes souvent des filles par ici, commandant ? » Et elle lui offrit son plus beau sourire joueur. Autant découvrir si Lexa était ouverte à l’humour. Même si, de ce qu’elle avait compris, elle attendait de voir la réaction de la Fille Sauvage, histoire de s’amuser un peu.


_________________

healing

Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Mon avatar c'est :
Alycia Debnam-Carey
Bravoure :
2380
avatar
Grounder ; Heda
Grounder ; Heda
MessageSujet: Re: tame the animal, tame the pain ▬ Lexa [flash-back]    Ven 22 Mai - 22:09

« Je te fais confiance. » Cette chose n’aurait peut être jamais du être dite. Peut être que ces mots n’auraient pas du être prononcés, mais quelque chose en Lexa s’éveilla quand la fille des étoiles les prononca. C’était une promesse, et une affirmation. Quelque chose en quoi Lexa voulait croire. Elles se faisaient confiance. Elles ne s’abandonneraient ni l’une ni l’autre en face du danger et c’était quelque chose en quoi elles pouvaient croire. Ca avait un coté dur peut être aussi, parce que Lexa savait qu’elle choisirait toujours son peuple par rapport à Clarke… par rapport aux skaikru, même si ceux ci étaient son peuple aussi maintenant. Parce que Lexa savait que la vie ne permettait que l’on ne fasse confiance à personne. Parce que peut être viendrait un jour où cette confiance serait mise à rude épreuve. Enfin. Lexa ne répondit pas. Elle accepta ce que Clarke avait dit, et elle empêcha le voile des remords, de la crainte et de la souffrance de passer devant ses yeux. Non. Elle gardait ce regard de détermination qu’elle avait le plus souvent.  Qu’aurait elle pu faire d’autre de toute façon ? Non.

Elle préféra changer de sujet. Ce n’était pas le jour à penser à tout ça. C’était un jour pour se réjouir. Pour profiter un peu. Parce qu’elles n’étaient que Lexa  et Clarke, et qu’elles ne voulaient pas être les commandeurs respectifs de leurs peuples . Pourraient elles un jour profiter de leurs jeunesses ? Clarke peut être, et encore Lexa en doutait. Elles avaient trop de responsabilités, elles avaient vu trop de choses aussi. Jamais elles ne passeraient une nuit paisible. Jamais elles ne gouteraient aux plaisirs d e l’innocence. Elles seraient toujours, attendues, regardées, jugées. Elles seraient toujours coupable de tout, même de ce qu’elles ne pouvaient arrêter. Alors oui, quelques heures de calmes semblaient d’un égoïsme extrême à Lexa mais elle refusait de ne pas se les accorder. C’était trop tard de toute façon, elles étaient parties, et elles s’étaient oubliées en route. Ça lui allait.  

« Ne t’inquiètes pas, le médecin de nous deux, c’est moi. »  La voix était légère, Lexa aurait pu sourire, elle haussa les épaules, les yeux plus calmes qu’ils n’auraient peut être du l’être. C’était dur d’être le commandeur, toujours froide, jamais spécialement souriante. Mais elle était comme ça. La jeune Lexa qui souriait de tout et s’emmerveillait de la vie était morte depuis longtemps. Elle avait passé les épreuves pour être commandeur, elle avait perdu des choses, des gens, son innocence s’était envolée le jour où elle avait tué sa première victime, le jour aussi où Anya lui avait annoncé pour Costia. Son innocence continuait encore de s’envoler, chaque jour que les dieux leurs permettaient de vivre, elle s’eloignait au plus de ce qu’elle avait jadis pu être. Heureuse. Innocente. Une enfant.  Pourtant avec Clarke, il y’avait un petit bout de ça. «  Je n’ai pas à avoir peur de me blesser alors. » Oui. C’était une plaisanterie. Elle s’y essayait, ça ne lui réussissait pas spécialement.

La conversation se tari vaguement, et elles arrivèrent au coin de paradis que Lexa avait en tête depuis des minutes maintenant.  C’était beau. Elle ne pouvait pas le nier, et elle aurait presque pu entendre le rire de l’enfant – elle, résonnant au milieu des fleurs, tandis qu’elle se faisait tresser les cheveux. C’était un souvenir chéri, qu’elle n’oublierait pas. Mais qu’elle n’était plus. Elle se sentit emplie néanmoins d’une douce chaleur à la vue du regard de Clarke sur le lieu. Il n’y’avait pas besoin de lieu pour savoir que la jeune femme appréciait. Et Lexa en était satisfaite. Ainsi, tandis que la jeune blonde parlait à Archéon sur un ton amusé, Lexa mettait pied à terre, et se rapprochait d’elle, ayant laissé Erèbe se débrouiller avec ses rennes. Elle faisait confiance a son cheval. Un peu moins a Archéon. «  Tu amènes souvent des filles par ici, commandant ? » Elle figea. Au milieu de la plaine, les pieds dans les fleurs, l’air ébahi un peu. Puis elle secoua la tête. «  Je suppose que tu es la première. An-, Anya ne compte pas, c’est elle qui m’a fait découvrir l’endroit. »  Anya avait été la sœur qu’elle n’avait jamais eu. Son souvenir la marquait dans tous les moments de sa vie, et c’était sa faute si elle était morte. Elle ne se le pardonnerait jamais. Elle secoua la tête et se remit à avancer. «  Il faut une première fois à tout. » Elle essayait le ton de Clarke. Elle n’était pas sure que ça marche bien fort.

_________________
life is more than just surviving
If my soul could revive from my carnal remains what does it matter to me. If it all fades to black i I’m born once again then no-one really is free

 
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Mon avatar c'est :
Eliza Taylor
Bravoure :
2255
avatar
100
100
MessageSujet: Re: tame the animal, tame the pain ▬ Lexa [flash-back]    Lun 25 Mai - 11:14

C’était un sanctuaire et Clarke ne le savait pas encore, prête à faire un nouveau faux pas. Soit, leurs discussions resteraient fragiles, et parfois délicates. Elle l’avait accepté. Elle préférait faire des erreurs, et demander pardon, que de ne rien tenter et se murer dans un mutisme. Ce n’était pas sa façon de faire, et elle n’allait pas changer maintenant. Car le commandait acceptait encore sa présence, et elle ne s’était pas retrouvée menacée par une épée qu’elle n’aurait pu affronter. Constatant que Lexa descendait de son cheval, Clarke décida d’en faire de même, jugeant la hauteur, avant de glisser de Archéon, qui secoua sa tête, vraisemblablement appréciatif de sa petite liberté. «  Je suppose que tu es la première. » Elle ne put empêcher le mince sourire, qui se perdit dans ses cheveux, pour mieux mourir sur le bord de ses lèvres. « An-, Anya ne compte pas, c’est elle qui m’a fait découvrir l’endroit. » Clarke releva les yeux de sa jambe qu’elle examinait, s’assurant qu’elle ne s’était pas faite mal. Mais l’idée était déjà oubliée, alors qu’elle posait un regard surpris, et désolé, sur Lexa. Elle n’avait pas voulu dire ça, et surement le commandant le savait. Alors, finalement, elle perdit son regard sur la clairière, où les fleurs poussaient et où les insectes se repaissaient. « Je vois. » Echappa-t-elle en un murmure, ne se sentant pas d’ajouter plus, réellement. Soudainement, elle prenait en compte la valeur que ce lieu devait avoir, pour Lexa et elle pinça un peu les lèvres, Clarke.

« Il faut une première fois à tout. » Elle remarqua, la tentative, et même si elle n’était pas très réussie, Clarke ne passerait pas à côté, pas si Lexa tentait de détourner la conversation. Ce que la fille du ciel, ferait, sans rechigner. « Oui & elles sont importantes, ce sont celles dont on se souvient le plus. » Et au diable ce que ça voulait dire. Clarke ne supposait pas que la Fille Sauvage se souviendrait de cette balade toute sa vie – elle devait même être terriblement banale, à ses yeux. Pour elle, c’était autre chose. Bien entendu, qu’elle se rappellerait de sa première chevauchée en compagnie du commandant. Tout était trop sensible, et la perturbait plus qu’elle ne voulait le laisser paraitre. En ce moment de deuil trop court, et de guerre en devenir, ce semblant d’accalmie était plus que bienvenue, loin de ce sentiment d’urgence et de peur, oublier, ne serait-ce que quelques minutes, que cette terre était cruelle et que Clarke, éventuellement, ne connaitrait plus jamais le gout de l’innocence. Elle chasse ce genre de pensée, caressant un instant l’encolure d’Archéon, avant de prendre le risque de le laisser à sa gourmandise. Il ne pourrait aller bien loin, si ?

