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 I'll never be your father, but i will protect you as a father

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Luke Evans
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Grounder ; Skaigona
Grounder ; Skaigona
MessageSujet: I'll never be your father, but i will protect you as a father   Jeu 29 Déc - 23:13


Haràn


Je m'appelle Haràn, mais on m'appelle parfois //. J'ai 30 ans et je fais partie du Skaigonakru. Dans mon groupe d'ailleurs je suis utile, en effet je suis éclaireur et garde du corps de Kestrel. Oh sinon je ressemble à Luke Evans. | Si un jour on me supprime je laisse le droit au staff de garder ce que j'ai fait pour la postérité [rayez cette information si vous ne le voulez pas]



DESCRIPTIONS

L'ombre de Kovarro qui s'est étendue sur le Clan du Skaigonakru n'a fais que forger le petit homme devenu grand qu'est Haràn. Si autrefois, il était un enfant qui se voulait joyeux et porteur d'espoir pour ses parents, il n'est plus le même aujourd'hui. Enfin, plus tout à fait. Des choses se sont passées. Des choses, qui ont fait qu'aujourd'hui, il est réservé. Secret, un peu, il ne parle pas beaucoup. Enfin, sauf avec certaines personnes. C'est un homme calme, qui s'énerve cependant assez vite et qui peut se montrer grognon. Il peut se montrer agressif quelques fois, envers ceux qui ont porté atteinte à son cœur, ou à ceux qui lui sont chers. Car s'il y a bien une chose qu'il déteste plus que tout, c'est que l'on touche à Kestrel. C'est un homme très protecteur de son Clan, mais qui l'est encore plus avec la seconde de Drea. Un faux pas face à elle, et c'est une lame sous la gorge, prête à décrocher la tête du reste du corps. Il est très attaché à Kestrel même s'il ne lui montre que rarement. Haràn lui est infailliblement loyal, à cette femme, tout comme à Drea et à Lexa. Il est d'ailleurs très respectueux envers les grandes personnes, mais beaucoup moins avec ceux qui ne respectent rien. Cependant, il n'est pas provocateur et connait ses forces et faiblesses. Il accepte la Coalition, mais son regard envers les Skaikrus est toujours un peu dur, car il est méfiant quant à leurs armes et ne leur fait pas totalement confiance, ce qui fait qu'il se montre parfois agressif envers eux. C'est un homme toutefois intelligent, qui ne porte aucun jugement hâtif.  Passionné par l'ère qui les a précéder, Haràn adore écouter l'histoire de leurs ancêtres. C'est un homme avec un cœur de pierre, ou presque, qui se montre sensible, au fond. Parce que c'est ce qu'il est, aussi. Il est un homme au grand cœur malgré sa solide carapace.

Physiquement, il est plutôt grand (environ 1m80), mais également assez musclé. Ses cheveux sont lisses et noirs, doux et mi-longs. Il a une moustache qu'il entretient régulièrement, bien coupée. Ses yeux sont d'un vert très pâle, la couleur ne se voyant que très peu, alors beaucoup de gens croient qu'il a les yeux gris. Il a un corps assez athlétique, ni trop maigre, ni trop gros. Ses sens, notamment ceux de la vue et de l'ouïe se sont beaucoup développés au fur et à mesure de son métier. Lorsqu'il revêt son rôle d'éclaireur et de garde du corps, ou lorsqu'il chevauche vers une bataille, Haràn possède une armure bleue marine, ornée d'écailles, ainsi que divers motifs de dragons, avec deux têtes de la bête forgée sur chacune de ses épaules. Il en est très fier et y tient beaucoup. En dessous se trouve une veste à manche longue noire. Cependant, il arbore quelques fois un style plus détendu, et s'habille dans une veste longue et légère en cuir, avec un léger pull en dessous, un pantalon et des bottes, tout cela de couleur marron plus ou moins prononcé. Lors de grandes occasions, il aime se vêtir d'une cape noire à l'extérieur et rouge à l'intérieur, reliant le col par une chaîne d'argent.


