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 crushed by the mountain ▬ Rhodàn

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MessageSujet: crushed by the mountain ▬ Rhodàn   Lun 23 Mar - 15:55

Clarke avait les côtes encore douloureuses de son entrainement avec Lexa. Ce fut la première chose qui lui vint à l’esprit, alors que celui-ci s’éveillait, quittait les limbes de l’inconscience. Elle avait mal au crâne aussi et elle porta sa main à sa tête, pour tenter de sonder le mal. Elle ne le put. Sa main était attachée. Vivement, elle ouvrit les yeux, bravant les flashs lumineux face à l’agressivité des néons. Elle les reconnaissait sans mal, elle les avait quitté, deux semaines auparavant. Clarke eut envie de vomir. Elle était au Mont Weather. Les battements de son cœur accélérèrent et sa respiration s’emballa dans ses poumons, brulant sa gorge et sa bouche. Elle se redressa du mieux qu’elle put, se trouvant dans cette même chambre blanche, dans laquelle elle s’était réveillée, de nombreux jours par le passé. Le plus important était qu’elle se calme. Alors, elle ferma les yeux, chassant la panique qui grimpait dans ses veines, par simple réflexe, par cette inquiétude, de constater où elle était. En quelques efforts, elle revit ce qu’il s’était passé, des heures auparavant. (Était-ce seulement des heures ?) Clarke était partie pour TonDC, avec Poney et une escorte, pour prévenir du changement de plan d’attaque. Pour rallier les troupes au camp Jaha, embarquer Raven & Wick avec quelques explosifs, puis se rendre à l’avant-poste. Ou tout commencerait.

Bien entendu, Clarke n’avait jamais réussi à rallier le camp Jaha. Elle se souvenait d’un bruit de détonation, d’un piège, et d’une douleur légère, dans son bras. Ça avait été un tranquillisant, vu la vitesse à laquelle elle avait perdu conscience, et le mal de crâne qui l’assaillait présentement. Elle poussa un long soupir, expulsant cette colère sourde, qui grondait dans ses intestins. Se faire avoir, de telle sorte. Oh. Elle espérait que Poney aille bien. Elle n’aimait pas qu’il se retrouve en Faucheur. Elle avait vu les dégâts que cela avait causés sur Lincoln, et ne supporterait pas que son garde du corps subisse les mêmes épreuves. Clarke réussit à se clamer. Elle rouvrit les yeux, contemplant le blanc aseptisé de la chambre. Encore une fois, elle tenta de forcer sur le menotte qui la retenait au lit et elle grimaça, quand tout ce qu’elle arriva à faire, fut de laisser une marque rouge, sur son poignet.

Elle ne devait pas se laisser abattre. Ce n’était pas la première fois qu’elle avait été emprisonnée par la Montagne. Elle arrivait à s’en sortir. Même s’ils semblaient avoir pris des mesures supplémentaires. Il n’y avait rien à porter de main et ce lit ne bougerait pas de lui-même. Elle poussa un soupir, se redressant, croisant les jambes en tailleur, alors qu’elle chassait une mèche rebelle de devant son visage. On l’avait changé et Clarke inspecta ses bras, pour observer qu’aucun émetteur n’avait été injecté dans son corps. Elle se souvenait de la technique d’Anya, et elle n’hésiterait pas à s’en servir. Mais non, sa peau semblait vierge de toute intrusion et elle s’autorisa à se détendre un peu. Aussi détendue pouvait-elle être en sachant qu’elle était dans l’antre de la bête. Alors, elle ne céda pas à la panique. Si la Montagne l’avait attrapée, c’était qu’il y avait une raison. Elle attendrait. Qu’ils viennent, ou qu’ils se fassent écraser par l’alliance. Car leur temps était compté, Clarke le savait. Elle n’aurait qu’à tenir quelques jours… en espérant qu’ils ne tentent pas de se servir de sa moelle. Mais assurément, elle était beaucoup plus importante vivante, que morte. Non ?

Ainsi, elle attendit, le regard déterminé jeté sur la porte, s’interdisant de penser à tout ce qui comptait – les 100, son peuple, Lexa - commençant à réfléchir aux possibles et aux pires.

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MessageSujet: Re: crushed by the mountain ▬ Rhodàn   Lun 23 Mar - 17:56

Le livre qu’elle était en train de feuilletter sur l’un des canapés de la salle de repos était fascinant, purement fascinant. Ce n’était que la trente-trois-ieme fois qu’elle le lisait, et si il y’avait de l’ironie dans ses pensées, elle ne le trouvait pas pour autant moins intéressant, c’était juste lassant de se dire que leurs livres ne seraient jamais renouvelles, qu’ils devaient se contenter des stocks qu’ils avaient et qu’après, il n’y’avait plus rien. C’était la vie dans Mt. Weather, et c’était pour cela que Wallace père et fils essayaient de faire quelque chose de bien. A part qu’ils le faisaient de la mauvaise manière, mais ceci, elle ne le dirait pas à voix haute, pas quand elle n’était pas avec son groupe d’amis – des rebelles comme elles, mais des avoués ceux ci -, pas quand elle était le parfait petit soldat de la montagne. Il y’avait des choses qu’elle pouvait pas se permettre de faire, et sa conscience vivait avec ce qu’elle faisait. Ca ne voulait pas dire qu’elle ne regrettait pas, non, elle avait juste abandonné l’idée d’être en paix avec elle même dans le but de pouvoir faire ce qu’elle devait faire. Si la Montagne devait tomber, elle savait qu’elle tomberait avec elle, mais elle savait aussi qu’être dans les sphères militaires et s’approcher des gens au pouvoir était la meilleure chose à faire. Alors elle se faisait bien voir. C’est la raison pour la quelle elle se dressa en esquissant un salut quand son supérieur vint la voir, et qu’elle posa son livre, ramassant son arme de service et se dirigeant vers la zone de quarantaine. Un être du ciel avait été pris, et on comptait sur elle pour aller la surveiller.

A bien y réfléchir elle aurait du se demander pourquoi ils demandaient une surveillance précise, et pourquoi ils lui demandaient a elle, mais elle se dit que ça avait a voir avec les timings, ou peut être qu’elle était l’une des seules qui ne risquait pas grand chose, ayant bénéficiée comme peu d’autres soldats d’un don de moelle épinière. – Diable, elle le regretterait toute sa vie mais, elle espérait vraiment que la fille de la quelle ils l’avaient pompée était encore en vie -  Ou peut être tout simplement que c’était un ordre au quel elle n’avait pas à désobéir. Soit. Uniforme en place, arme de service à sa taille, et tout objet personnel dissimulé, elle jeta un dernier regard à son livre et se mit en route vers la zone de quarantaine.

Ce qu’elle ne s’attendait pas à trouver en arrivant devant la porte blanche et en jetant un coup d’œil a travers le hublot, c’était une fille blonde dont tout le monde parlait. Clarke Griffin, l’échappée, le messie des 47 , ou peut être étaient ils 48 ? Elle ne savait plus, cette pensée la déranga un peu – Elle pouvait la reconnaître à ses longs cheveux blonds emmelés, et à son regard bleu détermine. Comment l’avaient ils attrapés ? Etait-ce un piege de l’extérieur ? Dans ce cas la elle en était plutôt satisfaite. Son visage se durcit cependant, pour ne rien montrer, et après avoir tapé deux coups, elle rentra dans la cellule – si l’on pouvait appeler ça ainsi –

«  L’ambiance de la montagne vous manquait déjà ? »  elle n’avait pas voulu être agressive, et pourtant elle l’avait été. Elle était juste un peu contariée que celle dont les survivants parlaient avec autant d’ardeur ait été prise, et si elle voulait en savoir d’avantage, elle ne pouvait pas poser trop de questions. Il y’avait des caméras partout. Alors il faudrait qu’elle continue à jouer au bon soldat en apparence. Le bon soldat, sans combinaison.  Elle durcit un peu plus son apparence, et ferma la porte derrière elle. Elle était ici pour la surveiller, puis elle devait attendre l’ordre de l’emmener quelque part, alors elle attendrait que l’ordre n’arrive dans sa radio.

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MessageSujet: Re: crushed by the mountain ▬ Rhodàn   Lun 23 Mar - 22:04

Cela ressemblait à une méditation intérieure, calme et concentrée. Clarke regroupait tout ce qu’elle savait, sur les hommes de la Montagne, grâce à ce qu’elle avait observé, de ce que les éclaireurs avaient racontés, de ce que Jasper lui avait rapporté. Ca remontait à quatre jours, maximum. Peut-être que les 100 étaient encore cachés. Elle connaissait l’étendue des couloirs qu’était le Mont Weather. Cela pouvait être un véritable labyrinthe. Et les rebelles, puisque Jasper lui avait confirmé leur existence, devaient connaitre ces lieux, mieux que certains. Après tout, ils avaient grandis en ces murs. Clarke partait sur le principe qu’ils étaient toujours vivants, et sauf (taisant volontairement l’interrogation sur le statut de Bellamy). Mais les greffes avaient déjà eu lieu, puisqu’elle avait vu ce sniper, après le bombardement de TonDC. Au maximum, il devait y avoir une petite dizaine d’individus, qui marchaient avec la moelle de son peuple. Ses poings se serrèrent à cette réflexion et Clarke continuait de fixer un point invisible, sur cette porte, attendant la visite, qui viendrait certainement. Elle misait sur Cage, puisque son père avait été relevé de ses fonctions. Clarke ne lui avait jamais adressé la parole, mais elle s’imaginait un homme sanguinaire et près au pire.

