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 Jomp emo op ! Frag emo op ! PV Altair

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Grounder ; Azgeda
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MessageSujet: Jomp emo op ! Frag emo op ! PV Altair    Sam 18 Mar - 18:35


Terres d'Azgeda au milieu de l'automne de l'année 93 en pleine guerre contre la coalition

Le soleil se couche lentement mais sûrement sur les terres glacées de mon clan. L'astre semble flamboyer à l'horizon rendant ce simple spectacle parfaitement ordinaire absolument magnifique. L'éclat de sang teinte les eaux du fleuve tout proche d'une texture funeste. Comme un présage de mort, de larmes et de cris de souffrances. Je prends le temps de savourer cette beauté fugace d'un instant parfait. Un instant que je n'aurais peut être pas le loisir de savourer de nouveau. La guerre embrasait nos terres hivernales comme le soleil embrasait le paysage de ses lueurs brûlantes.

La coalition avait envahit le royaume des enfants de Thanor et Khalass et nous leur faisions payer chaque pas, chaque mètres gagnés, chaque avancée plus profonde dans les terres de la nation des glaces. Nous étions néanmoins fort logiquement dépassés. Dépassés en nombre de combattants, en techniques car la coopération de onze clans bien différents était relativement fructueuse en tactiques inédites, en ravitaillement et j'en passe. Ce combat pour la gloire d'Azgeda semblait perdu d'avance. D'ailleurs peut être l'était il sûrement néanmoins chaque guerrier, chaque guerrière de la nation des glaces du plus jeune au plus ancien se battrait jusqu'à son dernier souffle pour endiguer la progression de l'ennemi innombrable. Ne nous voilons pas la face la reine Galath ne faisait pas l'unanimité au sein de son royaume bien au contraire. J'avais personnellement toutes les raisons de haïr cette reine folle qui avait coûté à mon royaume un avenir radieux. Un avenir qu'incarnait à la perfection Herga. Pourtant en ces temps de batailles et de conflit l’immense majorité de la nation des glaces était unie derrière sa souveraine.

Nous étions un peuple fier, féroce et farouche bien trop attaché à la territorialité pour laisser des envahisseurs agir impunément. Raison pour laquelle je me trouvais sur le toit d'une tour de guet au cœur d'un village modeste des terres d'Azgeda. Un village en apparence somme toute modeste et identique à bien d'autres refuges de mes compatriotes constituant un objectif relativement ridicule à l'échelle du conflit. Sauf que ce village bien qu'infime sur la carte d'exploration revêtait une toute autre dimension stratégique eu égard au conflit qui faisait couler des rivières de sang sur la neige. En effet, Naal'thor se trouvait sur la rive de l'un des fleuves traversant le vaste territoire du royaume des glaces. Or, il se trouve que la coalition compte une flotte impressionnante dans ses rangs en vertu de l'appartenance du Sikru aux onze. Ce qui faisait de ce village une sorte de verrou à ce niveau. Posté au bord du vide, mes mains posées sur le rebord de bois sculpté je laisse mon regard dériver en amont du fleuve. Une escadrille de quelques  navires battant le pavillon de la nation des glaces filent à vive allure vers l'aval du fleuve. Les voiles gonflées par le vent les navires aux proues menaçantes avancent rapidement au son des tambours de guerre et des chants guerriers de mon peuple.

En aval ou se trouve une armada de navires Sikru. Le combat sera inégal comme toujours depuis le début de ce conflit mais nos marins sont des durs à cuirs et d'aussi féroces guerriers que les terrestres. Ils ont été forgés par les eaux troubles de nos lacs au sein desquels les monstres sont légions. Ce n'étaient pas des Sikrus qui leur causeraient la moindre frayeur. La nuit tombe rapidement sur nos terres et déjà la luminosité décline peu à peu. Les navires finissent par quitter mon champ de vision et je me détourne de cette contemplation pour aviser les troupes dans le village. Des guerriers locaux, des renforts venus avec moi sur ordre de la reine, des marins n'ayant pas eu l'honneur de faire partie de l'assaut naval, des jeunes n'ayant que peu combattu et des vétérans. Sans oublier une belle troupe d'archers aguerris. J'inspecte les guerriers et guerrières des glaces d'un œil inquisiteur dans lequel brille la satisfaction.