ABOUT YOU

Le calme avant la tempête



Lorsqu'il est né, ce ne sont pas les ténèbres qui l'ont accueillis, mais une paix éphémère. Il est né  dans la ville de Wilon, d'une mère soigneuse, et d'un père guerrier. Haràn. C'est comme ça qu'ils le nommèrent. Et c'était leur fils unique. Leur seul fils, qui représentait leur fierté, à tout les deux. Et tout se passa bien, jusqu'à ce qu'Haràn atteigne ses 4 ans. A ce moment là, les années sombres se sont avancées. Encore. Toujours plus, jusqu'à ce qu'elles enfouissent le Clan des Skaigonas sous l'ombre de la famine et du désordre. Car lorsque Haràn eut 4 ans, le Roi Algar fut vaincu. Il fut victime d'une terrible mort, lors d'un combat totalement manigancé par le meurtrier : Kovarro. Kovarro. C'était le nom de cet homme monstrueux. Un homme, qui prit le pouvoir à la place du Roi Algar, privant celui-ci de toute descendance en tuant son fils, Dharkan. Mais il avait laissé filé entre ses doigts Drea, la fille d'Algar et sœur de Dharkan. Une fille, qui allait changer bien des choses.



Mais en attendant son retour, les Skaigonas vivaient de plus en plus mal. La faim rongeait petit à petit les âmes les plus faibles, avant de toucher les plus forts. Car toutes les richesses alimentaires,  n'allaient qu'entre les mains souillées de Kovarro. C'était un homme demandant sans cesse les femmes et l'alcool, qui n'avait aucune pitié pour le peuple du Skaigonakru, périssant un peu plus chaque jour.  Néanmoins, les guerres affaiblissaient également le Clan. Les guerriers n'étaient plus que des pions affamés, tombant comme des mouches sous les coups ennemis. Et le père d'Haràn, qui était pourtant un des meilleurs guerriers, s'écroula au cours d'une bataille, alors que son fils n'avait que 10 ans. Il avait bien grandi, le garçon. Et de ses yeux, il voyait, et comprenait, ce que son peuple subissait. Lui-même était maigre. Lui-même était faible. Mais il tenait bon. Il essayait, et il se contentait de manger ce que ses parents lui donnaient. Mais sa mère, suite à la mort de son compagnon, ne résista pas bien longtemps à la mort de son bien-aimé, et le manque de nourriture dégrada son état. Bientôt, et malgré les efforts d'Haràn pour tenter de lui faire remonter la pente, la mort guetta sa mère, et finit par l'emporter. Désormais, le garçon était seul. Livré à lui-même, et pleurant la mort de ses géniteurs. Il était seul. Mais il devait avancer, et créer son propre chemin. Un chemin, qui était déjà tout tracé dans son esprit. Si son père était mort, tout comme sa mère, c'était le résultat d'un règne qui ne devait pas exister. C'était le résultat du règne de Kovarro. Ainsi, Haràn voulait se glisser dans les rangs des guerriers, monter les échelons et finir par se retrouver en assez grande posture pour le battre et remettre les choses en ordre, rechercher Drea, une fille dont tout le monde connaissait le nom, et la ramener à ce qui lui revenait de droit. Ses géniteurs avaient soufferts du chaos que cet homme avait instauré, et désormais, Haràn voyait son peuple périr toujours plus. Alors, petit homme qu'il était, il choisit la voie du guerrier. A 10 ans, il prit une épée en main et migra à Condora, commençant son entraînement aux côtés de son maître d'arme, qui n'était autre qu'un homme sûrement aux côtés de Kovarro. Mais Haràn n'avait d'autres choix que de l'écouter, et suivait ses conseils à la lettre. Il s'entraînait sans arrêt, et lors de ses quelques temps libres, il cherchait des petits boulots par-ci, par-là, pour subvenir à ses besoins. Mais les commerçants qui osaient prendre le risque de lui donner des ressources alors qu'eux-mêmes n'en avaient que très peu, ne lui donnaient que de maigres récompenses. Mais avec ça, le garçon arrivait à avoir au moins un fruit. Rien que cela, c'était déjà beaucoup désormais. Néanmoins, il fallait que cette souffrance s'arrête. Alors, dès qu'il avait encore assez de force, il s'entraînait, cognant ses poings serrés contre un arbre, frappant l'écorce de ses pieds et de ses genoux, avant de fendre l'air et les mannequins avec son épée. Mais il était seul, Haràn. Tellement seul. Et la solitude le rattrapa, faisant de lui un garçon réservé, secret.