Ses réflexions furent arrêtées quand elle vit une tête, passer devant le hublot de sa chambre de luxe. Sans attendre une seconde, elle analysa la femme qui venait entrer. Immédiatement, Clarke remarqua le changement : elle ne portait pas de combinaison. C’était mauvais signe. & c’était un soldat. Hum. Est-ce que ça présageait une visite importante ? « L’ambiance de la montagne vous manquait déjà ? » Ses iris se dilatèrent, fixant un peu plus dangereusement la blonde qui se tenait devant elle. Non, pas de visite de courtoisie. Clarke s’humidifia les lèvres, bougeant sa bouche, restée fermée trop longtemps. « C’est plutôt vous qui ne pouviez pas se passer de moi. » Elle mordit en retour, gardant son expression froide, décidant qu’elle ne serait pas impressionnée par un simple garde. Elle n’avait pas peur, Clarke, et elle voulait que la montagne le comprenne. Elle voulait que quiconque se tenait derrière les écrans, à observer leur discussion, le comprenne. Elle inspira, restant calme, ou faisant son possible pour le rester. Elle eut en mémoire le sang-froid donc Lexa pouvait faire preuve et elle espéra en être inspirée. Quelque part, il était relativement aisé, de s’empêcher de ressentir, en se baignant dans cette colère silencieuse, qui lui emplissait l’esprit, l’empêchant de s’inquiéter pour le moment. « Je constate que vous ne faites pas la même erreur deux fois. » Elle tira vivement sur la menotte, illustrant ses propos. Clarke n’irait pas bien loin, ainsi.

C’était la raison pour laquelle elle ne fit aucun mouvement superflu, aucune tentative de fuite. Elle prouverait à la Montagne que même immobile, elle n’en restait pas moins dangereuse. « Même si, probablement, vous ignorez beaucoup de choses. » Elle pencha la tête, une animosité vivace, dans le fond du regard. Clarke n’épargnerait pas la chair à canon qui était devant-elle. « Dites-moi, Andresen. » C’était inscrit sur l’uniforme. « Pourriez-vous me donner le nom de la personne, que vous avez dans les os ? » Clarke ne cherchait pas à gagner du temps. Elle cherchait à gagner des informations. Mais puisqu’ils ne semblaient pas pressés à s’occuper d’elle, la fille du Ciel prendrait tout son temps, pour obtenir ce qu’elle voulait.

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MessageSujet: Re: crushed by the mountain ▬ Rhodàn   Lun 23 Mar - 23:04

Elle devait reconnaître que la jeune – très jeune – fille avait du cran. Non seulement elle gardait son sang-froid alors que tout de même, elle était prise dans la montagne – et tout bien réfléchi peut être que quelqu’un aurait du s’en inquiéter, mais ce n’était pas Rhodàn qui allait le leur dire, ils voulaient faire des erreurs qu’ils en fassent, ce n’était pas son problème bien au contraire. – dont elle avait galeré à s’echapper et elle ne bronchait pas, elle n’avait pas peur non au lieu de ça elle avait une expression des plus froides. Rhod’ en était presque épatée. Cette fille était la, se tenant probablement dans l’antre du démon, et elle était froide comme le plus impassible des guerriers. Ça lui plaisait. Une étincelle brilla en elle en se disant que c’était peut être la fin de tout. Que c’était peut être la fin de la bête immonde et de leurs machinations, de leurs sanglantes machines à pomper la moelle osseuse, de leur avidité impatiente. Une étincelle brilla en elle, et elle comprit pourquoi les rescapés des 100 parlaient de Clarke comme d’une sorte de messie. Peut être se surprit elle même a espérer, elle en crevait d’envie dans le fond, que tout cela cesse, et elle se sacirfierait pour cette cause si il le fallait, parce qu’elle avait vouée les 10 dernieres années de sa vie à cela.  

Mais il y’avait des caméras, elle ne pouvait pas aider Clarke à faire ce qu’elle voulait, elle l’aurait libérée si elle avait pu et elle lui aurait parlé, mais ce n’était pas… Ce n’était pas possible. Cameras. Micros. Les salles de quarantaines étaient de vrai prisons dans les quelles la liberté n’ était pas réellement atteignable. « C’est plutôt vous qui ne pouviez pas se passer de moi. »   Elle regarda un peu la jeune femme, elle n’avait pas de blessures apparentes, ses vêtements semblaient propres, il n’y’avait pas lieu de s’inquieter, et ce n’était de toute façon pas son rôle. «  Probablement. Vous avez fait une grande impression sur le président Wallace, il était prêt à remuer ciel et terre pour vous récupérer. » Ça n’était pas faux ce qu’elle disait, et on pouvait presque déceler un soupçon de moquerie à l’égard du président. De la mauvaise moquerie. Elle se ressaisit. Elle n’était ici pour provoquer personne, juste pour la surveiller, juste pour … et bien, elle ne savait pas pourquoi c’était elle parmi tous les gardes qui avait été envoyée, mais elle supposait que garder Clarke était une question de sécurité. Avec elle, ils pourraient faire sortir les autres. Probablement. « Je constate que vous ne faites pas la même erreur deux fois. »   Rhodàn regarda les menottes, et se mordit l’interieur de la lèvre avant d’hausser les épaules. « Si je vous les enlevais, vous arracheriez mon arme et vous vous serviriez de moi pour vous échapper. » C’était presque comme si elle lui tendait un chemin de sortie sur un plateau. La femme n’aurait qu’a prendre son badge et elle aurait accès a presque tous les niveaux. Cependant, elle n’était pas encore prête à désobéir à tous les ordres Rhodàn, elle était le parfait soldat, et elle savait que sous surveillance, si Clarke tentait quelque chose elle devrait la maitriser. Alors les menottes resteraient. Pour le moment.

« Même si, probablement, vous ignorez beaucoup de choses. »   Elle était fascinante cette fille, pleine de ressource, avec les yeux emplis de haine, et de colère. Et la militaire le savait, c’était contre elle, contre tous les habitants de la Montagne. En son fort intérieur elle savait que de toute façon elle le méritait. Sa conscience était peut être a l’aise parfois avec ce qu’elle faisait, mais il n’en demeurait pas moins que pour lutter contre les monstres elle adoptait leurs méthodes. «   Je ne suis pas la seule à ignorer beaucoup. » Elle ne pourrait rien dire de plus. Et pourtant elle aurait aimé dire à Clarke que certains de ses amis étaient en sécurité, que beaucoup de personnes de la Montagne les aidaient, elle aurait aimé lui dire qu’il y’avait de l’espoir. Au lieu de ça elle gardait son masque un peu froid, soumis à la montagne et au président.

Dites-moi, Andresen. Pourriez-vous me donner le nom de la personne, que vous avez dans les os ? »   La question la surprit tant que du regret pu se lire dans ses yeux. Elle ne s’était pas préparée à ce qu’on la confronte tout de suite. Oui, elle avait acceptée la moelle d’une jeune femme. Non, elle n’avait pas eu le choix. Et oui, elle le regrettait. Mais ça, elle ne devait pas le dire. Elle prit un air blasé, mais malgré tout, elle ne put cacher l’amertume de sa voix. « Harper. Elle s’appelle Harper. » Elle s’appelle. Au présent. Parce qu’elle était sure qu’elle était encore en vie, comme le petit Monty, et d’autres jeunes de la montagne. «  Elle fait partie des jeunes que l’on recherche activement. » Et qui seraient toujours recherchés dans des jours et des jours si elle avait la chance de pouvoir faire quelque chose. Froncant un peu les sourcils, elle se demanda pourquoi elle avait dit ça. Pour occuper Clarke peut être. Parce que rester dans cette cellule à fixer la jeune femme, risquait d’être énormément long. Combien de temps prenaient ils pour lui envoyer des ordres ? Ou bien… Est ce qu’ils attendaient quelque chose en particulier ? Allez savoir. Elle n’en avait aucune idée. En attendant, elle tenterait de répondre aux … agressions, et questions de Clarke tant qu’il le faudrait. Jusqu'à ce qu’elle ne se lasse. Elle aurait du amener son livre en fait.

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MessageSujet: Re: crushed by the mountain ▬ Rhodàn   Mar 24 Mar - 11:09

Clarke n’aimait pas les soldats. Ils choisissaient de se transformer en outil, oubliant toute réflexion, oubliant le poids des vies et le prix de leurs actes. Elle ne les aimait pas, car elle avait souvent l’impression d’avoir à faire à des robots, qui avaient enterré leurs cœurs, encore plus profondément que la montagne. Elle ne pouvait avoir aucun respect, pour ceux qui suivaient, sans questionner. Car elle avait toujours été habituée à ça, remettre en question ce qui se passait autour d’elle, et se faire remettre en question, par ses semblables et ses proches. Elle ne supportait pas l’idée que dans ce monde, certains puissent jouir d’un traitement de faveur, et de suivre, simplement, les ordres. Alors oui, Andersen serait son petit jeu, sa distraction. Clarke n’aurait aucun remord, après tout, la blonde en face d’elle était là, au service de la Montagne. L’ennemi. Ceux qui maintenaient les 100. « Probablement. Vous avez fait une grande impression sur le président Wallace, il était prêt à remuer ciel et terre pour vous récupérer. » Elle inspira calmement, plissant légèrement les yeux, suivant le soldat du regard. « Duquel parlons-nous, du père ou du fils ? » Clarke n’était pas subtile, elle n’avait pas à l’être. Elle voulait qu’ils comprennent, qu’elle savait ce qu’il se passait dans les entrailles de la bête. Ils voulaient qu’ils réalisent. A quel point ils n’étaient plus aussi puissants que par le passé.

La Montagne ne tomberait pas pour si peu. Puisqu’elle était déjà à l’intérieur, autant se rendre utile, n’est-ce pas ? Clarke savait qu’une attaque se préparait. Son enlèvement pourrait même accélérer le cours des choses. Elle devait en prendre avantage, d’une manière ou d’une autre. « Si je vous les enlevais, vous arracheriez mon arme et vous vous serviriez de moi pour vous échapper. » Son regard, naturellement, glissa sur l’arme de service. C’était un soldat, Andresen devait être probablement mieux entrainée qu’elle – son dernier échange avec Lexa l’avait prouvé, qu’elle n’était pas des plus douée au corps-à-corps. Mais elle avait des chances de l’emporter, car elle avait cette rage de vaincre. Elle eut un mince sourire, cynique. « Je ne m’encombrerai pas de vous. » Clarke aurait pu prétendre lui tirer une balle dans la tête, mais elle n’était pas là pour apporter la mort. « & je ne m’enfuirai pas. Pas sans eux. » Il n’y avait aucune raison de préciser de qui elle parlait. C’était assez évident. Ils étaient la raison pour laquelle elle s’interdisait de flancher, de s’apitoyer sur son sort. Elle avait encore le poids d’une cinquantaine de vie, sur les épaules. Et ce, même emprisonnée.