Clarke fit quelques pas dans la clairière, passant à côté de Lexa, lui adressant un mince sourire avant de continuer sur quelques mètres et de s’abaisser un peu, observant la nature qui l’entourait. Elle inspira, prit en plein poumon l’odeur de ce monde. Tout était tellement différent de l’Arche, ne serait-ce que dans les fragrances de l’air. Il y avait des senteurs sur lesquelles elle ne pouvait mettre de nom. Elle avait été habituée à l’odeur du métal, de l’espace et de l’homme. C’était tout. Elle était incapable de définir le nom des fleurs qu’elle voyait ici, parfois pour la première fois. Mais ce genre de dépaysement était plus que le bienvenu. Ses doigts la démangeaient et si elle avait eu du papier et un crayon, elle se serait mise à dessiner. Mais elle n’avait rien de tout ceci. Elle avait laissé les crayons dans le bunker, et le kit de dessin dans la Montagne. Elle devait taire l’artiste, à son grand damne, et elle tut cette frustration, aussi bien qu’elle le pouvait. Clarke poussa un petit soupir et se tourna vers Lexa. « Pourquoi m’avoir amené ici, puisqu’il est si particulier pour toi ? » Et ce n’était pas méchant, ce n’était pas vicieux, ni intrusif, comme elle savait si bien l’être, en temps normal. Car elle n’avait pas de raison. Elle ne voulait pas percer le masque de Lexa. Et si cette dernière ne lui répondait que par le silence, Clarke laisserait ainsi. C’était juste une pensée, une curiosité, au coin de ses lèvres, et dans le fond de ses yeux.

_________________

healing

Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Mon avatar c'est :
Alycia Debnam-Carey
Bravoure :
2380
avatar
Grounder ; Heda
Grounder ; Heda
MessageSujet: Re: tame the animal, tame the pain ▬ Lexa [flash-back]    Lun 25 Mai - 19:05

Il n’en demeurait pas moins que malgré tous leurs échanges elles marchaient sur un champs de mine sentimental, qui risquait d’exploser à tout moment, causant la fin de leurs tranquillités. Lexa était comme ça de manière générale, a vif, marchant sur le fil ténu des émotions. Et si elle ne comprenait pas toujours les plaisanteries de la fille du ciel, prenant les choses mot pour mot, elle faisait néanmoins des efforts. Elle avait amenée Clarke ici parce qu’elle l’avait voulu. Parce qu’elle était capable parfois de prendre ses propres décisions. Elle avait amenée Clarke ici, parce qu’elle avait eu la capacité de le faire. Parce qu’il y’avait des lieux magnifiques a coté de TonDC qu’il ne fallait pas détruire, parce que si la montagne arrêtait de jeter son ombre assassine sur leurs contrées, ils pourraient avoir beaucoup de lieux de paradis, de havres.  Et tout simplement parce qu’elle avait eu envie de montrer cet endroit à Clarke. Il ne fallait pas trop chercher, ce n’était pas comme si elle allait avoir des comptes à rendre n’est ce pas ?  

En tout cas, elle essayait de faire des efforts pour ne pas se laisser envahir par la tristesse. Elle avait perdu Anya, elle avait perdu Gustus – qu’elle avait du achever pour la loi, par la loi – et tout s’était produit trop vite. Alors, si elle avait l’impression de gagner une amie en Clarke, il n’en demeurait pas moins qu’elle essayait de ne pas être trop ouverte. Cette alliance était la porte ouverte à toutes les trahisons, cette alliance était une invitation à ce qu’elle ne finisse elle par souffrir.  Et pourtant ,c’était un peu comme si elle n’arrivait pas à se contrôler. Elle s’attachait à Clarke, et elle essayait de mimiquer ses plaisanteries, se vautrant magistralement. La fille des étoiles cependant, se contentait de renchérir, ne jugeant pas sa tentative ratée. Elle avait de la chance finalement Lexa… Peut être que oui, elle était bien tombée, ou peut être tout simplement qu’elle avait raison parfois de faire confiance à son instinct.  

« Oui & elles sont importantes, ce sont celles dont on se souvient le plus. » Elle fronça les sourcils, revenant de ses pensées. Les premières fois. Elles parlaient de leurs premières fois c’étiat ça ? Elle s’était laissée divaguer bien trop loin en bien trop peu de temps, et elle leva des yeux presque amusés sur Clarke. Plus amusés par elle même et sa capacité d’ecoute qui s’était envolée, que par la jeune blonde, mais soit. «  Je me souviendrais de ce moment avec toi. Assurément. » Mais c’était intense, trop intense. Elle ne voulait pas l’effrayer. Elle ne voulait pas l’ecraser avec des sous entendus et des sentiments qu’elle ne comprenait elle même pas. Elle secoua la tête. Chassant les fugaces pensées nimbées de romantisme. C’était stupide. «  Tout comme tu te rappellera de ta première chute à cheval je suppose. » La elle aurait pu rire Lexa, mais elle ne savait plus faire, alors elle se contenta de la lueur d’amusement dans ses yeux. Ca contenterait Clarke aussi.  Elle l’esperait. Enfin, elle espérait surtout que la jeune femme sache prendre la plaisanterie. Le contraire aurait été gênant.  Ouais, elle n’aurait plus spécialement su où se mettre Lexa…

Un moment de silence se fit, et Lexa admirait, les fleurs, la nature, la source qui coulait et Clarke, qui semblait dans son élément, du moins par sa beauté. Elle se reprit. Elle ne pouvait pas penser ça non plus. Tout était si frais, si neuf, si hâtif. Elle fronça les sourcils, perplexe un instant.  Et elle se rapprocha des quelques roches autour de la source sur les quelles elle prit appui quelques instants, trempant le bout de ses doigts dans l’eau pure et limpide. Fraiche. «  Pourquoi m’avoir amené ici, puisqu’il est si particulier ? »  Elle marqua une pause. Froncant les sourcils sur un visage doux et grave à la fois, crispant un peu plus ses machoires, avant de finalement laisser échapper un soupir. «  Je me suis dis que tu l’apprécierais. » C’était la réponse la plus sincère qu’elle puisse faire, et elle rit un peu, intérieurement, à la pensée que quelques minutes plus tot, elle pensait n’avoir aucun compte à rendre à ce propos.  «  J’avais envie de le partager avec toi. »  Ca sonnait trop sentimental. Elle ne pouvait pas dire ça, elle tourna la tête, plongeant son regard perçant dans le vague horizon. «  Tu vois, nous ne sommes pas tous des sauvages, nous savons aussi apprécier la beauté de la nature dans la quelle nous vivons. »  Une reference à ce qu’elles disaient plus tot, avant de partir. «  Ca doit être different de ce que tu voyais sur l’Arche non ? » Elle mourrait d’envie en fait, de lui demander comment c’était la bas dedans. Mais ce n’était peut être pas le moment ?

