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 tame the animal, tame the pain ▬ Lexa [flash-back]

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MessageSujet: Re: tame the animal, tame the pain ▬ Lexa [flash-back]    Mar 14 Avr - 23:36

« Je ne sais pas où regarder. »   La simple phrase prononcée par la princesse du ciel – Lexa supposait qu’il s’agissait de quelque chose comme ça, elle avait entendu Bellamy l’appeler ainsi, et avait supposé que c’était une espèce de titre, ou de nom affectif. Bref, c’était quelque chose qui lui allait bien, bien qu’elle n’oserait jamais l’appeler ainsi de ses propres lèvres, ça ne se faisait pas -, non, la simple phrase prononcée par Clarke, toucha quelque chose en Lexa. C’était la sensibilité des mots, c’était la chose elle même, mais aussi tout ce que cela pouvait sous entendre, et c’était aussi un peu l’air perdu, tout ce que ça voulait dire. Oui, ça toucha quelque chose en Lexa, ça l’ému un peu, et elle plongea son regard sur Clarke, sur sa silouhette – assurée en apparence mais probablement effondrée à l’interieur. C’était quelque chose qu’elle connaissait. C’était quelque chose par quoi elle était passée, et bien sur, si elle se refusait à dire un seul mot sur l’homme que Clarke avait tué, sur ce sang qui avait fondé leur alliance, elle se doutait que la leader des étoiles devait probablement expérimenter quelques difficultés. A ce sujet, comme parmi tant d’autres. Lexa ne disait rien, ce n’était pas son rôle. Alors elle se contenta d’une proposition, qui lui semblait des plus intéressantes, et des plus prudentes aussi. Clarke acquiessa, et sa façon de répondre, cette espèce de rire, de plaisanterie peut être, allégea le poids dans le cœur de Lexa. «  Par ici. » Il y’avait la naissance d’un sourire sur ses fines lèvres, mais c’était un sourire avorté qui ne savait pas naitre. Il y’avait un semblant de joie dans son cœur, et peut être la sensation qu’elle pourrait éventuellement parvenir a devenir amie avec la blonde à ses cotés, mais c’était compliqué, mais c’était… interdit. Mais ça n’était pas le sujet surtout. Elle se raidit sur son cheval, et la promenade commença.

Leur conversation s’approfondit d’ailleurs sur Alexandre le Grand, alors qu’elles s’éloignaient d’avantage de l’enclos des chevaux et des tentes de commandement. Ça lui plaisait à Lexa, d’imaginer un grand homme, juché sur un cheval comme elle l’était souvent, une lance à la main. Elle avait une épée, mais l’idée était la même au final. Peut être Indra collait elle d’avantage à l’image, mais la conquérante, l’unificatrice c’était elle. Et elle se perdait dans d’absurdes réflexions. Avait il une cape lui aussi ? Avait il unis plusieurs nations ? Avait il eu le cœur brisé ? Considerait il que l’amour était une faiblesse ? «  Lexa » Son nom. Au bout des lèvres de Clarke. Son nom, son simple nom, murmuré comme ça au gré de leur chevauchée, et son cœur fit quelque chose d’étrange, qu’elle garda de coté. Il y’avait quelque chose de grisant dans cette prononciation, quelque chose d’enivrant, et elle se jura de tout faire pour l’entendre a nouveau. Plus tard. Elles auraient l’occasion peut être. Peut être qu’elles seraient Clarke et Lexa et auraient des conversations comme celle qu’elles avaient sur le moment ? Peut être que…  Si elle ne gâchait pas tout avec ses maladresses verbales, et ses propositions qui pouvaient être mal interprétées. Mais qui furent néanmoins bien comprises. «  Je trouverai bien quelqu’un,oui. L’histoire, même oubliée, est importante. Et la partager l’est tout autant. » Lexa hocha la tête. Il n’y’avait rien de plus vrai, et le simple fait que Clarke accepte cette notion de partage lui donnait de l’espoir. L’alliance serait l’une des meilleures choses à arriver aux terriens. «  Je ne peux qu’approuver. » C’était agréable comme ça, de chevaucher en parlant, en échangeant des avis, des idées. Elle s’y faisait Lexa, elle supposait qu’elle pourrait s’y faire, et tandis qu’elle se perdait dans des pensées sur un futur qui elle espérait arriverait, elle regardait Clarke se débrouiller avec Archéon, d’une meilleure façon qu’elle ne l’aurait imaginée. Bien sur, Archéon, était un cheval difficile, et elle était prête à intervenir si il le fallait, mais Clarke avait geré la situation, ce qui empli Lexa d’une nouvelle fierté. La leader des skaikru avait plus d’une flèche à l’arc de ses compétences, et elle ne pouvait pas dire que ça lui déplaisait. «  & Je te raconterai l’histoire d’Alexandre avec plaisir. Il n’y’a pas que les jeunes qui ont le droit de la connaître. »  Elle pencha la tête, touchée légèrement par la manière dont cela était annoncée, et Lexa répondit presqu’immediatement. «  Ce sera un plaisir. Peut être pourrais-je t’offrir des légendes de mon peuple, bien que je crains n’être point une bonne conteuse. » Elle était commandeur, elle n’était pas une conteuse, ou une ancienne chargée de garder l’histoire, et pourtant pour Clarke, et ses yeux couleur horizon, elle était prête à faire des efforts. Peut être qu’elle aurait du considérer cela comme un signe et se rétracter, mais non, à ce moment précis, elle trouvait que c’était une bonne chose. Une bonne idée.

Tout comme il était une bonne idée de parler d’éducation des jeunes. Elle ne doutait pas après tout que dans les années à venir, ils aient des raisons d’enseigner d’une manière commune à des jeunes qui viendraient peut être à la fois du ciel et de la terre. Si Octavia et Lincoln arrivaient à s’aimer, peut être que cela serait le cas d’autres terriens et archéens. Après tout, tous n’étaient pas comme Lexa à considérer l’attachement comme la pire des faiblesses. Fascinée, elle écouta. Ce que Clarke disait ressemblait au tronc commun qu’ils enseignaient. Lire, écrire. Compter. Elle arrivait à comprendre, et se figurait un peu que les choses étaient finalement pareilles. Bien sur il y’avait quelques différences, compréhensibles, mais soit. Elle n’intervint pas, laissant Clarke continuer. «  J’ai appris avec ma mère, quand j’avais douze ans. Je voulais devenir médecin. »  Lexa la fixa quelques instants, puis elle réalisa que leurs médecins étaient les soigneurs, les guérisseurs, et elle se risqua à poser une question. Esperant ne pas trépasser ses droits. «  Tu ne le souhaite plus ? »

Elle aurait du cependant s’attendre à ce que la question ne lui soit retournée. Qu’en était il pour eux ? Le regard argenté de Lexa se perdit quelque peu dans le vague, tandis qu’elle fixait les huttes, les maisons des habitants de TonDC. «  On peut dire que notre éducation de base ressemble à la votre. Nos jeunes sont également choisis selon leurs capacités et leurs gouts pour rejoindre des voix qui les intéressent. La guérison. La guerre. La politique. La chasse. La pèche. Autant de choses que tu ne peux l’imaginer. »  Elle se raidit un peu, ralentissant la cadence tandis qu’Erebe semblait en avoir marre de piétiner. «  Et parfois, des guerriers d’exceptions, des généraux, des chefs de village ou des chefs de guerres, prennent des apprentis guerriers sous leur tutelle. C’est ce que tu appelle le concept de second/mentor. Ils les entrainent, les forment à gérer tout autant qu’ils ne gèrent, et les rendent comme eux, voir parfois même meilleurs. Anya était le meilleur mentor dont l’on puisse rêver. » Et peut être qu’elle avait toujours un peu admiré Anya, cette grande guerrière qui avait su s’affirmer, qui avait été toujours la pour elle, même après, même quand elle avait été découvert commandeur. «  Cela satisfait il ta curiosité ? Est ce different de ce que tu t’imaginais sur nous ? » Elle se doutait que ça l’était forcement, mais qui aurait pu en vouloir à Clarke ?  Après tout, les terriens aussi s’imaginaient des choses sur les archéens qui étaient probablement fausses.

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MessageSujet: Re: tame the animal, tame the pain ▬ Lexa [flash-back]    Mer 15 Avr - 21:04

Clarke ne pensait pas à un futur, après la chute de la Montagne. Elle n’avait que ça en tête, ses pensées toujours tournées vers la guerre. Accepter que les deux peuples partagent leur histoire n’était pas planifié, pour autant, la fille du ciel aurait été stupide de refuser la proposition du commandant et elle accepta spontanément (mais qu’est-ce qui n’était pas spontané, chez Clarke ? le plus grand nombre de ses actes se basaient sur cet instinct de survie profondément ancré en elle). Ici, ce n’était pas de la survie. Peut-être était-ce envisager la vie, comme elle pouvait se présenter, quand celle-ci n’était pas constamment menacée. Ce n’était pas tout à faire une promesse, pour autant, Clarke l’anticiperait avec un sourire. Cela les rapprocherait, d’en apprendre l’un sur l’autre, comme elles étaient occupées à le faire, Lexa et elle.  « Ce sera un plaisir. Peut être pourrais-je t’offrir des légendes de mon peuple, bien que je crains n’être point une bonne conteuse. » Pour peu, la fatigue de son esprit aurait été chassée au fur et à mesure de sa conversation avec le commandant. La promenade était vivifiante, comme si elle pouvait laisser une partie de ses soucis dans TonDC – une partie seulement – la présence de l’animal l’apaisait, même si elle avait tous ses sens en activités. Le fait de se concentrer sur autre chose que sa culpabilité était un bon moyen de lui faire oublier quelques instants le poids de ses actes, et ses épaules furent presque légers. Presque, seulement. Sans oublier Lexa… Clarke posa, à nouveau, ses yeux sur elle, un brin de malice accroché à ses prunelles. « Ne sois pas modeste. Tu vis pour ton peuple, assurément tu conteras très bien ses histoires et ses légendes. » Lexa elle-même en était une, non ? Dans tous les cas, Clarke ne se plaindrait pas de passer une heure, ou deux, à écouter la langue du commandant, autour d’un feu de camp, ou dans la tente de celle-ci.

Et pour le moment, ce n’était pas le passé dont il était question, mais d’éducation. Clarke s’écarte sur sa propre expérience, pour illustrer ses propos. Même si elle se perdit dans ses propos et qu’elle regretta, quand elle sentit l’attention affutée de Lexa se poser sur elle. Elle détourna le regard, entendant la question, avant qu’elle ne soit posée, réellement. « Tu ne le souhaite plus ? » Clarke serra la mâchoire, pinça ses lèvres. Elle ne voulait pas lui répondre et elle restait sûr que si elle gardait le silence, le commandant ne le prendrait pas mal. Mais s’il y avait bien à quelqu’un avec qui elle pouvait se confier, Clarke, s’était avec l’autre cavalière. Lexa avait déjà fait preuve de considération, la veille, quand elle avait du mal à se détacher des cendres de Finn. Peut-être comprendrait-elle, ici aussi. Enfin, soit, avant qu’elle ne songe réellement à tout ceci (la raison viendrait, quand elle repenserait à cette discussion, tard dans la nuit) les mots s’échappaient déjà et elle constata, presque impuissante, le chemin sur lequel elle s’était rendu. « Je ne sais pas. » Elle marqua une pause, laissant sa main glisser sur la peau d’Archéon qui agita ses oreilles. « J’ai tué des gens, sans essayer de les sauver. » Il y avait Atom, dont tout ce qu’elle avait pu faire, fut d’apaiser la douleur. Il y avait ces grounders, qu’elle n’avait même pas cherché à aider, ni à soigner. Car, au-delà de l’humain, elle voyait l’ennemi. « J’ai été habituée au sang, à la mort… mais pas de cette manière-là. » Sur l’Arche, il suffisait qu’elle laisse ses pensées à la clinique et la perte d’un patient ne l’affectait pas plus que nécessaire. Ici, elle n’arrivait pas à faire la scission et elle se sentait submergée par tout ceci, se noyant dans la sauvagerie et le massacre. « Et j’ai peur que ça ait pris tellement de place, en moi, qu’il n’y ait plus de place pour le médecin que je voulais devenir. » Car elle n’était plus sûre, non plus, de vouloir l’être. Elle associait ce rôle avec sa mère. Et depuis qu’elle connaissait la vérité à son propos, avec la mort de son père, Clarke ne voulait plus rien avoir à faire avec elle, sur ce sujet. Mais tout ceci resterait tabou, et elle s’assurerait que rien ne lui échappe.