Vers un autre chemin




Les années passèrent. Des années d'entraînement. Des années de dur labeur, où il avait passé les terribles épreuves pour devenir un combattant digne du Skaigonakru, et était âgé désormais de 19 ans. Et pour aider le peuple, Haràn tentait chaque jour de s'affirmer un peu plus dans les rangs de Kovarro. Secret, renfermé, silencieux, il se faufilait parfaitement à travers les autres guerriers, et montait en grade, jusqu'à devenir l'un des meilleurs guerriers du Clan. Mais le manipulateur ne l'avait pas encore mis dans la liste de ses prochains gardes du corps. Pas encore. Mais bientôt peut-être. L'orphelin l'espérait, en tout cas. Il voulait essuyer les larmes des Skaigonas. Il voulait être le loup qui mènerait sa meute jusqu'à une vie meilleure, puisque Drea n'avait pas encore refait son apparition. Mais il comptait bien la chercher, lorsqu'il arriverait à se débarrasser de son ennemi juré. Haràn le haïssait. Oui, de tout son être, de toute son âme. Mais il restait silencieux, obéissant. Il restait impassible, ne laissait aucune marque de colère se dessiner sur son visage même s'il n'avait qu'une envie : trancher la tête de cet homme vicieux. Alors, il continuait à se montrer comme étant un sage guerrier, un pion parmi tant d'autres aux yeux de Kovarro.



Mais un jour, le chemin qu'il s'était tracé se modifia lorsqu'il rencontra une femme. Une femme, nommée Aria, qui était elle aussi une redoutable guerrière. Et elle était belle. Oh, ça, oui. Brune aux yeux noisettes, et son regard dur ne laissait paraître aucun sentiment, tout comme l'orphelin. Mais il était attiré. Etrangement. Son cœur battait un peu plus à chaque fois qu'il la voyait, et tout deux, hors de leur voie guerrière, commençèrent à se parler. A discuter. A s'intéresser l'un à l'autre. Jusqu'à ce que Haràn voit en elle une femme unique, exceptionnelle, et qu'il en tombe amoureux. Quelques mois plus tard, ils décidèrent de se mettre ensembles, et Aria prit la décision de s'éloigner des armes, du sang et des larmes, pour devenir soigneuse. Elle savait désormais le dessein de Haràn, et aimait de moins en moins le fait qu'il se mette en danger de plus en plus. Ainsi, alors qu'ils étaient tout deux prêts à dormir, la voix de sa femme retentit dans la nuit. « Haràn ? » demanda t-elle d'une voix douce et inquiète. « Qui y'a t-il ? » répondit le guerrier, ses yeux pâles fixant le plafond qui les abritait d'une fine pluie. « J'ai peur. J'ai peur pour toi. Tu te mets en danger, en essayant de l'atteindre. Il ne sera pas seul à te combattre si tu souhaite le tuer par surprise... Ses gardes seront autour. » dit-elle, se serrant un peu plus contre lui. Et Haràn, à ces mots, resta silencieux.


Une bonne semaine passa, Haràn tentant tant bien que mal de continuer sur la voie qu'il avait choisi dès le début, mais les mots de sa femme le ramenèrent finalement sur sa décision, et pour elle, il décida de se retirer du métier qu'il avait suivi. Il devint marchand. C'était un métier moins dangereux. Mais tout aussi fatiguant, et ce que ramenait le jeune homme ne suffisait que très peu. La population périssait toujours un peu plus, le Skaigona s'enfonçant dans une obscurité dont plus aucune lumière ne semblait être capable de la transpercer. La vie d'Haràn n'était illuminée que par la présence d'Aria, qui, quelques mois plus tard, lui donna deux garçons, des jumeaux : Shane et Lutàn. Ils avaient les yeux pâles de leur père, et les cheveux bruns de leur mère. Ils étaient beaux. Très beaux. Et, quelques mois après la première mise au monde d'Aria, vint un autre bébé. Un an plus tard, ce fut une petite fille dont sa femme accoucha, et qu'ils nommèrent Wendy, alors que lui venait d'atteindre ses 20 ans. Il était heureux. Il était heureux, ce marchand. Heureux d'avoir 3 enfants qu'il élèverait avec amour et force en même temps. Heureux d'avoir 3 enfants qui lui ressemblaient, bien que sa fille avait tout pris de sa mère en terme de couleur de cheveux et de couleur d'yeux.