Sa dernière morsure laissa une trace et Clarke étudia le visage d’Andersen, alors qu’elle mentionnait la pauvre victime du don de moelle. Elle haussa un sourcil en lisant la défaillance chez le soldat. « Vous ne la vouliez pas ? » La question lui avait échappé, mais ça avait été plus fort qu’elle, plus fort que le barrage de ses lèvres. Clarke savait, qu’il y avait la résistance, et que d’autres, n’accepteraient certainement pas la moelle d’innocents. Elle ne s’attendait pas à ce qu’un soldat puisse être contre cet usage. N’était-ce pas le rêve de tous, de sortir de cette Montagne ? (n’était-ce pas la lubie que Wallace Jr. avait imposé à ses concitoyens ?) « Harper. Elle s’appelle Harper. » La mâchoire de Clarke se crispa, en songeant à Harper, un mouvement vif du bras faisant claquer le métal des menottes contre le rebord du lit. Mais il n’y avait pas de passé, dans la phrase du soldat. Alors, elle échappa un souffle, celui qui empoisonnait ses esprits depuis qu’elle s’était éveillée. Si elle était en vie, alors… « Elle fait partie des jeunes que l’on recherche activement. » Oui. Elle sourit, sincèrement, cette fois-ci. Elle parut si jeune, à sourire de cette manière, le soulagement évident sur ses traits. Ils étaient vivants. Ils étaient saufs… en quelque sorte.

Son cerveau, déjà, s’inquiétait de la raison qui avait poussé le soldat à lui révéler ceci. Peut-être était-ce du bluff, pour tenter de l’amadouer. Mais elle savait que les siens s’étaient échappés, et qu’ils étaient cachés dans ce huis clos infernal. Après tout, il devait bien y avoir une raison qui motivait sa capture. Elle fronça les sourcils, la considération évidente. Elle commençait à savoir, pourquoi elle était là. « Frustrant, n’est-ce pas ? Après tout le mal que Cage et Tsing se sont donné pour donner un sens à leur boucherie, voilà qu’ils ont encore la force de vous glisser entre les doigts. » Ce n’était pas de l’espièglerie, mais ça se rapprochait fortement de la satisfaction. Clarke était fière, fière des 100 qui continuaient de survivre et de se battre. Elle poussa un soupir qui fut simulé –ce n’était pas la meilleure des actrices. « Comme si ce n’était pas suffisant, il y a une guerre qui vous attend dehors. » Elle pinça les lèvres, faussement compatissante. « La Montagne a connu des jours meilleurs… »

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MessageSujet: Re: crushed by the mountain ▬ Rhodàn   Mar 24 Mar - 11:56

Rhodàn aurait pu dans une certaine mesure aimer ce qu’elle faisait, si elle avait vécu à une autre époque, dans un endroit libre, pour défendre vraiment des innocents. Oui, elle aurait pu aimer être soldat même si sa perspective principale aurait probablement été d’enseigner. Comme elle l’aurait fait ici, si les secrets de la Montagne ne lui avaient pas brisé le cœur. Si la Montagne avait été juste le havre de civilisation qu’elle aurait du être. Elle ne l’était pas. C’était l’immonde bouche des enfers dans la quelle mourraient des innocents, que l’on sacrifiait sur l’autel de l’envie et de l’impatience. Ca ne lui plaisait pas. Mais aux yeux des gens elle le savait, elle était un soldat, elle avait tout ce qui les caractérisait et elle jouait très fort pour rendre tout cela convainquant, à tel point que parfois elle oubliait qu’il ne s’agissait plus de convaincre. Alors non, ça ne la dérangeait pas de voir le regard de Clarke, ça ne la dérangeait pas de réaliser que la jeune femme devait la haïr de tout son saoul. C’était ce qu’il fallait de toute façon non ? Elle n’aurait pas imaginé ça autrement. Elle endurait toutes les conséquences de ses choix, et elle le ferait jusqu’à ce que la Montagne ne tombe et que sa vie ne cesse. Car non, avec tout ce qu’elle avait fait, elle ne s’attendait pas à survivre à la chute. Elle ne le voulait pas, elle avait bien trop sacrifié de son humanité pour esperer vivre a nouveau après ça.   « Duquel parlons-nous, du père ou du fils ? »  Elle resta stoïque un moment, tentant de faire partir la haine de ses propos, avant de repondre d’une voix qu’elle forcait monotone. «  Le fils. Wallace père a été démis de ses fonctions dû d’une faiblesse physique. » Elle n’en pensait pas un traitre mot, elle se doutait bien que le père plus doux avait été évincé par son fils. Mais ça ne regardait qu’elle et les quelques résistants avec qui elle parlait quelques fois. Ca ne regardait que ses pensées. Pas la fille en face d’elle, qui pourrait lui causer plus de soucis qu’elle ne l’imaginait.

La fille menottée qu’elle aurait volontiers liberée si elle avait pu, ne serait ce que pour voir le visage tendu sur le visage de Cage Wallace et aussi de ses superieurs militaires. Rien que pour le visage déconfit de l’homme qui avait ordonné l’exécution de sa meilleure amie a l’époque. Oh, elle pourrait peut être laisser … son passe ? Non, ça ne serait pas une bonne idée. Les resistants avaient d’avantage besoin d’un soldat que d’un cadavre. Ca valait quelques sacrifices encore.  

« Je ne m’encombrerai pas de vous & je ne m’enfuirai pas. Pas sans eux. »  Elle esquissa un sourire Rhodàn, et bougea machinalement dans la pièce, pour essayer de trouver où se situaient caméras et micros. Ils la stressaient. Elle avait l’habitude de parler en surveillant ses paroles mais ça ne lui plaisait pas pour autant. «  Vous pourriez me tuer et emprunter mon passe. Mais ils le verraient immédiatement. » D’un signe de tête elle designa la camera à coté d’un tableau.  

C’était impressionnant, la détermination de Clarke. Sa volonté a sauver les clinquantes vies qui étaient dans la montagne. Sa volonté à être le héros. Ca lui plaisait a Rhodàn et elle se dit qu’en d’autres circonstances elles auraient pu être amies. Peut être.   Son visage se déconfit cependant, perdant sa lueur usuelle, quand la moelle fut évoquée. Ca avait été douloureux, tant physiquement que mentalement, et les cris qu’elle avait entendu n’avait pas aidé. Elle voulait… Elle voulait s’assurer que la fille qui lui avait donné sa moelle, contre son gré, sortirait. Elle voulait s’assurer qu’ils sortiraient tous.   « Vous ne la vouliez pas ? »  Fuyant la caméra du regard elle fit non de la tête, mais reprit la parole d’une voix presque robotique. «  Qui ne souhaiterait pas la chance de sortir de cette prison ? »  Elle elle ne l’avait pas souhaité, elle n’avait pas eu le choix, et désormais elle portait une vie en elle. Une responsabilité. Le poids de l’horreur.  Elle ne put finalement pas resister, tentant de donner à Clarke une lueur d’espoir en cachant cela sous le manteau du devoir et de la provocation.  considération évidente. Elle commençait à savoir, pourquoi elle était là. « Frustrant, n’est-ce pas ? Après tout le mal que Cage et Tsing se sont donné pour donner un sens à leur boucherie, voilà qu’ils ont encore la force de vous glisser entre les doigts. » Elle haussa les épaules. Ca ne la dérangeait pas elle. Elle ne savait juste pas spécialement comment le dire, ou comment le faire comprendre à l’autre blonde.   « Ils ont de la ressource en effet. Et probablement de l’aide. » Le fait qu’il y’ait des resistants n’était pas un secret non ?  A voir comment Clarke comprendrait cela. Après tout, malgré les signaux contraires qu’elle lançait, Rhodàn demeurait la femme avec l’arme, qui ne pouvait pas parler librement. Pour se faire comprendre ce n’était pas facile. . « Comme si ce n’était pas suffisant, il y a une guerre qui vous attend dehors. La Montagne a connu des jours meilleurs… »  Elle grinca un peu, mais finalement elle ne pu s’empêcher d’esquisser un sourire plus sincère. «  Et elle connaitra des jours pires. » oups. Ca sonnait un peu trop plein d’espoir. Consciente qu’elle venait de gaffer, elle croisa un peu les bras et prit une attitude plus raide. «  Le président va probablement se servir de vous pour les faire sortir. » Pas de bruits de pas dans le couloir, et pas de grésillement dans sa radio. Et bien, c’est qu’elle n’avait pas encore dit quelque chose de trop grave non ?

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Dernière édition par Rhodàn Andersen le Mar 24 Mar - 17:44, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: crushed by the mountain ▬ Rhodàn   Mar 24 Mar - 13:26

Il y avait quelque chose qui ne collait pas, une dissonance discrète, qui dérangeait Clarke. Andersen donnait l’image du parfait soldat, et l’était, très probablement –on envoyait pas le premier élément lambda surveiller Clarke Griffin. Mais ces propos et son attitude bouleversait quelque peu la fille du Ciel. Oh, elle ne le montrait pas. Il y aurait eu un moment, où elle fronçait un peu plus les sourcils, mais dans son expression concentrée et hostile, de la méfiance en plus passait inaperçu. Elle n’avait pas vraiment de preuve, pour expliquer cela. C’était un sentiment, une impression. Elle pouvait se tromper, mais sincèrement, elle espérait qu’il y avait bien plus qu’un robot obéissant, chez Andersen. Mais il était trop tôt pour s’accrocher aux espoirs, et elle préférait rester méfiante. La moindre erreur, dans la gueule du loup, pouvait être fatale. Elle aurait pu être tuée à tout moment. Mais ce n’était pas ce qu’ils voulaient, n’est-ce pas ? Sinon, Clarke n’aurait jamais rouvert les yeux, après cette attaque. « Le fils. Wallace père a été démis de ses fonctions dû d’une faiblesse physique. » Elle haussa un sourcil, sceptique. Elle ne doutait pas un seul instant que le père Wallace allait très bien. Après tout, elle lui avait tenu tête, il y avait quelques semaines, et il ne semblait pas malade le moins du monde. Sans oublier qu’elle avait eu les informations par Bellamy et Jasper. « J’imagine que c’est son fils, qui a eu la bonté de le démettre de ses fonctions… Brave petit Cage. » Autant jouer jusqu’au bout, Clarke voulait montrer à la Montagne qu’elle n’était pas dupe, et qu’elle ne tomberait pas dans son piège. Elle avait tenté de charmé la fille du Ciel une fois, ça avait été un cuisant échec. Elle ne voulait pas perdre de temps à s’intéresser aux fausses apparences.