Pour les devenirs, Clarke, finalement, s’intéressa aux enseignements que recevaient les jeunes grounders, par un simple retour des politesses. Attentivement, elle écouta la voix de Lex a, ne perdant pas de vue le chemin que prenait les chevaux, se contentant de suivre le mouvement, sans donner de réelle direction à Archéon. Après tout, il connaissait certainement mieux les bois qu’elle. Clarke retint les similarités et les différences du trigedakru, les attaches qu’il y avait, dans la relation seconde/mentor. « Anya était le meilleur mentor dont l’on puisse rêver. » Clarke retint un sourire triste, se rappelant sans mal la guerrière qui lui avait fait vivre un petit enfer. Elle n’osait pas imaginer à quoi ressemblait un entrainement avec elle. « Alors elle doit avoir fait de toi le meilleur commandant. » La parole pouvait être considérée comme vide, mais le compliment était tout de même là. Elle prenait en compte la force qui avait habitée Anya, et la considération que Lexa lui portait. Sans compter que peu de commandant auraient acceptés la paix avec le peuple du Ciel. Tout du moins, elle le supposait. Enfin, ce n’était qu’un trait d’esprit comme un autre. Elle espérait que ça ne lui attirerait pas une autre rancune. « Cela satisfait il ta curiosité ? Est-ce différent de ce que tu t’imaginais sur nous ? » Elle hocha un peu la tête, perdant son regard dans la végétation qui l’entourant, reconnaissant un chemin qu’elle avait pris, des jours auparavant, retenant le souffle au cœur, se concentrant sur ce que Lexa disait, au lieu de l’ombre qui s’imposait en elle. « Je n’ai pas eu le temps de pousser le vice jusqu’à imaginer votre système éducatif. » Avoua-t-elle avec un petit sourire. Sur les quelques semaines qu’elle était sur terre, elle avait été trop inquiétée par la survie des siens que pour réellement construire des hypothèses sur la société des grounders. « Ma curiosité est satisfaite, merci. » Ce fut presque chaleureux, même. « S’il te vient l’envie de m’en apprendre plus, à votre sujet, je suis tout ouïe. » Autant ne pas clore le sujet, ou le laisser ouvert, pour plus tard. Il y avait des portes qu’il était bon de garder ouvertes. Puis, quelque chose lui revint en esprit et elle tourna sa tête vers le commandant, une interrogation toute simple sur le bout de sa langue. « Est-ce que tu as un second ? » Elle restait dans la logique de la transmission de savoir. N’y avait-il pas plus grand honneur que d’apprendre sous la tutelle du commandant ? Clarke n’en avait pas vu, aux abords de Lexa et elle supposait la présence d’une exception, pour elle.

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MessageSujet: Re: tame the animal, tame the pain ▬ Lexa [flash-back]    Jeu 16 Avr - 10:12

Elle en proposait des choses Lexa, elle se figurait déjà un futur qui pourrait être presque paisible. Elle imaginait quelque chose de calme, des moments où elle aurait le temps d’apprendre des skaikru. Après tout son règne de commandant avait été composé de guerres, de déceptions, de victoires, de souffrance, et d’alliances, pourquoi ne pourrait elle pas toucher à la paix un jour ? Bien sur, elle ne voulait pas demander plus que son du, bien sur elle savait qu’elle mourrait peut être dans l’attaque sur la montagne, mais elle avait envie de vivre. Elle avait envie de rester la, et de profiter de l’alliance. Elle avait envie de faire encore de plus grandes choses. Elle savait qu’avec les skaikru ils pourraient bâtir de meilleures villes, qu’ils pourraient trouver des styles de vie plus surs. Elle savait que c’était probablement le début d’une grande ère. Si ils parvenaient à conserver l’alliance. Si elle ne mourrait pas, et que Clarke survivait également. Car sous d’autres leaders elle n’était pas sure que les choses continuent de cette manière. Alors oui. Elle proposait des choses pour l’avenir, et elle profitait de la conversation.

« Ne sois pas modeste. Tu vis pour ton peuple, assurément tu conteras très bien ses histoires et ses légendes. » Elle aurait pu rougir. Mais elle se contenta d’hocher la tête. Ce n’était probablement pas faux, et Clarke avait assurément raison, elle était son peuple, elle vivait pour lui. Elle n’ajouta rien, elle était touchée que la fille du ciel lui fasse une sorte de compliment, et elle ne trouvait pas nécessaire de renchérir, laissant les mots s’imbriquer en elle tout simplement.

Desormais elles parlaient d’education, et si elle comprit que la question qu’elle venait de poser avait blessée Clarke, elle ne le regrettait cependant pas. Certaines blessures devaient être ré-ouvertes pour pouvoir être mieux soignées. Alors elle attendit, ne prenant pas mal le silence qui s’instaurait, tout a fait consciente qu’elle n’aurait même peut être pas de réponse. Elle ne pousserait pas. La question était la c’était suffisant. « Je ne sais pas. » Elle écouta, ne lâchant pas Clarke du regard. « J’ai tué des gens, sans essayer de les sauver. » Elle avait vu des guérisseurs dans ce cas, des guérisseurs achevant avant même de tenter car ils savaient que c’était trop tard. Elle ne reagit pas, Clarke n’avait pas finit de parler. « J’ai été habituée au sang, à la mort… mais pas de cette manière-là. » Lexa fronça les sourcils mais ne dit toujours rien. Les mots avaient besoin de sortir, elle s’en doutait. « Et j’ai peur que ça ait pris tellement de place, en moi, qu’il n’y’ait plus de place pour le médecin que je voulais devenir. » Elle attendit. Elle comprenait. Elle ne comprenait certes pas tout, mais elle pouvait comprendre que l’avenir entier de Clarke avait fissuré quand elle était arrivé sur terre, elle pouvait comprendre qu’elle avait du sang sur les mains et que rien jamais ne serait pareil. Elle attendit quelques minutes peut être ? Et elle parla. « Le sang et la mort ne sont pas des concepts qui disparaitront, quoi que tu fasse ils te suivront et il faudra apprendre à vivre avec. » Lexa – donneuse de leçon était réapparu, mais elle ne pensait pas à mal, elle voulait… elle voulait juste offrir à Clarke ce qu’elle avait apprit de la vie. Bien sur, leurs vies étaient différentes, mais elles se comprenaient, il y’avait quelque chose de similaire entre elles deux, et si les expériences de Lexa lui avaient appris des choses sur la vie, elle trouvait important de les partager avec Clarke, parce que Clarke ne méritait pas de passer par autant de souffrance. « Et si tu ne veux pas être médecin, ou guérisseur, c’est ton choix. Tu es sur terre, tu n’es plus dans ton Arche, tu es un leader Clarke, je crains que tu n’ais pas spécialement la place pour être autre chose. » C’était peut être vrai. Mais peut être que les leader avaient le temps pour autre chose en temps de paix ? Elle reprit doucement. « Mais j’ai vu ton regard quand tu nous a mené devant Lincoln que ta mère a sauvé, j’ai vu la fierté de l’acte mais le soulagement qu’il soit en vie. Je t’ai vu capable de rendre la vie et de la prendre quand il le fallait pour éviter les souffrances. Je pense que tu serais un bon soigneur. Tu en as les capacités et le discernement. » C’était un compilment, mais avant de l’être, c’était la vérité. Clarke pouvait être honorée d’avoir gagnée autant de …. Paroles de la part de Lexa. Ce n’était pas comme si le commandant avait l’habitude de parler autant, et de choses de cette sorte. Mais c’était sorti. Elle avait jugée cela nécessaire aussi.

La suite de la conversation se faisait avec la même sincérité et une spontanéité que Lexa se découvrait à regret. Elle n’avait pas pu non plus s’interdire de parler d’Anya dont l’absence était encore durement réalisable. Elle ne doutait pas que les conseils de la guerrière auraient été une bonne chose maintenant. Ca ne serait pas le cas. Il fallait s’y faire. « Alors elle doit avoir fait de toi le meilleur commandant. » Etait ce un compliment pour la remercier des précédents ? Non, elle ne pensait pas que Clarke soit manipulatrice et stupide au point de tenter la flatterie. Alors elle prit le compliment, et sourit, en hochant la tête. « Elle a fait de moi quelqu’un qui essaye de l’être en tout cas. » Et elle devait reconnaître que ça marchait bien. Elle était le commandant de l’unification. Celui de l’alliance avec le ciel. Et elle serait celui qui faisait tomber la montagne. D’autres avaient ils pu se vanter de cela ? Probablement pas. Tout comme d’autres ne seraient probablement pas la en train de parler d’education, avec la skaikru. Elle était différente. Elle n’était peut être pas meilleure, mais elle savait être bonne en tout cas. Et elle était ravie d’avoir pu donner à Clarke un avant gout de ce qu’était la culture Terrienne. Bien sur, peut être un jour l’amenerait elle à Polis. C’était le futur. Elle n’avait pas besoin d’y penser. Pour l’heure le présent était agréable aussi. « S’il te vient l’envie de m’en apprendre plus, à votre sujet, je suis tout ouïe. » Lexa pencha un peu la tête en silence. Elle garderait ça pour plus tard, le sujet resterait ouvert tant qu’il aurait besoin de l’être et elle espérait qu’il ne ferme jamais. « Est ce que tu as un second ? » La question qui suivit par contre la surprit, et elle crispa un peu son visage, quelques secondes avant de tenter de reprendre un air usuel. « Je n’en ai pas. » Ça sonnait un peu vide, mais elle ne savait pas si elle était capable d’expliquer les raisons de son choix quelqu’un comme ça. Bien que réflexion faite, Clarke était peut être l’une des mieux placée pour comprendre. « J’ai décidé de ne pas prendre de second quand le moment est venu. » Elle aurait pu mentir peut être. Dire tout simplement qu’elle n’avait pas trouvé la personne idéale – ce qui était vrai aussi – mais elle préféra contineur sur la voie de la vérité. « De manière générale on s’attache aux seconds. » Et elle n’avait pas besoin d’en dire plus n’est ce pas ? S’attacher, même affectivement à quelqu’un, même sans notion d’amour dans le sens le plus charnel du monde, restait une faiblesse, elle l’avait dit. Elle se raidit un peu sur son cheval. « En tant de guerre, mon second serait l’une des premières cibles. » Et elle avait refusé d’infliger ça a quelqu’un. Tout comme elle n’offrirait jamais plus son cœur à personne, tant il venait avec la notion de danger, a la fois pour la personne de son choix et pour elle. Enfin du moins, c’est ce dont elle s’était persuadée.

Soucieuse d’alleger la conversation, par crainte peut être de vérités qui viendraient l’ebranler, elle reprit la parole. « Regarde » D’un geste elle lui fit signe de tourner la tête . « De la, nous avons une vue d’ensemble sur TonDC, et si nous continuons vers la gauche nous entrons dans la forêt. Desires tu continuer la promenade ? »

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MessageSujet: Re: tame the animal, tame the pain ▬ Lexa [flash-back]    Jeu 16 Avr - 23:17

Une partie de Clarke aurait dû la mettre en garde contre Lexa. Elle restait le commandant d’une large armée de grounders, elle restait la fille qui avait demandé l’exécution de Finn – en accord avec leurs lois, mais soit. Plus d’une semaine auparavant, Clarke brulait vif trois-cents guerriers envoyés par elle. Oui, il y aurait dû y avoir plus de réticence et de prudence. Pour autant, la fille du Ciel n’arrivait pas à garder à l’esprit qu’elle devait se méfier, de Lexa. Elle partait, sur une base un peu innocente peut-être, qu’une alliance avait été fondée. Sur le sacrifice d’autres vies. Et si Lexa était ne serait-ce qu’à moitié le commandant qu’elle paraissait être, elle n’aurait pas abandonnés ces vies pour rien. Et puis, il y avait tout ce qu’elle avait fait. Elle avait écouté Clarke alors que personne ne l’aurait fait – Indra aurait eu sa peau, si ça n’avait pas été pour les ordres de son leader. Elle avait reconnu ses gestes, ses actes, et elle était bien une des rares à ne pas la juger, pour avoir mis elle-même un terme à la sanction de Finn. Lexa était perspicace, elle reconnaissait les fantômes qui poursuivraient Clarke, car elle était surement poursuivie par les mêmes. Et Clarke n’arrivait pas à s’enlever ça de l’esprit. Plus que de savoir qu’elle partageait une souffrance commune avec le commandant, Clarke le sentait, en était témoin. Elle ne pouvait pas se montrer méfiance. Car si, en effet, Lexa avait voulu la tué, cela aurait été fait depuis longtemps – il n’y avait pas de jeu de faux semblant, comme au Mont Weather.