Néanmoins, ces heureux événements ne l'éloignèrent pas du but qu'il voulait désormais atteindre :  aider la population en leur gardant secrètement de la nourriture.




« Aucune pitié pour ceux qui ignorent mon autorité. »



La vie que l'ancien guerrier menait était tout aussi périlleuse et pauvre que les autres Skaigonas. Et si beaucoup des siens ne tenaient pas bon, Haràn, du haut de ses 25 ans maintenant,  survivait, du mieux qu'il le pouvait, pour ramener assez de nourriture pour son peuple et sa famille. Malheureusement, tout ce qu'il tentait de garder pour ses camarades était finalement toujours remis dans les mains de Kovarro. Cet homme. Cet horrible et infâme homme, qui marchait sur la carcasse des habitants du Clan, aveuglé par la cupidité qui le rongeait. Et plus les jours passaient, plus l'orphelin voulait se débarrasser de lui. L'avenir de ses enfants était crucial à ses yeux, et la mort de ses parents était la conséquence d'un règne qui ne devait pas être là. Ainsi, l'ancien guerrier finit par trouver une nouvelle méthode. Lorsqu'il n'était pas de sortie dans les villages du Clan pour récupérer une partie (presque la totalité) de leurs cultures, il fabriquait en cachette un petit coffre à un endroit de sa charrette où il était censé s'asseoir. Là, il pourrait y cacher assez de choses pour aider un peu son peuple. Ainsi, même s'il n'était pas un sacré inventeur, il faisait de son mieux pour fabriquer quelque chose qui ne soit presque pas visible. Mais alors que son regard sérieux était tourné vers son invention, la voix de sa femme retentit de nouveau derrière lui. De ses yeux pâles, il se retourna vers Aria, qui tenait ses 3 enfants près d'elle. Et son regard plus tôt dur devint doux, et il s'approcha de sa progéniture et s'agenouilla avant de caresser vivement les cheveux des jumeaux, puis la joue de sa petite dernière, avant de se relever. « Je dois finir mon travail, Aria. » dit-il, tournant sa tête vers la charrette à l'abri des regards. « Haràn... J'ai peur... Qu'est-ce que Kovarro fera s'il découvre ce que tu manigances derrière son dos ? Il te tuera. Veux-tu y laisser la vie pour ton peuple, ou vivre pour tes enfants... pour moi ? » lui dit-elle, les larmes lui montant aux yeux. Et, n'aimant pas voir sa femme ainsi, l'ancien guerrier s'avança près d'elle, passant son pouce sur les paupières de la soigneuse, avant de coller son front au sien. « Le Skaigona a besoin de moi. Je ne le laisserais pas dans cet état. Et je vivrais pour vous également. Il ne m'arrivera rien, sois en sûre. » dit-il, souriant légèrement avant de s'éloigner à nouveau vers son invention.