_________________
life is more than just surviving
If my soul could revive from my carnal remains what does it matter to me. If it all fades to black i I’m born once again then no-one really is free

 
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Mon avatar c'est :
Eliza Taylor
Bravoure :
2255
avatar
100
100
MessageSujet: Re: tame the animal, tame the pain ▬ Lexa [flash-back]    Mar 26 Mai - 23:52

C’était trop évident pour que Clarke ne le manque. Malgré le masque du commandant, de cette distance, petite, qui y avait entre elle. Car, à chaque interaction, cette différence diminuait et elle se sentait de plus en plus proche de Lexa. C’était infime, à peine perceptible, mais dans la sensibilité heurtée de Clarke, dans cette solitude infligée par la perte de Finn, elle en était encore plus consciente, de ces changements, de cette perception qui s’altérait chez elle, sous la présence de la Fille Sauvage. & c’était dangereux, terriblement. Que quelqu’un d’aussi puissant que Lexa s’approche. Car elle restait le leader des troupes de grounders, sur qui leur victoire reposait. Et sur qui, aussi, Clarke hésitait à reposer sa confiance. Oui, il y avait des paroles similaires qui avaient été échangées, à peine quelques minutes auparavant. Mais elles n’étaient que des poussières déjà oubliées, quand il s’agissait d’envisager l’avenir… mais ici, dans cette clairière oubliée des autres, il n’y avait rien de tel, Clarke se le rappelait, se forçait à le reconnaitre. Ce n’était pas le commandant qui était à ses côtés. C’était tout juste la vaillante guerrière. C’était Lexa, une femme qu’elle apprenait à connaitre, et à lire à travers ce que son visage n’exprimait pas.

Ca restait très instinctif, mais elle commençait à comprendre, sans devoir utiliser les rouages de son intellectuel. Peut-être il en serait toujours ainsi, que malgré tout ce qui ne se disait pas, tout ce qui ne s’apercevait pas, Clarke l’attraperait, ces morceaux d’humanités que Lexa éparpillait autour d’elle, au fur et à mesure de leur échange, comme si elle tâtait le terrain, pour voir si Clarke serait capable de les capturer de ses doigts usés. Et méticuleusement, comme elle le faisait si bien, avant, Clarke récoltait tout. Sans savoir quoi en faire. Sans savoir ce qu’elle devait en faire. De toute façon, elle avait encore le temps. Elles se connaissaient depuis si peu de jours, maintenant. « Je me souviendrais de ce moment avec toi. Assurément. » Et malgré le peu d’heures qu’elles avaient passés en compagnie de l’autre, ça ne la trompait pas. Ainsi, Clarke garda le silence, fit taire les battements de son cœur, qui crièrent à la trahison de son hôte. Elle ferma les yeux, presque douloureusement, coupable de cette affection naissante qu’elle ressentait pour le commandant. Car la perte était toujours là et elle teintait cette conversation de trop de souffrance. Ce n’était pas le temps. Ce n’était pas permis. Les morts étaient encore là, main dans la main avec elle. Comme si, en voyant ce champ de fleurs, elle les voyait à l’orée des bois, attendant son retour, attendant ses doutes, attendant ses souvenirs. « Je m’en souviendrai aussi. » Elle n’avait eu la force que de le murmurer, alors qu’elle détournait le regard de Lexa, comme si cette confession lui avait brulé la langue. C’était un terrain banni et elle tuerait la tentation dans l’œuf.

Lexa, aussi, semblait suivre le même désir. « Tout comme tu te rappellera de ta première chute à cheval je suppose. » Le rire qui échappa de la bouche de Clarke fut un peu forcé, mais il fut un semblant sincère, alors qu’en souvenir de ce rodéo improvisé, elle portait une main sur sa cuisse, qui s’apaisait lentement, quand elle ne devait pas marcher… Alors, elle se posa au sol, admirant les insectes qui pouvaient croiser son chemin, perdant son regard dans la verdure et la nature. Tout ce qu’elle avait imaginé, dans l’Arche, à quel point cela avait pu être grandiose, ne rendait pas justice à la magnificence de la Terre – combien cruelle elle savait être. Ici, c’était paisible et elle soupira. Et il y eut cette boule, qui se forma, au-dessus de son estomac, qui prit place, en quelques secondes, se solidifiant entre ses poumons, comme si elle manquait d’air. Le lieu, peut-être, était trop paisible. Qu’à force de se mentir, la vérité revenait, terrible, dans sa tête, dans son corps. Elle perdit son regard au loin, ravalant ce besoin de pleurer, sauvage et brutal. « Je me suis dis que tu l’apprécierais. » Elle hocha la tête en silence, la mâchoire serrée, comme pour empêcher le cri de désespoir qu’elle sentait tournoyer en elle. Il y avait tant de morts, et soudain, elle oublia pour quoi elle se battait. Elle était simplement capable de penser à ceux qui étaient perdus, maintenant brulés en cendres.

Elle inspira, elle se força à respirer, pour garder pied avec cette réalité, se concentrer sur les paroles de Lexa, et faire sécher les quelques larmes combattantes qui lui brulaient les yeux, alors qu’elle tournait le dos à la Fille Sauvage et forçait le vide dans sa tête, à défaut de pouvoir y trouver un quelconque calme. «  J’avais envie de le partager avec toi. Tu vois, nous ne sommes pas tous des sauvages, nous savons aussi apprécier la beauté de la nature dans la quelle nous vivons. » Clarke garda le silence, pensant à ces sauvages, qui n’en étaient pas. Eux aussi, ils étaient morts. Elle en était responsable. Elle n’avait rien pu empêcher. Eux aussi, ils étaient vivants, et étaient forts dans leurs pertes. Elle regarda Lexa, du coin de l’œil, majestueuse et régal. Elle aussi, elle avait perdu beaucoup. Ses hommes, Anya. Et le fardeau était évident. Clarke secoua la tête, passant une main dans ses cheveux, chassant l’amertume du mieux qu’elle put. « Ca doit être diffèrent de ce que tu voyais sur l’Arche non ? » Automatiquement, elle leva les yeux vers le Ciel, là où l’Arche aurait dû se situer, si elle avait été encore en orbite. Clarke prit le risque de parler, de laisser filtrer ces émotions qui menaçaient de s’échapper, qu’elle gardait pourtant sous contrôle, difficilement. Penser à l’Arche amoindrirait cette peine. « Il n’y a pas de comparaison. » Sans mal, elle revoyait les murs gris qui se succédaient, sur des pièces et des pièces entières. « Il n’y avait rien de vivant, autour de nous. Que du métal, et derrière lui, la mort de l’espace. Et il y avait la Terre en paysage. Un globe énorme, qui représentait tout, pour nous. » Clarke tendit les bras, dessinant la grandeur à laquelle la terre apparaissait. Il y avait cette impression, qui restait, dans quand elle était dans l’Arche, de pouvoir toucher ce monde, si elle tendait les bras un peu plus. Au final, son peuple se les était brisés en arrivant ici. Ironique. « On nous a toujours raconté que nous retournerions sur Terre… mais on pensait que ça serait pour une autre centaine d’années. » Elle eut un goût acide en bouche, en y songeant. Si le système d’Oxygène n’avait pas été défectueux, rien de tout ceci ne serait arrivé. Elle n’aurait pas perdu son père, elle n’aurait pas mis les pieds sur Terre. Elle n’arrivait pas à regrette ce possible manqué. Ici, ça, cette tristesse, cette blessure qui la meurtrissait à l’intérieur, elle la chérissait, car elle représentait à quel point tout ceci était réel. « L’exode a été brutal… Ca en valait la peine. » Oui, ça n’avait pas de prix et elle supporterait les blessures et les pertes. Car maintenant, c’était sa Terre aussi.
Spoiler:
 

_________________

healing

Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Mon avatar c'est :
Alycia Debnam-Carey
Bravoure :
2380
avatar
Grounder ; Heda
Grounder ; Heda
MessageSujet: Re: tame the animal, tame the pain ▬ Lexa [flash-back]    Mer 27 Mai - 22:33

C’était dur pour Lexa, cette émotion qui poignait en elle , ce sentiment d’appartenance au genre humain, ce cœur qui battait d’une manière dont elle aurait du s’en inquiéter. Tout était si dur. Incomprehensible un peu, presque. Tout était si compliqué. Elle devait en avoir peur. Clarke était une allié, une personne de haut rang qui avait réussi ce que personne avant elle n’aurait fait. Clarke était la personne qui avait fait l’alliance avec elle, et elle la respectait de leader à leader, mais elle l’appréciait aussi. Enormement, de femme à femme, de personne à personne et c’était quelque chose qu’elle s’interdisait pourtant de ressentir. C’était dur. De venir  ici, d’amener quelqu’un d’étranger dans un lieu qui comptait tant. C’était compliqué, de se livrer, en parlant, alors elle ne parlait pas, elle essayait de tout transmettre  à travers des gestes, des regards.  