Tout ceci l’amenait à se confier sur des doutes qui ne regardaient qu’elle et qui en aurait ennuyé la plupart. Mais Clarke sentait le regard de Lexa sur elle, à chaque instant où ses mots s’échappaient, et elle les sentait capturés par la cavalière qui l’accompagnait. C’était imposant, elle aurait pu en être vaguement intimidée. Ce n’était pas le cas, car elle se sentait écoutée. Même si quelques conventions se seraient esclaffées des échanges qu’ils y avaient entre elles. Clarke appréciait le silence que Lexa savait respecter et elle se concentra sur le bruit de la nature, repoussant le flot de ses émotions, de sa perdition, qui étaient remonté jusqu’à sa gorge et qui auraient fait trembler ses muscles, s’ils n’étaient pas déjà si tendus. Elle clarifia ses esprits, chassa un peu sa peine. « Le sang et la mort ne sont pas des concepts qui disparaitront, quoi que tu fasses ils te suivront et il faudra apprendre à vivre avec. » Elle poussa un soupir, leva les yeux vers Lexa. Elle avait cette confrontation féroce dans le regard, qui prouvait qu’elle le savait, qu’elle l’acceptait. Pour autant, elle ne se laisserait pas faire. Clarke savait qu’elle ne surpasserait jamais la peine et qu’elle continuerait d’entendre les cris de ces guerriers réduits en cendres, si elle tendait l’oreille. Ça ne l’empêcherait jamais d’avancer… pour les autres. Elle, elle ne savait pas. Et ce, malgré les conseils bien avisés de Lexa (ça aussi, ça aurait pu lui paraitre étrange, que le commandant prenne autant de temps, et de patience, à lui donner son opinion, qu’elle supposait sage et avenant. Rares chez les grounders, ou même dans son peuple, auraient été ceux qui auraient acceptés de la guider de cette manière. Et elle n’arrivait pas à se méfier de ça, Clarke. Au contraire. Elle était reconnaissante des efforts de Lexa, de cette manière qu’elle avait de la confronter à la réalité du monde, ne lui offrant aucune illusions, la forçant par ses mots à continuer d’avancer.)

« Tu es sur terre, tu n’es plus dans ton Arche, tu es un leader Clarke, je crains que tu n’aies pas spécialement la place pour être autre chose. » Elle poussa un faible soupir, levant les yeux vers la cime des arbres, détaillant le ciel bleu qui s’étendait au-dessus de leurs têtes. Elle chercha un point dans l’atmosphère, là où l’Arche avait l’habitude de se trouver. Elle se souvint, d’une époque où tout était beaucoup plus simple, où la Terre et ses problèmes semblaient si lointains. Tout était presque oublié, maintenant, dans l’effervescence et la sauvagerie des moments qui savaient le devenir, par excellence. « Je ne suis pas le leader, pour l’Arche. Je n’ai pas demandé à l’être et ils ne m’ont pas choisi. » Elle eut un petit sourire ironique qui se perdait sur ses lèvres. « Ma mère l’a été. » Aussi mauvaise cette idée avait-elle été. Au moins préférait-elle que ce soit Abby, plutôt que Jaha, à la tête de l’Arche. « Ils me laissent faire, principalement parce que tu m’écoutes et que je suis prête à me salir les mains pour leur bien. » Du venin dans ses propos ? non, c’est juste votre imagination. « Dès que je ferai quelque chose qui ne sera pas à leur goût, ils tenteront de me mettre sur le côté. » Elle haussa les épaules, connaissant à la perfection les prétendus leader qui étaient au pouvoir. Elle avait grandi à leurs côtés, ce qui lui permettait de bien présager les évènements à venir. « Ce n’est pas dit que je me laisserai faire pour autant. » Clarke renvoyait une vision contrastée de sa position. Elle n’aimait pas ce rôle, de tête, de dirigeant. Elle n’était pas faite pour ça, même si elle continuait de s’imposer dans ce statut. D’abord, ça avait été les 100, maintenant l’Arche. Était-elle la seule à avoir une vision cohérente de l’ensemble de leur situation et des choses qui étaient nécessaires pour survivre ? « Pas tant que ceux enfermés dans la Montagne ne soient saufs. » C’était ça, ça ne serait jamais que ça. Après, que restait-il, pour elle ? Rien.

Ce n’était pas au goût de Lexa, vraisemblablement. Clarke écouta ses propos, revivant sans mal la résurrection de Lincoln. Elle avait encore la terreur qui lui mordait la peau, quand elle repensait à l’état dans lequel il avait été…  « Je t’ai vu capable de rendre la vie et de la prendre quand il le fallait pour éviter les souffrances. » Son cœur se serra plus vite que ses lèvres se pincèrent, resongeant à Finn qui s’écroulait. Elle sentait encore sa chaleur sur sa peau, son souffle sur le bas de son visage. Elle eut un geste nerveux, se frottant les mains, comme si le sang n’était plus là, alors que tout ce qu’il y avait sur ses doigts, c’était l’odeur d’Archéon, qui ne sembla pas perturbé une seule seconde par l’agitation passagère de sa cavalière. Mais Finn n’était pas là, il avait été brulé avec les dix-huit innocents qui avait tué. Cette page avait été tournée. En apparence. Clarke, elle garderait toujours ce coin corné, pour une page marquante de sa vie. Traumatisante. (Petit bonheur aurait-il été, de constater que tout se passait si vite qu’elle n’avait aucune possibilité de se placer en victime. Finn était mort et plus vite que le temps qu’il n’avait fallu pour que ses os soient transformés en poussière, Clarke se devait d’avancer, car des 100 qui avaient commencé cette aventure avec elle, il en restait 46 qui attendaient d’être libéré. Finn ne les libèrerait pas – même si la victoire serait en partie la sienne- Clarke, oui.) « Je pense que tu serais un bon soigneur. Tu en as les capacités et le discernement. » C’eut le don de la calmer un peu, de lui tirer un maigre sourire sur le bord des lèvres. Obtenir la reconnaissance du commandant devait représenter quelque chose, non ? Si seulement… « Merci, pour la confiance que tu portes en mes capacités de soigneur, même si celles-ci sont incomplètes. » Elle n’avait pas eu le temps de finir son apprentissage avec sa mère. Elle avait appris pendant cinq années, ce qui lui avait permis d’obtenir un niveau suffisant, pour autant, elle savait qu’il y avait des choses qui lui resteraient impossibles. Elle aurait pu être médecin, ça n’aurait jamais fait d’elle un chirurgien. Clarke possédait les fondements, il lui manquait la spécialisation, l’expérience. Sur Terre, il lui manquait aussi le matériel. Même si, en constatant tous ceux qu’elle avait sauvé, depuis qu’ils étaient arrivés ici, relevait presque du miracle. « Mais je pourrais avoir tout le talent du monde, que puis-je faire, quand le cœur n’y est plus ? » Car c’était ça, qui lui faisait problème ? Oh, Lexa pourrait toujours lui répondre que la nécessité était un leitmotiv plus que suffisant. Sur le long terme, qu’en aurait-il été ?

Ah, le cœur et les sentiments que celui-ci engendrait. Si le sien battait toujours dans sa poitrine, Clarke le sentait mort, depuis qu’elle avait enfoncé une lame dans celui de Finn. Tout restait douloureux. Elle arrivait à percevoir ce qui l’entourait, grâce à sa raison. Mais le goût et l’enjouement n’étaient pas réellement présent. (Certes, cette balade avait Archéon – et Lexa – avait réchauffé un peu Clarke, mais le mal était toujours là, ancré et douloureux). Et Lexa avait beau être le commandant, il n’en restait pas moins qu’elle avait ses souffrances aussi. « Je n’en ai pas. » Clarke fronça un peu les sourcils, étudiant la brune du coin de l’œil, ne ratant pas la sévérité naturelle chez elle. « De manière générale on s’attache aux seconds. » Ça lui arracha un sourire et elle se souvint des paroles de Lexa, prononcée la veille. Hodness laik kwelness. Ou quelque chose qui sonnait dans cette gamme. « En tant de guerre, mon second serait l’une des premières cibles. » Le sourire de Clarke s’adoucit, tout comme les reflets qui tournaient dans ses yeux. Elle respectait le ressenti de Lexa, mais ne pouvait empêcher cet élan de compassion et de compréhension envers elle. Lexa se devait de rester droite et stoïque, par la position que son rôle lui incombait. Pour autant, Clarke ne doutait pas une seule seconde que tout ce que Lexa aurait voulu faire, c’était de s’attacher. A son peuple, à d’autres. C’était un comportement sauvage qu’elle tentait de refreiner. Ah. Fille Sauvage. « C’est solitaire… » Ce fut plus une réflexion, pour elle-même. Clarke avait été habituée à la solitude. Elle avait été isolée pendant une année, les seuls contact qu’elle avait, était avec ses geôliers. Mais depuis quelques jours, elle se sentait encore plus seule qu’elle ne l’avait jamais été. Elle se demandait, si Lexa ressentait cette solitude de la même manière. « Ce n’est pas fatiguant, de s’interdire de s’attacher ? » C’était une question simple et envahissante à la fois. Mais elles avaient dépassé ce cap depuis un certain temps dans leur conversation et Clarke voulait connaitre le ressenti du commandant à ce sujet. Il était probable qu’elle soit amenée à le faire aussi, la fille du Ciel. Et elle craignait d’y arriver, et elle craignait la souffrance. Tout autant pouvait-elle accepter le rejet, comme Raven s’écartait d’elle depuis qu’elle avait perdu l’homme de sa vie, Clarke n’était pas sûre qu’elle réussirait à s’interdire d’aimer, de s’attacher. Car le lien avec les 100 était ce qui lui permettait d’avancer et rompre celui-ci aurait raison d’elle. Assurément.

Finalement, les chevaux s’arrêtèrent un instant, Clarke constatant qu’elle n’avait pas fait grand-chose pour diriger Archéon. C’était lui qui la baladait, plutôt que l’inverse. Mais il semblait accepter son rôle, vraisemblablement, se dégourdir les pattes devait représenter un certain luxe, pour les chevaux. Clarke, alors, suivit les indications de Lexa, détaillant le village de TonDC qui s’étendait en contrebas, constatant le vie qui agitait les habitations, repérant les tentes que ceux de son peuple avaient installés. Elle eut un mince sourire, se laissant aller à savourer la sensation paisible qu’elle tirait de cette vision. Qui aurait pu dire que, dans ces maisonnées faites de métal et de tôle, il y avait des guerriers vaillants, et des gens tombés du ciel ? Cette vision lui aurait presque fait oublier la guerre qui avait uni les deux peuples. « Si nous continuons vers la gauche nous entrons dans la forêt. Désires-tu continuer la promenade ? » Clarke vérifia l’état de son bassin et de ses jambes, qui supportaient plutôt bien la balade pour le moment. En fait, elle n’eut pas réellement son mot à dire que Archéon s’impatientait de ne rien faire et parti lui-même sur le chemin de la forêt. Elle échappa un petit son de surprise, avant de reprendre les rênes qu’elle avait quelque peu lâché, se tournant vers Lexa. « Il a choisi pour moi. » Il y avait une étincelle dans le fond de son regard fatigué, et l’amusement dans sa voix était évident. « Allons dans la forêt, si heda accepte toujours d’être mon guide. » Il n’y avait aucune déférence, juste la suite de son bref amusement. Et il était vrai que Lexa restait une compagnie agréable pour cette balade, malgré les sujets sensibles qui pouvaient être abordés. Que Clarke accepte de passer un peu plus de temps avec elle prouvait qu’elle accepterait tous les sujets de conversation qui pourraient surgir.