Les jours passaient, et Haràn finit sa petite fabrication. Ainsi commença ses cachotteries. Et bizarrement, le peuple commençait petit à petit à se fortifier. Rapidement, Kovarro le remarqua et tenta de chercher l'homme derrière tout cela, jusqu'à ce que l'un de ses fidèles chiens ne vienne le voir, s'inclinant face à lui avant de prendre la parole. « Mon Seigneur. J'ai enfin trouvé le malfaiteur. C'est l'un de vos anciens guerriers, Haràn. » dit-il, avant de le décrire. Et le regard du Roi se durcit, sa mine se fronçant vivement. Son  poing se serra, et sa voix retentit fortement. « Amenez-le moi ! » ordonna t-il. Et ses ordres furent exécutés. Haràn, prit au dépourvu, arriva en se faisant jeter à genou au sol, les mains ligotés. Son regard était aussi dur que celui de l'homme auquel il faisait face, et sa mâchoire serrée se retenait de crier des insultes à son nom. « Haràn.... Mon cher Haràn. Qu'as-tu osé faire dans le dos de ton supérieur ? De ton Roi ? De ton Seigneur ? » dit Kovarro, s'avançant près de l'orphelin avant de le regarder de haut. « Les habitants souffrent. Ils ont besoin de ressources. » dit Haràn, son ton tentant d'être le moins méprisant possible. S'il aurait pu lui cracher à la figure, il l'aurait déjà fais sans hésiter. Cet homme ne méritait rien d'autre. C'était une personne cupide, qui n'avait d'yeux que pour les femmes, l'alcool et le pouvoir. « Je suis le Roi. C'est MOI qui dicte les règles ici. Algar était trop bon avec son peuple. Et je crois que j'ai hérité de sa bonté, car je vais t'épargner pour cette fois. Après tout, une nouvelle guerre ne tardera pas à venir, et j'aurais besoin de ta force pour écraser mes ennemis. Va ! Mais laisse moi te dire une chose : ceci n'est que mon seul et unique cadeau. » dit-il, s'abaissant pour que son visage soit en face de Haràn. Le regard sévère, il l'observait avec dureté et violence. Mais le jeune homme n'en avait que faire de son regard, et on le ramena chez lui. Et lorsqu'il passa le seuil de la porte, toute sa famille se réfugia dans ses bras. Puis, finalement, Wendy  prit la parole, se blotissant en souriant contre son père. « Mon papa c'est le plus courageux ! » dit-elle avant de rire. Et ce rire, si précieux aux de Haràn, ne fit que le rendre plus fort.


Les mois passèrent, et l'ancien guerrier du Skaigona avait décidé de stopper son activité secrète en attendant de pouvoir trouver un nouveau stratagème. Il était hors de question pour le marchand de se laisser marcher sur les pieds, et sa famille, au fil du temps, avait commencé à le soutenir un peu plus. Sa femme et ses 3 enfants étaient fiers de lui, malgré la peur de ne plus le revoir un jour. Mais au moins, il était l'un des seuls à ne pas se soumettre aux règles de Kovarro et était également l'un des seuls à vouloir aider les autres. Et même s'il avait arrêté son activité rebelle pour le moment, il comptait bien reprendre. Ainsi, c'est lorsqu'il atteignit ses 26 ans qu'il se remit à donner des ressources à son peuple souffrant. Un peuple qui ne cessait de le remercier, et de le pousser à vaincre Kovarro une bonne fois pour toute. Et cet encouragement ne le rendit que plus déterminé à continuer, jusqu'à ce jour...


Jusqu'à ce jour, où, lorsque Haràn revint d'un des villages de son Clan et qu'il pénétra dans son habitation, il vit un bain de sang. Sa femme gisait au sol, le sang coulant le long de son cou, et ses deux fils avaient été pendus à l'une des poutres de son toit. En voyant cela, le cœur du marchand s'arrêta un instant, son sang ne faisant qu'un tour dans ses veines. Et il pleura, écrasant ses genoux au sol, les mains entre son visage, la mâchoire serré. Il gémissait de douleur, avant de se demander où était passé Wendy, la petite dernière. Ainsi, se relevant vivement malgré les larmes qui continuaient de couler, son cœur souffrant énormément, il appela sa fille. « Wendy ! Wendy ! Où es-tu ?! » cria t-il presque entre des sanglots. Et la petite frimousse de Wendy se dévoila enfin. Elle pleurait. Elle avait peur. Mais elle avait réussie à se faufiler pour échapper au massacre, et Haràn se précipita vers elle pour la prendre dans ses bras. « Je t'aime Wendy. Tout va bien se passer, n'aie crainte.. » dit-il, enfouissant le visage de son enfant sur son torse. Puis, une voix sortie de nulle part résonna. Une voix que l'ancien guerrier ne connaissait que trop bien. « Aucune pitié pour ceux qui ignorent mon autorité. » dit cette voix. Et cette voix n'était autre que celle de Kovarro. Le regard noir malgré les larmes qui continuaient leur course sur son visage meurtri par la tristesse, Haràn se retourna vivement et hurla comme une bête, avant de se relever et de faire face au meurtrier, plaçant sa fille derrière lui. « Aucune pitié pour les hommes comme toi ! » dit-il, avant de se jeter sur les gardes du Roi. Il donna un coup de coude dans la joue de l'un d'eux, attrapant au passage son épée, avant de lui trancher la gorge. Puis il assomma le deuxième avec le pommeau de l'arme, et tenta ensuite de tuer Kovarro. Là, un combat acharné commença. Le Roi était fort, certes, mais Haràn avait ses chances de l'abattre. Ainsi, les coups fusèrent. La rage qui rongeait l'ancien guerrier était vive, forte, et ne semblait pas prête à s'éteindre avant que Kovarro ne soit mort. Et alors qu'il pensait que cet homme cupide était le dernier présent, le père de 26 ans fut bien vite décontenancé lorsqu'il entendit un cri aigu venant de sa fille. Son attention partit vers elle, il ne fit pas attention au geste de son ennemi qui le mit à terre, éloignant son arme, plantant son épée dans son épaule. « Tu as perdu, pauvre fou. » dit Kovarro, la main toujours sur son arme, son autre bras bloquant tout mouvement de la part de Haràn. Et, le cœur battant, les larmes coulant, l'orphelin regarda avec tristesse sa fille qui pleurait et qui l'appelait à l'aide, prisonnière d'un homme du Seigneur. Kovarro ne perdait rien pour attendre. Oh, ça, non. Il n'allait pas lui enlever son dernier enfant, sa dernière union avec Aria. Ainsi, Haràn grogna, donnant un coup de pied dans le ventre du Roi, avant de prendre le bout pointu d'un des pots cassés de sa maison, et de le planter sans aucun scrupule dans l'oeil de son adversaire qui cria de douleur, retirant ensuite son emprise de l'épée qui lui transperçait l'épaule pour se relever avec et courir vers le garde qui détenait sa fille.