A l’exception de ce soldat, qui continuait de l’intriguer. « Mais ils le verraient immédiatement. » Clarke leva les yeux au ciel. « Je le sais bien. Qu’est-ce que la vie privée, sous une Montagne ? » Clarke savait, que ses moindres faits et gestes étaient épiées. Ça commençait à devenir une constante dans sa vie, alors quelques caméras grands angles en plus, ne l’incomberaient pas plus. Elle décidait de rester sur la défensive, continuer de montrer cette attitude froide envers Andersen. Elle avait ses raisons pour l’être et ceux derrière leurs moniteurs ne chercheraient pas à chercher plus loin. Mais les caméras avaient sonné comme un avertissement prudent. De plus en plus étrange… Et quand celle-ci nia de la tête, avant de répondre l’exact inverse, une lueur brilla dans le fond de ses yeux. C’était peut-être un piège, mais la Montagne ne serait pas assez subtile dans ses méthodes… Cage ne serait pas assez subtile dans ces méthodes : elle parlait tout de même de l’homme qui avait envoyé un missile sur TonDC. « Qui ne souhaiterait pas la chance de sortir de cette prison ? » Presque automatiquement, la réplique fusa, plus de l’ordre du réflexe, que de la réelle animosité. « Qui ne souhaite pas avoir le poids de vies innocentes sur les épaules ? » Difficile à gérer ? Ah. Si seulement… C’était un combat de chaque instant et elle ne montrerait aucune faiblesse, à ceux qui pouvaient les observer, et à Andersen. Elle était là pour assumer ses positions et essayer de faire la différence. Sentir les pieds de la Montagne n’était qu’un bonus… appréciable.

Surtout qu’elle savait que son peuple était quelque part, sauf, loin des laboratoires expérimentaux. « Ils ont de la ressource en effet. Et probablement de l’aide. » Un sourire sardonique se perdit sur les lèvres de Clarke, et elle osa tenter sa chance. « Ce n’est pas parce qu’ils sont des adolescents qu’ils sont sans défense. » Elle savait de quoi elle parlait, Clarke. Elle était comme eux, s’accrochant férocement à la vie. « J’imagine que leur ‘aide’ ne fait pas dans les demoiselles en détresse ? Si j’étais eux, j’en profiterai. Après tout, qui sait combien de temps je resterai prisonnière ? » C’était un défi, à la Montagne, aux rebelles, qui elle l’espérait, avait les yeux partout. Qui, elle l’espérait, se trouvaient juste en face d’elle. Bon, elle rêvait surement de trop. «  Et elle connaitra des jours pires. » Son sourire ne s’échappa pas, resta bien en place. « Non. » Le ton était ferme, déterminé. « Elle arrêtera d’en connaitre. La Montagne va s’écrouler sur elle-même, payant finalement le prix de ses affronts. » Clarke choisissait prudemment ses mots. La métaphore était réfléchie. Elle ne voulait pas un massacre, juste la fin de ces hommes, qui pensaient pouvoir être supérieur aux autres tout en ayant besoin de leur parfaite biologie.

« Le président va probablement se servir de vous pour les faire sortir. » Son sourire s’effaça et elle bougea un peu les jambes, les étirant distraitement. Elle devinait sans mal les bleus de son entrainement, qui avait eu lieu moins de 24h auparavant. L’avant-poste lui semblait si loin à présent, comme si ça remontait à une autre vie. Mais elle n’aurait pas échangé sa position contre la proximité de Lexa. Elle était dans le feu de l’action et avait une chance encore plus efficace d’aider son peuple – ou de se faire pomper un peu de moelle osseuse. « Oui, une technique de lâche, utilisée par un lâche. » Elle passa une main dans ses cheveux, ne quittant toujours pas Andersen du regard, alors qu’elle se savait observée. Aller, qu’elle agace un peu plus Cage. Elle le voulait sur les nerfs, quand elle le verrait. « Il pourra tout tenter, ils ne se sacrifieront pas pour moi. Ce n’est pas leur rôle. Et même s’ils essaient, je les empêcherai. » Il y avait cette force, dans ses tripes, qui bouillonnaient, exprimant sans mal les convictions de Clarke, qui étaient parfaitement claires. S’il y avait un sacrifice à faire, il était sien. Et ça brillait dans son regard, cette certitude, que rien ne renverserait. Elle était au sommet de sa force, dans le ventre de la Montagne, apprenant que les 100 étaient toujours vivants. Rien ne l’arrêterait.

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MessageSujet: Re: crushed by the mountain ▬ Rhodàn   Mar 24 Mar - 18:27

« J’imagine que c’est son fils, qui a eu la bonté de le démettre de ses fonctions… Brave petit Cage. »  Cette fille lui plaisait. Elle avait du peps’ du mordant, elle avait cette détermination dans ses yeux, et la rage de sauver son peuple. En d’autres lieux elles se seraient bien entendu probablement. Ici, si Clarke était née sous la montagne, elle aurait probablement fait une bonne résistante. Mais voilà Clarke était ici pour que la montagne tombe, et Rhodàn pour l’heure représentait l’ennemi. Alors non, elles ne s’entendraient pas bien, d’autant que Rhod’ n’avait pas vraiment de moyens de faire comprendre à Clarke ce qui se passait, de lui faire comprendre qu’elle était de son coté et qu’elle savait pour les gens sous la montagne. Qu’elle savait où certains étaient, et qu’elle pouvait l’aider. Ca serait trop risqué. Les cameras l’empêchaient d’en dire trop. Elle ne pouvait qu’esperer que la jeune femme soit intelligente comme elle le pressentait.  La blonde – la plus vieille des deux – haussa vaguement les épaules. «  Il s’est en effet rapidement inquiété de la santé de son père, qui se repose probablement dans une chambre à quelques pas d’ici. » Ca c’était dit. Ce n’était un secret pour personne, le président se sentait mal alors il était dans une des chambres ici, parce que c’était mieux pour sa santé. Non, elle n’avait pas encore essayé d’aller le voir, mais peut être qu’elle pourrait lui payer une petite visite. Ou que Clarke le ferait si elle avait la liberté. C’était à voir.  

Soit. La petite pique sur les cameras était probablement passée, la soldat était fière d’elle. Des années à mentir, elle n’allait pas se faire prendre maintenant, même si la fin était proche, elle pouvait le sentir. « Je le sais bien. Qu’est-ce que la vie privée, sous une Montagne ? »   Presqu’un sourire sur les lèvres de la soldat qui se passa la main dans les cheveux. «  On trouve du privé à l’interieur de nos chambres, dans nos appartements. La où le gouvernement ne rentre pas. » Allez, au mieux ils penseraient qu’elle lui faisait juste la conversation. Pour la forme elle rajouta d’un ton un peu trop enjoué. «  Ça n’est pas si mauvais que ça de vivre dans un bunker. » … Ca passerait pour de la pub, même si elle se doutait bien que Clarke n’était pas facile à convaincre et qu’il était loin de son idée de la convaincre de toute façon.   La conversation continuait. Et dans un geste assez inconscient Rhodàn avait nié avoir voulu la moelle, tout en disant le contraire.   « Qui ne souhaite pas avoir le poids de vies innocentes sur les épaules ? »  Elle fronça les sourcils. Son cœur tout entier s’enflammait d’entendre ça, parce qu’ils luttaient justement pour les vies inocentes, parce que beaucoup étaient morts et d’autres mourraient encore. «  Plus de gens que vous ne pouvez le penser. » C’était presqu’un murmure, mais elle était sure que ça pouvait être entendu. Ca l’inquiétait un peu. Elle trouverait cependant bien une excuse ou deux, elle verrait. L’idéal en réalité serait de faire du bruit, mais elle ne voyait pas spécialement comment elle pouvait faire, et casser la caméra était hors de question, il aurait fallu un grand coup, et les autres soldats auraient débarqués. Non, il fallait qu’elle trouve une autre solution. Pour l’heure elles allaient probablement parler en signaux, en sous entendus, et elle espérait que la jeune blonde soit aussi intelligente qu’elle en avait l’air. Sinon elle prenait des risques dans le vent.

« Ce n’est pas parce qu’ils sont des adolescents qu’ils sont sans défense. »   C’était vrai, le sourire narquois sur les lèvres de Clarke lui plaisait assez. Elle pouvait comprendre ce qu’elle ressentait. Pas qu’elle n’ait été a sa place. Non, elle, elle avait été mise devant le fait accompli. Son amie était morte a cause de cela et elle n’avait rien pu y faire. Alors maintenant elle voulait sauver les Cent, et ils y’arriveraient, elle se le promettait. «  Le docteur Tsing peut témoigner de ça. Enfin, elle pourrait si ils ne l’avaient pas laissé fondre des radiations. » C’était censé sonner comme un reproche, leur public le prendrait surement comme ça. Mais c’était une façon comme une autre d’informer Clarke de ce qui se passait. « J’imagine que leur ‘aide’ ne fait pas dans les demoiselles en détresse ? Si j’étais eux, j’en profiterai. Après tout, qui sait combien de temps je resterai prisonnière ? »  Un haussement d’épaule. «  Je pense qu’il serait stupide de la part de leur aide de tenter de venir vous délivrer ici. Cette pièce est mieux gardée que vous ne pouvez l’imaginer. Et puis, il faudrait me passer sur le corps. » Oui, elle en donnait un beau spectacle. Le petit soldat convaincu de sa mission, de sa garde. Ca lui plaisait pas du tout mais c’était ainsi. En tout cas, les engrenages de sa tête tentaient déjà de trouver une solution, elle en parlerait aux autres rebelles, il y’avait forcement un moyen, et avec Clarke Griffin dans les couloirs… et bien, les choses changeraient vite. Et comme elles le prévoyaient, la montagne tomberait. « Elle arrêtera d’en connaitre. La Montagne va s’écrouler sur elle-même, payant finalement le prix de ses affronts. »   Son regard se fit plus dur en cherchant celui de Clarke du regard. «  Vous seriez prête à faire tomber la montagne, au péril de la vie de ceux qui aident vos amis ? » Dans le fond, elle, ça ne la dérangeait pas. Elle était prête à en payer le prix et ne se voyait vraiment pas survivre à tout ça. Elle ne le supporterait pas. Mais elle savait qu’il y’avait des jeunes, des enfants, qu’il y’avait des gens qui aidaient de tout leur cœur et qui ne méritaient pas de mourir. La réponse à cette question comptait à ses yeux. Vraiment. Et elle supposait que c’était la réponse qui différencierait les humains des monstres peut être.  