Et parfois elle avait des erreurs qui quittaient sa bouche, ses lèvres. Et parfois, c’était plus fort qu’elle. Elle se souviendrait de ce moment. Ce n’était pas quelque chose que l’on disait à quelqu’un que l’on connaissait a peine, et pourtant il y’avait ce sentiment en elle, cette impression qu’elle avait attendu Clarke toute une vie, et que désormais les barrières retombaient. Non bien sur, les barrières ne tomberaient jamais. Elle était Lexa, Heda kom trigedakru, chef de la coalition, elle était le commandeur, et jamais elle ne pourrait s’abaisser a apprécier quelqu’un comme ça de nouveau. Costia avait été suffisante, et sa mémoire serait a jamais chérie. Jamais elle ne pourrait rien ressentir d’aussi fort, d’aussi cruel aussi. Et jamais elle ne succomberait à la faiblesse qui la ferait souffrir à nouveau. « Je m’en souviendrai aussi. » Son cœur manqua quelques battements, elle le mit sur le compte de la surprise. Ca ne pouvait pas être autre chose. Elle changea de sujet. Il y’avait des chemins sur les quels il ne fallait pas s’enfoncer, et c’était mieux de les éviter. Elle était devenue bonne pour ça Lexa avec le temps. Elle était douée pour éviter ce qui gênait, ce qui la gênait, ce qui pouvait la heurter. Elle n’aurait pas réussi à survivre sinon.

Le petit rire de Clarke la laissa perplexe, mais elle ne dit rien. Elle ne savait pas vraiment discerner le vrai du faux dans un éclat. Pas comme ça. Pas aujourd’hui peut être. Le moment retomba, Clarke semblait bizarre un peu, et Lexa ne savait pas spécialement comment réagir, alors elle parla de nouveau, avec une telle sincérité que c’en était douloureux. Pour elle, assurément, pour Clarke peut être aussi, sans qu’elle ne le realise. Et droite au milieu de la presque prairie, elle lâchait quelques mots qui étaient plus chargés de sens et de souffrances qu’elle ne l’aurait voulu.  Clarke semblait mal. Elle ne savait pas quoi faire. Elle parla encore. Avec maladresse. Peut être qu’elle n’était qu’une donneuse de leçon, qu’elle était incapable de gérer une conversation. Qu’elle était incapable de gérer aussi des sentiments et de l’humanité. Elle ne savait pas. Elle n’aurait peut être pas du dire tout ça. Elle était captivée cependant, par les mouvements aux coins des yeux de Clarke, par son visage fermé, sa main presque assurée dans ses cheveux. Elle était captivée. Un peu séduite. Son regard était lourd sur la fille du ciel. Et elle secoua la tête, posant une question pour détendre l’atmosphère. Si Clarke se mettait à pleurer pour de bon, elle n’était pas sure de savoir quoi faire.  Prendre les chats dans les bras en leur tapant dans le dos ca n’était pas son genre.

Alors parler de l’arche semblait être une solution. Peut être.  «  Il n’y’a pas de comparaison. » Elle fronça les sourcils. Elle essayait de comprendre. Ça ne semblait pas si facile à expliquer pour Clarke, mais Lexa gobait chacune de ses paroles. Tout ce qu’elle disait. Sur le métal, sur la terre. Sur les générations. Elle buvait tout ce que la blonde disait. «  L’exode a été brutal… Ca en valait la peine. » Elle laissa, Lexa, échapper une  respiration, un souffle qu’elle n’avait pas eu conscience d’avoir retenu.

 «  Ca devait être étrange. » Elle essayait de se figurer tout ça Lexa. Mais elle n’y arrivait pas bien. Parce que vivre dans une boite ça ne lui plaisait pas. «  Tout a une signification, tout est fait pour une raison ou une autre. Si vous êtes ici, vous, et non pas vos générations futures c’est que vous avez des grandes choses à accomplir. » Son regard s’empli d’une certaine tendresse. «  Nos peuples unis feront de grandes choses. » C’était une façon comme une autre pour Lexa de dire qu’elle appréciait qu’ils soient ici. ET probablement qu’elle appréciait la compagnie de Clarke. Oui, c’était une façon comme une autre de dire les choses. Elle n’était pas spécialement aisée dans ce domaine, Lexa. Ce n’était plus à prouver. «  Je suis heureuse de t’avoir rencontré. » Elle essayait. «  Pour nos peuples. » Et elle revenait en arrière.

_________________
life is more than just surviving
If my soul could revive from my carnal remains what does it matter to me. If it all fades to black i I’m born once again then no-one really is free

 
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Mon avatar c'est :
Eliza Taylor
Bravoure :
2255
avatar
100
100
MessageSujet: Re: tame the animal, tame the pain ▬ Lexa [flash-back]    Ven 29 Mai - 11:54

C’était là, sans que ça ne soit oppressant. Présent, douloureux, vif, sur ses épaules, dans sa cage thoracique, la démangeant sous sa peau, incapable de la faire sortir, cette peine. Et c’était fort, destructeur, revivifiant. Clarke ne donnait pas dans l’auto-apitoiement. Mais il y avait des égarements, où elle se sentait incapable de reprendre son souffle. Elle était submergée, engloutie par tout ce qu’elle avait fait, par ce qui remplaçait son humanité, ses valeurs, sa morale. Ce n’était pas que de la survie, c’était se servir de ce qui l’avait détruite, pour se reconstruire. Combler les trous de son existence, ces perforations insupportables, par ce qui la rebutait. Devenir ce qu’elle n’aurait jamais voulu devenir. C’était nécessaire, pas pour elle, mais pour les autres. Perdre tout ce qu’elle avait été, innocente et révolté, pour se laisser forger par la cruauté de cette Terre. C’était un deuil encore plus meurtrier que la disparition de Finn. Et dans ce lieu si paisible, la révélation se construisait devant ses yeux. C’était de l’égarement. Ça irait mieux. Mais il n’y avait aucune pression, Lexa n’en faisait aucune, alors Clarke se permettait le vice de ressentir cette souffrance, l’espace de quelques pensées morose. C’était nécessaire, ça aussi.

Oui, Lexa, dans sa délicatesse dissimulée sous les grimages du commandant, ne pressait pas Clarke, et elle le nota, la fille du ciel, secrètement redevable de cette patience, de ce détournement de sujet, qui lui permit de se recentrer, de reprendre ses esprits, de se faire violence, une fois de plus, pour faire taire cette morosité qui lui prenait l’âme et la déchirait en de fin morceaux de lumière. « Ca devait être étrange. » Clarke haussa les épaules, prenant une longue respiration, alors qu’elle abandonnait cette tristesse en même temps qu’elle repassait sur ses souvenirs. Tout était si loin, la petite fille qu’elle avait été, qui admirait sa mère, était depuis longtemps partie. Il ne restait que les remords, la rancune et la résolution. Tout ce dont elle avait besoin pour avancer, et ne plus se retourner (si seulement…). « Quand c’est tout ce que l’on connait, ça ne l’est pas vraiment. » Une vie faite de métal et d’espace. Ça aurait pu être impossible pour les grounders, pourtant, ça avait été la réalité de Clarke pendant presque 18 années. Certains trouvaient les règles sur Terre terribles. Ils n’avaient pas tués pour un simple vol de médicament, ou pour avoir tenté de faire de l’alcool de manière illégale. C’était plus qu’une seconde chances qu’ils vivaient, ici, en ce bas monde. C’était une toute nouvelle vie, avec une quantités d’infinies possibles. Et Clarke avait envie d’en découvrir le plus possible, pour effacer la calamité que son peuple avait été sur le ciel, et qu’il continuait d’être. Les habitudes étaient bien rodées, et il serait difficile de les changer.