Mais il était trop tard. A peine se mit-il à bondir vers son adversaire, que le corps de Wendy tomba au sol, son sang rejoignant celui du reste de sa famille. Accablé par ce cauchemar, par cette horrible scène, Haràn hurla à nouveau, pleurant toujours plus, et se tranforma en un lion enragé, tuant son ennemi d'un coup parfaitement ciblé dans le cœur, avant de se tourner vers le Roi pour en finir avec lui. Cet homme. Ce soi-disant Roi, venait de mettre un terme à sa vie de père. A sa vie, tout simplement. Il ne méritait pas de respirer encore. Haràn était si près du but. Si près d'en finir avec lui. Si près d'offrir un avenir meilleur à sa meute et à Drea, qu'il comptait rechercher. Mais aujourd'hui, rien était en sa faveur. Les habitants, trop peureux de subir le même sort que Aria et ses enfants, et trop faibles pour aider le marchand, ne sortirent pas de leurs abris, et bientôt, d'autres gardes vinrent à la rescousse de leur maître. A cet instant, c'était peine perdue. Haràn était trop faible mentalement et physiquement, pour anéantir une dizaine d'hommes. Ainsi, il ne lui restait plus que la fuite. Alors, lâchant l'épée, il prit une petite table qu'il balança avec force sur ses ennemis, et s'enfuit par une porte secondaire, qui l'amena non loin des écuries de Condora. Courant pour sa vie, le solitaire enfourcha un cheval noir et galopa hors de la capitale. En lui désormais résidait un cœur meurtri par la tristesse, et un cœur dévoré par la haine.



Un retour tant attendu



Des mois passèrent. Des mois de solitudes. Des mois où les larmes apprirent à ne plus s'arrêter. Haràn avait fui vers un coin rocailleux, rarement visité par les éclaireurs, et rôdait ainsi avec sa monture. Il chassait, se nourrissait comme il le pouvait. Mais plus aucun sourire ne s'esquissait sur ses lèvres. Plus aucune joie ne se lisait dans son regard noir et rempli de chagrin. Il était un père sans famille. Un homme sans abri. Un homme veuf. Il ne lui restait plus rien qui lui donnait envie de se relever. Il se demandait même pourquoi il était encore en vie. Pourquoi il se nourrissait. Pourquoi il se rattachait quand même à la vie même s'il avait tout perdu. Et bientôt, il finit par trouver la réponse à toutes ces questions. S'il était en vie, encore aujourd'hui, c'était pour les siens. Pour le Skaigona. Pour le retour de Drea. Pour le retour de cette femme dont le trône lui revenait de droit. Et bientôt, lorsqu'il atteignit ses 27 ans, et qu'il se rapprocha avec prudence de Condora, il apprit la nouvelle par un fils de marchands qui le reconnut. Une grande nouvelle, qui ne put que redonner espoir à Haràn. Drea était revenue, et tout allait revenir en ordre. Elle avait abattu Kovarro. Elle avait redonner la liberté aux Skaigonas, et l'orphelin ne pouvait que lui être reconnaissant de tout cela. Enormément reconnaissant. La bataille qu'il avait mené durant toute ses années s'était terminée par un aigle venu protéger son nid d'un serpent vicieux. Désormais, l'ancien guerrier pouvait revenir. Et c'est ce qu'il fit.