Un avertissement. Leur conversation finirait par toucher à sa fin et elle avait peur de ce que Wallace pouvait faire. Non, trouver une solution devenait urgent. Est ce qu’elle aurait droit à une autre visite ? Tant pis, si elle ne trouvait rien, elle laisserait tomber son badge sans faire exprès. Ou quelque chose dans le genre ?   « Oui, une technique de lâche, utilisée par un lâche.  Il pourra tout tenter, ils ne se sacrifieront pas pour moi. Ce n’est pas leur rôle. Et même s’ils essaient, je les empêcherai. »   Clarke le pensait peut être, mais dans le fond de son ventre Rhod’ se dit que c’était faux. Les Cents, essaieraient de sauver Clarke coute que coute. Elle garda cependant le silence quelques instants. «  Comment comptez vous les en empêcher en étant renfermée ici ? » Une simple question ?

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MessageSujet: Re: crushed by the mountain ▬ Rhodàn   Mar 24 Mar - 19:26

Ça pouvait être un piège, dans lequel elle tombait, béant. Clarke en avait bien conscience. Elle savait aussi qu’elle avait tendance à être paranoïaque, dans les environnements qu’elle ne connaissait pas. Ca avait payé, depuis qu’elle était arrivée sur Terre. Car elle était encore là, bien vivante, et en mauvaise position. Mais elle était plus proche des 100 qu’elle ne l’avait été depuis ces deux dernières semaines. Et ils étaient toujours vivants. Pour elle, c’était une petite victoire. Qu’elle savourait, à sa manière, en se moquant de la Montagne et de la menace qu’elle aurait dû représenter. Car les militaires n’avaient rien pour la faire plier. Ou tout du moins, elle voulait leur faire croire qu’ils n’avaient rien, pour la faire plier. Ils avaient perdu ce qu’il y avait de plus précieux pour elle. Ça lui donnait une force incommensurable. Et eux, elle les sentait au bord de s’éteindre. Leurs regards étaient fixés sur une armée qui attendait l’occasion d’attaquer. Avec le bon timing, ils remarqueraient trop tard l’infiltration. Et maintenant, elle était là, parfait outil de distraction. « Son père, qui se repose probablement dans une chambre à quelques pas d’ici. » Elle hocha la tête, gardant le silence. Tout ce qu’elle fit, c’est de détourner le regard, imaginant qu’un ancien président se trouvait à quelques mètres d’elle. Est-ce qu’il pouvait être fiable ? Il avait été trahi par son fils. Est-ce qu’elle pourrait en tirer quelque chose ? Elle ne savait pas. Car il était comme elle, comme Lexa, prêt à tout pour son peuple. Et surtout, prêt au pire. (Sinon, cela aurait fait des années qu’il aurait abandonné les traitements par le sang des grounders, Clarke ne tomberait pas dans le panneau). Elle y songerait. Clarke n’avait pas pensé négocier la paix avec Wallace Sr. Dans sa position actuelle, il ne devait représenter si peu de choses. Après tout, si les gardes étaient aux ordres du fiston, que restait-il pour le vieillard ?

Malgré la tension ambiante, le courant semblait passer entre les deux demoiselles et Clarke faisait tous les efforts possibles, que sa tête douloureuse lui permettaient, pour identifier Andersen et l’affilier au bon camp. Il serait fort dommage qu’elle ne se trompe. Elle réfléchissait. Elle savait que Maya en faisait partie, en quelque sort. Ainsi que son père. Et une succession d’autres individus lambda, dont elle ignorait tout. Est-ce que des soldats pouvaient l’être aussi ? En vue des réactions d’Andersen, Clarke pensait que c’était tout à fait possible. Et elle espérait que ça le soit. Tout ce qu’elle devait faire, Clarke, c’était de sortir de cette cellule. Elle l’avait déjà fait une fois. Il n’y avait rien qui l’arrêterait, qu’importent les portes blindées. Tout était une question de temps. Avec un peu de chance, Bellamy viendrait la sortir de là… S’il était toujours en vie. Elle eut une petite moue, en songeant à son bras-droit. Et se reconcentra. Cette réponse, elle l’obtiendrait bientôt. Ainsi, elle n’écouta que d’une oreille le pamphlet sur le bien de vivre dans la Montagne, les joies d’être dans un espace clos, alors que le monde vous attendait de l’autre côté. Clarke pouvait s’identifier à ce désir, et ne pouvait que comprendre ce qui motivait Cage. Cependant, ce n’était pas la meilleure manière de le faire, loin de là. « Plus de gens que vous ne pouvez le penser. » Il n’y avait plus d’ironie et Clarke comprit. Qu’il n’y avait pas que des monstres, sous la montagne. Que ce n’était pas un robot sans cœur, qui se tenait devant elle. Alors, elle sourit, presque apaisé. « Ca sera bientôt fini. » Ce n’était qu’un murmure et dans ses yeux, il y avait cette force qui la caractérisait. Et dans son âme, elle sentait cette conviction l’aider à se relever, malgré ce coup-bas qu’avait été sa capture.

« Le docteur Tsing peut témoigner de ça. Enfin, elle pourrait si ils ne l’avaient pas laissé fondre des radiations. » Son sourire resta bien en place, alors qu’une lueur revancharde se perdait dans son regard. « Désolée de ne pas compatir pour elle. » Elle était presque charmante Clarke. « Elle a eut ce qu’elle méritait. » Presque. Elle était fière de Jasper et des autres, qui n’avaient pas flanché. Fière de Bellamy, qui avait pris la bonne décision. C’était la guerre, et il y avait des pertes des deux côtés. Personne ne s’en sortirait indemne. Elle le savait bien. Et elle s’interdisait de culpabiliser pour les partes que comptait la Montagne. Mais ça ne l’empêchait pas de s’intéresser à leur pratique. « Si Tsing n’est plus là » Elle n’allait pas appeler cette femme docteur. Il en était hors de question. « qui se charge du suivi de vos ‘traitements’ ? Vous ne comptez pas produire à la chaine un processus incomplet. » Hum, insinuer du doute dans les techniques de l’adversaire ? Loin d’elle cette idée… elle cherchait juste à comprendre. Est-ce qu’ils pensaient réellement qu’une dose de moelle et le tour était joué ? D’ailleurs, elle avait les sourcils froncés, un léger intérêt, presque inquiet, sur le visage. Oui, ça devrait faire l’affaire.

Mais il y avait plus important que la mort du savoir de Tsing – qu’il meurt donc. Il y avait la résistance, qui aurait été un bon soutien, pour l’alliance. Ils devaient se mettre en avant, sinon, personne n’aurait connaissance d’eux et ils seraient éliminés, éradiqués. Clarke passa au-dessus du faux-discours de découragement d’Andersen, prêtant plus d’attention à l’animosité latente de sa question. « Vous seriez prête à faire tomber la montagne, au péril de la vie de ceux qui aident vos amis ? » Elle eut un temps d’arrête, avant qu’elle ne pousse un profond soupir, mélange de fatigue et d’agacement. Elle plia un peu ses jambes sur le lit auquel elle était maintenant, passant une main dans ses cheveux. « Pourquoi pensez-vous tous que je vais éradiquer chacun d’entre vous ? » Elle laissa planer un petit silence, alors qu’elle avait cette moue ennuyée sur le visage, caractérisée par ses lèvres plissées, et ce regard vaguement réprobateur. « Je ne suis pas comme Cage, à lancer des destructions massives, quand je le peux. » Elle bougea sa main emprisonnée, écoutant distraitement le tintement des métaux qui s’entrechoquent. « Je n’ai pas oublié le poids d’une vie. » C’était une accusation, une accusation qu’elle balançait à la vie, qui avait eu le don de tenter de remettre en question ses pratiques, de la forcer à anéantir tout un peuple, pour sa seule sauvegarde. « Alors non, nous n’allons pas massacre homme, femme et enfant. Seulement ceux qui se dressent sur notre chemin. » Elle eut un mouvement de tête, écartant les mains. « Satisfaite ? » Puis, elle tourna sa tête vers la caméra, la défiance dans le fond de ses prunelles. « Satisfaits ? » Autant faire passer directement ce genre de message.

& ils y en avaient d’autres qui méritaient d’être dit. Rappeler à cette Montagne que Clarke n’était pas n’importe qui, et qu’elle ne prêchait pas de fausses convictions. C’était toute son existence, sur laquelle elle misait. Et pour sauver 47 d’entre eux, c’était un sacrifice qu’elle était prête à faire. « Comment comptez-vous les en empêcher en étant renfermée ici ? » Au lieu de répondre, elle montra, ouvrant la bouche, passant la langue, faisant mine de se la mordre. Puis, elle reprit sa position normale, cette résolution ne la quittant pas. « Que reste-t-il à sauver, quand il n’y a plus rien à sauver ? »

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MessageSujet: Re: crushed by the mountain ▬ Rhodàn   Mar 24 Mar - 23:05

Quand Cage avait annoncé que son père était malade et qu’il prenait la releve, il y’avait eu un mouvement  avait vite calmé du moins en apparence. Car si la résistance ne portait pas le vieux Wallace dans son cœur, il fallait reconnaître qu’au moins il avait quelque chose qui s’appelait la sanité d’esprit. Dans une certaine mesure, n’oublions pas qu’il pendait des terriens par les pieds pour les vider de leur sang, mais il pensait aussi que les terriens étaient des sales sauvages, et certaines personnes de son peuple pensait comme lui. Soit, certes donc, les rebelles ne le portaient pas dans leur cœur, mais ca ne les empêchait psa d’avoir peur de Cage, qui lui, était fou, et impulsif. Cela étant dit, c’était bien cette folie qui serait la cause de la chute de la montagne, et pour ça, Rhodàn était ravie. Bon, ça sous entendait qu’il fallait qu’ils protègent les quarante – huit ( ou peut être étaient ils quarante – sept maintenant ? ) pour réussir à arriver à leurs fins, mais pour le moment ils s’en sortaient plutôt bien.  Et avec Clarke dans les locaux ils allaient encore mieux s’en sortir, oui, forcement, la résistance allait vouloir aider la blonde, quand ils trouveraient un moyen de le faire. Pour l’heure Rhodàn la mettait au courant de tout ce qui se passait. La démission de Wallace Sr. Et le reste.