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MessageSujet: Re: tame the animal, tame the pain ▬ Lexa [flash-back]    Ven 17 Avr - 23:56

Elle appréciait la compagnie de Clarke. C’était quelque chose qu’elle n’aurait pas voulu réaliser, et qu’elle aurait preferé laisser dans un coin. Mais non, c’était la. Elle s’était attachée à Clarke en quelques jours a peine, et elle appréciait la compagnie de la fille du ciel, comme si elle était un don des dieux. Ce n’était surement pas ça, et s’attacher à elle c’était une très mauvaise idée. S’attacher à quelqu’un était de manière générale une très mauvaise idée. Ça ne menait jamais à quelque chose de bien. Ça ne menait jamais à rien d’autre qu’a la tristesse. Et pourtant il fallait reconnaître les choses, elle était la, prête à parler d’avantage de son peuple – son peuple à qui elle tenait tellement – à Clarke. Elle était la, peut être même prête à lui parler d’elle – pas tout de suite, mais elle lui avait déjà révelé le gros morceau au sujet de Costia, et tout le monde savait que c’était un sujet qu’elle n’aimait pas particulièrement évoquer. Qui aurait aimé évoquer le sujet de sa compagne morte à cause d’elle après tout ? Soit. Elle était prête à beaucoup de choses par simple affection pour la fille des étoiles, et c’était comme si les dieux même avaient décidés de cette rencontre, de cette alliance. Ça ne lui déplaisait pas à Lexa de penser ça. De penser qu’elles étaient peut être destinées à marcher l’une et l’autre main dans la main pour le futur de leurs deux peuples. De penser qu’il y’avait un horizon où le ciel et la terre pourraient ne faire qu’un (chastement parlant, sans aucun sous entendu biblique). Oui, ça lui plaisait à vrai dire, et c’était bien pour cela qu’elle continuait de parler.

Alors oui, elle parlait, et elle distribuait des conseils qu’elle ne distribuait pas spécialement de maniere générale. Et elle écoutait aussi, avec le calme et la patience du leader qu’elle était, avec l’experience qu’elle avait gagné de ses courtes mais presentes années, avec la sagesse accumulée par ses exploits et par l’esprit du commandeur en elle. Elle offrait à Clarke des voies pour trouver son destin, et le simple fait qu’elles puissent parler l’une et l’autre comme ça relevait peut être de l’exploit, mais était quelque chose qu’elle cherrirait toujours.  « Je ne suis pas le leader, pour l’Arche. Je n’ai pas demandé à l’être et ils ne m’ont pas choisi. Ma mère l’a été.»  Lexa fronça les sourcils à la pensée de la chancelière. Ce n’étiat pas un secret elle ne la portait pas dans son cœur de ce qu’elle avait entendu, et pourtant elle ne l’avait vu que si peu.  Elle se doutait bien que de toute façon ça ne changerait pas dans le futur. Pas dans le futur immédiat de toute façon. « Ils me laissent faire, principalement parce que tu m’écoutes et que je prête à me salir les mains pour leur bien. » elle se crispa un peu Lexa, mais elle ne répondit néanmoins pas. Qu’est ce qu’elle pourrait dire d’autre ? C’était vrai. Elle écoutait Clarke, et elle n’était pas prête à écouter quelqu’un d’autre. Les adultes de l’arche n’étaient pas des bons choix. Kane peut être, pouvait faire un bon leader, mais il ne le voulait pas, il semblait plutôt content lui de suivre Clarke. Mais Kane semblait intelligent la où les autres semblaient juste bornés. Lexa attendit un peu et écouta ce que Clarke continuait à dire, se crispant vaguement sur les rennes d’Erèbe. «  Ce n’est pas dit que je me laisserai faire pour autant. Pas tant que ceux enfermés dans la Montagne ne soient saufs. » C’était dit, et si Lexa pensait lire a travers les lignes, elle pensait comprendre que Clarke n’arrivait pas à envisager le futur. Pas comme, elle, l’envisageait. Parce que pour les terriens après la Montagne il y’aurait encore autre chose, il y’aurait toujours des choses, tandis que pour Clarke, il y’avait pour l’heure l’objectif de sauver ses amis, et elle ne connaissait pas la suite. Lexa soupira.  Les épaules des leader devaient être bien grandes pour pouvoir tout porter.

«  Tu es celle que les terriens reconnaissent comme étant la chef de nos alliés. » Elle espérait que ça converge ce qu’elle essayait de dire, sans mettre trop de pression sur les épaules de la jeune femme. Mais ça n’était pas facile. Certaines choses devaient être dites, et d’autres devaient être sous entendues. «  Ta mère, la chancelière, n’aurait pas été capable de créer une alliance avec nous. Ne le prends pas pour offense, mais sans ta présence d’esprit et ta détermination, ton peuple et le mien seraient toujours ennemis. » Et ce serait dommage pensa t’elle, car cette alliance pesait lourd dans son cœur. Elle y tenait vraiment.

Tout comme elle tenait à Rassurer Clarke sur ce qu’elle était. Bien sur, elle avait le droit de ne pas être sure, de ne plus vouloir être ce qu’elle avait prévu d’être durant sa jeunesse, mais, était-ce une raison pour abandonner cela si c’était un rève ? Si c’était ce qu’elle avait apprit ?  Enfin, elle comprenait aussi que les gens puissent changer d’avis, et ce que Clarke ressentait, ce qu’elle expliquait, Lexa le comprenait dans son cœur, dans tout son être. Elle adoucit son visage. «  Mais je pourrais avoir tout le talent du monde, que puis-je faire, quand le cœur n’yest plus ? »  Lexa se sépara en deux. Figurativement parlant. Il y’avait la femme qui voulait lui dire que d’une manière censée être un soigneur était la plus nécessaire des choses, mais il y’avait une fille rêveuse qui voulait lui parler de suivre ses idées, de suivre ce qu’elle voulait sincèrement. Elle hésita, aux prises entre elle et elle même. Et hésita encore, gardant le silence un long moment. «  Parfois on se retrouve à faire des choses que notre cœur n’approuve pas. » Ses épaules se raidirent, une fois de plus la raison l’avait emportée. Et une fois de plus elle se surprenait à se demander ce que ça aurait été sa vie, si la raison ne prenait jamais le pas ? Serait elle encore en vie ? Serait elle commandant ?  Pourrait elle parler elle des choix qu’elle avait fait, des choses que son cœur n’approuvait pas ? Elle avait… Non. Ce n’était pas la peine de penser à ça pour le moment.

Elle fut cependant amenée à penser aux cœurs et aux souffrances de l’attachement quand la discussion partie sur les seconds.  Et Clarke semblait comprendre peut être, elle ne semblait du moins pas juger. Lexa restait sévère dans sa façon de se tenir, elle ne bougeait pas comme un rock immuable et les émotions s’écrasaient sur elle et la dépassaient sans la toucher, du moins en apparence. Parfois cela se voyait dans ses yeux, parfois, elle ne pouvait pas lutter contre ça. Mais il n’en demeurait pas moins qu’elle… ne montrait rien. Tout était dit. Clarke comprendrait. Un second c’était quelqu’un de proche. Un second c’était l’attachement, et Lexa ne pouvait pas se le permettre. «  C’est solitaire… »  Le commandant ne reagit pas, c’était dit, mais le mot pouvait flotter un moment avant qu’elle ne consente à l’attraper, que pouvait elle répondre à cela de toute façon ? «  Ce n’est pas fatiguant, de s’interdire de s’attacher ? » Elle trembla. Ce fut presque imperceptible, mais elle trembla sur son cheval, et se ressaisit bien vite. Ne rien montrer. Ne rien montrer. Ne rien… Elle ferma les yeux quelques instants avant de les rouvrir avec un air determiné. «  N’est ce pas fatiguant de souffrir de ce que l’on ne peut contrôler ? » Son regard se posa sur l’horizon, et sa main sur la crinière d’Erebe. «  Quand les faiblesses peuvent être combattues, pourquoi ne pas le faire ? » c’était un mensonge, mais un mensonge qui sonnait tellement vrai. Bien entendu, la nuit encore, parfois elle souffrait. Bien entendu, elle commençait même à s’attacher de nouveau, mais pas de la même manière. Bien sur, la mort d’Anya l’avait heurté au plus profond du cœur qu’elle ne voulait plus toucher. Bien sur elle… Non. Elle ne pouvait rien dire de plus. Ce n’était pas le moment d’avouer que oui c’était douloureux, que oui c’était un chemin bien solitaire, elle n’était pas sure de pouvoir le dire à quelqu’un un jour.  Elle durcit un peu plus son regard. «  Il suffit de volonté » Elle sonnait convaincue en tout cas c’était l’essentiel.

Et quand les chevaux s’arreterent, elle soupira presque de soulagement pour le changement de conversation que ça lui offrait. En bas, TonDC était vivant, et elle en était fière. Tellement fière. Comme à chaque fois qu’elle admirait les structures de son peuple, comme à chaque fois qu’elle pensait à ce peuple pour le quel elle avait tout sacrifié jusqu'à se sacrifier elle même. Elle était fière, et ce peuple la rendait forte. Elle le lui rendait bien.  La proposition lui échappa. La raison lui disait qu’elles auraient du rentrer, mais elle avait ce désir de profiter encore de Clarke, de passer du temps avec elle, loin des responsabilités. Les questions étaient peut être parfois gênantes mais elles n’en étaient pas moins respectueuses, et leurs mots lui plaisaient. C’était mal. C’était un tort. S’attacher ne ferait que la briser d’avantage, et si il se trouvait qu’elle puisse ressentir autre chose que du respect et de la tolérance pour cette fille tombée des étoiles avec son trop plein d’idées et sa fougue naturelle, elle finirait par souffrir, c’était un fait. C’était la vérité. Et c’était un destin sur le quel il valait mieux ne pas s’enfoncer.  L’attente de la réponse fut terrible un peu, et elle attendit néanmoins en fixant l’horizon, pour ne pas adresser à Clarke un regard trop expectatif. «  Il a choisi pour moi. »  Reprenant ses pensées et se concentrant sur le présent, elle emit un presque rire, du moins un son joyeux, en voyant qu’Archéon s’enfoncait déjà vers la forêt, et incitant Erèbe à le suivre elle les rattrapa bien vite. «  Allons dans la forêt, si heda accepte toujours d’être mon guide. »  Les mots la firent sourire, et elle rosit presque. Il y’avait quelque chose d’intime dans cette proximité, comme si Clarke avait droit à une facette d’elle même qu’elle n’offrait pas vraiment. C’était peut être la, la naissance d’une belle amitié entre la terre et le ciel. Oui, peut être qu’il faudrait y croire. Même si c’était voué à la souffrance. Peut être que cela pouvait être mit de coté pour une fois ? Elle tourna une tête vers Clarke, la lueur amusée ne quittant pas ses yeux. «  Je ne sais pas si c’est une tache digne d’Heda, mais Lexa elle, se fera un plaisir de te servir de guide dans cette forêt. » Elle n’aurait pas du. Elle n’aurait pas du plaisanter ainsi, ça ne se faisait pas, ça n’était pas digne d’elle, et pourtant, c’était ainsi. D’un mouvement de bassin elle poussa Erèbe a continuer sa route, elle avait une destination en tête et elle espérait qu’elles y arrivent à un moment. Après tout il y’avait bien des mois qu’elle n’était plus vraiment venue par ici, avec les affaires qu’elle réglait à Polis. Enfin, qu’elle n’était plus venue par ici en temps de calme, car ses dernières visites étaient …. Les plus récentes. Maintenant.  

Le calme était revenu en elle doucement, tandis que les chevaux marchaient sur le chemin de terre. «  Je venais m’entrainer à la chasse dans cette forêt quand j’étais encore jeune. » Pourquoi est ce qu’elle se retrouvait à dire ça comme ça ? Elle n’en avait aucune idée, mais elle avait eu cette envie, ce besoin, de s’exprimer ainsi. Comme si Clarke sans parler l’inciter à lui livrer des morceaux d’elle.  C’était dérangeant. Sincèrement dérangeant.