Je croise le regard du chef de guerre en contrebas et hoche la tète avant de brusquement reporter mon attention sur l'eau si lointaine et si proche à la fois lorsque des cris et des hurlements de bataille retentissent dans l'air de ce début de soirée automnale. Les cris brisent la quiétude ambiante et le fracas des armes semble assourdissant malgré la distance. De la fumée s'élève à l'horizon et les bruits de combat se poursuivent tandis que la nuit tombe. Je n'attends pas qu'ils cessent ce qui serait le signe évident de la défaite des nôtres pour me laisser glisser le long de l'échelle en bois et approcher du chef de village et du chef de guerre et de leur dire de positionner nos hommes conformément au plan. Le village dénué de civils s'active soudainement tel une ruche d'abeille et partout les archers filent à leurs postes, les guerriers rentrent dans les maisons, les fortifications sommaires sont érigés par les marins bien plus habiles que le reste dans le domaine, les pièges sont placés et vérifiés par les chasseurs ayant pris les armes.

Je laisse le chef de guerre haranguer les troupes aux cris de Gon Azgeda. Gon Ai Haiplaina. La férocité transpire dans les cris de guerre partout repris et le chef de village pose sa main sur mon épaule avant de me dire : Oso fous laik sou strik. Je lui adresse un sourire amusé avant d' hausser les épaules puis de répondre : Oso na zog emo daun hir.Den oso na zog raun kom trikova. Le chef de village esquisse un grand sourire avant de faire jouer sa hache dans sa main. Je me tourne vers le chef de guerre et lui lance : Teik yo gona kamp raun emo hodgeda. Le vétéran à la barbe fournie acquiesce et beugle des ordres précis. Je soupire avant d'observer les lieux. Tout est en place. Je tends l'oreille pour tenter d'entendre les affres de la bataille navale mais plus rien. Le silence le plus complet. Le plus morbide. Le silence des champs de bataille. Des nuées de charognards volettent en direction de l'aval du fleuve et je comprends que notre escadrille n'est plus de ce monde. Yu gonplei ste odon. Les Sikrus ont vaincu ce qui était tout à fait prévisible. Nous pouvions bien leur accorder cela. Ils étaient bien plus doués que nous sur l'eau. Néanmoins le nombre écrasant devait peser dans l'équation sans aucun doute. Les étoiles parsemaient le ciel désormais sombre comme de l'encre et je m'attarde un instant sur la place à l'instar d'une poignée de guerriers triés sur le volet ainsi que le chef du village nommé Helian et le chef de guerre Dayne.

Si le plan se déroulait comme prévu les Sikrus accosteraient un peu plus loin du village ou même dans le port du village ce qui nous faciliterait grandement la tache. Oh, ils pouvaient tout aussi bien nous ignorer et continuer leur route mais nous harcèlerons leurs positions depuis la rive. Nuées de flèches sur nuées de flèches enflammées ou non, empoisonnées ou non, nous viserions les voiles avec des harpons... En somme nous les affaiblirions depuis la rive. Le fleuve n'était pas franchement large en lui même. Certes un navire allait plus vite qu'un homme mais nous abandonnerions nos forces dans cette guérilla si elle s'avérait nécessaire. Avec ma petite troupe nous prenons la direction du port du village et manœuvrons barques, embarcations de pèche, troncs débris de bois en tout genre de sorte à bloquer même ne serait ce que temporairement le passage. Une fois cela fait, nous déversons de la poix sur le tout et partons nous tapir dans l'ombre à l'instar de tout les autres guerriers. L'attente paraît interminable dans le silence le plus complet. J'ai abandonné la position surélevée à des archers disposant d'un brasero et je me trouve près d'Helian et Dayne ainsi que notre escorte dans la bâtisse du chef de village barricadée. Petite mais spacieuse, se battre ici réduira le nombre d'assaillants. D'ailleurs, tout mon plan reposait sur l'étroitesse des lieux que nous tenions pour impliquer le plus de dégâts possibles conformément aux ordres de Galath. Le nombre ne compterait pas ici du moins pour un temps. Et c'était durant ce laps de temps que nous devions faire couler le plus de sang possible. Que nous devions prouver à ces marins à quel point nous étions accueillants nous autres Azgeda avec les étrangers.

Je dégaine ma lame et la fait tournoyer dans l'obscurité relative des lieux. Une faible lueur éclaire les visages de mes compagnons d'armes. Le sourire féroce du chef de guerre est un appel au sang. Le visage du chef de village est tiré par la concentration comme s'il se trouvait déjà au milieu de la mêlée sanglante. Nos guerriers sont sereins et prêts à mourir sous la bannière. La nuit promet d’être longue, belle et mémorable. Tirant un dessin de ma poche je prends quelques instants pour contempler le visage de ma fille gravé sur le papier. Je dépose un baiser dessus avant de ranger soigneusement la représentation de Valyria. Une demi heure plus tard un éclaireur tapote discrètement à la fenêtre et nous l'écoutons nous prévenir de l'arrivée des Sikrus.  Une partie d'entre eux arrivaient rapidement par la terre tandis qu'une autre partie de la flotte continuait d'avancer sur les flots tranquille du fleuve. Bien. Bien. Diviser leurs forces. Une belle erreur.