Elle tentait aussi de la mettre au courant de la résistance et par conséquent de sa propre affiliation, mais ce n’était pas pratique. Les sous entendus, les demi mots, ça la laissait souvent à Rhodàn et pourtant elle devait continuer de les pratiquer tant qu’elle le pouvait. Parce que tout était entendu, tout était écouté et analysé, et qu’elle ne pouvait pour le moment ne se permettre aucun écart. Penser aux résistants, au poids des vies qu’ils portaient, à ceux qui se levaient contre l’horrible politique de la montagne, lui faisait passer des sombres lueurs dans les yeux. Elle était triste, c’était un sentiment qui revenait parfois, mais ce n’était pas le lieu, ce n’était pas le moment, elle perdit un regard froid dans le vide. Elle ne pouvait pas se permettre de faillir si prés du but. Elle ne pouvait pas se permettre de céder à la facilité des regrets, des remords et de la peine. Elle soupira un peu. «  Ce sera bientôt fini »   Elle hocha la tête et murmura espérant vraiment que personne ne l’entendrait « Je l’espere. »

Techniquement elle n’aurait eu rien de plus à ajouter mais elles continuaient toutes les deux de faire la conversation, en révélant quelques éléments importants sur un ton anodin. La mort du Dr. Tsing par exemple, dont elle s’était réjouie en privé avec son groupe d’ami, autour d’une bonne bouteille d’alcool dérobée en cuisine sous couvert d’une inspection. Non, ils n’aimaient pas la doctoresse, et oui, il y’avait parfois des morts que l’on pouvait célébrer. Celle de Cage en ferait parti. « Elle a eut ce qu’elle méritait. »  Discrètement Rhodàn hocha la tête, tentant de se positionner dans un angle où la camera ne la verrait pas.   « Si Tsing n’est plus là se charge du suivi de vos ‘traitements’ ? Vous ne comptez pas produire à la chaine un processus incomplet. »   Devait elle répondre ? Serait-ce mal vu qu’elle ne le fasse pas ?  Elle prit quelques minutes avant de répondre. «  Peut être qu’il leur faudra un docteur. » Leur. Elle avait merdé la non ? Enfin, elle pouvait très bien parler des scientifiques – qui manquaient cruellement à l’appel, - oui, on allait mettre ça sur ce compte la. Parce qu’il était vrai que ce qu’ils faisaient été horrible, et elle tenta de prendre un air détaché. «  Les fuites diverses et les problèmes causés ont emmené les personnes en charge à décider que les donneurs n’avaient plus besoin de survivre jusqu’au bout. » Elle en disait probablement trop. Tant pis, maintenant qu’elle avait commencé de toute façon. Nerveusement elle commençait à jouer un peu avec l’un des pans de la chemise de son uniforme. C’était un tic qu’elle n’avait plus eu depuis une décennie au moins, et ça revenait. Parce qu’elle sentait le moment tendu, parce qu’elle sentait que tout était bientôt fini.

La conversation suivi, et elle ne pu s’empecher de provoquer Clarke sur les sacrifices nécessaires. Non, elle ne pensait pas que Clarke était un monstre qui tuerait tout le monde, mais elle savait, qu’il y’avait des sacrifices à faire. Elle fixa longuement la jeune femme.  « Je n’ai pas oublié le poids d’une vie. »  Un blanc. « Je ne l’oublie pas non plus. Nous. Ne l’oublions pas.  »  Nous. Ca voulait dire beaucoup de choses, mais elle, elle visait la Resistance. Elle n’avait rien à ajouter la dessus, et elle laissa Clarke bouger comme elle le désirait, provoquer la caméra, provoquer la montagne tout entière. Elle avait du cran cette petite, c’était … vraiment appréciable.  Et voilà que Rhodàn plaçait ses espoirs en elle. Elle espérait ne pas se tromper. Pour ça, il fallait qu’elle survive.

« Que reste-t-il à sauver, quand il n’y a plus rien à sauver ? »   le mouvement en réponse à sa question n’était pas passé inaperçu, Et si elle ne comprenait pas forcement ce que Clarke voulait dire, elle en comprenait le sens principal. «  Il y’a toujours quelque chose à sauver. » Sa radio grésilla, et l’ordre d’amener Clarke à la salle de contrôle se fit soudain entendre. « Et bien, je suppose qu’il nous faut nous mettre en route. Vous permettez ? » D’un mouvement de tête elle désigna les menottes, se rapprocha de la où Clarke était attachée.[/color]

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MessageSujet: Re: crushed by the mountain ▬ Rhodàn   Jeu 26 Mar - 18:34

Clarke ne pouvait plus avoir de douter sur l’affiliation d’Andersen. Cage aurait trop à perdre de se permettre de jouer avec des espions – et elle doutait toujours de sa subtilité. Il ne l’avait pas faite venir pour ça, elle en était persuadée. Le jeu de la blonde était beaucoup trop subtil et douloureux, pour être fabriqué. Clarke savait, grâce à Jasper, qu’un bon nombre d’individus, sous la Montagne, s’opposaient secrètement au régime en place. Elle n’en avait jamais rencontré auparavant – il y avait Maya, mais Maya restait Maya, une jeune fille amoureuse et en recherche d’une cause à défendre. Clarke imaginait à peine ce que cela devait être, de vivre cacher de ses véritables intentions. Elle qui marquait toujours une vive opposition à ce qui la rebutait, elle ne savait pas si elle aurait la force de faire comme eux, comme ces rebelles qui vivaient dans l’ombre. C’était ce qui lui avait causé tant de problème, mené aux 100 et à d’autres choix difficiles. Mais c’était pour ça qu’elle était là, Clarke, leader des adolescents qui restaient : car elle ne fuyait pas et n’attendait pas la bonne occasion. Elle la provoquait. Et elle serait tout aussi prête à la provoquer maintenant, si cela représentait une occasion de sortie valable.

Clarke, de fait, resta silencieusement captivée par le soldat, se jouant de cette animosité qu’elle n’avait pas à mimer trop. La réticence et le dégoût pour la Montagne était toujours en place. Le fait d’avoir été capturée et attachée n’arrangerait rien. Alors, quiconque devait être en train de les observer croirait. Car, tout ceci était presque vrai. « Peut être qu’il leur faudra un docteur. Les fuites diverses et les problèmes causés ont emmené les personnes en charge à décider que les donneurs n’avaient plus besoin de survivre jusqu’au bout. » Clarke échappa une exclamation outrée, agacée d’entendre de tels propos. Qui étaient-ils, ces hommes sous la Montagne, pour décider si aisément de ceux qui mourraient, ou non ? Ils ne pouvaient pas voler son peuple de moelle osseuse, pour les donner à manger aux reapers. Ils ne pouvaient pas ! « Vous allez tous vous retrouver dehors, et dans quelques mois, vous recommencerez à être sensible aux radiations. » Clarke continuait d’inventer, mais ce n’était pas infondé. Pas nécessairement. « Vous avez été trop pressé de sortir, et vous avez oublié la prudence. » Si ça permettait de faire gagner du temps, de n’importe quelle manière, aux 100, si ceux-ci se faisaient capturés, Clarke ne rechignerait pas. « C’est votre ADN en lui-même, qui est faible. Une transfusion de moelle n’y changera rien, parce que le sang des grounders n’a rien changé. » Elle avait la mâchoire serrée et le regard déterminé, refusant de quitter Andersen du regard. C’était son coup de Poker, comme elle continuait d’en faire, depuis qu’elle était arrivée sur Terre. Tous avaient fonctionné, plus ou moins comme prévu. Elle espérait que ça serait le cas aussi. Elle ferait tout pour que ça soit efficace. « Vous allez tuer inutilement mon peuple. » C’était presque silencieux, cette rage, qu’elle sentait gronder dans le centre de sa poitrine. Cette idée la faisait souffrir et elle ne savait pas si elle survivrait à un tel acte, si le pire arrivait.

Heureusement, ceux-ci étaient loin de se faire prendre. C’était la raison pour laquelle elle était attachée à ce lit, et qu’elle faisait tout, pour trouver un moyen d’échapper à ces menottes. Continuer de parler avec Andersen était une option qui avait sa valeur, surtout qu’elle en apprenait un peu plus sur la résistance, de cette manière. « Nous. Ne l’oublions pas. » Une lueur féroce dansa dans les yeux de Clarke, qui offrit un sourire presque cruel. « Vous aurez à le prouver. » Ils auraient tous à faire leurs preuves. Que ce soit elle, ce soldat, où ceux qui cachaient ses compagnons. Car il y avait un monde de différence, entre cacher et marquer clairement son opposition. Bientôt, ils ne pourraient plus faire semblant de boire les paroles de la Montagne. Car la Montagne tomberait. Par la suite, tout restait à faire.

« Il y’a toujours quelque chose à sauver. » Une lueur malicieuse passa dans le regard de Clarke. Elle espérait que le soldat Andersen disait vrai. Clarke, elle, savait qu’elle ne pourrait jamais être sauvée, pas à cause de ce qu’elle avait fait. Mais elle tenterait le tout, pour retrouver les 100. Et il était fort probable que ça se produise maintenant. « Et bien, je suppose qu’il nous faut nous mettre en route. Vous permettez ? » Elle pinça les lèvres, tendant sa main pour en être libérée. Elle tentait de rester calme, alors qu’elle sentait déjà son cœur battre à tout rompre, prête à sauter sur l’action, sur l’occasion. « Faites-donc. Mais je ne promets pas de me laisser faire. » Pour peu, elle aurait souri. La menace était bien présente, et Andersen, qui avait beau être sous couverture, devrait s’en méfier, faire au moins preuve d’un peu de méfiance. Parce que Clarke ne ferait pas dans la dentelle – il fallait que ceux qui observent y croient. Et sacrifier Andersen était acceptable pour elle. Au pire, que risquait la blonde, à part une franche remontrance ? Clarke, elle, avait tellement plus, dans la balance. Il y avait sa vie, mais aussi celle des autres. Andersen ne devait pas hésiter, car la Fille du Ciel n’hésiterait pas. Elle aurait sa liberté. Coute que coute.