« C’est que vous avez des grandes choses à accomplir. » C’eut le mérite d’arracher un sourire à Clarke, ironie qui refoula sa peine. Le visage encore un peu tiré par ses réflexions silencieuses, elle se tourna vers Lexa, presque rayonnante de la moquerie qu’elle s’apprêtait à dire. « Ou de grandes erreurs à accomplir ? » Clarke n’était pas une fervente de la destinée, du devoir, d’un Grand Tout qui dépassait l’entendement. Quand elle voyait le massacre qu’elle avait évité, et ceux qu’elle n’avait pu éviter, s’il y avait quelque chose d’un Intelligence Cosmique, d’un Feu Violet ou d’un Lumineux, elle se disait qu’il s’était perdu dans un autre coin de la galaxie. Elle eut un mince sourire, chassant sa pensée. « Mais oui, j’aurais été jalouse, à un moment de ma vie, si je n’avais pas été capable de vivre ça. Beaucoup espéraient découvrir la Terre, quitter l’Arche. Même si on était complètement stupide de penser qu’on était les seuls survivants. » Ce fut dit en un soupire, qui n’entacha en rien sa soudaine joie de vivre, face au manque cuisant de logique de la part de ceux qui s’étaient chargés de tirer cette conclusion.

« Nos peuples unis feront de grandes choses. » Ca, elle l’espérait. L’union faisait la force, et les deux peuples avaient tout à gagner de rester joints. La réanimation des faucheurs n’était qu’une première étape. Le peuple du ciel avait tellement à apporter et avec le temps que celle Alliance leur offrait, Clarke espérait vraiment que les siens saisiraient cette opportunité. Ils n’avaient nulle part où aller, plus d’espace à retrouver. Alors, elle hocha la tête, retournant à sa contemplation silencieuse de la clairière. « S’ils arrivent à s’accepter mutuellement, oui. La Montagne ne sera qu’un puissant exemple. » Peut-être que tout ne serait pas une question de survie pour les générations à venir. Avec Lexa et son désir de paix, il y avait des chances que ce soit le cas. Qu’après l’ennemi tombé, il ne reste plus rien de ces vieilles peurs qui justifierait l’animosité. « Je suis heureuse de t’avoir rencontré. Pour nos peuples. » Un sourire se glissa sur ses lèvres et Clarke, finalement, se releva. Il y avait toujours cette fatigue, dans le fond de son regard, mais elle avait chassé le pire, le plus oppressant. « Et je suis heureuse que ça soit toi, le commandant… pour nos peuple. » Bien entendu.

_________________

healing

Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Mon avatar c'est :
Alycia Debnam-Carey
Bravoure :
2380
avatar
Grounder ; Heda
Grounder ; Heda
MessageSujet: Re: tame the animal, tame the pain ▬ Lexa [flash-back]    Mar 2 Juin - 20:40

C’était dur. La conversation, la situation même. C’était dur. Et cette sensation qu’avait Lexa qui la poussait à vouloir n’être pour Clarke que Lexa. Comme si le commandeur n’était pas forcement nécessaire, comme si pour une fois plus que d’usuelle, elle pouvait se libérer de ce carcan. C’étiat un moment volé au temps, elle s’appercevrait qu’il y’en aurait d’autres plus tard, tous causés par la même personne, dans ce proche futur qui s’offrait à elles. Généreux & Tyranique à la fois. Mais pour l’heure, la fille de la Terre ne voulait pas imaginer briser ce moment la. C’était pour ça qu’elle, parmis d’autres choses, ne pressait pas Clarke sous les questions que son esprit curieux pouvait imaginer. Si ça ne tenait qu’a elle, à Lexa, la fille, pas spécialement le commandeur, elle aurait conduit Clarke jusqu'à un havre de paix comme celui ci, et l’aurait gardé la bas, l’innondant de questions. Mais elle ne pouvait pas. Elle n’était pas Juste Lexa. Et c’aurait été un tort que de faire ça. Elle découvrirait d’ailleurs bien assez vite que Clarke ne serait jamais aussi belle qu’avec cette lueur de détermination guerrière qu’elle aurait dans leurs prochaines entrevues. Guerriere. Diplomate. Fille des étoiles.

Et les étoiles, Lexa s’y intéressait assez. Elle n’arrivait pas, la presque sauvage, a imaginer que l’on puisse vivre dans une boite géante dans le ciel. Enfin, plus précisément elle l’imaginait, mais elle ne comprenait pas tout. Ce n’était pas tant qu’elle soit bête, c’était qu’elle, elle avait toujours connu la terre, les maisons faites à partir de terre, a partir de bois, elle avait haï le métal quand il n’était pas une arme. Elle avait vécu les pieds dans le sol, écoutant l’air du vent , les pleurs des chats sauvages et les hurlements des bêtes. Elle avait vécu avec l’idée que les étoiles étaient les fragments du passé dont on contait les histoires. C’était fabuleux de se dire que dans les étoiles il y’avait des gens, il y’avait cette fille qui était à ses cotés maintenant. C’était dur à assimiler, mais c’était fascinant au fond.  Et elle, au milieu de ça, elle essayait d’apprendre et comprendre, pour mieux connaître.  « Quand c’est tout ce que l’on connait, ça ne l’est pas vraiment. »  Elle hocha la tête. Avec sagesse. «  Tout comme nous vous semblons étranges et parfois sauvages, quand pour nous tout est naturel. » Ils avaient a apprendre les uns des autres. Et si ils arrivaient à faire preuve de tolérance c’était un bon début. Elles étaient le début, avec leurs intérêts mutuels pour le peuple de l’autre, Octavia et Lincoln l’étaient aussi, bien qu’Octavia soit d’avantage dans l’assimilation des terriens que Lincoln des Skaikru. Mais c’était un début. Et le commandeur en Lexa était satisfait de cela. Pour l’alliance. Bien sur.

Mais c’était dur. De se départir des habitudes. De s’ouvrir à la nouveauté. Surtout quand, comme pour les cents, la nouveauté vous heurtait de plein fouet. C’était brutal, virulent, parfois douloureux. Les guerres, et les invasions l’étaient souvent. Cependant, un accord était la, il existait. Une aura de paix et de lien, qui se tissait peu à peu. Lexa essaya de rassurer la blonde dont les réflexions semblaient aller trop loin. La terre était un tapis de mystères, et les terriens, n’en étaient pas plus ouvert. « Ou de grandes erreurs à accomplir ? » Ça la fit presque sourire. Presque.  Et elle se retint quelques instants, tandis que Clarke parlait à nouveau. «  Nous faisons tous des erreurs. Plus les responsabilités sont grandes, plus les erreurs le sont elles aussi. » C’était peut être plus fort qu’elle, toujours donneuse de leçon, non mauvaises, sans que ça ne soit teinté de méchanceté, juste par bonté d’ame et par connaissance de ce qui était. Elle avait trop vécu. «  Nous ne pensions pas forcement qu’il y’avait des survivants dans le ciel. C’était une légende. Nous ne nous attendions pas à ce que vous tombiez. Comme ça. Et à ce que vous soyez si… » Elle chercha son mot. «  Si jeunes. » Ils avaient été surprit aux débuts, de voir des colons de cet age, indisciplinés, sans hiérarchies, et puis ils avaient mit du temps à comprendre.

Par chance, maintenant, tout ceci était le passé. Maintenant il y’avait l’alliance, et en cette alliance, Lexa y croyait sincèrement. Peut être que c’était naïf de sa part. Mais pour elle, cette alliance était l’avenir de leurs peuples. A moins que quelque chose de terrible ne se mette au travers de leurs chemins. – Elle n’en doutait pas, ça arriverait peut être – Lexa désirait la paix et espérait l’obtenir. « S’ils arrivent à s’accepter mutuellement, oui. La Montagne ne sera qu’un puissant exemple. » Elle hocha la tête a nouveau, imperceptiblement, et perdit son regard dans la grande prairie autour d’elles.  En silence. Avant de ne lâcher qu’une simple phrase à la quelle Clarke répondu, éclairant son visage d’un sourire qui fit louper à la guerrière un battement de cœur. « Et je suis heureuse que ça soit toi, le commandant… pour nos peuple. »  Pour nos peuples. Ces simples mots, échos à ceux qu’elle avait dit plus tot, étaient à la fois  une salvation et une torture. Elle se retint cependant, laissant le silence s’instaurer entre elles deux. Ce n’était pas pesant. Juste, bien. Agréable. Et si elle sentait poindre en elle, de sottes idées, elle secoua la tête, comme pour les chasser.