Leur victoire de tout à l'heure devait les avoir galvanisé et ils ne se doutaient de rien. Nous allions leur prouver que chaque pas était douloureux en Azgeda. Oh nous avions de grande chance de tous y passer mais cela je ne le leur avais pas dit. C'est ainsi que l'on garde un secret. Et puis Helian et Dayne n'étaient pas dupes. Ils savaient reconnaître un combat désespéré quand ils en voyaient un. Je quitte la maison mon petit groupe sur les talons. J'échange un regard avec le chef de guerre qui donne le signal du feu pour les archers embusqués. Trig Of murmure t'il mais le signal est bien compris et une pluie de flèches s'abat sur les envahisseurs aux portes du village. Les râles d'agonie, les cris des blessés brisent le silence relatif. Ce n'est plus qu'une question de temps avant que la bataille ne commence. Frag emo op murmurais je. Frag emo op. Je retourne dans la bâtisse du chef de village avec mon petit groupe et attends que les pièces se mettent en place.
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Dernière édition par Aslan le Lun 27 Mar - 22:02, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: Jomp emo op ! Frag emo op ! PV Altair    Jeu 23 Mar - 17:41



Jomp emo op ! Frag emo op !


Aslan & Altaïr
Guerre coalition contre Azgeda en terre Azgeda. Automne de l'année 93.
La guerre faisait rage depuis déjà quelques jours et, comme à son habitude, partout où il y avait la guerre, Altaïr était là. Il était là avec ses hommes et son navire redouté de tous : Le Requin. Navire qui avait malheureusement dût rester sur la côte, du côté de la mer. Le navire était beaucoup trop imposant pour passer dans les bras de fleuve qui reliait l'intérieur des terres à la mer. C'était donc sur de plus petits navires, adaptés aux fleuves que les troupes d'Altaïr avaient dût utiliser pour rejoindre Azgeda. Azgeda qui était en conflit avec la coalition, coalition que les Sikru avaient rejoint grâce à Neith. Le froid des terres Azgeda était mordant pour Altaïr et ses hommes. C'était un froid du nord, un froid auquel les guerriers Sikru n'était pas habitués. Eux, ils étaient habitués au froid humide de la côte et pas au froid sec des terres. La plus part des hommes s'étaient couverts au maximum pour se protéger de ce froid qui leur était étranger.
Après avoir étudié la carte avec quelques un de ses lieutenants, Altaïr avait remarqué la présence d'un village sur sa route. Ce n'était pas un grand village qui possédait d'importantes quantités de ressources, non. L'avantage de ce village était qu'il faisait office de frontière sur un fleuve traversant le territoire Azgeda. Les Sikru devaient prendre ce village, ils devaient en prendre le contrôle. C'était donc Altaïr et ses hommes qui avaient été désignés pour prendre le village. L'effet de surprise était important, c'est pourquoi ils avaient attendu la nuit avant de faire avancer les bateaux sur le fleuve. C'était une flotte réduite qui était partit en première, le but était d'envoyer le reste de la flotte en cas de problème. C'était un des plus fidèle lieutenant d'Altaïr qui dirigeait l'attaque sur l'eau tandis que le Requin en personne dirigeait les troupes au sol.

La nuit tomba, les cornes de brume sonnèrent annonçant ainsi le début de l'attaque. Comme prévu, la flotte Sikru se montra supérieure à celle d'Azgeda mais Altaïr n'était pas dupe, il savait que la bataille n'était pas terminée. Il se trouvait en retrait du village, caché sous l'ombre des arbres d'un bois se trouvant non loin du village. Depuis les bois, il observait avec ses hommes, ses meilleurs guerriers et il attendait. Il attendait calmement, les pans de tissus de sa tunique jaune or volaient, secouées par le vent glacial qui soufflait sur les terres Azgeda. Le silence retomba sur le fleuve comme sur le village. C'était le moment. Il fallait les prendre en tenaille, Altaïr abaissa légèrement sa lance pour faire signe à ses hommes que c'était le moment. Les troupes s'élancèrent donc vers le village.
Sur les navires, les ordres avaient été clairs : Ils devaient rester à bord jusqu'à ce que les guerriers et Altaïr arrivent dans le port. Lorsque les navires arrivèrent au niveau du port, personne ne descendit sur les pontons. A la place, une rangée de boucliers fut placées sur les bardages des navires tandis qu'une ligne d'une dizaines d'archers se mettait en place. Ils n'avaient pas pour ordre de tirer tant que personne ne s'approchait des navires alors ils attendaient, patiemment et bien à l'abris derrière la ligne de boucliers.
De son côté, Altaïr continuait sa progression vers le village avec ses hommes, rapidement ils arrivèrent au niveau des portes du village lorsqu'une nuée de flèche s'abattit sur la ligne avant de guerriers, les cris déchirèrent le silence de la nuit.