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MessageSujet: Re: crushed by the mountain ▬ Rhodàn   Jeu 26 Mar - 22:12

Rhodàn en avait déjà trop laissé paraître, elle avait dit ce qu’il fallait, trouvé les bons mots, maintenant il fallait qu’elle fasse attention. Il fallait que son rôle demeure convainquant, parce que dans tout ça, elle ne pouvait pas encore se laisser prendre. Pas tout de suite, il y’avait encore des jeunes à sauver. Après, elle pourrait se sacrifier inutilement, comme tous les héros dont elle avait lu les histoires. A part qu’elle n’avait rien d’héroïque, ce qu’elle faisait lui semblait être un du, elle continuait la lutte pour la quelle sa meilleure amie était morte, et elle n’était pas décidée à laisser tomber. Elle ne pouvait pas. Pas de suite, pas maintenant. Jamais. Uniquement quand elle serait morte. Quand elle resterait au milieu de la montagne qui s’écroulerait sur elle. A ce moment la, elle pourrait se révéler, et avouer avoir toujours tout detesté. Peut être qu’elle… Peut être qu’elle mourrait avant, elle voulait éviter d’y penser. Mais ce qui devait être fait serait fait. Il y’avait d’autres résistants, et même si son poste aidait beaucoup, elle était dispensable. Comme tous. Ils l’étaient tous. Leurs vies ne valaient pas grand chose, tant ils la devaient à d’autres. Et une vie volée , n’était qu’une vie qui pouvait disparaître à tout moment. Vite. Elle espérait que tout cela se passe vite.

La conversation suivait son cours, et en bon petit soldat entrainé, elle parla des docteurs, des cents qui n’étaient plus nécessaires vivants. En faisant penser qu’elle provoquait ou torturait Clarke mentalement, elle lui donnait des informations. Et ça marchait oui. Parce que les réactions de la jeune blonde demeuraient sincères, et que Rhodàn n’était pas en danger. Pas vraiment. Pas comme ça du moins. « Vous allez tous vous retrouver dehors, et dans quelques mois, vous recommencerez à être sensible aux radiations. » Etait-ce vrai ? La leader des êtres du ciel semblait persuadée que ça l’était en effet et Rhod’ espéra pendant quelques secondes que ce soit vrai, et puis elle pensa à Howard, et a d’autres gens, des jeunes résistants, qui méritaient pourtant d’un jour voir les étoiles. Elle, elle ne le méritait pas. Et beaucoup d’autres non plus. Peut être que tout aurait du se passer différemment… Cependant, elle savait que l’histoire se réécrivait mais ne changeait jamais au final. « Vous avez été trop pressé de sortir, et vous avez oublié la prudence. C’est votre ADN en lui-même, qui est faible. Une transfusion de moelle n’y changera rien, parce que le sang des grounders n’a rien changé. » Elle fronça les sourcils, fixant les yeux de la jeune blonde. « Alors c’est que nous ne méritons pas de vivre. » Un haussement d’épaule, elle tentait de jouer la carte des desinteressés, parce qu’elle ne pouvait pas montrer à quel point ça l’affectait, a quel point elle avait envie de voir des gens sortir et mourir au bout de quelques mois. Ils le méritaient. Mais… Elle garda son calme. « Vous allez tuer inutilement mon peuple. » Ses sourcils se froncèrent un peu. « Votre peuple se terre dans des souterrains où ils finiront par mourir d’eux même. » Elle n’avait rien à rajouter à ce sujet. Rien qui ne soit sauf en réalité. Parce qu’elle ne voulait pas s’engager sur cette piste glissante. Non. Ca n’en valait pas la peine pour le moment, a part dire quelque chose qu’elle regretterait probablement.

Elle insista juste un peu, sur le poids des vies, sur ce qu’elle savait, sur la dernière reference qu’elle faisait à la résistance, et quand Clarke lui énonça qu’ils devraient le prouver, elle la fixa longuement avec un air de défi. « Nous ferons ce qui doit être fait. » Ca voulait tout et rien dire. C’était sous entendu et ça pouvait passer pour n’importe quoi. Mais dans le fond, elle voulait signifier que certains comme elle, étaient prêts à aller à la mort.

Quoi qu’il en fut, le moment vint bientôt de prendre Clarke pour l’amener ailleurs et Rhodàn reflechit quelques instants à ce qu’elle pouvait faire. « Faites-donc. Mais je ne promets pas de me laisser faire. » Doucement, elle avança vers Clarke, non sans avoir changée subtilement la position de son badge, le rendant plus accessible pour la jeune femme si l’envie lui prenait de l’attraper et elle attrapa ses mains pour la détacher. « Vous ne me faites pas spécialement peur, je ne suis pas sure qu’il n’y’ait pas deux hommes armés derrière la porte. » En effet elle ne le savait pas, et elle ne savait pas si ça serait une bonne chose pour Clarke de s’echapper tout de suite, peut être aurait il mieux valu qu’elles soient dans le couloir ? Ou peut être pas. Peut être que la blonde pouvait même réussir à lui prendre son arme et tenter le tout pour le tout ? Ce n’était pas elle qui décidait de toute façon. Elle, elle avait défait les menottes.

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MessageSujet: Re: crushed by the mountain ▬ Rhodàn   Dim 29 Mar - 23:02

Clarke était ignorante du danger que représentait la Montagne. Elle savait que les grounders les avaient craint depuis de nombreuses années, et il était vrai qu’ils l’avaient capturé – par deux fois… - mais elle n’arrivait pas à avoir peur d’elle. Car elle connaissait les hommes, derrières les machinations macabres et elle n’arrivait pas à les considérer comme ses semblables. Cage et ceux qui le suivaient, n’étaient que des substrats d’hommes, qui avaient perdu leur humanité quand ils s’étaient cachés dans les entrailles du bunker. Le monde avait changé, noyé dans les radiations et les mutations. Eux, non. Ils resteraient à jamais faibles dans cet univers, faible de l’air pour lequel ils mourraient tant d’envie. Ils n’avaient pas changé, à la place, avaient modifiés les grounders, pour en faire des cerbères obéissant. Le Mont Weather avait été le tombeau du plus lourd fardeau du genre humain : sa monstruosité. Clarke tenterait d’y mettre fin. « Alors c’est que nous ne méritons pas de vivre. » Elle plissa les yeux, étudiant plus attentivement le soldat Andersen. Elle garda le silence quelques secondes, respirant simplement, ignorant le mal de ses côtes. Elle songea à la caméra. Elle songea au destin, à la fatalité, au karma, et à tout ce qui dictait une ligne de conduite, dans le cours des évènements. « Ca n’a jamais été à vous de le choisir. Ca n’a jamais été entre vos mains. » Que ce soit pour la blonde qui se tenait en face d’elle, qui ne faisait qu’obéir aux ordres qui lui était donné. Que ce soit pour ces habitants, qui bientôt mourraient sous les coups des natifs. Il n’y avait aucun mérite, d’être en vie de cette manière. L’enfant ne choisissait pas d’être soigné à l’aide du sang d’un étranger. Pour autant, était-il coupable ? Certains disaient que oui. Certains disaient que non. Lexa disait que c’était la guerre, que tout serait permis. Bellamy disait que la survie n’était en rien notre essence. Et Clarke était perdue, tentant de concilier tout ce qui se passait autour d’elle. Elle pensait à Maya, qui l’avait sauvé. Elle pensait à tous ces rebelles, comme Andersen, qui se cachaient d’une manière ou d’une autre. Elle pensait à ces grounders, qui avaient perdu leurs proches. Elle pensait à Harper, qui avait été attachée à une table, pour être volée dans son corps. Elle pensait à ceux qui étaient morts, sous le coup de missile. Clarke, peut-être, pensait trop.

Elle n’arriverait jamais à rendre le monde heureux. Car elle ne pouvait sauver tout le monde, ni ramener les morts dans ce monde. Clarke savait qu’il y aurait des pertes, des sacrifices, des blessures. Clarke aurait à prendre une décision. Pour l’heure, elle tenterait de sauver ceux qui auraient un semblant d’innocence. Mais qu’était-ce l’innocence, dans un monde qui avait muté ? « Votre peuple se terre dans des souterrains où ils finiront par mourir d’eux même. » Elle eut un mouvement vif du bras. Clarke n’était pas innocente, car, si elle en avait eu l’occasion, elle aurait sauté au cou d’Andersen, pour le lui briser. Pour lui faire ravaler ces propos. La colère plana dans ses iris, ardentes. Pour autant, elle garda son calme, restreinte par la menotte. « Ne faites pas une projection de votre peuple sur le mien. Nous pouvons sortir sans avoir à tuer les autres. Vous n’avez même pas le droit de marcher sur terre. » Certes, l’animosité était encore plus féroce dans ses derniers propos. Certes, elle ne pensait peut-être pas tout ce qu’elle venait de dire. Mais les mots étaient dit, faits pour blesser et déranger. Et de ce qu’elle avait vu d’Andersen, les efforts porteraient leurs fruits. Elle espérait que la Montagne accuserait elle aussi le coup.