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MessageSujet: Re: tame the animal, tame the pain ▬ Lexa [flash-back]    Jeu 23 Avr - 18:05

Certains, et Clarke se doutait qu’ils étaient nombreux, n’auraient pas vu cette balade d’un bon œil. Elle les sentait dans son dos, à TonDC, les regards méfiants projetés sur elle. Ce n’était pas parce qu’elle avait fait épargner un homme que les habitants du village se rallieraient de son côté. Les combats qui avait opposé leurs deux peuples étaient encore vivace dans la mémoire et tous et les cendres des victimes de Finn devaient être encore chaudes. Le pardon et l’acceptation ne viendrait pas du jour au lendemain. Mais pour l’heure, Clarke ne se focalisait pas vraiment sur la populace. Ce n’était pas elle qui menait les décisions de guerre, c’était le commandant. Et, de plus en plus, la fille du Ciel se surprenait à apprécier cette leçon d’équitation, en compagnie de Lexa. Elle était une fille intelligente, avec une longue expérience et chacune des répliques de Clarke était répondu, soit par un silence connaisseur et respectueux, soit par une parole à laquelle elle aurait voulu se rattacher de toutes ses forces : ça aurait rendu sa situation beaucoup plus simple. Mais elle était encore trop jeune dans ce rôle de leader pour ne pas regretter ses actes. Elle sentait encore la présence de Finn sur elle et parfois, elle avait encore l’impression d’avoir les résidus des trois-cent soldats sous ses ongles.

Clarke n’avait pas une seconde pour souffler et c’était la raison pour laquelle elle s’interdisait de s’arrêter. Si tout prenait fin, elle tomberait elle aussi. Et Lexa ne laisserait pas ça arriver, même lors d’une promenade de plaisance en ces bois. « Tu es celle que les terriens reconnaissent comme étant la chef de nos alliés. » Il y eut un mince sourire sur ses lèvres et Clarke perdit son regard sur le chemin que les chevaux étaient occupés à suivre. « Mais les terriens n’écouteraient pas mes ordres. » Là était toute la différence. Ils pouvaient la voir comme le leader du skaikru, la voir comme celle qui avait brulé vif une petite armée, rien de cela n’était vrai. Elle n’était pas le leader des skaikru, tout juste ceux des cents. Elle n’avait pas tué à elle seule un groupe de grounders assoiffé de sang. Mais elle ne discuterait pas de ces détails, si ça lui permettait d’avoir une certaine légitimé. Elle ne bataillerait pas pour que la vérité soit révélée : ça demanderait trop de temps. Et elle préférait que les regards soient dirigés sur elle et non sur les siens : eux n’avaient pas trop de risques à courir. « Ils suivent les tiens. » La lassitude fut chassée momentanément. « Est-ce que ça veut dire que tu me vois comme leur leader aussi ? » Elle n’eut pas vraiment à attendre une réponse, qu’elle l’obtenait déjà. « Ta mère, la chancelière, n’aurait pas été capable de créer une alliance avec nous. » Elle eut une petite grimace. Sa mère savait faire beaucoup de choses, mais assurer la paix de manière presque respectable ne faisait pas partie de ses talents. « Ne le prends pas pour offense, mais sans ta présence d’esprit et ta détermination, ton peuple et le mien seraient toujours ennemis. » Clarke secoua la tête, signifiant qu’elle n’était pas offensée, pour rassurer Lexa. « J’en ai parfaitement conscience. » Si elle ne s’était pas sauvée de la Montagne en compagnie d’Anya, ils seraient probablement tous morts. Si elle n’avait pas proposé de soigner les faucheurs, elle serait occupée à essayer un nouvel assaut des guerriers de cette Terre. Ce n’était pas parce que Clarke ne se faisait pas d’illusions qu’elle ne reconnaissait pas les faits tels qu’ils étaient. « Et c’est extrêmement fatiguant, de les voir ainsi. S’ils ravalaient leur orgueil. » Elle échappa un mince soupir, taisant la fin de sa pensée. Oui, ils cherchaient tous à défendre les leurs. Mais ils n’étaient plus dans l’espace, et ils n’étaient plus seuls sur terre. La relation avait d’autre venait avec l’idée de faire des concessions, de s’excuser quand il le fallait, reconnaitre ses torts. Sa mère s’était plainte d’être guidée par un enfant, mais Clarke était certainement plus ouverte d’esprit qu’Abby.

Mais c’était un sujet qui aurait pu être agaçant, il y en fut d’autres qui furent abordés, toujours en rapport avec elle, avec ce qu’elle n’était pas, ce que Clarke n’était plus. Le silence fut plus long que les précédent et la fille du Ciel s’occupa en tressant la crinière d’Archéon qui bougea ses oreilles, analysant du mieux possible ce qu’elle était occupée à lui faire. Finalement la réponse vint et elle leva les yeux vers Lexa. « Parfois on se retrouve à faire des choses que notre cœur n’approuve pas. » Clarke ne rata pas le dilemme, la tension, mais se contenta de rester muette. Son regard se durcit un peu. Elle ne dit rien, arrêta presque de respirer, alors qu’elle pensait à la mort de Finn, deux jours auparavant. Ça, cette leçon, elle l’avait bien assimilée. Et Lexa aussi, semblait être maitre dans l’ârt. Clarke ne connaissait que très peu le commandant, mais elle ne se doutait pas que la Fille Sauvage avait beaucoup plus d’obligation qu’elle. Et du coin de l’œil, elle la regarda presque souffrir, notant le changement discret, presque invisible. Dommage que Clarke ait de bons yeux, et qu’elle retenait, sans mal, les expressions des gens (avec Lexa, en plus, tout ceci paraissait si simple. Le masque imperturbable pouvait être là, mais il y avait toute cette expression dans ses yeux, beaucoup plus vivace que tout ce que le commandant pouvait laisser filtrer. Et Clarke ne ratait pas ça, pas maintenant). « N’est ce pas fatiguant de souffrir de ce que l’on ne peut contrôler ? » Elle serra la mâchoire pour s’empêcher de sourire, alors qu’un éclat d’affection timide passa dans les yeux de la fille du Ciel. Oui, c’était très fatigant et Clarke supposait que Lexa en avait connu beaucoup trop, pour être arrivée à cet état d’esprit. « Quand les faiblesses peuvent être combattues, pourquoi ne pas le faire ? » Elle se mordit la lèvre inférieure, retenant sa pensée d’être évoquée. Elle voulait dire que la vie n’était pas un combat, qu’il n’y avait pas que la survie qui devait entrer en compte. Mais elles étaient au beau milieu d’une guerre, autant rester dans cette optique, si le commandant en semblait convaincue… Clarke n’était pas là pour détruire les doctrines de chacun.

Et puis, surtout, elles arrivèrent sur un point de vue qui valait bien la balade à dos de cheval, et Clarke resta pensive devant le tableau, avant de bien vouloir continuer la route, comme Archéon en avait déjà décidé (Archéon avec une tresse qui lui allait très bien). «  Je ne sais pas si c’est une tache digne d’Heda, mais Lexa elle, se fera un plaisir de te servir de guide dans cette forêt. » Clarke eut un rire franc, presque léger et elle hocha la tête « va pour Lexa alors. » Adieu donc les rangs et les conseils de guerre, devait-elle supposer ? Clarke ne savait pas, mais elle acceptait fortement la compagnie de Lexa – et non de heda, puisqu’elle l’avait dit. Le silence, paisible, tomba et Clarke observait les envirrons, regrettant qu’elle n’avait aucun matériel de dessin avec elle, ne serait-ce que pour attraper les formes pour mieux revenir sur celles-ci plus tard. Elle aurait pu revenir à l’abri que Finn lui avait montré… mais elle ne savait pas si elle pourrait un jour remettre les pieds là-dedans. Son cœur se serra un peu, et aussi vite que cela fut venu, les paroles de Lexa chassèrent ses pensées. « Je venais m’entrainer à la chasse dans cette forêt quand j’étais encore jeune. » Elle leva un regard curieux vers la Fille Sauvage. « Tu viens de TonDC ? » La question avait filé sans qu’elle ne puisse l’en empêcher. De ce qu’elle avait compris, Anya avait été un chef de village, ici aussi. Et si elle avait été le mentor de Lexa, ce n’était pas impossible. Même si elle ignorait toujours autant des mœurs des grounders.

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MessageSujet: Re: tame the animal, tame the pain ▬ Lexa [flash-back]    Sam 25 Avr - 13:17

Annoncer tout de go que Clarke était celle que les terriens respectaient n’était peut être pas la meilleure chose à faire. Elle ne voulait pas spécialement déclencher des colères ou jalousies entre la mère et la fille, mais il fallait dire la vérité, les terriens n’accepteraient jamais de suivre la chancelière si le besoin s’en faisait sentir. Parce qu’elle était peut être très bonne dans ce qu’elle faisait – ce que Lexa remettait cependant en cause- mais elle considérait le monde comme des enfants qui avaient besoin d’apprendre, quand les enfants c’était eux : les gens de l’Arche, arrivés avec leurs grosses bottes et leur technologie dans un monde dont ils voulaient être les rois. Ils ne savaient pas à quoi ils avaient à faire. Ils ne savaient pas ce qui pouvait se produire, et surtout, surtout ils ne reconnaissaient pas spécialement les terriens pour ce qu’ils étaient : Des terriens. Des habitants de cette terre qui avaient survécu malgré le mal que la technologie lui avait infligé. Des gens qui avaient l’habitude des danger dont recellait la terre, et qui même si ils n’avaient pas encore été capable de faire tomber la montagne, étaient capable de grandes choses. Alors oui, la chancelière était peut être un bon commandant, un bon chancelier voilà le terme qu’ils employaient, mais elle ne serait jamais apte à converser avec eux, à se faire écouter par les terriens. Ce n’était pas le cas de Clarke. « Mais les terriens n’écouteraient pas mes ordres. » Heda pencha la tête sur le coté à ses mots d’ailleurs. « Mais ils écoutent tes conseils. Je, les ecoute. » Elle insista un peu sur le je, mettant l’accent sur le pronom. « Ils suivent les tiens. » Elle était le commandeur. C’était normal. Qu’est ce qu’elle pouvait rajouter à cela. Elle se contenta juste de notifier à Clarke qu’elle était la leader avec qui ils étaient alliés. Qu’il n’y’en aurait pas d’autres. Il ne servait à rien de lui mentir, de lui faire croire que cette alliance aurait pu se faire avec n’importe qui, elles savaient toutes les deux que ce n’était pas le cas.

Elle soupira un peu Lexa, perdant ses mains sur les rennes d’Erebe, pour se concentrer sur quelque chose, pour ne pas laisser sa colère contre les skaikru exploser à nouveau. Elle faisait un bon travail de gestion de la colère en général. Et elle devait reconnaître qu’elle se débrouillait bien. Elle devait reconnaître également qu’elle comprenait la lassitude de Clarke, ce qui se ressentait dans ses mots. « Les gens qui ont un certain age et se targuent d’une certaine expérience, ont parfois du mal à ravaler leur orgueuil. Rares sont ceux qui apprennent de leurs erreurs. » Elle parlait sagement. Comment aurait il pu en être autant. Elle comprenait que tout le monde ne pouvait pas agir de la même manière. Elle comprenait qu’il y’avait des personnes qui étaient bornés. Elle ne les acceptait pas, mais elle comprenait leurs existences. Ca serait suffisant pour le moment.

Ca ne valait pas la peine de trop épiloguer sur ce sujet. Le sujet qui suivit ne lui plu cependant pas spécialement, et il suffit de parler de quelque chose qui ressemblait à des sentiments, pour qu’elle ne se crispe. Alors elle donna un conseil qu’on lui avait déjà donné. Parfois on ne choisissait pas. On suivait la raison, on suivait le bon sens, et tant pis si le cœur n’approuvait. Tant pis, si l’on se retrouvait parfois à faire des choses choses que l’on ne voulait pas à la base. Il fallait trouver la conviction dans l’utilité, dans le bien du plus grand nombre. Elle avait dit tout ce qu’elle avait à dire, et elle accepta le silence de Clarke, s’y refugiant avec presque bien-être.Elle n’était pas prête à un débat la dessus. Elle avait parlé de Costia en quelques termes la veille. Ca serait suffisant. Clarke savait tout ce qu’elle avait à savoir, et jamais plus Lexa ne se lierait à quelqu’un. Jamais plus elle n’offrirait son cœur en pature. Du moins c’était ce qu’elle voulait continuer de croire.