- ARCHERS ! PROTEGEZ VOUS !

Une ligne de guerriers passa en premier de manière à former un mur de boucliers. De cette manière, le groupe pouvait continuer sa progression jusqu'aux portes du villages qu'ils atteignirent rapidement. Une fois aux portes, les guerriers placèrent les boucliers au-dessus de leurs têtes de manière à pouvoir commencer à enfoncer la porte du village qui ne tarda pas à céder. Les Sikru pénétrèrent donc dans le village qui semblait vide.

- Un groupe sur les remparts, trouvez moi les archers ! Et souvenez-vous, pas de survivants, pas de prisonniers de guerre. Ce sont les ordres de la Keryonsi !

Tandis qu'un petit groupe prenait la route des remparts, Altaïr se tourna vers le reste de ses troupe, une quarantaine d'hommes.

- Fouillez les maisons du village, des guerriers sont forcément embusqués quelque part.
©BESIDETHECROCODILE


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MessageSujet: Re: Jomp emo op ! Frag emo op ! PV Altair    Lun 27 Mar - 22:10

Terres d'Azgeda au milieu de l'automne de l'année 93 en pleine guerre contre la coalition

C'est seulement une fois de retour dans le quartier général au cœur de la bâtisse du chef du village Hélian que nous nous rendons compte que les râles d'agonie de l'avant garde terrestre des Sikrus étaient relativement trop brefs et peu nombreux comparativement à la pluie de flèches s'étant échappée de tous les points ou étaient postés nos archers. Une pluie de flèches telle qu'elle aurait du briser une troupe de taille moyenne en quelques instants. Une pluie de flèches qui s'était abattue sur nos arrogants ennemis dans l'obscurité la plus complète car nous connaissions les lieux suffisamment pour nous battre dans la nuit contrairement aux marins du clan des mers. Ce qui ne pouvait signifier qu'une seule chose. Que quelque chose clochait et merdait dans les grandes largeurs. Cette simple volée initiale de flèches aurait du semer la panique la plus complète dans les rangs ennemis et pourtant ces derniers progressaient prudemment mais rapidement vers les portes closes du village. Réfléchissant à toute allure, je grimace en comprenant que des Sikrus devaient avoir observé le village alors même qu'il se préparait à livrer bataille.

L'embuscade perdait de son intérêt dans de telles circonstances et j'aurais voulu pouvoir mettre la main sur les éclaireurs qui nous avaient assurés que l'ennemi se trouvait bien trop loin pour s'enquérir de la situation du village avant la bataille elle même. Que je puisse leur apprendre comment je récompensais l'incompétence à coups de poings dans la mâchoire. Et que je puisse les envoyer en première ligne histoire de leur faire payer les premiers leurs erreurs de jugements. Mes hommes allaient mourir ce soir. Bien plus vite à cause du fait que l'effet de surprise était gâché. Bien trop vite par rapport au plan initial. Si ces foutus éclaireurs survivaient et que par miracle je survivais également je leur apprendrais ce qui arrive lorsque l'on met en colère le dragon des glaces. Mais pour l'heure, tandis que les coups de bélier font trembler les lourdes portes en chêne je dois réviser la stratégie générale de toute l'opération dans une urgence absolue. Ce qui n'est pas un problème car j'ai été entraîné pour ce genre de chose par Draen seulement je déteste quand les plans ne sont pas respectés. Enfin, une chose reste certaine des Sikrus allaient être massacrés cette nuit et gouteraient fort justement la fureur de Thanor. Mon palmarès de morts s'alourdirait un peu plus.