Même si elle savait, Clarke, que ça ne servait à rien. Qu’elle perdait surement sa salive avec Cage. Il n’hésiterait pas. Il n’en avait plus le droit. & vint le temps de payer une visite à sa seigneurie. La fille du Ciel n’avait toujours pas quitté Andersen du regard et elle note la gestuelle atypique, remarquant l’emplacement du badge, qui avait changé. Elle nota la position de l’arme, se disant que d’une manière ou d’une autre, elle pourrait tirer dans le pied d’Andersen avant de dégainer réellement l’arme… Clarke inspira, se sentant comme un animal prêt à bondir. « Vous ne me faites pas spécialement peur, je ne suis pas sure qu’il n’y’ait pas deux hommes armés derrière la porte. » Un sourire se dessina sur ses lèvres, prenant en compte la mise en garde. Oui, elle n’était pas une réelle menace. Elle ne valait pas Bellamy, ou Octavia. Mais on continuait de la sous-estimer, c’était ce qui continuerait d’être fatal pour ses opposants. La prise de métal se libéra sur son poignet et, lentement, elle massa sa peau, pivotant sur elle-même, pour s’approcher du bord du lit, et quitter celui-ci. Ses pieds rencontrèrent le froid du vinyle et elle songea qu’elle n’était pas parfaitement équipée pour la fuite. Elle aurait pu l’être, en un jeu de coude et d’un coup dans le genou. Les articulations n’étaient pas très résistante, aux pressions exercées dans le sens inverse du fonctionnement. Elle bougea à peine, analysant encore le soldat, le défi dans son regard. Allait-elle payer une visite au président ? Elle avait entendu parler de salle de contrôle. De là, elle aurait eu accès au centre névralgique de la Montagne… Qui n’avait pas envie d’une tour, dans le cœur du génie du mal ? « Je vous laisse me montrer le chemin. » Autant ne pas lui faire comprendre qu’elle avait mémorisé les plans des couloirs. Qu’elle savait où se trouvait, approximativement, le centre, qu’elle connaissait le moyen de sortie le plus rapide. Clarke avait tant d’éléments en mains. Le tout était de s’en servir au moment opportun.

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MessageSujet: Re: crushed by the mountain ▬ Rhodàn   Lun 30 Mar - 22:30

Nous ne méritons pas de vivre. Voilà bien une phrase qu’elle répeterait et répeterait sans cesse. C’était ainsi, elle s’y était fait dés le moment où elle avait découvert avec sa meilleure amie ce qui arrivait aux terriens, - aux sauvages comme le président les appelait – elle s’y était preparé depuis qu’elle avait découvert que l’on pouvait mourir en agissant, depuis qu’elle s’était décidée à dédier sa vie à la vengeance. Elle ne méritait pas de vivre. Et les autres habitants de la montagne, ne le méritaient pas non plus. Ils ne le méritaient surtout pas. Oh, pas qu’elle pense valoir mieux qu’eux, elle savait très bien que ce n’était pas le cas, que… enfin. Ils ne méritaient pas de vivre. Point.

« Ca n’a jamais été à vous de le choisir. Ca n’a jamais été entre vos mains. » Elle soupira, Rhodàn. Elle n’était pas ici non plus pour un débat d’idée. Elle était la parce qu’on lui avait dit de l’être et parce que l’un dans l’autre il valait mieux pour Clarke que ce soit elle plutôt que quelqu’un d’autre. Ou peut être qu’il aurait mieux valu pour elles deux que ce soit quelqu’un d’autre. Un soldat qui rentre, qui malmène Griffin, et qui se fasse tuer parce qu’elle avait des ressources. Ou peut être pas. Elle s’en fichait finalement, elle était la. Elle haussa les épaules, et laissa tout ça passer loin sur ses épaules. Une réflexion de plus qui l’empecherait de dormir la nuit. Elle en avait l’habitude.

Alors elle provoqua un peu. Parce qu’elle savait que c’était ce que l’on attendait d’elle. Parce qu’il fallait qu’elle donne a Cage et aux autres le spectacle qu’ils attendaient un peu. Parce qu’il fallait qu’elle soit le bon petit pion. Le bon petit soldat. Elle avait du mordant Clarke en tout cas. Et Rhodàn esquissa un semi sourire. « Et pourtant visiblement nous essayons de le prendre. » Elle aurait pu dire autre chose. Elle se doutait que Cage et ses sbires auraient pu attendre quelque chose de plus virulent, quelque chose comme une provocation pire. Que son peuple était la pour leur servir à ça. Mais elle ne pouvait pas se forcer, c’était déjà trop dur. Et puis de toutes les manières, elle n’était pas connue pour trop d’impulsité. Elle était la point. Elle parlait. Voilà. C’était suffisant non ? Ca ne voulait pas dire que les mots de Clarke ne touchaient pas leur cible, ça ne voulait pas dire qu’elle était insensible à tout ça. Non, ça lui faisait du mal un peu, ça la faisait regretter encore et encore. Et puis finalement elle reprit la parole. « Certains habitants de la montagne, n’ont jamais souhaité sortir. » C’était plus fort qu’elle. C’était sorti voilà. Certains voulaient juste… Voilà, exister. C’était suffisant. Et c’était visiblement pas assez aux yeux de certains autres. Elle se mordit la langue, et fixa son regard sur un tableau dans la pièce. Il était immonde. Petite réflexion.

Enfin, elle avait autre chose à faire. Il fallait qu’elle sorte Clarke de la, et elle la prevint d’une manière subtile – ou du moins qu’elle espérait subtile – qu’il y’avait probablement des gardes dehors. Non, elle trouverait un autre endroit où la laisser partir. Elle verrait bien. En temps voulu. Quand il faudrait. Pour le moment, elle lui ota les menottes, et elle attendit. Et finalement rien ne vint. Pas de fuite insensée. Pas de violence. Rhod’ arqua un sourcil, et se rapprocha de Clarke pour lui mettre la main dans le dos, et la faire avancer. « Par la alors. » Il s’agissait de sortir de la pièce maintenant, et sans plus attendre elle ouvrit la porte, souriant pour la forme aux deux gardes armés qui étaient effectivement la, et elle secoua la tête quand ils lui demandèrent si elle avait besoin d’aide. « C’est bon. Je l’amene au President. » Et c’était parti pour des couloirs, jusqu'à l’ascenceur ? Peut être qu’elle pourrait laisser Clarke la bas ?

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MessageSujet: Re: crushed by the mountain ▬ Rhodàn   Mer 1 Avr - 8:54

« Certains habitants de la montagne, n’ont jamais souhaité sortir. » Clarke étudia le soldat Andersen, gardant finalement le silence, ses lèvres se plissant en cette fine ligne de réflexion, alors que la critique ne quittait pas les reflets de son regard. Elle pouvait comprendre, que certains préféraient la sureté du bunker, au monde sauvage et dangereux de la Terre. Elle pouvait comprendre, qu’ils n’étaient pas prêts à ce qui les attendait dehors, s’ils n’avaient pas été entrainés, comme certains hommes de la Montagne l’avaient été. Pour autant, si le prix n’avait pas été aussi élevé que celui d’une vie humaine, auraient-ils tous été aussi sceptique à sortir ? Elle n’était pas voyante, elle ne pouvait pas le savoir. Mais s’il lui avait été donné l’occasion de découvrir ce monde, à moindre prix, Clarke aurait saisi l’opportunité. Dans un monde idéal, les habitants de la Montagne ne devraient pas avoir à craindre les radiations, les pénuries de grounders pour se refaire une santé… Elle se demandait si c’était possible ? La Terre avait toujours prouvé sa parfaite cruauté et si les innocents survivaient réellement, qu’adviendrait-il d’eux ? Ah, Clarke sentit cette fatigue si particulière l’envahir, alors qu’elle se heurtait à un monde d’infinités possibles. Ca n’était pas son choix à faire. Ca n’était pas son peuple, ni sa responsabilité. Oui, elle prendrait éventuellement le blâme pour la mort de l’ennemi. Mais tous n’étaient pas ennemi. Eux, fort bien, avaient le droit à la vie, contrairement à ce qu’elle proclamait, pour le plaisir des caméras.

La discussion était close, car il n’y avait plus de temps pour celle-ci. Était venu celui de la visite avec ce président illégitime. Alors, Clarke posa pieds contre terre, retenant une grimace à l’éveil de ses côtes et de leur douleur, esquissant un geste, pour repousser la main du soldat, quand celle-ci se posa sur son dos. « Pas la peine. » Elle n’allait pas s’enfuir dans les trente prochaines secondes, elle pouvait au moins promettre ça. A la sortie, elle constata, à peine étonnée, la présence desdits gardes supplémentaires. Elle leur adressa tout juste un regard, pour évaluer les possessions dangereuses de ces hommes, se disant que si elle devait prendre la fuite, ils la tireraient comme un vulgaire lapin. Autant leur épargner ce plaisir. Au moins, Andersen prouvait sa valeur. Peut-être qu’elle se montrerait indulgente dans sa fuite – même si elle prévoyait de la blesser un minimum, question de principe. « C’est bon. Je l’amène au Président. » Un sourire sardonique se présenta sur ses lèvres et elle retint une remarque sarcastique, se concentrant sur son poignet, qu’elle massa quelque peu, chassant le fourmillement de ses doigts. Clarke savait, qu’ici aussi, il y avait quantité de caméras qui épiaient ses gestes. Si elle devait agir, elle agirait vite.

Pour l’heure, après avoir avancé de quelques mètres, elle s’arrêta devant un hublot où elle reconnut le visage de Dance Wallace, lui aussi enfermé. Ils échangèrent un regard, que Clarke sentait –personnellement – hostile. Et puisque l’occasion ne le permettait pas, elle continua sa marche, guidée par Andersen. Avec Wallace Sr. elle pouvait tenter d’inculquer un peu de bon sens. Avec le fils, cela aurait été plus compliqué. C’était la raison pour laquelle, le but que Clarke s’était fixé, avec l’homme en charge, était de l’abattre. Purement. Simplement. Efficacement. Elle était fatiguée de tenter de faire appel au discernement, chez des personnes qui l’avaient perdu depuis longtemps. Le pas lent et calculé, elle avançait dans le dédale des couloirs, reconnaissant certains accès sans mal, se dressant une rapide liste des sorties possibles. « Autant pour la retraite anticipé de Dante. Je parie que lui-même ne savait pas qu’il y avait le package ‘chambre de quarantaine’. » Ironie acide, qu’elle ne pouvait que relâcher, alors qu’elle surveillait la distance qui augmentait, entre elle et les deux gardes. Si un coup de feu se faisait entendre, à n’en pas douter, qu’ils rappliqueraient le plus vite possible. « Votre peuple est-il seulement d’accord avec la prise de pouvoir de Cage ? Oh, et je ne parle pas de vos troupes soigneusement lobotomisées… » Faire la conversation était une bonne idée. Ça passerait le temps, et ça donnerait l’impression trompeuse qu’elle ne cherchait pas à disparaitre le plus vite possible. Alors que l’excitation avait fini de parfaitement éveillé son corps, tous les sens en alerte.

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