«  Il ne faudrait peut être pas tarder à rentrer. » Elles avaient toutes deux des obligations qu’elles fuyaient depuis quelques heures maintenant. Mais, il y’avait cette boule à l’interieur de sa gorge, comme si elle voulait profiter de ce moment avec Clarke, comme si elle avait l’impression que leurs destins étaient liés l’un a l’autre. Comme si, tout simplement, la présence de la blonde lui devenait vitale dans les prémices de ce qui serait une relation cordiale et amicale. Oui. Amicale. «  A moins que tu n’apprécie de rester plus longtemps, cette zone offre un merveilleux point de vue sur les étoiles. »  C’était presque murmuré, comme si elle savait que ce n’était qu’un faux rève, qu’une proposition que l’autre devrait de toute façon refuser.

_________________
life is more than just surviving
If my soul could revive from my carnal remains what does it matter to me. If it all fades to black i I’m born once again then no-one really is free

 
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Mon avatar c'est :
Eliza Taylor
Bravoure :
2255
avatar
100
100
MessageSujet: Re: tame the animal, tame the pain ▬ Lexa [flash-back]    Ven 5 Juin - 23:19

Clarke chérirait ce moment, privé et secret dans le méandre de ses mémoires. C’était particulier, empreint d’une nostalgie douloureuse, d’une perte encore vive, à fleur de peau, d’une compagnie nouvelle, que la fille découvrait, appréciait un peu plus à chaque seconde. C’était remplacé l’importance d’un être par un autre. Et c’était stupide, terriblement dangereux, profondément inconscient, aussi. Mais c’était ainsi qu’elle réapprendrait à vivre, aimerait à nouveau, un jour, le goût de l’oxygène. En attendant, elle enlevait de ses épaules ce qui pouvait l’être, tentant d’alléger le fardeau de son existence. La Fille Sauvage n’avait rien à voir avec ça… ou peut-être que si, justement ? C’était comme du poison, qui se répandait dans ses veines et infiltrait chacune de ses cellules. Les grounders, même sans armes, étaient dangereux, et Clarke s’en rendait tout juste compte. La sagesse et la compassion de Lexa – en plus de son joli minois- étaient un duo ravageur et parole après parole, les réticences de la blonde s’envolaient, comme emporté par le vent qui soufflait à la surface de la Terre. Une bouffée d’air. « Nous ne nous attendions pas à ce que vous tombiez. Comme ça. Et à ce que vous soyez si… Si jeunes. » Ce n’était pas rafraichissant. C’était réel, hésitant. Cruel, parce que Clarke non plus ne se serait jamais vu en exploratrice d’un ancien monde. Son peuple avait été sans pitié pour eux. Que se serait-il passé si la Terre n’avait pas été survivable ? Une centaine de jeunes, morts. Fantastique.

Clarke esquissa un sourire triste, la mélancholie que cette constatation soulevait, elle ne prenait pas la peine de la cacher. Il n’y avait rien à cacher. Ça n’avait pas été facile, oui, et il y avait eu des erreurs, des morts. Certains par sa faute et il n’y avait pas une seconde sans laquelle elle ne sentait la culpabilité et la responsabilité serrer ses doigts autour de sa gorge, la privant d’oxygène, parfois de volonté de se débattre. Mais Clarke était une saloperie à abattre et à chaque coup bas, elle se redressait un peu plus. Bientôt, elle ne sentirait plus la culpabilité de la perte et du meurtre. Mais c’était encore trop tôt. Il y avait encore un peu d’espoir, encore un peu d’innocence qui attendaient d’être anéantis par un missile envoyé d’une montagne. « Nous n’avons jamais été préparés pour ça. Il y a eu plus que des erreurs qui ont été commises, là-bas, à la navette. » Elle parlait de ça, comme si c’était un Ailleurs, longtemps passé, presque oublié. Dans ses os, c’était la sensation qu’il en était. Alors que tout ceci remontait à quelques jours, deux semaines, tout au plus. Ah. Ça lui donnait l’impression que plusieurs vies s’étaient écoulées entre ces jours-là et cette balade dans les bois en compagnie de celle qui avait été la dirigeante de ses ennemis. « Pour la plupart, ce n’étaient que des enfants, qui étaient là pour des délits mineurs. » Certains ne méritaient pas l’enfer dans lequel ils avaient été plongés. « La Terre nous a rendu plus fort, en un sens. Pas nécessairement plus mature. Il y a des choses que nous n’apprendrons qu’avec l’âge. » Elle passa une main dans ses cheveux, arrêtant de scruter l’horizon pour le simple plaisir de noyer ces sens de la vue qu’il y avait, dans ce lieu. « Mais d’une certaine manière, je me sens terriblement vieille. » Une fatigue de l’âme, une tristesse de devoir combattre, encore. « Et pourtant, je ne pense pas que ma mère ferait mieux, actuellement. » Clarke eut une petite grimace pour illustrer le fond de sa pensée. C’était compliqué. Ils avaient été trop jeunes, mais au final, ça ne les avait rendu que plus féroces pour la survie.

Archéon s’approcha, presque repu de son pâturage. Il vint renifler Clarke avant de tenter de lui grignoter quelques mèches blondes. Ce à quoi elle répondit en le bousculant un peu, bien décidée à montrer sa supériorité à l’animal qui prenait trop ses aises. Des paroles trop sensibles furent échangées, et Clarke conserva ça, bien profondément, bien précieusement, dans un endroit où son cœur avait l’habitude d’être, avant qu’il ne soit totalement brisé. « Il ne faudrait peut être pas tarder à rentrer. » Elle hocha la tête en silence, regardant le commandant, regardant heda, regardant Lexa. Regardant la fille sous le masque, préservant son silence, se mordant la lèvre inférieure. Oui. Ca avait été plus qu’un caprice, de rester ici, ainsi, à l’abri des regards, à l’abri des tensions. « A moins que tu n’apprécie de rester plus longtemps, cette zone offre un merveilleux point de vue sur les étoiles. » Le murmure fut à peine capturé, Clarke égarée dans la crinière d’Archéon qui profitait de l’affection qui lui était offert. Elle releva la tête, puis la pencha faiblement sur le côté, une lueur de malice dans le fond de ses yeux. « Autant l’idée me plait bien, je n’ai pas envie de soulever une chasse à l’homme tout de suite. » Il n’y avait qu’à imaginer sa mère, qui devait être en train de s’inquiéter du temps de l’absence de sa fille. Et le reste du village. Cette balade n’était pas destinée à durer, et elles le savaient parfaitement, toutes les deux.

Clarke abandonna l’encolure de sa monture, comblant la distance qui la séparait de Lexa, oubliant la chaleur encore présente dans sa cuisse, oubliant celle naissante à l’intérieur de ce creux, dans son plexus solaire. « A l’occasion, j’aimerais beaucoup retourner ici. » Elle marqua une pause, jouant avec les doigts de sa main, avec l’aide de son pousse. « Avec toi. » Sinon, ça n’aurait pas été pareil, ça n’aurait pas la même saveur, ni la même douceur.