Mais l’amitié naissait déjà – annonçant autre chose, à quoi le commandeur ne voulait pas parler – et déjà face à Clarke elle était affaiblie, se permettant une plaisanterie, quelque chose de doux, se permettant de fuir la guerre et les responsabilités pendant quelques temps, quelques minutes ? Le temps d’une promenade. Elle ne voulait pas spécialement parler d’elle, ou débattre avec Clarke, mais il y’avait comme un imperceptible aimant qui la poussait à le faire. Elle se sentait attirée par la fille du ciel, pas seulement d’un point de vue physique, mais plutôt dans une attraction mentale, qui la poussait à laisser tomber des barrières inconsciemment. C’était dérangeant. Mais comme une drogue ou une flamme trop attirante, elle n’arrivait pas à retirer sa main. Elle n’arrivait pas à s’en empêcher. Alors oui, Lexa la guiderait dans la forêt, et entendre simplement Clarke approuver ce fait lui fit assez chaud au cœur. C’était… bien ? Elle se sentait presque comme une adolescente allant promener en forêt. Elle ne l’avait pas spécialement fait. Elle avait passé des périodes ici oui, mais la plupart de ses promeneades seule, ou avec Costia, tout s’était fait à Polis ou dans les environs. Elle se mordit l’interieur de la lèvre. « Tu viens de TonDC ? » Elle ralenti la cadence d’Erebe et regarda amusée la tresse d’Archéon. Combien de fois avait elle perdue ses mains dans la crinière des chevaux qu’elle montait, combien de fois Anya l’avait elle sermonnée… ? Elle secoua la tête. « Non. Je suis née dans un autre village un peu au Nord d’ici. Mais toute jeune on m’a conduit à Polis. » Ses parents étaient morts, ce n’était pas la peine d’en parler, c’était quelque chose de fréquent pour les terriens de toute façon. Et elle avait été amenée à Polis quand on avait supposé que l’Esprit du Commandeur était en elle. « Cependant Anya aimait cet endroit et nos parties de chasse nous amenaient souvent ici » Devait elle en dire plus ? Elle aussi aimait cet endroit. Elle aussi elle… Enfin. Les souvenirs resteraient des souvenirs. « Sais tu chasser Clarke ? » C’était une question comme une autre.

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MessageSujet: Re: tame the animal, tame the pain ▬ Lexa [flash-back]    Jeu 30 Avr - 20:23

Plus elles s’éloignaient de TonDC, plus Clarke aurait souhaité que le poids sur ses épaules en fasse autant. Mais non, il restait là, flèche fichée dans esprit, qui ne voulait pas l’abandonner, ou s’endormir. Toujours aussi puissante et douloureuse, à chaque fois qu’elle laissait ses pensées lui échapper. C’était normal, elle devait se le dire. Mais elle avait eu une année pour pleurer la mort de son père, ici, elle n’avait eu droit qu’à très peu de larmes. Car les morts ne reviendraient pas à la vie et Clarke avait toujours moins d’une cinquantaine de personnes à sauver, pris dans cette Montagne – et dire qu’ils avaient voulu s’y rendre, dans un premier temps… Et si elle n’aurait aucun répit, cette balade avec le commandeur lui donnait l’impression d’une bouffée d’air frais. Clarke n’irait pas mieux, pas avant que tout ceci ne soit terminé. Mais éviter de penser aux pires des possibles n’était pas désagréable. Et apprendre à connaitre Lexa, finalement, lui apportait plus que ce qu’elle avait imaginé, avant de se rendre jusqu’aux écuries. Ce n’était pas qu’un avantage, car Clarke ressentait un semblant de sympathie, pour la Fille Sauvage. « Non. Je suis née dans un autre village un peu au Nord d’ici. Mais toute jeune on m’a conduit à Polis. » Clarke maitrisait encore très peu la géographie de la Terre. Oh oui, elle connaissait les continents, les grandes villes. Mais ce savoir n’avait plus aucune utilité. Alors, son regard brilla avec un léger intérêt, alors qu’un nouveau lieu était mentionné. « Polis ? » Clarke ignorait tout de ce monde, et il y avait tant à apprendre. Elle ne raterait pas une occasion, surtout que Lexa prenait la patience qu’il fallait, pour lui répondre et nourrir sa curiosité avec ce qu’il fallait.

« Cependant Anya aimait cet endroit et nos parties de chasse nous amenaient souvent ici. » Clarke silencieusement, hocha la tête, comprenant qu’elle n’aurait pas deux fois la même chance que de se faire pardonner si elle disait une parole gauche. Et elle avait compris que la mémoire d’Anya était particulière. Clarke imagina une Lexa beaucoup plus jeune, occupée à chasser un cerfs à deux têtes, ou alors des créatures trop féroce pour ces morceaux d’innocence. Quel genre de chasseur était-elle ? Bonne, surement, sinon comment aurait-elle pu être acceptée comme commandant ? – peut-être se faisait-elle des idées, mais vu la noblesse qui régnait chez Lexa, aurait-il pu en être autrement ? - « Sais tu chasser Clarke ? » Clarke tourna la tête, attrapant le regard de la Fille Sauvage, la surprise se peignant sur ses traits, avant que celle-ci ne soit chassée, naturellement et rapidement. « Non. » La réponse fut à la limite du murmure. Sur le camp, elle n’avait jamais fait partie des expéditions de chasse, parce que ce n’était pas ce qui la motivait. Elle partait en exploration, souvent, avec Finn. Elle pinça les lèvres en songeant à lui, se perdant vaguement dans les souvenirs, alors qu’elle suivait la marche d’Archéon, qui bougeait calmement ses oreilles, écoutant les bruits de la nature. « J’ai appris à suivre les pistes. » La suite resta bloquée dans sa gorge, quand elle voulut dire, qui lui avait appris. Et pour chasser le poids qui entravait son cœur, elle secoua la tête, avant de hausser les épaules, perdant ses mains sur l’encolure de sa monture qui souffla. « Et j’ai plus souvent tiré sur des êtres humains que des animaux. » Son sourire, qui se perdit sur ses lèvres, fut pâle.

Clarke se serait attardée sur cette pensée, vraiment. Car la fatalité de telles paroles lui aurait tiré une grimace et un réel sentiment d’effroi. Le destin, pour une fois, fut clément. Des sous-bois et des fougères, il y eut un mouvement qui alerta Archéon. Clarke le vit, aux mouvements de ses oreilles, à l’agitation qu’elle sentit poindre. Et quand l’animal surgit de la végétation, le cheval eut un mouvement sur le côté, effrayé. Clarke n’eut pas le temps de voir le rongeur prendre autant peur que l’équidé. Elle tenta de garder le contrôle d’Archéon, mais son statut de novice fut qu’elle n’eut pas les bons réflexes et en quelques secondes, alors que le cheval partait au galop, elle tomba de la selle. Elle rencontra le sol avant le flanc, voyant l’animal ralentir sa course non loin, comme s’il avait compris qu’il venait de faire une bêtise. En attendant, Clarke tentant de reprendre son souffle, allongée sur le sol, secouée.

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MessageSujet: Re: tame the animal, tame the pain ▬ Lexa [flash-back]    Ven 1 Mai - 10:20

Polis. Ce n’était ni le moment ni le lieu pour parler de Polis. Mais elle l’avait évoqué. Plus tard elle aurait l’occasion de lui en parler plus en détail, de lui vanter les mérites d’une cité où elle avait grandi. D’une cité qui représentait l’osmose des terriens, qui représentait toute la civilisation. Oui, plus tard elle aurait l’occasion de parler de Polis à Clarke et toutes les deux peut être qu’elles pourraient y aller. Mais pour l’heure, elles n’étaient que nouvellement alliées, et Lexa n’était pas non plus prête à livrer tous les secrets des terriens à une jeune femme – aussi belle et attirante soit elle - avec qui ils venaient de conclure un accord. Elle n’était pas stupide le commandeur, et elle n’était pas du genre à se laisser emporter par ses passions, bien au contraire. Cependant elle était tout de même ici, juchée sur un cheval s’eloignant de TonDC alors qu’elle oubliait quelque peu ses caractéristiques et ses devoirs de commandeur. Elle était ici et elle était décidée à n’être que Lexa l’espace de quelques temps. « Polis est notre capitale. » Elle perdit un peu son regard au travers des arbres et de la foret « C’est la bas que nous avons le centre de commandement, et nos écoles principales. C’est la bas que j’ai grandi. » La bas qu’elle avait été élevée après que ses parents soient morts, que le commandant soit découvert en elle. La bas qu’elle avait été amenée par Anya, qui n’avait cependant pas oublié de l’emmener ici, de l’amener ailleurs, de lui faire voir le monde tel qu’elle devait le voir.

Encore une fois, elle pensait à la guerrière, le regard lourd d’un sentiment de perte et de regrets. C’était une mémoire vivace et douloureuse, une … perte qu’elle ne se pardonnerait jamais, et qu’elle portait a nouveau sur ses épaules. Anya était morte, et l’une des seules personnes à avoir connu Lexa avant qu’elle ne perde son sourire et son cœur n’était désormais plus non plus de ce monde. C’était un sentiment étrange, c’était l’envie, le besoin de faire son deuil et de savoir qu’elle ne le pouvait pas. Elle chassa tout ça, parce qu’elle était Lexa, parce qu’elle était le commandeur (quoi qu’elle veuille en penser sur le moment, le rôle ne l’abandonnait jamais) et qu’elle n’avait pas le temps de pleurer les morts qu’elle ne contrôlait pas. Anya serait regrettée. Point. Ce n’était pas le moment. Chaque chose aurait son temps, et le temps sur le moment était à Clarke et a leur promenade. A l’action même de se découvrir d’avantage, d’apprendre à savoir qui elles étaient l’une et l’autre et ce qu’eventuellement elles pourraient devenir l’une pour l’autre. Des alliées. Lexa se sermonna. Que pouvaient elles devenir de plus de toute façon ?

La question parti. Presque trop banale quant à la situation, mais c’était une manière comme une autre d’en apprendre d’avantage sur la fille du ciel. « J’ai appris à suivre les pistes. Et j’ai plus souvent tiré sur des êtres humains que des animaux. » Sur les lèvres de Clarke, le sourire était la, sans l’être vraiment. Et Lexa comprenait ce sentiment. Elle hocha la tête doucement, la fille sauvage. « Peut être aura tu l’occasion d’apprendre, maintenant que nos peuples sont unis, nos savoirs pourront être partagés. » Elle aurait presque pu lui proposer de lui apprendre, mais elle savait qu’elle n’était pas la meilleure chasseresse des trigedakru, et qu’elle n’avait pas le temps. Qu’elle ne pouvait peut^être pas proposer de telles choses en étant le commandeur, alors ce n’était qu’une proposition comme ça… Qui se noierait peut être dans le trop plein d’action du moment.

Le destin décida probablement de noyer la proposition tout de suite, car bien trop vite pour que Lexa ne réagisse Clarke se retrouva sur le sol, tandis qu’Archéon partait plus loin. Au galop. Elle siffla, pour se faire obéir du cheval lointain qui commençait à s’arreter, et sans plus attendre, elle mit pieds à terre, caressant la toison d’Erebe au passage pour qu’il reste tranquille. Elle savait qu’il ne s’enfuirait pas, et elle savait aussi que la priorité aurait été peut être de rattraper Archéon. Mais Clarke était importante et c’était ainsi qu’elle se retrouvait à lui tendre la main. « T’es tu blessée ? » Non, elle n’arrivait pas à chasser la lueur d’inquiétude de son regard.