Chevauchant à nouveau dans les rues de la capitale, il retrouva rapidement sa place parmi les siens, et choisit la voie d'éclaireur, avant d'être nommé Garde du corps occasionnellement. Et un Garde du corps non pas de Drea, mais de Kestrel, sa seconde. Une seconde du Skaigonakru, qui, lorsqu'il la rencontra, eut le cœur battant. Ce visage. Ces cheveux. Ces yeux. Elle ressemblait tellement à sa fille, Wendy. Elle y ressemblait tellement, qu'il ne put s'empêcher, au fil du temps, de lui porter un amour paternel.




♦ Avez-vous peur des armes à feu ? Elles sont étranges à ses yeux, il s'en méfie mais il n'en a pas peur.

♦ De la technologie en général ? Il est un peu curieux de savoir comment cela fonctionne, mais non.

♦ Avez-vous de la famille ? Seulement Kestrel qu'il considère comme un membre de sa famille.

♦ Quel est votre rôle dans le clan ? Eclaireur à plein temps et occasionnellement garde du corps de Kestrel.

♦ Respectez-vous le commandeur ? Assurément.

♦ Que pensez-vous de l'entrée des skaikru dans la coalition ? Il les accepte mais s'en méfie tout de même.

♦ Que pensez-vous des sky people d'ailleurs ? Il ne les connait pas encore très bien et n'a encore aucun avis sur eux, bien qu'il soit un peu dur envers eux car il est méfiant.

♦ Quel a été votre rôle dans la bataille de la montagne ? Et celui de votre clan ? Il a combattu aux côtés de la seconde de Drea.

♦ Étiez-vous à Kalawen ? Non, il est resté auprès de sa protégée.



EQUIPEMENT
Il possède une épée, ainsi qu'une armure très particulière et un frison qu'il a nommé Khazâd et qu'il apprécie énormément.


WHAT ELSE ?

Bellamy aime faire des tartes aux pommes !

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MessageSujet: Re: I'll never be your father, but i will protect you as a father   Ven 30 Déc - 0:56

Bon retour parmi nous groscalin
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MessageSujet: Re: I'll never be your father, but i will protect you as a father   Ven 30 Déc - 7:23

Rebienvenue Calin10

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Here I am  alone again
How'd I wind up here again ? It's like I'm always getting blood on my hands, all it takes is one and I'm gone and a thousand 'til the end.Tell me why! Does everything that I love get taken away from me ?!
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MessageSujet: Re: I'll never be your father, but i will protect you as a father   Ven 30 Déc - 8:13

Ouiiiii ♥ Rebienvenue ! Kestrel est hyper contente <3

_________________
life is more than just surviving
If my soul could revive from my carnal remains what does it matter to me. If it all fades to black i I’m born once again then no-one really is free

 
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MessageSujet: Re: I'll never be your father, but i will protect you as a father   Ven 30 Déc - 14:32

FICHE DE
VALIDATION

Bienvenue sur Red Sands


    Mais qu'ils sont seksy les gardes du corps chez les Skaigonas

Maintenant quelques liens utiles :

Premièrement, en tant que bon membre validé, tu dois aller recenser ton avatar juste ici ainsi que la fonction que tu occupes dans ton clan par là. C'est OBLIGATOIRE!, sans quoi tu pourrais perdre ton avatar ~

→ Ensuite, plus amusant peut être, les fiches de liens ainsi que les demandes de RP ; demandes diverses.  

→ Et enfin, les achats et les les top sites  
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MessageSujet: Re: I'll never be your father, but i will protect you as a father   

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I'll never be your father, but i will protect you as a father
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