_________________

healing

Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Mon avatar c'est :
Alycia Debnam-Carey
Bravoure :
2380
avatar
Grounder ; Heda
Grounder ; Heda
MessageSujet: Re: tame the animal, tame the pain ▬ Lexa [flash-back]    Sam 6 Juin - 23:15

« Nous n’avons jamais été préparés pour ça. Il y a eu plus que des erreurs qui ont été commises, là-bas, à la navette. » Elle fronça les sourcils Lexa, elle savait, Anya lui avait fait ses comptes rendus, elle avait été au courant des faits et gestes des envahisseurs du ciel, elle avait su ce qu’ils avaient fait, les armes étranges dont ils disposaient, la façon qu’ils avaient eu de faire du bruit inconsidéré, et les bombes. Elle avait entendu parler de l’explosion qui avait tué Triss, elle avait entendu parler de l’anneau de feu, elle avait eu des rapports, et elle savait qu’ils avaient cassé une discussion de paix. Comment aurait elle pu ne pas le savoir. Ils avaient fait des erreurs. Et peut être qu’eux, terriens du trigeda, ils avaient aussi commis quelques erreurs. Enfin, ils avaient réagis comme un peuple normal que l’on envahissait. Ils s’étaient défendus. Elle fronça les soucils un peu Lexa, et puis elle se perdit dans des réflexions, silencieuses, laissant les mots de Clarke s’imbriquer en elle. « Pour la plupart, ce n’étaient que des enfants, qui étaient là pour des délits mineurs. La Terre nous a rendu plus fort, en un sens. Pas nécessairement plus mature. Il y a des choses que nous n’apprendrons qu’avec l’âge. »  Et effectivement ils apprendraient. L’alliance de leurs deux peuples serait une bonne chose pour les deux. Elle ne pouvait pas cependant dire qu’ils étaient pardonnés par leur statut d’enfant, il y’avait des choses qui ne se faisaient pas, des choses que l’on ne pouvait pas se permettre.  Elle exhala un peu, regardant droit en face d’elle, la blonde jeune femme.  «  Ce n’est pas forcement l’age qui fait tout. C’est la façon de grandir aussi. »  Encore une fois, elle sonnait trop comme une donneuse de leçons, elle n’aurait pas pu s’en empêcher. «   Qu’entends tu par des délits mineurs ? » Elle ne savait pas spécialement qu’en penser. Avaient ils été des assassins , ou bien l’étaient ils devenus a cause d’eux ? C’était, triste d’imaginer cela en fait. Et ses yeux étaient captivés par le mouvement des mains de Clarke dans ses longs cheveux. Ils étaient magnifiques. Elle se demandait peut être ce que ça ferait de s’y perdre. Elle secoua la tête. «  Tu l’es, mentalement tu as grandi je suppose. Les épreuves ont cette capacité à nous vieillir plus que de raison. Le poids des décisions est parfois plus lourd que le poids des années. » Et la sagesse encore. Toujours.  «  Et pourtant, je ne pense pas que ma mère ferait mieux, actuellement. »   Ah. C’eut le mérite de faire presque sourire Lexa, mais d’un sourire entendu. Non, effectivement, la chancelière aurait fait pire, assurément. Mais il y’avait des choses qu’elle ne pouvait pas dire, elle se contenta d’un simple «  Tu as réussi à accomplir une alliance. Toi et moi en sommes les garantes. » C’était une fierté peut être. Mais c’était également clair, que l’alliance n’aurait pu être signé avec personne d’autre, que ce soit avec le virulent Bellamy, le sage Kane ou… Abby Griffin.

Elle ne parla plus de ça. Elle ne se sentait pas d’épiloguer la dessus et il fallait…  Il fallait partir peut être. Les chevaux s’étaient reposés, et elles aussi. Il fallait se remettre en marche. Rentrer toutes les deux jusqu'à une zone plus sure. Elle n’en avait pas envie, et pour une fois, elle avait envie de fuir ses responsabilités, de pouvoir n’être qu’a la fille a ses cotés, même si celle ci ne voudrait probablement pas de sa compagnie, pas comme ça. C’était juste…. Non. Il fallait qu’elles rentrent. Point. Et si le mumure était sorti, elle espérait qu’il ne soit pas entendu. Le commandeur n’avait pas à faire de telles propositions.  «  Autant l’idée me plait bien, je n’ai pas envie de soulever une chasse à l’homme tout de suite. » Elle se mordit la lèvre Lexa, et passa la main dans la toison d’Erèbe qui revenait à elle. Elle avait été entendue, mais Clarke, ne disait rien, du moins, ne la jugeait pas.  La distance se brisa, devenant quelques centimètres, à distance d’un souffle, comme si un simple mouvement pouvait lui permettre de toucher cette peau qui lui semblait si douce. Elle frémit. Garda son corps sous contrôle. Elle regarda, la femme blonde, lâcha Erèbe. Et se laissa emporter par le flux des émotions, par les courants qui la perturbaient. Elle se retint cependant d’agir, et fixa les lèvres qui se mirent à parler. « A l’occasion, j’aimerais beaucoup retourner ici. » La suite, elle la devina presque, mais tandis que Clarke la disait, elle laissa un sincère et rare sourire se glisser sur ses lèvre. . « Avec toi. »  C’était presqu’un frisson, et la lutte pour ne rien faire qui ne se faisait pas. Elle garda son sourire quelques instants, et puis, elle parla, doucement, sans bouger, comme si la peur que le moindre mouvement ne casse le moment, et ne la fasse faire quelque chose d’inconsideré, demeurait la, accrochée à son ame. «  Ce sera un plaisir. Vraiment. »

Elle n’aurait jamais du dire ça, mais il en était ainsi, elle se trouvait faible en face de cette fille du ciel, qui venait tout chambouler. C’était comme si son cœur la trahissait. Mais il était trop tot pour qu’elle agisse. Se connaissant, elle savait, qu’elle n’agirait jamais. Elle ne le pouvait pas.  Un moment passa, et l’instant se figea dans sa tête comme le souvenir d’un presque qui ne serait finalement jamais. «  Nous devrions y’aller. » Comment essayer de convaincre, quand elle n’arrivait même pas à se convaincre elle. Un flou passa derrière ses yeux. Elle reprit. «  Je ne voudrais pas que ta mère croit a un enlèvement, il serait dommage que l’alliance se brise déjà. » Ca passait presque pour une plaisanterie. Une légèreté.

_________________
life is more than just surviving
If my soul could revive from my carnal remains what does it matter to me. If it all fades to black i I’m born once again then no-one really is free

 
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Mon avatar c'est :
Eliza Taylor
Bravoure :
2255
avatar
100
100
MessageSujet: Re: tame the animal, tame the pain ▬ Lexa [flash-back]    Mer 17 Juin - 21:37

Ça devenait lointain, cette nostalgie. Bien, éventuellement, si elle y croyait assez fort, Clarke ne la ressentirait plus. C’était triste, d’espérer arriver au vide des sentiments. Tout était à vif, écorché à l’intérieur de son cœur. Ça ne faisait que quelques heures, deux jours, tout au plus. Et déjà, c’était de trop. Finn avait été le point final d’une lente chute aux enfers. Et à présent qu’elle atteignait le bas-fond, c’était la première fois qu’elle voyait la Terre sous un autre angle. Ce n’était plus menaçant, ni inquiétant. Et ça la perturbait, plus que de raison. Que malgré ce courroux incessant, il y avait, aussi, cette paix qui s’installait, qui délogeait des maux, en créant une douleur diffuse. Oui. Lexa avait beau prodigué leçon sur leçon et Clarke, brisée, s’en servait pour se reconstruire, Lexa n’en restait pas moins une compagnie apaisante. Malgré les discussions et cette sensibilité à fleur de peau. Malgré tout ce qu’elle ressentait, comme si c’était du feu qui était enfoncé dans ses os. Ce n’était pas un apprivoisement respectif. C’était plus délicat que ça. Plus fragile. Presque éphémère. « Qu’entends tu par des délits mineurs ? » La respiration de Clarke se transforma en un soupire, alors qu’elle se souvenait des discussions innocentes qu’elle avait eu, avec certains. « Vol, bagarre, alcool. » Ce n’était pas rien, parfois. Beaucoup avaient été fait sous le coup de l’émotion, ou alors, pour le goût de la fuite. Fuir cette idéologie d’enfermement, cette notion que leur existence était condamnée, d’une manière ou d’une autre. Fuir l’injustice qui régnait dans l’espace. Fuir ce cul-de-sac de l’histoire humaine.