Les coups de boutoirs résonnent dans tout le village en alerte et je change la tactique en quelques instants. Autour de moi mes compagnons parviennent à la même conclusion. Dayne peste et maudit les éclaireurs tandis qu'Helian me demande ce que nous devons faire. Je sors mon cor de guerre et m’apprête à souffler dedans conformément au signal signifiant aux archers d'incendier leurs flèches et de faire brûler le port. La poix et l'huile déversées sur les installations et le barrage improvisé devait donner une belle teinte dorée  à la nuit noire dans laquelle nous baignions. Cela constituera une diversion conséquente pour l'attention des Sikrus qui auront pénétrés dans le village d'une part et rendra le débarquement des navires bien plus ardu et peut être même impossible d'autre part. Je réponds à Helian que rien ne change. Que ce soir nous allions tuer du poisson avec la férocité qui nous caractérise et mes compagnons se mettent à rire gaiement. Je souris à mon tour et l'amusement ne tarde pas à me gagner. Ce que j'aime mon clan. Nous pouvions aisément passer pour de grands malades aux yeux des observateurs extérieurs mais nous étions faits pour le combat depuis notre plus jeune age. Seul le sang versé fait fumer la glace. Nous aimions le combat, la belle mort, la gloire du combattant. Aucun autre clan n'arrivait à notre niveau en ce domaine. Je serre le poing en l'air pour les faire taire au moment ou j'entends des pas craquer dans la neige. Ils sont là. Bien, bien. La fête peut commencer.

Lorsque le chef ennemi se met à hurler des ordres à ses hommes je porte la corne de guerre à mes lèvres et attends qu'il ait terminé avant de souffler de toutes mes forces dedans. Le son est pur, profond et puissant. Tandis que les Sikrus commencent à fouiller les maisons. Un son de cor plus bref répond au mien et quelques instants plus tard une volée de flèches enflammées illuminent le ciel nocturne en traversant le village de part en part. Le sifflement est reconnaissable même à l'intérieur du petit bâtiment dans lequel je me trouve. La nuit devient jour lorsque le port s'enflamme au sens littéral du terme et que le bois prend feu rapidement grâce aux substances inflammables. Les cris de douleur ne signifiaient qu'une seule chose les marins sur les navires n'aimaient pas le feu. Le bois des navires finirait comme le bois du port. Bon naufrage Sikrus. Mauvaise idée d'accoster. Je me doutais néanmoins que tout les navires n'avaient pas accostés notamment parce que le port n'était pas gigantesque seulement cela avait produit l'effet escompté. Une diversion aux effets efficaces qui avait accaparé l'attention des Sikrus qu'ils soient en mer ou sur terre. Nos hommes étaient probablement en train de profiter de la situation pour tailler, trancher et abattre des marins. Les cris de guerre, de douleurs et de combats ne nous l'indiquaient que trop bien. Les archers avaient probablement pu profiter de ce répit pour éliminer les hommes chargés de leur faire la peau. Le point négatif était que la nuit n'était plus complète mais ce n'était pas un grand problème les pièges perdraient en efficacité mais pas tous et ils distrairaient l'attention des ennemis. Allons pécher mes amis lançais je à mes frères d'armes qui sourient tous.

Je quitte le couvert de ma cachette mon groupe sur les talons et transperce un Sikru qui avait eu la mauvaise idée d’être obnubilé par l'embrasement du port. Je lève mon épée bien au dessus de ma tète. Mes frères d'armes abattent prestement le reste du petit groupe de notre ami et j'hurle à nos hommes. Tuez les tous. Tuez, tuez encore et encore jusqu'à ce que vous n'en puissiez plus. Et alors mourrez mes frères, mourrez mes sœurs et emportez en encore dans la tombe. Pour la gloire d'Azgeda. Rétribuons les envahisseurs comme ils le méritent ! La clameur qui me répond brise la quiétude de la nuit et je rayonne. Je suis un guerrier depuis mes premiers pas. En cet instant je suis dans mon élément. Je me sens pleinement vivant au cœur de la mêlée. Je croise le regard brûlant d'un homme maniant une lance et tout de jaune vêtu et je lui adresse un sourire en coin. Avant de me replier dans un geste calculé avec ma petite troupe. Un groupe de guerriers Sikrus s'engagent à notre poursuite et nous suivons un chemin précis dans les ruelles tortueuses. Nous ralentissons pour qu'ils soient très proches, juste derrière nous et sautons au moment opportun. Les Sikrus se prennent les pieds dans un piège qui les emprisonnent dans un amas de cordes et nous les transperçons prestement dans la foulée. Dans tout le village la bataille fait rage. Bienvenue en Azgeda. Hommes de l'eau. Dayne lance une autre blague sur les poissons hors de l'eau et nous rions de bon cœur.
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