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MessageSujet: Re: tame the animal, tame the pain ▬ Lexa [flash-back]    Jeu 14 Mai - 11:27

Il y avait cette facilitée, de parler avec Lexa. Même si des jours auparavant, tout ce qui les unissait était une guerre, et que tout ce qui les séparaient étaient des camps opposés. Clarke ne pouvait s’offrir le luxe d’être rancunière. Il y avait eu trop de sacrifices, et il y avait, surtout, beaucoup trop en jeu pour qu’elle ressente un semblant d’amertume envers la Fille Sauvage. Ce n’était pas de la complicité, ce n’était pas de l’amitié. C’était du respect, pur et simple, et de la curiosité. Elle s’en était rendue compte, qu’elle ignorait tout de la culture, de l’histoire des grounders. Et qui mieux que le commandant en personne pour en apprendre plus à ce sujet ? Surtout que les deux jeunes femmes seraient amenées à se côtoyer relativement souvent – il n’y avait qu’à voir la quantité de temps qu’elles avaient passées ensemble, depuis qu’elles étaient arrivées à TonDC. Clarke avait ce sentiment, que Lexa ne serait jamais loin, comme une ombre qui la surveillerait sans cesse. Sans réellement pouvoir expliquer pourquoi elle était surveillée, sans réellement vouloir s’expliquer. « Polis est notre capitale. C’est la bas que nous avons le centre de commandement, et nos écoles principales. C’est la bas que j’ai grandi. » Clarke hocha silencieusement la tête, suivant du regard le chemin que les chevaux suivaient. Elle tenta de s’imaginer une capitale aux couleurs des grounders, échouant lamentablement. Bien, ce n’était pas qu’elle prévoyait de rester au Camp Jaha toute sa vie. Eventuellement viendrait l’occasion pour elle de voyager et de découvrir. Clarke était restée trop longtemps enfermée pour supporter de vivre constamment au même endroit, de se limiter.

Et les sujets sensibles revinrent vite, malgré les propos qui restaient prudent. Il fallait croire que ça ne serait que ça, pour les jours à venir, une sensibilité à fleur de peau, pour Clarke. Car elle vivait avec ses tripes et ses émotions, qui la guidaient dans ce qu’elle devait faire, et qui teintait tous ses choix d’une douleur vive. Elle était trop émotionnelle, surement. Peut-être n’avait-elle pas été assez brisée. Lexa, elle, arrivait à faire la part des choses, mais à quel prix ? Le commandant avait perdu beaucoup de proches, et maintenant elle refusait de s’attacher. Est-ce que Clarke serait-elle prête à faire comme elle ? A refuser toute attache ? Elle ne savait pas, et elle se mordit la lèvre, songeant que tout ce qui lui permettait d’avancer maintenant était justement ces liens qu’elle avait, avec les 100. « Peut être aura tu l’occasion d’apprendre, maintenant que nos peuples sont unis, nos savoirs pourront être partagés. » Clarke n’eut pas vraiment le temps d’apprécier la réponse. Elle l’aurait fait, volonté, aurait cogité sur ces possibles futurs. Elle ne s’imaginait pas chasseresse, mais l’idée de partager ces savoirs aurait été la meilleure solution, pour souder leurs peuples.

Il n’en fut rien et sous le galop sauvage d’Archéon, Clarke paniqua à peine, plus surprise par l’agitation et la chute. Elle se heurta violement avec le sol et poussa un petit grognement de douleur, sentant la blessure de sa jambe se raviver avec délice, inondant son muscle d’une chaleur peu appréciable. Elle releva la tête, voyant sa monture s’arrêter sous l’appel de Lexa et elle poussa un soupir, Clarke. Avant d’attraper la main qui était tendue. Elle avait une petite moue sur le visage, mélange d’insatisfaction et d’agacement. « T’es tu blessée ? » Clarke se redressa, lâchant la poigne qui l’avait aidée, déposant une main sur sa jambe, vérifiant sa sensation. « Non, je ne pense pas. Juste une vieille égratignure qui n’a pas aimé être réveillée. » Elle enleva la poussière qui recouvrait en partie ses vêtements, levant son regard sur Lexa. « Merci. » C’était presque timide, mais l’énervement de la chute avait déjà disparu, reprenant parfaitement ses esprits. Le principal fautif de cette mauvaise expérience revint, humant l’air, scrutant les environs pour vérifier qu’il n’y avait plus aucune créature qui allait l’effrayer. « Qui l’eut cru qu’un aussi grand animal pouvait avoir si vite peur. » En tout cas, maintenant, son dos s’en souviendrait.

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MessageSujet: Re: tame the animal, tame the pain ▬ Lexa [flash-back]    Dim 17 Mai - 11:55

Parler avec Clarke était quelque chose de naturel, et Lexa devait reconnaître que ce n’était pas quelque chose qui arrivait souvent. Elle avait Curtis, à qui elle parlait un peu, mais la jeune espionne n’était pas des plus bavardes, et elle avait… Non, en fait elle découvrait en Clarke une partenaire de conversation de choix qui n’était comparable à aucune autre, et elle avait cette envie de ne jamais s’en séparer. Même si elle le savait, ce n’était qu’une absurde pensée, qu’un désir égoïste. La guerre était à venir, et s’attacher a n’importe qui – et à plus forte raison au chef d’un camps allié mais pas trop – n’était qu’une façon de tendre le couteau qui s’enfoncerait dans sa chair. Soit. Pour l’heure elle profitait alors de ce qu’elle avait. Et ce qu’elle avait c’était Clarke, sur un cheval, promenant avec elle, et discutant de tout, y comprit de ce qu’elles pourraient mutuellement s’apprendre plus tard, après la guerre.

Bien sur, dans leur conversation comme dans toute conversation il y’avait des sujets sensibles à éviter et elles arrivaient plus ou moins à circuler autour de ces sujets la, sans toujours effleurer le moment le plus douloureux. C’était quelque chose de dur, mais quelque chose de bien aussi. Parce que ça montrait à Lexa qu’elle pouvait encore avoir des vrais conversations, avec quelqu’un qui finalement ne la jugeait pas plus que ça. Ou peut être que… Peut être qu’elle se trompait totalement sur Clarke, et qu’elle se faisait manipuler depuis le début. C’était une possibilité aussi, quelque chose qu’il fallait prendre en ligne de compte… Non. Elle refusait un peu de penser ça tout de même.

Elle n’eut de toute façon pas spécialement le temps de se poser trop de questions à ce propos, que Clarke déjà, était à terre. Et que son inquiétude a elle était au maximum. Elle était inquiete. Forcement elle était inquiete. Elle était en train de se faire une …. « amie » - parce que c’était une amie n’est ce pas ? qu’est ce que ça pourrait être d’autre ? Elle n’était pas sure d’être capable de … Ouais bon. - Soit. Du coup elle avait sauté à terre, en laissant Erebe s’auto – gérer, il en était capable après tout. Et sa main s’était naturellement tendue. L’inquietude était lisible dans ses yeux. Elle allait s’inquieter comme ça longtemps pour Clarke… ? C’était la porte ouverte à tant de tristesse, à tant de souffrance, elle se haïssait de ne serait-ce que penser ça. D’être si faible. Et pourtant, elle aida la jeune blonde à se relever. Et savoura la douceur de sa main, quelques instants. « Non, je ne pense pas. Juste une vieille égratignure qui n’a pas aimé être réveillée. » Lexa fronça les sourcils , passablement contrariée. Elle s’en voulait assurément. « Merci » Ca adoucit un peu la fille sauvage, dont le regard restait concentré sur Clarke, sur ses mains, sur sa jambe, sur l’endroit où elle suspectait une blessure. « Je… » Elle perdait un peu ses mots la terrienne, et puis elel secoua la tête. « C’est normal. Je suis soulagée que tu n’ai rien. » Forcement, elle n’allait pas dire autre chose n’est ce pas ? Elle n’allait pas dire que son cœur s’était soulevé un peu trop vite quand elle l’avait vu tomber, et qu’elle commençait à suspecter qu’il n’y ’avait pas que de l’amitié qu’elle ressentait pour elle. Non, elle ne pouvait pas.

Par chance Archéon revint, brisant la gène et le silence. « Qui l’eut cru qu’un aussi grand animal pouvait avoir si vite peur. » Le visage de Lexa s’éclaira un peu, et elle passa sa main sur la toison de l’équidé pour le rassurer un peu. « Ceux qui ont l’air le plus fort sont parfois les plus facilement apeurés, ou ceux qui tombent le plus vite. » D’un geste de la main, elle montra la montagne dans le lointain, comme pour appuyer ses propos, dans un vague rappel à la réalité. La montagne semblait imprenable, mais ils la détruiraient quand même. Enfin, elle n’avait pas le temps ou le cœur pour les leçons. « Desires tu que nous rentrions à pieds ? »

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MessageSujet: Re: tame the animal, tame the pain ▬ Lexa [flash-back]    Dim 17 Mai - 17:52

Clarke ne connaissait pas encore assez le commandant pour se permettre de faire des raccourcis, mais il lui semblait que Lexa était un peu inquiète, et par ce qu’elle lisait dans le regard gris de la Fille Sauvage, elle ne put vraiment retenir un mince sourire, doux et amusé. C’était elle qui aurait dû être gênée, d’être ainsi tombée d’Archéon, mais elle apprenait et Clarke était accoutumée à la notion de chute. Soit, elle ne pouvait pas chasser cette impression, qui lui faisait chaud au cœur, en quelque sorte, que quelqu’un s’inquiète de trop, pour une si petite chute – oui, car après être tombé d’une chute d’eau, ce n’était pas deux mètres qui allaient l’inquiéter. En attendant, elle ne cilla pas sous le regard de Lexa, qui s’assurait que Clarke était bel et bien en un seul morceau. « C’est normal. Je suis soulagée que tu n’aies rien. » Elle eut, à nouveau, ce sourire simple et elle hocha la tête, ne trouvant rien à dire, vraiment. Mais Archéon, en aussi fidèle destrier pouvait-il être, revint, s’assurer que finalement, il n’y avait pas un si grand danger que ce qu’il avait cru. Elle marcha vers l’animal, faisant fi de la chaleur qui irradiait dans sa cuisse, se promettant de jeter un coup d’œil à celle-ci quand elles seraient de retour au campement. « Ceux qui ont l’air le plus fort sont parfois les plus facilement apeurés. » Clarke s’apprêtait à faire une remarque, mais la fille sauvage fut plus rapide, continuant sur sa lancée. « Ou ceux qui tombent le plus vite. » Elle eut une petite moue boudeuse, qui mourut bien vite, en se rendant compte que Lexa désignait le Mont Weather.

Clarke devint songeuse, de longues secondes, espérant voir cette montagne en feu, et libérer ceux qui étaient à l’intérieur. De ce qu’elle avait compris, les hommes de la montagne n’étaient pas aisément attrapable. Si cela faisait des années qu’ils traquaient les grounders pour en faire des poches de sang utiles, elle espérait vraiment que cette alliance pourrait leur permettre de faire tomber ce titan. « Desires tu que nous rentrions à pieds ? » Elle fut ramenée à la réalité, tranquillement et finalement, elle détacha son regard de la montagne, se rapprochant d’Archéon, qui se frotta contre elle en guise de salutation – peut-être d’excuse, aussi. « Non, c’est bon, nous pouvons continuer à cheval. » Elle donna une caresse à sa monture, « Toi ne me fais plus tomber, compris ? », regardant l’animal et ses iris allongée, attendant d’avoir droit à une réaction qui lui ferait sentir qu’il avait compris… ce qui ne vint pas nécessairement, mais soit. Elle se retourna vers Lexa, un brin d’amusement, malgré sa chute récente. « Je n’aime pas rester sur un échec. » Et il y avait une histoire, de remonter en selle le plus rapidement possible, sinon la peur empêchait le cavalier de revenir. Pas que Clarke se considère comme un semblant de cavalier, mais elle ne voulait pas terminer sur cette note. Ne serait-ce que pour retourner à TonDC.

Cependant… Elle allait avoir besoin d’aide et elle pinça ses lèvres en une fine ligne de réflexion. Ca avait été facile, quand Baal avait été là, il avait la carrure et très certainement l’habitude de mettre des gens sur le dos des chevaux. Mais là, elle était seule, avec Lexa. « Hm… » Elle joua quelques secondes avec les brides d’Archéon, baissant un peu son regard. « Tu m’aides à monter ? » Et le ton était presque timide.  

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MessageSujet: Re: tame the animal, tame the pain ▬ Lexa [flash-back]    Lun 18 Mai - 22:23

Clarke avait l’air de ne pas avoir spécialement mal, et Lexa en était soulagée. Il y’avait les raisons diplomatiques, qui la poussaient à ne pas vouloir que la leader de leur allié soit blessée lors d’une simple promenade avec elle, pour une chute stupide qu’elle même aurait pu arrêter et empêcher. Mais il n’y’avait pas que ça, et si elle essayait de ne pas le voir, elle ne pouvait nier que Clarke avait touché quelque chose à l’interieur d’elle. Quelque chose de … sensible peut être, que personne n’avait touché depuis un moment. C’était stupide. Elle ne pouvait pas se permettre une telle faiblesse. Non, il fallait qu’elle s’en convainque, et qu’elle puisse être apte a en convaincre le monde, si elle s’inquietait pour Clarke, c’était parce qu’elle était la chef des skaikru qu’elle connaissait a peine. Il était hors de question qu’elle avoue ressentir une indubitable attraction – ne serait-ce qu’affective – pour la jeune femme blonde. Une attraction…. Comme si elle, Lexa, Heda des Trigedakru était encore capable de ressentir quelque chose d’aussi humain. Elle se crispa un peu plus, et se renfrogna un peu, sans même le réaliser.

Mais elle était la à coté de Clarke, et les mauvaises humeurs qu’elle pouvait avoir ne duraient pas longtemps. C’était comme si, comme si il y’avait quelque chose de magique chez la blonde des étoiles. Quelques instants de silence suivirent ses affirmations qui au fond ne désignaient peut être pas que la montagne, et Lexa brisa finalement le moment de quiétude d’une seule question. Elle avait ça en elle, de rester terre-à-terre en presque n’importe quelle circonstance, et elle savait que perdre du temps à imaginer la chute de la montagne – comme elle supposait que Clarke était en train de le faire, elle l’avait fait vaguement elle aussi, encore – ne servirait à rien, tant que la montagne ne serait pas totalement tombée.

Cela étant dit, elle en perdait du temps elle aussi peut être. Peut être que cette promenade était vaine, et qu’apprendre à connaître Clarke n’était pas finalement très utile. Peut être que ce n’était qu’une envie égoïste. Elle chassa cette pensée, et choisit plutôt de ne rien ajouter. Hochant fièrement la tête quand Clarke lui affirma qu’elle désirait continuer, s’adressant ensuite avec tendresse a Archeon. Ca la touchait un peu Lexa, de voir que Clarke, venue d’un ciel où les animaux n’existaient pas, pouvait se montrer tendre avec ce même animal, sauvage et primitif qui venait de la heurter. Clarke était compréhensible et tolérante. Et Lexa appréciait ces qualités. « Je n’aime pas rester sur un échec. » Elle appréciait sa détermination aussi, et les yeux de la commandante brillèrent d’un presque sourire. C’était honorable.

Elle ne repondit pas pour autant, prête à remonter sur Erèbe qui reniflait à coté d’elle, attendant cependant que Clarke monte en selle, quand un soucis se présenta visiblement. « Hm… Tu m’aides à monter ? » Le regard était bas, le ton était presque timide, et Lexa fut attendrie, comme elle ne l’avait pas souvent été. C’était… Elle ne sourit pas pour autant, elle ne souriait plus, mais ses yeux montraient les sentiments qu’elle ne savait exprimer. La douceur. L’affection. L’amitié ? Doucement, elle tendit les mains, se mettant dans une position plus propice pour aider Clarke à monter à cheval, se disant que c’était probablement l’une des premières fois qu’elle aidait quelqu’un de la sorte. « Elance toi quand tu es prête. Je te rattraperais. » Et elle le ferait. C’était un serment. Machinalement, sans s’en rendre compte – elle ne le réaliserait que plus tard – elle savait qu’elle essayait de ne jamais laisser tomber Clarke. De toujours la rattraper. Dans les limites du possible.

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MessageSujet: Re: tame the animal, tame the pain ▬ Lexa [flash-back]    Mar 19 Mai - 22:17

Il y avait une différence, entre se faire aider par Baal et se faire aider par Lexa. Il y avait une aide qui était demandée, et avouée. Avec le palefrenier, cela était naturel, ça restait son rôle. Avec le commandant, eh bien, ce n’était pas tout à fait ce pour quoi elle dirigeait et Clarke se sentait à moitié coupable de lui demander quelque chose qui n’entrait pas dans ses fonctions. (Elle ne doutait pas que Lexa allait l’aider, au contraire, le malaise passager et futile s’attaquait plutôt à ce service). Car elle reconnaissait qu’elle avait besoin de Lexa, pour elle. Alors que toutes les fois où elle avait fait appel à l’aide de la Fille Sauvage, par le passé, ça avait été pour son peuple, et Clarke sentait une certaine légitimité dans ses propos. Ici, ça restait timide, parce que… voilà. La gêne ne fut que passager, quand Clarke lut dans le regard gris qui lui faisait face un accord silencieux. Alors, elle hocha la tête, se mettant en place, plaçant ses mains sur les rênes. « Elance toi quand tu es prête. Je te rattraperais. » Elle prit appui sur ses jambes, jetant un coup d’œil à Archéon, s’assurant qu’il ne s’écarterait pas au dernier moment, puis sur la blessure de sa cuisse, qui irradiait sous sa peau, s’assurant que son muscle ne l’abandonnerait pas au climax de son effort. Et elle s’élança, prenant appui sur les mains de Lexa, tirant sur ses bras, et tout le reste, se retrouvant, par un petit miracle, sur la selle de l’animal.

Clarke pencha sa tête, cachant sa rougeur passagère, reprenant son souffle. « Merci. » Merci, encore. Il y avait quelque chose de très humain, dans leurs échanges, et ce, malgré leurs positions. Ce n’était pas seulement durant leurs conversations. C’était aussi dans les regards, et dans les silences. Clarke les captait, les attrapait. Plus tard, quand elle n’arriverait pas à dormir, elle repenserait à cette longue balade en compagnie de Lexa et tenterait de mettre une signification sur tout ceci. Même si, ça restait très simple : les deux demoiselles s’entendaient bien. Et dire que quelques jours auparavant, leurs peuples se seraient déchirés entre eux, massacrés. Les tensions étaient toujours présentes, envers ceux de l’Arche, et les grounders. Clarke le ressentait sans mal, il y a moins d’une heure encore, quand elle était à TonDC. Et ici, seule, en compagnie de Lexa, il n’y avait rien de cette animosité. Il y avait cette curiosité et beaucoup de… de candeur, probablement. Alors qu’elles avaient toutes les deux été témoins du pire des hommes. Qu’elles étaient dédiées à régner – même si Clarke n’était pas à l’aise avec cette idée, et qu’elle la repoussait sans cesse – à protéger les leurs. Il y avait ça dans l’air, terriblement fragile et sensible.

Et Clarke, quelque part, se sentait coupable d’attraper ces sensations, de les ressentir et de ne pas les repousser. Elle avait encore le deuil à l’âme, elle sentait encore la chaleur de Finn contre sa peau, mais elle ne ressentait pas que la tristesse et le fardeau de sa perte. Clarke ressentait de trop et tout allait trop vite, rien n’allait assez vite. Elle ne se laissa pas aller à cette distraction d’esprit et elle prit un peu mieux Archéon en main, retenant les leçons de sa première chute, jetant une œillade au sol, avant de s’intéresser à Lexa. « Tu avais un endroit à me montrer, si je me souviens bien. Toujours prête à me servir de guide ? » Ca aurait pu être plus joyeux, un peu plus forcé. Mais Clarke n’en avait pas envie, elle préférait sa sincérité, et ce ton presque paisible, qui chassait les battements de son cœur et cette petite culpabilité.

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MessageSujet: Re: tame the animal, tame the pain ▬ Lexa [flash-back]    Mer 20 Mai - 18:52

C’était une tentative de sympathie. C’était le début aussi un peu d’une nouvelle ere.Lexa faisait des efforts et c’était quelque chose qu’elle ne comprenait pas elle même. Toujours fut il que regardant et sentant la jeune femme se servir d’elle pour se jucher sur Archéon, elle se sentie emplie d’une sensation étrange.  Ses mots étaient vrais. Elle rattraperait Clarke si il y’avait des soucis, elle l’aiderait. Elle avait cette envie de la protéger, en sachant pertinemment que la fille du ciel pouvait se protéger toute seule. Non, c’était sordide, qu’est ce qu’elle ressentait ? Peut être qu’elle aurait du faire quelques pas et s’eloigner maintenant, pour réfléchir. Seule.  Elle aurait aimé pouvoir en parler à Anya. Elle en parlerait peut être à Curtis, mais pour lui dire quoi ? Qu’elle se sentait étrange ? Qu’elle n’avait pas ressenti ça depuis Costia ? Qu’elle… Non. Elle ne pouvait meme pas se mettre à penser ça. Elle connaissait a peine Clarke, et sombrer tout de suite dans de telles pensées c’était …. Elle secoua la tête. Attendit quelques secondes, et se dirigea vers Erèbe qu’elle chevaucha avec grâce.

Elles pouvaient repartir maintenant. Mais Lexa ne disait rien, attendant dans le silence que Clarke ne prenne les décisions. Elle était la maitresse de la journée. – Et peut être, qu’elle serait la maitresse de tout, un jour. Peut être que Lexa parfois se soumettrait sans le vouloir vraiment, inconsciemment. Peut être. Enfin, elle ne voulait pas penser à ça. Elle préférait le silence, tentait de se concentrer sur l’air du vent,  sur le frôlement des feuilles dans les arbres. Sur tout, ce qui pouvait lui éviter de penser a ce moment étrange, à ces sentiments qui la percutaient de toute part, et qu’elle ne pouvait entendre, aux quels elle ne pouvait succomber. Pourtant au fond d’elle et malgré tout, elle le savait : Clarke serait sa faiblesse et peut être l’instrument de sa chute. Et pourtant… Elle n’avait pas envie de faire quelque chose contre ça. Elle préférait éviter d’y penser tout simplement.

Un merci. Un simple souffle, elle hocha la tête comme pour dire que ce n’était rien, et perdit ses mains dans la crinière d’Erèbe, docile entre ses jambes.  Ce n’était rien, c’étiat normal qu’elle l’aide non ? Qui l’aurait fait de toute façon ? Elle ne rajouta rien Lexa, et attendit encore quelques instants de savoir vers où elles allaient pouvoir aller ? « Tu avais un endroit à me montrer, si je me souviens bien. Toujours prête à me servir de guide ? »   elle aurait du dire non. C’était l’occasion parfaite de dire qu’elles pouvaient rentrer et peut être… Peut être qu’elle pourrait être tranquille et penser à autre chose. Il y’avait des guerres à préparer. Il y’avait des choses à faire, et elle ne pouvait pas penser à ça comme ça. C’était stupide, c’était … Elle secoua la tête, un tout petit peu, puis eut ce qui ressemblait le plus à une moue heureuse. Un tiers de sourire.  «  Bien entendu. Suis moi, nous allons nous enfoncer un peu plus dans la forêt. » Et sans attendre d’avantage, au pas, elle fit avancer Erèbe, vers un petit ruisseau tout d’abord. Si elle se rappelait bien, pour la suite, il fallait longer le ruisseau, et arriver à une sorte de clairière, ou une fontaine naturelle trônait en maitresse. L’enfant Lexa avait beaucoup aimé ce lieu. L’enfant Lexa…. Elle ferma les yeux à cette pensée, elle était bien loin maintenant… Et pourtant, elle n’avait jamais été aussi proche que pendant ces quelques instants avec Clarke.  «  Tu verra, c’est un endroit paisible. » Elle ne parlait pas trop non plus, et pourtant, elle reprit.  « Si tu as mal à cause de ta chute n’hesite pas à me le dire. »  Ce n'était pas de l'inquietude. C'était de la logique. Une attaque pouvait survenir n'importe quand.

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MessageSujet: Re: tame the animal, tame the pain ▬ Lexa [flash-back]    

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