Ils avaient tous une certaine part d’innocence, quand ils avaient été enfermés dans cette navette. Et ils l’avaient tous perdus, dans la jungle du monde. C’était ironique et un mince sourire décrivant le fond de la pensée de Clarke se dessina sur ses lèvres. Aucun n’avait mérité ce sort. Et pourtant, est-ce que les survivants méritaient leurs places ? Clarke, elle, ne pensait pas mériter ce statut, et préférait être six pieds sous terre. Mais elle ne le pouvait pas. Il y avait un devoir, qu’elle se devait de remplir. Une promesse qu’elle s’était faite à elle-même. Un but plus fort que cette envie de s’arrêter et de laisser le temps l’engloutir. « Le poids des décisions est parfois plus lourd que le poids des années. » Le bleu de son regard se posa, en un battement de cils, sur Lexa. Il n’y avait pas d’étonnement, pas de douceur, ni de douleur. Il n’y avait que cette constatation qui peignait son regard. Cette idée, profonde, terrible, que Lexa aussi, vivait de ce sentiment. Il y avait des années volées, pour que d’autres ne les perdent pas. Ah, quelle noble cause, que le sacrifice. Il aurait leur peau, à toutes les deux. En attendant… «  Tu as réussi à accomplir une alliance. Toi et moi en sommes les garantes. » En attendant, il y avait les vivants. Ceux qu’il fallait défendre. Ceux qu’il fallait sauver. « Tout ne dépend pas que de toi et moi. » Ça aurait été si simple, autrement. « Nos peuples sont très réticents, l’un envers l’autre. » Les siens avaient accepté l’alliance, à défaut d’être écraser par l’armée de Lexa. Les grounders avaient accepté l’alliance, pour le remède qu’ils apportaient. Mais une fois qu’il n’y aurait plus cet avantage, que resterait-il ?

Clarke tut sa crainte, elle n’eut pas vraiment l’occasion de la formuler, ni l’envie, qu’il était déjà temps de partir. Aussi plaisant le lieu était-il. Les bonnes choses connaissaient toutes une fin, et leur balade approchait de la sienne. Et elle céda à l’instant, à l’émotion, à l’envie. Proposant une autre escapade, quand l’occasion le permettrait. Elle ne lâcha pas Lexa des yeux, pas une seconde, pas une seule fois, alors qu’elle suivait son regard, voyant où il s’égarait, sans le noter, sans s’en offusquer, sans chercher à stopper les battements de son cœur qui se contractèrent douloureusement en elle. Il y eut un moment où son souffle se stoppa entre ses poumons, se perdit, entre sa gorge et sa bouche. « Ce sera un plaisir. Vraiment. » Et elle recommença à respirer, poussée par Archéon, le moment qu’elle craignait arrivé ne se produisant pas. Ses esprits retrouvés, elle marqua un pas en arrière, puis un deuxième, attrapant les brides de sa monture, qui stoppa net, prêt à reprendre du service. Des regrets, dissimulés, s’échangèrent et, durement, Clarke hocha la tête, avant de sourire, à la remarque sur sa mère. « Ne leur donnons pas une raison de précipiter les choses. » Ça serait un plaisir, que d’arracher ce plaisir à Abby. Elle se tourna alors vers Lexa, un ennui familier, puisqu’il datait de peu. « Hm. Tu m’aides à monter ? » Heureusement, cette fois-ci, il n’y avait plus de rouge à ses joues.

_________________

healing

Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Mon avatar c'est :
Alycia Debnam-Carey
Bravoure :
2380
avatar
Grounder ; Heda
Grounder ; Heda
MessageSujet: Re: tame the animal, tame the pain ▬ Lexa [flash-back]    Lun 22 Juin - 18:18

Pourquoi. Pourquoi se retrouvaient elles ici, toutes les deux, dans cet endroit exilé du temps, avec la connaissance du fait qu’elles ne pouvaient pas y rester éternellement. Pourtant elles étaient la, la blonde et la brune, la fille du ciel, avec son regard dur et sa blessure au cœur, et la fille du Sol, la terrienne, qui avait fermé ce qu’elle était, au fond d’elle même, pour être le commandeur. Et elles parlaient, l’une, l’autre, vivant leurs vies en les contant un peu mieux. Elle découvrait Lexa, ce que le ciel faisait, les délits qu’avaient fait des jeunes gens, pour mériter de gouter à la terre. Elle découvrait. Elle comprenait. Elle aurait pu les plaidnre, mais ils étaient arrivés en conquérant. Elle hocha la tête. Elle comprenait ce que Clarke disait. Ils n’étaient pas innocents, mais ils n’étaient pas des tueurs. Pas à la base. Ils l’étaient devenus. C’était un peu le cas des terriens, au commencement ils avaient été des survivants, des agneaux egarés résistants aux mutations, aux radiations, puis ils avaient fait ce que doit faire chaque personne pour survivre, ils s’étaient battus, ils avaient luttés, conquis, ils avaient instaurés des cité qui étaient devenues des clans, ils s’étaient refaits à partir de rien et ils avaient perdu cette innocence qu’au fond, personne n’avait peut être jamais.

Elle pensait trop. Elle se perdait dans un trop plein de choses et peut être aussi, un trop plein de leçons. C’était juste, qu’elle était la, et qu’elle savait ce que c’était que devoir diriger alors que l’on n’avait ni l’age, ni l’envie de le faire. Elle était le commandeur, elle avait été désignée pour ça, née habitée par l’esprit de celui qui commandait avant elle ? Elle était le commandeur, celle vers qui les douzes clans se tournaient. Alors oui, elle savait tout ce que ça pouvait dire de devoir gérer, d’être la personne vers qui l’on se tournait pour que les choses aillent, et quand les choses n’allaient pas. « Tout ne dépend pas que de toi et moi. » Elle hocha doucement la tête. « Nos peuples sont très réticents, l’un envers l’autre. » . C’était vrai. Mais sans elles cette alliance n’existerait pas. Son regard se plongea dans celui de la fille du ciel. « Ils le sont oui. Mais l’enemi commun est plus fort que ces différents que nous pouvons avoir. » Elle aussi, elle avait été réticente à Clarke au début. Elle avait été vite conquise. Elle ne rajouta rien.

Elle ne pouvait s’empecher de fixer Clarke, Lexa, de fixer ses lèvres qui semblaient douces, de regarder son corps, en écoutant tout ce qu’elle disait. Elle serait ravie de revenir ici, avec elle. Mais l’heure touchait trop vite à sa fin et une proposition demeura, celle de revenir. Ca lui plaisait. Ca lui faisait quelque chose et elle se jura de tout faire pour qu’elles puissent venir. Pour qu’elles puissent le faire. Revenir toutes les deux une fois que cela serait fini. Elle se retint alors de parler, réprimant ses pensées stupides qui voulaient garder Clarke, uniquement pour elle, et elle acquiessa leur départ. « Hm. Tu m’aides à monter ? » La aussi, elle acquiessa, et hocha la tête plus doucement. « J’en serais ravie. » Sans plus attendre, et à regret, elle se rapprocha un peu plus, et attendit que Clarke ne fasse le mouvement de monter, pour l’aider du mieux qu’elle pouvait. Il était temps de rentrer, de dire au revoir a ce moment paisible et volé qu’elles avaient partagées toutes les deux. Et tandis qu’elle rejoignait elle aussi son cheval, le masque de commandeur tomba a nouveau tandis que son regard se vidait presque de toute émotion. C’était comme si le regain d’humanité qu’elle avait eu, venait de s’envoler alors que les responsabilités revenaient à la charge. Elle n’avait pas le choix de toute façon. Il fallait qu’elle soit le leader. Elle n’était que ça.

_________________
life is more than just surviving
If my soul could revive from my carnal remains what does it matter to me. If it all fades to black i I’m born once again then no-one really is free

 
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Contenu sponsorisé

MessageSujet: Re: tame the animal, tame the pain ▬ Lexa [flash-back]    

Revenir en haut Aller en bas
 
tame the animal, tame the pain ▬ Lexa [flash-back]
Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Revenir en haut 
Page 3 sur 3Aller à la page : Précédent  1, 2, 3
 Sujets similaires
-
» Stay with the commander ▬ Lexa [Flash Back]
» une recette bonne et pas chere...le pain de viande
» Quizz (mon animal preferer)
» LOU PAN GROUMAND (pain gourmand)
» Crise du Pain !!!!

Permission de ce forum:Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
Red Sands :: HORS RPG :: Archives RP - V1-
Sauter vers: